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====== Dalì Bijoux ======
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{{ journal_personnel:2012:07:12:dali_joies:fr_tit_joies.gif?|Dalì Joies}}La Fondation Gala-Salvador Dalí présente au Théâtre-musée Dalí de Figueres la nouvelle exposition permanente DALÍ·JOIES, pour laquelle l’architecte Òscar Tusquets a réaménagé entièrement un bâtiment annexe du musée. Les deux étages qui accueillent la collection de bijoux ont désormais une entrée indépendante du musée : on peut donc les visiter séparément. L’exposition, qui est à caractère permanent, comprend les trente-sept bijoux en or et pierres précieuses de la collection Owen Cheatham, deux pièces qui leur sont postérieures, ainsi que les vingt-sept dessins et peintures sur papier que Salvador Dalí réalisa pour les faire fabriquer. L’ensemble compose une vaste collection de travaux effectués par l’artiste entre les années 1941 et 1970, qui illustre parfaitement les différentes étapes de son évolution artistique.
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Sous les conseils et le contrôle de l’Association espagnole de gemmologie, la Fondation Gala-Salvador Dalí a acquis la collection auprès d’un établissement japonais en 1999, pour la somme de 900 millions de pesetas. Depuis, les experts de cette association ont catalogué les pièces en collaboration avec les techniciens du Département de conservation et du Centre d’études daliniennes de la Fondation, tandis que, parallèlement, on entreprenait d’en concevoir l’exposition permanente.
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===== Chronologie =====
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L’histoire de ces bijoux commence en 1941. Les 22 premiers sont acquis par le millionnaire américain Cummins Catherwood. Salvador Dalí dessinait les pièces sur papier, avec tout un luxe de détails et une extrême précision des formes, matériaux et couleurs, puis la fabrication avait lieu à New York, sous son contrôle minutieux, dans les ateliers de l’orfèvre argentin Carlos Alemany. En 1958, le lot est acheté par The Owen Cheatham Foundation, une prestigieuse fondation américaine créée en 1934 qui s’emploie un temps à le prêter pour des expositions dont le bénéfice est reversé à différents organismes caritatifs, éducatifs et culturels, puis le dépose au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond. La collection de bijoux a déjà fait l’objet d’une exposition temporaire au Théâtre-musée Dalí de Figueres en août et septembre 1973, un an avant l’inauguration du musée, et du vivant du Maître. En 1981, elle a été achetée par un milliardaire saoudien puis, successivement, par trois sociétés japonaises, dont la dernière l’a cédée à la Fondation Gala-Salvador Dalí.
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Toutes les pièces de la collection sont des exemplaires uniques et l’alliance de matériaux, dimensions et formes auxquels Dalí a eu recours en font un ensemble sans égal, où l’artiste a su exprimer avec une maîtrise exceptionnelle la richesse de sa singulière iconographie. Or, platine, pierres précieuses (diamants, rubis, émeraudes, saphirs, aigues-marines, topazes, etc.), perles, coraux et diverses matières nobles se conjuguent pour former autant de cœurs, lèvres, yeux, motifs végétaux et animaux, symboles religieux, mythologiques et formes anthropomorphes.
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==== La raison d'être ====
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Suivant le modèle de ses maîtres tant admirés de la Renaissance italienne (Léonard, Michel-Ange, Raphaël, Cellini, etc.), Salvador Dalí a fait feu de tous les langages de la culture moderne pour développer son discours artistique : peinture, dessin, gravure, sculpture, architecture, photographie, théâtre, cinéma, littérature et également orfèvrerie. Par ce travail, mené parallèlement à sa facette plus connue de peintre, Salvador Dalí a approfondi une fois de plus sa conception globale de l’art, comprenant celui-ci comme un langage qui ne connaît nulle limite et dont peu importent le support et la technique d’expression.
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Outre la conception des formes des bijoux, Salvador Dalí s’est également chargé personnellement de la sélection des matériaux, non seulement en fonction de leur couleur ou de leur valeur, mais aussi de la signification et des connotations symboliques attachées aux pierres précieuses et métaux nobles. Plusieurs joyaux de la collection, notamment L’œil du temps (1949), Le cœur royal (1953) ou L’éléphant de l’espace (1961), ont aujourd’hui valeur emblématique et sont tenus pour aussi exceptionnels que certains de ses tableaux.
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À leur propos, Salvador Dalí a écrit : ''Sans public, sans la présence de spectateurs, ces bijoux ne rempliraient la fonction pour laquelle ils ont été créés. Le spectateur est donc l’artiste final. Sa vue, son cœur, son esprit —avec plus ou moins d’aptitude à capter l’intention du créateur —donnent vie à ces bijoux.''
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