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====== forteresse de Salses ======
===== Un verrou entre l'Espagne et le France =====
{{youtube>JCLt0m1jtdI?large |Point de vue de la Forteresse de Salses}}
En 1496, l'armée française met à sac et incendie le village et le château de Salses qui limitent au nord le territoire espagnol. Pour barrer plus efficacement l'accès du Roussillon à la France, le roi Ferdinand le Catholique décide alors la reconstruction du Salses pour en faire à la fois un fort d'arrêt défensif et une base d'opérations offensives.
En 1503 les Espagnols résistent à un **premier siège** alors que la forteresse n'est pas achevée. \\
En 1544 **la paix** signée entre Charles Quint et François Ier amène un siècle de tranquillité et la forteresse perd peu à peu la supériorité militaire que son architecture novatrice lui donnait à l'origine. \\
Au cours de la **guerre de trente ans**, Salses est assiégée trois fois en trois ans avant d'être définitivement conquise par les Français en 1642.\\
Le **traité des Pyrénées**, en 1659, entérine l'appartenance du Roussillon à la France. La frontière est alors reportée sur la crête des Pyrénées; la forteresse perd toute importance stratégique et ne doit sa survie qu'au coût prohibitif de sa destruction.\\
Partiellement restaurée par Vauban, devenue poste de surveillance puis prison d'Etat, elle est utilisée comme poudrière pendant tout le XIXe siècle avant d'être classée monument historique en 1886.
===== Un chef-d'oeuvre d'architecture militaire =====
La forteresse occupe un emplacement stratégique sur la voie principale reliant la France à l'Espagne sur une étroite bande de terre entre les massifs des Corbières et l'étang de Leucate. Construite en un minimum de temps entre 1497 et 1504, elle possède une architecture d'une grande majesté. La forteresse de Salses est un véritable spécimen de transition entre le château médiéval -dont elle conserve le donjon et les tours d'angle encadrant de longues courtines- et le fort moderne, géométrique et enfoncé dans le sol. Ses principaux caractères novateurs sont dus à la nécessité de s'adapter au développement de l'artillerie à boulet métallique. Les murailles ont de 6 à 10 mètres d'épaisseur et sont enterrées jusqu'à mi-hauteur dans un vaste fossé inondable.\\
En élévation, l'ouvrage comprend de trois à sept niveaux desservis par un labyrinthe de communications internes. Précédé de postes de défense avancée sous forme de trois tours à bec reliées au corps central par des caponnières, la place se présente sous la forme d'un vaste rectangle apparemment constitué d'un seul bloc particulièrement trapu.\\
Le dispositif de défense, en réalité beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît, est fractionné en trois parties autonomes disposées d'est en ouest : la partie commune organisée autour d'une cour carrée, le réduit regroupant tous les organes vitaux de la forteresse, le donjon commandant l'ensemble et abritant le logis du gouverneur.
===== L'évolution de l'artillerie =====
L'évolution des techniques de la guerre à la fin du Moyen Age permet de comprendre l'architecture de Salses. L'artillerie naît au XIVème siècle mais les énormes boulets de pierre, tirés à faible distance, se brisent sur les remparts des châteaux forts sans véritablement les mettre à mal. A partir du milieu du XVème siècle, le boulet métallique qui ne se brise plus parvient à disloquer les hautes courtines médiévales. Le boulet de fer de plus petite dimension est tiré par des canons de taille réduite, plus faciles à déplacer et plus précis. C'est une véritable révolution dans l'art de l'attaque. La reconstruction de la forteresse en 1497 relève le défi en enterrant les murailles dans le sol et en les épaississant. Cela est efficace contre les projectiles ennemis mais réduit considérablement le champ de tir des meurtriè,res. Par compensation, leur nombre est multiplié : 400 meurtrières dirigées (bien sûr) contre l'extérieur mais aussi en grand nombre à l'intérieur afin de flanquer chaque couloir, porte, escalier, etc. De nombreuses chambres de tirs à canon sont en outre aménagées sur les plateformes des tours et des cavaliers ainsi que dans les tours d'angle.\\
Enfin, face au perfectionnement des techniques de mines et à l'apparition des charges de poudre, des galeries de contremine sont creusées sous les fossés. Malgré cela, les tours à plan circulaire présentent un caractère archaique avec des angles morts faciles à miner; cet inconvénient ne disparaîtra qu'avec la mise au point, au milieu du XVIème siècle, du front bastionné.
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====== Les orgues d'Ille-sur-Têt ======
Les orgues d'Ille-sur-Têt sont des cheminées de fée situées sur un site géologique et touristique de la commune d'Ille-sur-Têt. Elles résultent de l'érosion de roches sédimentaires vieilles de quatre millions d'années.
===== Commune =====
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La commune d'Ille-sur-Têt est dans le département français des Pyrénées-Orientales. En catalan, le nom de la commune est Illa ou Illa de Tet.
Commune située en Ribéral sur la route nationale 116 et est traversée par la Tet (au nord), ainsi que par son affluent le Boulès (au sud). C'est un des points daccès à la région du Fenouillèdes (vers Montalba-le-Château ou Bélesta).
Ses habitants sont appelés les Illois.
===== Les Orgues =====
Dents ou dentelles ? C'est selon les goûts. Mais impossible de rater les crêtes pointues de terre ocre qui se découpent avec élégance dans le ciel d'Ille-sur-Têt. Entrelacs de roche, canyons miniatures, cheminées géantes, ici, la nature a encore droit de cité. Surprenant paysage. Appelées également "cheminées de fée", en raison de leur forme élancée, sont un site vieux de plus de deux millions d'années. Ici, entre ciel et terre, les roches sédimentaires ont subi des érosions naturelles qui les ont façonnées en un paysage qui oscille entre pittoresque et fantastique.
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====== Aliyah - 1968 ======
{{ journal_personnel:2012:07:12:aliyah:dscf4374.jpg?300|}}In 1968, Dali published 25 colored lithographs. These were to commemorate the 20th anniversary of the founding of the State of Israel.
En 1968, Dali a publié 25 lithographies en couleurs. Il s'agissait de commémorer le 20e anniversaire de la fondation de l'Etat d'Israël.
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====== Dalì Bijoux ======
{{ journal_personnel:2012:07:12:dali_joies:fr_tit_joies.gif?|Dalì Joies}}La Fondation Gala-Salvador Dalí présente au Théâtre-musée Dalí de Figueres la nouvelle exposition permanente DALÍ·JOIES, pour laquelle larchitecte Òscar Tusquets a réaménagé entièrement un bâtiment annexe du musée. Les deux étages qui accueillent la collection de bijoux ont désormais une entrée indépendante du musée : on peut donc les visiter séparément. Lexposition, qui est à caractère permanent, comprend les trente-sept bijoux en or et pierres précieuses de la collection Owen Cheatham, deux pièces qui leur sont postérieures, ainsi que les vingt-sept dessins et peintures sur papier que Salvador Dalí réalisa pour les faire fabriquer. Lensemble compose une vaste collection de travaux effectués par lartiste entre les années 1941 et 1970, qui illustre parfaitement les différentes étapes de son évolution artistique.
Sous les conseils et le contrôle de lAssociation espagnole de gemmologie, la Fondation Gala-Salvador Dalí a acquis la collection auprès dun établissement japonais en 1999, pour la somme de 900 millions de pesetas. Depuis, les experts de cette association ont catalogué les pièces en collaboration avec les techniciens du Département de conservation et du Centre détudes daliniennes de la Fondation, tandis que, parallèlement, on entreprenait den concevoir lexposition permanente.
===== Chronologie =====
Lhistoire de ces bijoux commence en 1941. Les 22 premiers sont acquis par le millionnaire américain Cummins Catherwood. Salvador Dalí dessinait les pièces sur papier, avec tout un luxe de détails et une extrême précision des formes, matériaux et couleurs, puis la fabrication avait lieu à New York, sous son contrôle minutieux, dans les ateliers de lorfèvre argentin Carlos Alemany. En 1958, le lot est acheté par The Owen Cheatham Foundation, une prestigieuse fondation américaine créée en 1934 qui semploie un temps à le prêter pour des expositions dont le bénéfice est reversé à différents organismes caritatifs, éducatifs et culturels, puis le dépose au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond. La collection de bijoux a déjà fait lobjet dune exposition temporaire au Théâtre-musée Dalí de Figueres en août et septembre 1973, un an avant linauguration du musée, et du vivant du Maître. En 1981, elle a été achetée par un milliardaire saoudien puis, successivement, par trois sociétés japonaises, dont la dernière la cédée à la Fondation Gala-Salvador Dalí.
Toutes les pièces de la collection sont des exemplaires uniques et lalliance de matériaux, dimensions et formes auxquels Dalí a eu recours en font un ensemble sans égal, où lartiste a su exprimer avec une maîtrise exceptionnelle la richesse de sa singulière iconographie. Or, platine, pierres précieuses (diamants, rubis, émeraudes, saphirs, aigues-marines, topazes, etc.), perles, coraux et diverses matières nobles se conjuguent pour former autant de cœurs, lèvres, yeux, motifs végétaux et animaux, symboles religieux, mythologiques et formes anthropomorphes.
==== La raison d'être ====
Suivant le modèle de ses maîtres tant admirés de la Renaissance italienne (Léonard, Michel-Ange, Raphaël, Cellini, etc.), Salvador Dalí a fait feu de tous les langages de la culture moderne pour développer son discours artistique : peinture, dessin, gravure, sculpture, architecture, photographie, théâtre, cinéma, littérature et également orfèvrerie. Par ce travail, mené parallèlement à sa facette plus connue de peintre, Salvador Dalí a approfondi une fois de plus sa conception globale de lart, comprenant celui-ci comme un langage qui ne connaît nulle limite et dont peu importent le support et la technique dexpression.
Outre la conception des formes des bijoux, Salvador Dalí sest également chargé personnellement de la sélection des matériaux, non seulement en fonction de leur couleur ou de leur valeur, mais aussi de la signification et des connotations symboliques attachées aux pierres précieuses et métaux nobles. Plusieurs joyaux de la collection, notamment Lœil du temps (1949), Le cœur royal (1953) ou Léléphant de lespace (1961), ont aujourdhui valeur emblématique et sont tenus pour aussi exceptionnels que certains de ses tableaux.
À leur propos, Salvador Dalí a écrit : ''Sans public, sans la présence de spectateurs, ces bijoux ne rempliraient la fonction pour laquelle ils ont été créés. Le spectateur est donc lartiste final. Sa vue, son cœur, son esprit —avec plus ou moins daptitude à capter lintention du créateur —donnent vie à ces bijoux.''
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====== Figueres Teatre-Museu Dalì ======
===== Le plus grand objet surréaliste du monde =====
Inauguré en 1974, le Théâtre-musée Dalí a été construit sur les vestiges de l'ancien théâtre de Figueres et renferme le plus large éventail d'œuvres décrivant la trajectoire artistique de Salvador Dalí (1904-1989) que l'on puisse rêver, de ses premières expériences de peintre à celles de la fin de sa vie, en passant par ses créations surréalistes.
Voici quelques-unes des œuvres les plus remarquables qui y sont exposées: Port Alguer (1924), Jeune fille de Figueres (1926), Le spectre du sex-appeal (1932), Autoportrait mou avec lard grillé (1941), Poésie d'Amérique Les athlètes cosmiques (1943), Galarina (1944-45), Corbeille de pain (1945), Nez de Napoléon transformé en femme enceinte promenant son ombre mélancolie parmi les ruines originales (1945), Leda atomique (1949), Apothéose du dollar (1965), Galatée aux sphères (1952) ou Aurore, midi, après-midi et crépuscule (1979).
Mérite également une mention spéciale l'ensemble de pièces réalisées spécialement par l'artiste à l'intention du Théâtre-musée, et notamment la Salle Mae West, la Salle Palais du Vent, le monument à Francesc Pujols et la Cadillac pluvieuse. Une place y est également faite à d'autres artistes que le maître avait souhaité accueillir: Greco, Marià Fortuny, Modest Urgell, Ernest Meissonier, Marcel Duchamp, Wolf Vostell, Antoni Pitxot et Evarist Vallès, entre autres.
Le Théâtre-musée Dalí doit être saisi comme un tout, comme la grande œuvre de Salvador Dalí; en effet, tout y a été conçu et pensé par l'artiste, dont le souci était d'offrir au visiteur une véritable expérience : une immersion dans son monde fascinant et unique.
===== Origines et création =====
Le Théâtre-Musée Dalí de Figueres représente une expérience unique permettant d'observer, vivre et jouir de l'œuvre et de la pensée d'un génie. Comme Dalí lui-même l'a expliqué : "Il est évident qu'il existe d'autres mondes, c'est certain, mais je l'ai dit à maintes reprises, ces autres mondes se trouvent dans le nôtre, ils résident sur la terre et plus précisément au centre de la coupole du Musée Dalí, où se trouve tout le nouveau monde insoupçonné et hallucinant du surréalisme".
Salvador Dalí a décidé au début des années 60 de construire son musée dans les ruines de l'ancien Théâtre de Figueres. Actuellement, l'un de ses amis et collaborateurs, également peintre, Antonio Pitxot, membre du Conseil et 2ème Vice-président de la Fondation, en est le Directeur.
L'édifice du théâtre de la ville de Figueres, œuvre de l'architecte Roca i Bros, a été construit entre 1849 et 1850, mais a été détruit par un incendie à la fin de la guerre civile espagnole, en 1939.
A partir de ce moment-là, cet édifice avait été réduit à sa structure de soutien périphérique. Le plafond de l'orchestre s'était écroulé, il ne restait des loges que les couloirs d'entrée et, de la scène, l'arc de l'ouverture de la scène et les magasins latéraux. Le vestibule et le salon des entractes étaient les seules parties restées plus ou moins intactes. Cependant, la structure essentielle du théâtre avait été épargnée et avait laissé dans la ville de Figueres une ruine d'aspect fantasmagorique.
En 1961, Ramon Guardiola, alors maire de Figueres, proposa à Salvador Dalí d'en faire un musée consacré à son œuvre. Le peintre fut séduit par le charme spectral du théâtre et, prévoyant de conserver la structure de l'édifice, il le choisit comme siège du futur Théâtre-Musée Dalí :
**"Où donc, sinon dans ma propre ville, doit se conserver ce qui est le plus extravagant et le plus solide de mon œuvre, ou sinon ? Le Théâtre Municipal, ce qui en restait, m'a semblé très approprié et pour trois raisons : la première, parce que je suis un peintre éminemment théâtral, la seconde, parce que le théâtre se trouve juste devant l'église où j'ai été baptisé et la troisième, parce que c'est précisément dans la salle du vestibule du théâtre que j'ai fait ma première exposition de peinture."**
L'idée de réunir son œuvre dans l'ancien théâtre de Figueres enthousiasma Dalí et il se mit au travail pendant plus d'une décennie, y intervenant et dessinant les moindres détails jusqu'en à faire une réalité lors de l'inauguration officielle du Théâtre-Musée Dalí le 28 septembre 1974. L'une des éléments les plus visibles du musée est la structure réticulaire transparente en forme de coupole géodésique qui couronne l'édifice, une idée de Salvador Dalí que réalisa l'architecte murcien Emilio Pérez Piñero (1935-1972). La coupole est devenue non seulement le symbole du Théâtre-Musée mais aussi tout un symbole pour la ville de Figueres.
===== Le musée dans l'actualité =====
Les différentes collections administrées par la Fondation Gala-Salvador Dalí comprennent toutes sortes d'œuvres d'art : peintures, dessins, sculptures, gravures, installations, hologrammes, stéréoscopies, photographies, etc., environ 4.000 pièces au total. Sur celles-ci, environ 1.500 sont exposées au Théâtre-Musée Dalí de Figueres.
Sous le nom de Théâtre-Musée Dalí, on peut trouver deux espaces muséales différenciés, qui proposent un parcours libre et personnel à travers leurs salles :
1) Le Théâtre-Musée proprement dit, constitué par l'ancien théâtre incendié converti en Théâtre-Musée à partir des critères et de la conception de Salvador Dalí même. Cet ensemble de salles constitue un objet artistique unique où chaque élément est une partie inséparable du tout.
2) L'ensemble de salles résultant des agrandissements progressifs du Théâtre-Musée où l'intervention personnelle de Dalí est superficielle ou inexistante. Ces salles font physiquement partie de la Torre Galatea, avec lexposition des œuvres du legs du peintre et les nouvelles acquisitions de la Fondation.
3) La salle dexpositions Dalí · Bijoux, inaugurée en 2001, avec les trente-sept bijoux en or et pierres précieuses de lancienne Collection Owen Cheatham, deux bijoux créés à une date postérieure, et les vingt-sept dessins et peintures sur papier que Salvador Dalí avait réalisés pour concevoir les bijoux.
Le Théâtre-Musée Dalí dispose d'un ample éventail d'œuvres qui décrivent la trajectoire artistique du peintre de lAmpourdan depuis ses premières expériences artistiques -impressionnisme, futurisme, cubisme, etc.- et ses créations surréalistes, jusqu'aux œuvres des dernières années de sa vie. Parmi les œuvres les plus remarquables qui y sont exposées, on peut voir Autoportrait avec l'Humanité (1923), Port Alguer (1924), Le spectre du sex-appeal (1932), Portrait de Gala avec deux côtes de mouton en équilibre sur son dos (1933), Autoportrait mou et bacon frit (1941), Poésie d'Amérique - Les athlètes cosmiques (1943), Galarina (1944-45), La corbeille à pain (1945), Léda atomique (1949) et Galathée aux sphères (1952), parmi bien d'autres.
Il faut également souligner l'ensemble des œuvres réalisées par l'artiste expressément afin qu'elles soient exposées de manière permanente dans le musée, œuvres qui vont de peintures et de sculptures à des installations monumentales complexes. Soulignons à l'intérieur de ce groupe la salle Mae West, la salle Palais du Vent, le Monument à Francesc Pujols et la Cadillac pluvieuse. (faire la Visite virtuelle)
Bien que les œuvres exposées soient surtout de Dalí, on peut également trouver des pièces d'autres artistes qu'il a voulu y inclure: Antonio Pitxot, Evarist Vallès, la collection privée de Salvador Dalí comprenant des œuvres du Greco, de Marià Fortuny, Modest Urgell, Ernest Meissonier, Marcel Duchamp, Gérard Dou, etc. On peut également trouver dans différentes salles du Théâtre-Musée, entre autres, des œuvres de Bouguereau, John de Andrea, Wolf Vostell, Meifrén et Ernst Fuchs. Depuis la mort de Salvador Dalí, en 1989, on peut également visiter la crypte et sa tombe, située au centre du musée, espace qui a été réaménagé en 1997 afin d'y exposer une collection de bijoux d'or dessinés par l'artiste.
A voir aussi :
* [[.:aliyah:start|Exposition Aliyah (1968)]]
* [[.:dali_joies:start|Dalì Bijoux]]
* [[.:quelques_oeuvres:start|Quelques oeuvres]]
A visiter :
* [[http://www.salvador-dali.org|Théatre-Musée Dalí]]
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====== Palais des Rois de Majorque ======
===== La renaissance du fleuron de l'architecture gothique en Roussillon =====
Premier palais édifié par le premier souverain de la dynastie, le palais des rois de Mallorca de Perpignan s'inscrit dans la lignée des grands palais-forteresses de la fin du Moyen Age qu'il précède de plusieurs décennies tels le Palais des Papes d'Avignon ou les châteaux de Karlstejn (Tchéquie) et de Vincennes. Restauré à partir de la fin des années 1940, ouvert au public en 1958, son parti architectural est encore source de discussions passionnées et passionnantes. L'étude archéologique du bâti commandée par le Conseil Général des Pyrénées Orientales et réalisée en 2004 par Agnès Marin pour HADES a permis de mieux connaître la chronologie de sa construction. En 2009, le Pôle Archéologique Départemental dirigé par Olivier Passarius a mené les fouilles induites par la restauration du pavement de la grande cour.
Elles ont mis au jour plusieurs silos à grain et un réseau de canalisations destinées à approvisionner la citerne du palais en eau de pluie.
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Plus inattendu, un site datant du néolithique a été découvert à l'entrée du monument. Le premier colloque international consacré au palais s'est tenu dans ses murs en 2011, année du 700ème anniversaire de la disparition de son constructeur, le roi Jaume II de Mallorca.
===== Un royaume catalan =====
Le 21 août 1262, Jaume Ier el Conqueridor, roi d'Aragon, lègue à Pere, son fils aîné, le royaume d'Aragon, la principauté de Catalogne et sa dernière conquête, le royaume de Valencia. Il donne à Jaume II, son cadet, le royaume de Mallorca (îles de Mallorca et Eiviça/Ibiza dans les Baléares), les comtés de Roussillon et de Cerdagne et la seigneurie de Montpellier.
Contesté par les rois d'Aragon qui confisquent momentanément les îles, le nouveau royaume connaît des débuts difficiles. La paix revenue, les îles lui sont restituées augmentées de l'île de Menorca, dernière étape de la Reconquête chrétienne des territoires musulmans en Méditerranée occidentale. Il se développe ensuite rapidement sous les rois Jaume II (1276-1311) et Sanç (1311-1324). Les villes, notamment Perpignan, connaissent un essor remarquable. Les grands chantiers se multiliplient : palais, églises, couvents. Les souverains favorisent l'industrie et le commerce. Dans les ports de Mallorca et Collioure transitent des dizaines de navires qui sillonnent toute la Méditerranée. Le royaume atteint son apogée pendant la régence de Felip (1324-1329) et sous Jaume III (1329-1349).
Le développement de la draperie roussillonnaise symbolise le dynamisme majorquin. A peine présents au XIIIème siècle à Prats de Mollo et Perpignan, ville de foire où circulent draps flamands et languedociens, les drapiers prospèrent au XIVème siècle. Par leur savoir-faire marchand et technique, pareurs et tisserands catalans s'imposent en moins de trois décennies à Valencia, à Mallorca, en Sicile.
Le 25 octobre 1349, chassé de son trône par Pere IV d'Aragon, Jaume III meurt sur le champ de bataille de Lluchmajor. Ses domaines catalans réintégrèrent l'Aragon tandis que la France acquiert Montpellier. Dès lors, l'ancien palais des rois de Mallorca héberge les souverains aragonais pendant leurs séjours perpignanais et le pape d'Avigon Benoît XIII y réside en 1408.
===== Un palais royal de la Méditerranée =====
Le palais des rois de Mallorca est un palais-forteresse de style gothique. Construit dans le dernier quart du XIIIème siècle par le roi Jaume II qui s'installe à Perpignan en 1276, sa construction s'achève à l'orée du XIVème siècle.
Entouré de jardins, il s'élève sur une colline au sud de la ville, le "puig del rey". Dans le sillage du souverain, les premiers maîtres d'oeuvre sont Ramon Pau et surtout Pons Descoyl, très actif à Perpignan et dans les îles Baléares.
Le plan du palais, très fonctionnel, forme pratiquement un carré de 60 mètres de côté. Il s'organise autour de trois cours dominées par la chapelle en position centrale qui marque la prépondérance du spirituel sur le temprel.
L'architecture de la chapelle la rapproche de la Sainte-Chapelle de Paris, de peu antérieure, avec ses deux sanctuaires superposés et son large porche. De part et d'autre, la résidence royale s'ouvre sur deux cours intérieures. On pénètre dans le palais par l'ouest dans la cour la plus vaste où se déroule la vie publique. Outre la chapelle, on retrouve ici la "grande salle", siège du pouvoir politique, la salle du trône et la chancellerie. L'élégance des portiques et des galeries qui allègent les façades principales s'oppose à l'austérité de l'enveloppe extérieure, percée d'archères et couronnée d'un crénelage en briques.
Les murs du palais, construits en galets et en briques liés au mortier, étaient enduits à la chaux et peints. Portes, fenêtres, galeries, escaliers, chaînes d'angle des murs, tours principales sont en pierres de taille : pierre ocre ou bleue, marbre rouge de Villefranche-de-Conflent, blanc et bleu de Céret, grès.
===== La visite du palais =====
L'entrée du palais est protégée par un fossé (1) et une barbacane crénelée (2). La porte d'origine était percée du côté sud de laTour de l'Hommage (3) adossée à l'étage à la salle du trône (4). En 1337, Jaume III publie les "Lois Palatines". Ce texte novateur, rédigé en latin et illustré de miniatures, décrit minutieusement l'organisation des services de la cour et la vie au palais. Il est conservé à Bruxelles (Bibliothèque Albert Ier).
Dans l'aile sud, la Grande Salle ou Aula (7), de style gothique méridional, accueillait banquets, conseils royaux et parlements. Ses murs peints étaient tendus de tapisseries. Elle conserve sa cheminée près de laquelle un escalier communiquait avec les cuisines au rez-de-chaussée. L'art de la table est raffiné à la cour. Aux XIIIè s. et XIVè s., véritable âge d'or, on écrit en Catalogne le "Sent sovi", premier recueil culinaire. Sucré-salé, aigre-doux, épices orientales donnent à cette cuisine des saveurs étonnantes. Le décor est au diapason: sol jonché de plantes aromatiques, nappes de draps blancs brodées, céramiques de "Manises", vaisselle d'or et d'argent,
On accède à la chapelle haute dédiée à la Sainte-Croix (11) par une galerie. Sa façade en marbre accueille un portail en plein cintre. Ses colonnes portent des chapiteaux ornés de dragons et de griffons gothiques. Les vantaux de la porte reçoivent un décor de style mudéjar. A l'intérieur, les clefs-de-voûte et les culs-de-lampe sont ornés de saints et d'anges. Une frise inspirée de la calligraphie arabe court au desuus de fausses tapisseries peintes. De part et d'autres du choeur, des trompes d'angle soutiennent de fausses baies. Des meurtrières protègent les vraies fenêtres. Au-dessous se trouve la chapelle Sainte-Madeleine (12) prolongée par la sacristie. Ici, les saints et les anges sont remplacés par des fleurs, des feuilles et des fruits sculptés et peints. Le carrelage hispano-mauresque (style mudéjar) et la frise d'inspiration orientale (grecque) donnent au décor un caractère méditerranéen. Les vitraux des chapelles ont été restaurés. On suppose que la chapelle haute était réservée au roi et aux grandes célébrations tandis que la chapelle basse servait à la reine.
La tour des chapelles domine les logis royaux qui communiquent par un couloir (9). Le souverain logeait du côté nord (10) , son épouse du côté sud (8). La loggia de la cour de la reine conserve un superbe plafond peint. Jusqu'à la construction de la citadelle, au-delà du fossé nord un pré séparait la ville du palais. A l'est se trouvaient une figuerie et une oliveraie. Au midi, un verger de treilles, d'orangers et de citronniers s'étendait entre le bâtiment et le rempart sud de la cité.
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===== La citadelle de Perpignan =====
En signant le traité de Bayonne le 9 mai 1462, le roi Joan II d'Aragon, confronté à l'hostilité des Catalans, obtient l'appui du roi de France Louis XI à qui il cède en échange les revenus du Roussillon et de la Cerdagne, aussitôt occupés. Pendant trente ans, complots et rébellions se succèdent, en particulier à Perpignan, assiégée en 1463, 1473 et 1474. Les Français transforment le palais en un gigantesque camp retranché. L'aile nord du palais souffre, la galerie gothique de la façade de la chapelle perd une partie de ses arcades remplacées par de simples piliers. Pour avoir les mains libres en Italie, le roi de France Charles VIII rend les deux comtés en 1493.
Pendant trois siècles, les guerres franco-espagnoles placent le palais au coeur du dispositif défensif de Perpignan, verrou de la frontière. Entre 1538 et 1587, l'empereur Charles Quint et le roi Philippe II d'Espagne l'entourent de colossales murailles en briques rouges. Une vaste place d'armes bordée de casernes s'étend à l'est. Après l'annexion française au traité des Pyrénées en 1659, Vauban ajoute à la forteresse de Phillippe II quelques ouvrages fortifiés et de nouvelles casernes. Au XIXème siècle, deux casernes casematées mettent un point final à l'aménagement de la citadelle de Perpignan.
===== Le saviez-vous ? =====
(!) Pour l'essentiel, les remparts de la citadelle de Perpignan qui enferme le palais sont l'oeuvre des ingénieurs du roi d'Espagne Philippe II au XVIème siècle.
(!) Lorsque Vauban reconstruit l'intégralité des remparts de la ville à la fin du XVIIème siècle, il ne touche pratiquement pas à la citadelle ni au palais qu'on appelle communément "le donjon".
(!) Le palais des rois de Mallorca est inscrit sur la liste des Monuments Historiques en 1875 alors qu'il sert de caserne.
(!) La place de Perpignan est déclassée le 6 juillet 1901 à l'exception de la citadelle. Les remparts construits par Vauban sont démolis en deux temps de 1904 à 1906 (front nord) puis de 1929 à 1931 (front sud).
(!) Le palais est classé Monument Historique le 20 août 1913. Les parties adjacentes de la citadelle sont inscrites à l'Inventaire supplémentaire en 1935.
(!) Le palais des rois de Mallorca devient propriété départementale le 24 janvier 1958.

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====== Vacances d'été à Perpignan ======
* Visite de la [[.:10|forteresse de Salses]]
* Visite des [[.:11|Les orgues d'Ille-sur-Têt]]
* Visite du [[.:12:start|Théâtre-Musée Dalí - Figueres]]
* Visite du [[.:14:start|Palais des Rois de Majorque]]
{{ .:carte_perpignan.jpg?direct&800 | périples à Perpignan}}