[{"uuid":"da406813-bf15-4f4e-a700-2752550224bb","slug":"quand-la-3g-suffisait-et-qu-on-vous-fait-basculer","title":"Quand la 3G suffisait… et qu’on vous fait basculer","category":"télécom","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2025-11-05 08:38:25","created_at":"2025-11-05 08:38:25","updated_at":"2025-11-05 08:38:25","tags":[],"plain":"Une plongée scientifique et technologique dans l’évolution des réseaux mobiles et la stratégie des opérateurs.\r\n--\r\n\r\nIntroduction\r\nEn 2015, votre 3G suffisait pour le télétravail, la visioconférence et le streaming léger. Aujourd’hui, même pour un simple email, certaines zones semblent plus lentes qu’avant.\r\n\r\nL’histoire des télécommunications mobiles est jalonnée de révolutions techniques. Chaque génération de réseau – de la 2G à la 5G – a apporté des débits supérieurs, des latences réduites et de nouveaux usages. Pourtant, derrière la façade technologique, une stratégie commerciale se dessine : la migration forcée des utilisateurs vers les nouvelles générations. Ce dossier examine comment la 3G, la 4G et la 5G se succèdent, comment les opérateurs orchestrent le passage d’une technologie à l’autre, et quels impacts cela a sur l’expérience utilisateur.\r\n--\r\n\r\nLa 3G : une technologie encore performante… bridée par les opérateurs\r\n\r\nDéfinition et usages\r\n\r\nLa 3G (UMTS/HSPA) a marqué un saut qualitatif par rapport à la 2G. Développée à la fin des années 1990 et déployée massivement à partir de 2004, elle permettait :\r\n\r\n des débits théoriques de 384 kbit/s jusqu’à 42 Mbit/s pour les variantes HSPA+ ;\r\n des applications comme le surf web, la messagerie instantanée, les appels VoIP et la visioconférence légère ;\r\n une latence moyenne de 150–200 ms, suffisante pour la plupart des usages bureautiques.\r\n\r\nPour l’utilisateur lambda, la 3G suffisait amplement. Pourtant, à partir de 2016–2017, certains opérateurs ont commencé à réduire volontairement les performances.\r\n\r\nExemple concret : Free Mobile\r\n\r\nFree Mobile, en itinérance sur le réseau Orange, a progressivement bridé les débits 3G :\r\nAnnée | Débit descendant | Débit montant |\r\n----- | ---------------- | ------------- |\r\n2016 | 5 Mbit/s | 0,5–1 Mbit/s |\r\n2017 | 1 Mbit/s | 0,5 Mbit/s |\r\n2019 | 768 kbit/s | 384 kbit/s |\r\n2020 | 384 kbit/s | 384 kbit/s |\r\nSource : 01net – Free Mobile et bridage 3G\r\n\r\nLes utilisateurs constatent alors que leur expérience, auparavant fluide, devient frustrante : ralentissement du web, vidéos qui ne se chargent pas correctement, visioconférences de qualité médiocre.\r\n\r\nPourquoi un bridage ?\r\n\r\nLe bridage de la 3G s’explique par plusieurs facteurs :\r\n\r\n1. Refarming du spectre : libérer les fréquences 900/1800/2100 MHz pour la 4G et la 5G ;\r\n2. Coût d’entretien : maintenir un réseau 3G coûteux pour des utilisateurs minoritaires n’est plus rentable ;\r\n3. Incitation à migrer : les abonnés passent naturellement aux nouvelles technologies pour profiter de meilleurs débits.\r\n\r\nSchéma suggéré : flux de données et coût par bit en 3G vs 4G.\r\n--\r\n\r\nLa 4G : la révolution nécessaire\r\n\r\nDéfinition technique\r\n\r\nLa 4G, ou LTE (Long Term Evolution), est une avancée majeure :\r\n\r\n Débits théoriques : 100 Mbit/s → 1 Gbit/s ;\r\n Latence : 30–50 ms ;\r\n Architecture optimisée : eNodeB remplace le contrôleur RNC de la 3G pour réduire les goulots d’étranglement ;\r\n Utilisations : streaming HD, cloud computing, jeux en ligne, IoT.\r\nLa 4G a donc transformé l’expérience mobile et a rendu certaines limitations 3G plus visibles que jamais.\r\n\r\nStratégies de migration\r\n\r\nLes opérateurs incitent à la migration par :\r\n\r\n le bridage des anciennes générations ;\r\n la publicité sur les débits 4G/5G ;\r\n le lancement de forfaits “4G-only”.\r\nOpérateur | 3G moyen (Mbit/s) | 4G moyen (Mbit/s) |\r\n--------- | ----------------- | ----------------- |\r\nFree | 0,384 | 50–150 |\r\nOrange | 0,5–1 | 60–200 |\r\nSFR | 0,5 | 50–150 |\r\nBouygues | 0,5 | 50–150 |\r\nGraphique suggéré : part des abonnés 4G vs 3G (2015–2025).\r\n--\r\n\r\nLa 5G : promesse et réalité\r\n\r\nLes promesses\r\n\r\n Débits : 100 Mbit/s → 10 Gbit/s selon fréquence et densité d’antennes ;\r\n Latence ultra faible : 1–10 ms ;\r\n Fréquences : 700 MHz → 26 GHz (mmWave) ;\r\n Usages : cloud gaming, véhicules autonomes, IoT à grande échelle.\r\n\r\nL’expérience utilisateur\r\n\r\nMême scénario qu’avec la 3G : certaines zones restent en 4G bridée, incitant les utilisateurs à passer à la 5G. La promesse de la 5G ne se réalise pleinement que dans les zones très denses ou les zones pilotes.\r\n\r\nSchéma suggéré : architecture 4G vs 5G.\r\n--\r\n\r\nConséquences pour l’utilisateur\r\n\r\n Scénarios pratiques : visioconférence, streaming, cloud computing, IoT ;\r\n Expérience variable selon réseau : frustration sur 3G bridée, fluidité sur 4G/5G ;\r\n Témoignages utilisateurs : Reddit, forums français, témoignages directs.\r\n“Dès qu’on tombe en 3G, rien ne charge correctement… le réseau est volontairement dégradé.” – Reddit\r\n--\r\n\r\nSynthèse scientifique\r\nGénération | Débit théorique | Latence | Couverture | Usages possibles | Coût par bit | Bridage existant |\r\n---------- | ---------------------- | ---------- | ---------- | -------------------------------------- | ------------ | ---------------------- |\r\n3G | 384 kbit/s → 42 Mbit/s | 150–200 ms | Très large | Email, surf, visio légère | Élevé | Itinérance bridée Free |\r\n4G | 100 Mbit/s → 1 Gbit/s | 30–50 ms | Large | Streaming HD, jeux, cloud | Moyen | Bridage minoritaire |\r\n5G | 100 Mbit/s → 10 Gbit/s | 1–10 ms | Variable | IoT, cloud gaming, véhicules autonomes | Faible | Pas encore |\r\nLe bridage apparaît comme une stratégie commerciale autant qu’une conséquence technique, visant à préparer l’utilisateur à migrer vers de nouvelles technologies.\r\n--\r\n\r\nPerspectives et conseils\r\n\r\n Vérifier la couverture et la technologie disponible selon votre zone ;\r\n Questionner son opérateur :\r\n\r\n 1. Suis-je sur le réseau propre ou en itinérance ?\r\n 2. Quels sont les débits effectifs en 3G et 4G ?\r\n 3. Quand la 3G sera-t-elle désactivée ?\r\n Anticiper le passage à la 5G pour certains usages exigeants (IoT, cloud gaming, télétravail intensif).\r\nVous pouvez encore profiter de votre 3G… mais à quel prix ?\r\n--\r\n\r\nRéférences principales\r\n\r\n1. 01net – Free Mobile et bridage 3G\r\n2. Univers Freebox – Bridage 3G\r\n3. ARCEP – Gestion spectre et couverture\r\n4. Free Mobile – Fiche information standardisée 2020 (PDF)"},{"uuid":"c8fa250e-d8b5-453a-a06a-799d53c3b6d1","slug":"la-smart-brick-de-lego-quand-la-brique-devient-intelligente","title":"LEGO : La brique qui répond","category":"loisirs","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2026-01-13 20:26","created_at":"2026-01-13 20:26:53","updated_at":"2026-05-11 22:45:23","tags":[],"plain":"La brique qui répond\r\n\r\nÀ première vue c'est une brique LEGO comme une autre. Un parallélépipède de plastique gris, le format classique, deux par quatre tenons sur le dessus. On pourrait la prendre, l'emboîter dans un mur, et ne rien remarquer. Sauf que celle-là parle. Elle fait du bruit, elle clignote, elle sait si vous la secouez ou si vous la posez à plat. À l'intérieur, LEGO a réussi à caser un accéléromètre, un capteur de lumière, un capteur de couleur, un haut-parleur miniature et une puce sur mesure plus petite qu'un seul tenon. C'est la LEGO Smart Brick, et elle est arrivée en boutique le 1ᵉʳ mars 2026.\r\n\r\nIl faut tout de suite tordre le cou à un malentendu. La Smart Brick, ce n'est pas un Mindstorms. Ce n'est pas du LEGO éducatif, ce n'est pas une plateforme pour apprendre à coder, et on ne programme rien du tout avec. C'est un objet beaucoup plus simple dans son intention : faire en sorte qu'un set LEGO réagisse quand on joue avec. Vous prenez le X-Wing de Luke Skywalker, vous le faites basculer pour décoller, le brique embarquée détecte le mouvement et joue le bruit du moteur. Vous posez la minifigurine de Dark Vador à côté, la brique la reconnaît grâce à un Smart Tag (une petite tuile codée), et elle déclenche la respiration emblématique du Seigneur Sith. C'est tout. Mais c'est déjà beaucoup.\r\n\r\nLEGO appelle cet écosystème Smart Play. Il repose sur trois éléments. La Smart Brick elle-même, qui est le cerveau et le haut-parleur. Les Smart Tags, des tuiles plates qu'on accroche aux constructions et qui disent à la brique ce qu'elle doit faire à cet endroit (« ici tu joues un bruit de tir laser », « ici tu fais le bruit du réacteur »). Et les Smart Minifigures, des figurines avec un identifiant intégré, que la brique détecte quand on les approche. Le tout communique en local, sans appli obligatoire, sans écran, via un système maison que LEGO a baptisé BrickNet. C'est important : le pari est explicitement de faire de la techno invisible, pas de coller un smartphone entre l'enfant et le jouet.\r\n\r\nCôté pratique, la brique se recharge sans fil. Elle tient environ deux heures et demie en jeu actif, se met en veille au bout de trois minutes d'inactivité et se réveille quand on la secoue. Au-delà d'une dizaine d'heures de veille, il faut la remettre sur son chargeur. Une application gratuite, LEGO SMART Assist, sert à régler le volume, donner un nom à ses briques, gérer plusieurs appareils, et surtout mettre à jour le firmware — parce que oui, une brique LEGO peut maintenant recevoir des mises à jour logicielles. On y est.\r\n\r\nPour le lancement, LEGO a choisi Star Wars, et l'offre est un peu plus subtile qu'il n'y paraît. Huit sets sortent le 1ᵉʳ mars, mais seulement trois contiennent réellement une Smart Brick. Ce sont les coffrets dits All-In-One, qui embarquent la brique, son chargeur, des tags et des figurines intelligentes :\r\n75421 — Chasseur TIE de Dark Vador : 69,99 €, le ticket d'entrée.\r\n75423 — Le X-Wing rouge de Luke Skywalker : 89,99 €.\r\n75427 — Duel dans la salle du trône & A-Wing : 159,99 €, le plus gros, avec deux Smart Bricks.\r\n\r\nLes cinq autres sets — Millennium Falcon, Mos Eisley Cantina, AT-ST Endor, hutte de Yoda, Landspeeder de Luke — sont étiquetés Smart Play mais ne contiennent pas de brique. Ils embarquent juste des tags et des figurines compatibles. Pour qu'ils s'animent, il faut posséder une brique achetée dans l'un des trois coffrets All-In-One, et la déplacer d'un set à l'autre. C'est un choix commercial qu'on peut critiquer : un parent ou un grand-parent qui voit Smart Play sur la boîte de la Mos Eisley Cantina à 79,99 € a de quoi être surpris en rentrant à la maison.\r\n\r\nGéographiquement, le lancement est restreint. Six pays seulement à l'ouverture : États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Pologne, Australie. Le reste du monde attendra.\r\n\r\nPourquoi est-ce intéressant au-delà du cas Star Wars ? Parce que LEGO ne fait pas ça pour vendre trois sets. La marque parle de plus de vingt brevets déposés sur la techno, et de la « plus grande évolution du système LEGO depuis l'introduction de la minifigurine en 1978 ». Le ton est ambitieux, et il y a déjà des rumeurs de déclinaisons sur les gammes Pokémon et Animal Crossing. Si le pari réussit, on parle d'une plateforme qui peut s'étendre à toute la production LEGO sur dix ou vingt ans. Si elle échoue, ce sera la deuxième tentative ratée après les Mindstorms et la gamme Boost, dans la longue liste des essais LEGO pour marier l'électronique au plastique.\r\n\r\nLe point qui me semble vraiment réussi, c'est la philosophie sans écran. Là où la plupart des jouets connectés exigent une tablette pour fonctionner, où l'enfant finit en pratique à regarder un iPad plutôt qu'à jouer avec l'objet physique, LEGO a fait le choix inverse : l'application existe mais elle est facultative, toute l'interaction se passe entre les mains et les briques. C'est moins spectaculaire dans une démo marketing, mais c'est probablement plus juste pour des gamins de huit ans.\r\n\r\nReste à voir ce que ça donne en vrai, sur le tapis du salon, après six mois d'utilisation, quand la batterie sera moins fringante et que la nouveauté se sera émoussée. C'est toujours là que se joue la vraie partie pour ce genre de produit. Mais sur le papier, et c'est rare, LEGO a sorti quelque chose qui ne ressemble à rien d'autre."},{"uuid":"ddb53aae-7214-4e3c-8af5-e42da60d8429","slug":"kobo-elipsa-2e-le-cahier-a4-numerique-qu-on-attendait-a-quelques-details-pres","title":"Kobo Elipsa 2E : le cahier A4 numérique qu'on attendait, à quelques détails près","category":"loisirs","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2025-11-09 12:07","created_at":"2025-11-09 12:07:00","updated_at":"2026-05-12 01:43:39","tags":[],"plain":"Une liseuse qui n'en est plus tout à fait une\r\n\r\nPendant longtemps, le marché des liseuses s'est tenu à une règle non écrite : une liseuse, c'est petit, c'est noir et blanc, c'est fait pour lire des romans dans le métro. Les tentatives de sortir de ce cadre — Sony DPT-RP1, Onyx Boox, ReMarkable — restaient soit confidentielles, soit positionnées comme des outils de prise de notes pure, sans véritable identité de liseuse. Avec l'Elipsa 2E, Kobo assume frontalement l'hybridation. Ce n'est pas une liseuse à laquelle on a ajouté un stylet ; c'est un objet pensé dès le départ comme un cahier numérique qui sait aussi lire des livres.\r\n\r\nL'engin est imposant. Écran E-Ink Carta 1200 de 10,3 pouces, résolution 1404 × 1872 pour 227 ppi, processeur dual-core 2 GHz et 32 Go de stockage. Côté tarif, TechRadar la situe autour de 399 dollars ou 349 livres, ce qui la place dans une catégorie où on n'achète plus sur un coup de tête : à ce prix, on attend un usage précis, pas un gadget de chevet.\r\n\r\nLe format change tout\r\n\r\nTenir l'Elipsa 2E pour la première fois, c'est comprendre instantanément à qui elle parle. À 10,3 pouces, on est très proche d'une feuille A5, voire d'un cahier d'étudiant — un format qui colle naturellement aux PDF et aux documents grand format. Et c'est là que tout se joue.\r\n\r\nQuiconque a déjà tenté de lire un PDF technique sur une liseuse 6 ou 7 pouces sait à quel point l'exercice est frustrant : on zoome, on déplace, on perd la mise en page, les schémas explosent en morceaux. Avec l'Elipsa 2E, un PDF A4 passe à l'écran à une taille parfaitement lisible, sans gymnastique. Les manuels techniques, les articles scientifiques, les supports de cours, les rapports d'entreprise : tout ce qui était pénible devient confortable. C'est moins spectaculaire que la couleur d'une Libra Colour, mais sur un usage professionnel ou étudiant intensif, le format change littéralement la nature de l'objet.\r\n\r\nLe stylet, atout central — mais imparfait\r\n\r\nLe stylet est inclus dans la boîte. Détail qui n'a l'air de rien mais qui mérite d'être souligné, parce que l'usage prévu est clairement l'annotation directe sur les e-books et la prise de notes manuscrites. Pas de Kobo Stylus 2 à racheter en option, pas de configuration séparée : on déballe, on écrit.\r\n\r\nL'utilisation est exactement ce qu'on en attend. On peut surligner dans n'importe quel ePub, écrire dans la marge, créer des carnets vierges pour des notes manuscrites, dessiner des schémas à main levée. Tout ce qu'on griffonne reste dans le fichier, et — point essentiel — peut être ressorti ensuite. Le système prend en charge ePub, PDF, et accepte sans broncher les fichiers déposés par USB-C, Wi-Fi ou Bluetooth.\r\n\r\nMais il faut être honnête : la sensation d'écriture n'est pas au niveau de ce que proposent les meilleurs concurrents. eWritable est même cinglant, qualifiant l'expérience tactile d'« horrible » et pointant le choix par Kobo du protocole Microsoft Pen Protocol (MPP 2.0) plutôt que la technologie Wacom qui équipe le ReMarkable 2 et reste la référence du secteur. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Que la pointe glisse un peu trop sur le verre, qu'il manque cette résistance subtile qui fait penser au crayon sur papier, et qu'à très haute vitesse d'écriture la latence devient perceptible. Pour quelqu'un qui annote ses lectures, surligne, prend des notes ponctuelles, c'est largement suffisant. Pour quelqu'un qui veut remplacer son carnet Moleskine en cours magistral et écrire trois pages d'affilée à vitesse normale, ce sera frustrant.\r\n\r\nC'est une différence de positionnement, pas un défaut technique grave : l'Elipsa 2E est d'abord une liseuse qui annote, pas un cahier qui sait aussi lire.\r\n\r\nL'export des annotations, ce qui fait vraiment la différence\r\n\r\nC'est probablement le point sur lequel Kobo creuse l'écart avec ses concurrents, et notamment avec le Kindle Scribe. Le manuel officiel explique qu'on peut exporter ses annotations sous forme de fichier .txt et le récupérer sur son ordinateur, mais en réalité l'écosystème va plus loin : les PDF annotés ressortent avec les annotations intégrées à la page, prêts à être imprimés ou partagés.\r\n\r\nCe flux, en apparence banal, change tout pour qui travaille sérieusement avec ses lectures. Un étudiant peut annoter ses cours et imprimer la version surlignée pour les révisions. Un enseignant peut corriger des copies en PDF et renvoyer le fichier annoté à l'élève. Un consultant peut lire un rapport, le commenter en marge, le réintégrer dans sa documentation projet. Aucune annotation perdue, aucune resaisie. Là où Kindle Scribe limite encore largement l'export de ses annotations, Kobo joue le jeu de l'ouverture.\r\n\r\nLe talon d'Achille : l'entrée des fichiers\r\n\r\nC'est ici que l'Elipsa 2E montre ses limites les plus tangibles, et il faut le savoir avant d'acheter. Contrairement à Kindle, il n'existe pas d'adresse e-mail officielle « envoyer à ma liseuse » : il faut transférer les fichiers manuellement, par USB ou via un service tiers comme Dropbox. Pour qui s'envoie régulièrement des articles ou des e-books depuis son ordinateur ou son téléphone, ce manque crée une vraie friction quotidienne.\r\n\r\nLes workarounds existent, à condition d'accepter de mettre un peu les mains dans le moteur. Un projet open source baptisé KoboMail propose un système d'envoi par e-mail pour certaines Kobo, et plus intéressant encore, un daemon Nextcloud-Kobo permet de synchroniser automatiquement un dossier Nextcloud via WebDAV vers la liseuse. C'est ouvert, c'est élégant, ça respecte le principe d'auto-hébergement — mais ce n'est pas du plug and play. Il faut un serveur Nextcloud opérationnel, savoir configurer une connexion WebDAV, et accepter que l'installation se fasse dans le dossier du système Kobo. Bref, c'est superbe pour qui maîtrise déjà son infrastructure ; c'est rédhibitoire pour qui veut juste une solution clé en main.\r\n\r\nSur ce point précis, Kobo et Amazon proposent deux philosophies opposées : le confort immédiat d'un écosystème fermé contre la liberté d'un écosystème ouvert mais exigeant. À vous de voir où vous vous situez.\r\n\r\nPour qui ce produit a-t-il du sens ?\r\n\r\nL'Elipsa 2E est faite pour vous si vous lisez beaucoup de documents grand format — PDF techniques, cours universitaires, rapports professionnels, partitions — et si l'idée d'annoter ces documents fait partie intégrante de votre flux de travail. Elle est faite pour vous si vous voulez un objet unique au lieu de jongler entre une liseuse classique et un cahier papier. Elle est faite pour vous, aussi, si vous avez déjà (ou êtes prêt à monter) un Nextcloud ou un Dropbox pour synchroniser vos fichiers proprement.\r\n\r\nElle ne l'est pas si votre priorité est la prise de notes manuscrite intensive et fluide : sur ce terrain, un ReMarkable 2 ou un Supernote restent supérieurs. Elle ne l'est pas non plus si vous attendez le confort de l'envoi par e-mail à la Kindle, ou si l'idée d'installer un plugin communautaire pour combler un manque officiel vous donne de l'urticaire. Et elle est sans doute disproportionnée si vous lisez essentiellement des romans : à ce moment-là, une Clara BW à 150 € vous donnera plus de plaisir, dans un format de poche.\r\n\r\nMon avis\r\n\r\nL'Elipsa 2E est un produit ambitieux qui réussit l'essentiel et trébuche sur quelques détails finalement révélateurs. L'essentiel, c'est le format, la qualité de l'écran, l'export des annotations, l'ouverture du système et l'autonomie typique d'une liseuse — autant de raisons qui en font la meilleure proposition du marché pour un usage documentaire sérieux à ce niveau de prix.\r\n\r\nLes détails, ce sont le ressenti perfectible du stylet et l'absence d'un système d'entrée des fichiers digne de 2026. Kobo aurait pu intégrer nativement WebDAV — ça lui coûterait à peu près rien — et opter pour une dalle Wacom — ça lui coûterait plus cher mais lui ferait gagner une catégorie entière d'utilisateurs. À la place, on hérite d'un produit excellent à 80 %, et qui demande qu'on accepte ses zones grises sur les 20 % restants.\r\n\r\nPour qui cherche un véritable cahier A4 numérique sans basculer dans une tablette Android Onyx — plus chère, plus complexe, et au confort de lecture moindre — l'Elipsa 2E reste, à mes yeux, le meilleur compromis du moment. Pas le produit parfait. Le meilleur compromis. Ce n'est pas la même chose, et c'est très bien aussi."},{"uuid":"01ad03f7-2bdb-4d5a-b9d4-6038e60ea9cd","slug":"ordinateurs-personnels-fabriques-par-thomson-dans-les-80","title":"Ordinateurs personnels fabriqués par Thomson dans les années 80","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-09 19:08:53","created_at":"2023-02-09 19:08:53","updated_at":"2023-02-09 19:08:53","tags":[],"plain":"Thomson SA était un groupe industriel français qui a été fondé en 1879. Il était connu pour ses produits électroniques de grande consommation, tels que les téléviseurs, les radios, les lecteurs de disques et les ordinateurs personnels. Il était également présent dans les secteurs de l'équipement médical, des équipements de télécommunication, de l'aéronautique et de l'énergie. En 2001, Thomson Multimedia a acquis une société américaine spécialisée dans les services à l'industrie des médias et du divertissement audio-visuel : Technicolor. En 2022, Technicolor a cédé son activité de licence de marque à un fonds d'investissement américain, et la marque Thomson appartient désormais à la société Talisman Brands, Inc.1 d/b/a Established. Thomson SA était également un constructeur d'ordinateurs personnels. Il a commencé à produire des ordinateurs dans les années 1980 avec des modèles tels que le TO7, le TO8 et le TO9. Ces ordinateurs étaient populaires en France et étaient équipés de processeurs Motorola 68000. Ils étaient également dotés d'un clavier AZERTY complet, ce qui était apprécié par les utilisateurs français. Malgré cela, Thomson n'a pas réussi à rivaliser avec les autres constructeurs d'ordinateurs de l'époque, comme IBM ou Amstrad, et il a finalement abandonné la production d'ordinateurs dans les années 1990. Les ordinateurs personnels fabriqués par Thomson SA dans les années 80 comprennent principalement les modèles suivants:\n-- Thomson MO5 Le Thomson MO5 a été introduit en France en 1984 et était destiné au marché de l'éducation et de la maison. Il était équipé d'un clavier AZERTY et d'un connecteur pour cassette audio pour l'enregistrement et la lecture de programmes. Il était également compatible avec les périphériques de la gamme Thomson, tels que les imprimantes et les disques durs. Il a été très populaire en France et a été utilisé dans de nombreux foyers et écoles. Il a également été utilisé par de nombreux développeurs pour créer des jeux et des logiciels pour le marché domestique. Il a été remplacé par le Thomson MO6 en 1986, qui a apporté des améliorations significatives telles que la mémoire supplémentaire, un interpréteur de BASIC intégré et des capacités graphiques améliorées. Le Thomson MO5 fonctionne sur un processeur Motorola 6809E cadencé à 1 MHz et dispose de 48 KB de RAM (16 KB utilisés comme mémoire vidéo, 32 KB comme RAM utilisateur libre) et de 16 KB de ROM (4 KB pour le moniteur et 12 KB pour l'interpréteur BASIC). Les graphismes sont générés par un ensemble de portes EFGJ03L (ou MA4Q-1200) capable d'afficher un texte de 40x25 et une résolution de 320x200 pixels avec 16 couleurs (limitées par des zones d'attribut de couleur de 8x1 pixels). La palette de couleurs matérielle est RGBI à 4 bits, avec 8 couleurs RGB de base et un bit d'intensité (appelé P pour \"Pastel\") qui contrôle la saturation (\"saturé\" ou \"pastel\"). En mémoire, l'ordre des bits est PBGR. Les couleurs dé-saturées sont obtenues en mélangeant les composants RGB originaux dans le matériel vidéo. Cela est fait par un circuit PROM, où un masque à deux bits contrôle les ratios de mélange des couleurs de 0%, 33%, 66% et 100% de la teinte saturée. Cette approche permet d'afficher de l'orange plutôt que du \"blanc dé-saturé\" et du gris plutôt que du \"noir dé-saturé\".\n--\nThomson MO6 Le Thomson MO6 était un ordinateur basé sur le processeur Motorola 6809E qui a été introduit en France en 1986. Il était conçu comme le successeur du Thomson MO5 et disposait de 128 KB de RAM, d'un affichage de texte de 40x25 et d'un nouvel interpréteur de Microsoft BASIC intégré (BASIC 128). Il était compatible avec son prédécesseur, tout en incorporant la même technologie que le TO8. Les capacités graphiques ont été étendues par rapport au MO5 grâce à l'utilisation de la puce graphique Thomson EF9369. La palette de 16 couleurs pouvait être définie à partir d'un total de 4096 et des modes vidéo supplémentaires étaient disponibles : 320x200x16 couleurs (2 couleurs par pixel de 8x1), 640x200x2 couleurs, 320x200x4 couleurs, 160x200x16 couleurs, 320x200x3 couleurs et un niveau de transparence, 320x200x2 couleurs (permet de basculer entre deux pages d'écran) et 160x200x5 couleurs avec 3 niveaux de transparence. En Italie, il a été vendu par Olivetti avec de petits changements esthétiques et s'appelait Olivetti Prodest PC128. 21 jeux ont été sortis pour le MO6. La machine était disponible jusqu'en janvier 1989.\n--\n \nThomson TO7 Le Thomson TO7 a été introduit en France en 1982 et était destiné au marché de la maison, similaire au Thomson MO5. Il était également compatible avec les périphériques de la gamme Thomson, tels que les imprimantes et les lecteurs de disquettes. Il fonctionne sur un processeur Motorola 6809 cadencé à 1 MHz et dispose de 22 KB de RAM (8 KB pour l'utilisateur, 8 KB utilisés comme mémoire vidéo et 8 K x 6 bits de mémoire de couleur) et de 20 KB de ROM (4 KB pour le moniteur et 16 KB sur les cartouches MEMO7). Comme c'est commun pour les ordinateurs domestiques conçus pour être connectés à un écran de télévision ordinaire, la zone active de 320x200 pixels ne couvre pas l'intégralité de l'écran et est entourée d'une bordure. Les graphismes étaient limités à 8 couleurs (générés par combinaison de primaires RVB) avec des contraintes de proximité (2 couleurs pour chaque zone de 8x1 pixels). La sortie vidéo est RVB sur un connecteur SCART, avec un taux de rafraîchissement compatible 625 lignes 50Hz. L'audio était équipé d'un générateur de son à un seul canal avec cinq octaves. Une \"extension de jeu\" était capable de son à quatre canaux, six octaves. Le clavier comporte 58 touches et comprend des touches de direction. En plus des cartouches, la machine utilisait des bandes magnétiques pour le stockage des fichiers. Il est intéressant de noter que le Thomson TO7 était également connu sous le nom de \"Thomson T07\" en Allemagne et en Suisse, où il a également été commercialisé. Il a été un concurrent direct des ordinateurs domestiques populaires de l'époque tels que le Commodore 64 et l'Atari 800, mais n'a pas connu le même succès commercial. Malgré cela, il a été utilisé par de nombreux développeurs pour créer des jeux et des logiciels pour le marché domestique. Il a été remplacé par le Thomson TO8 en 1984, qui a apporté des améliorations significatives telles que la mémoire supplémentaire, un processeur plus rapide et des capacités graphiques améliorées.\n-- Variante TO7/70 Le \"/70\" dans le nom du modèle Thomson TO7/70 fait référence à la quantité de mémoire vive (RAM) de l'ordinateur. La version TO7/70 était équipée de 70 ko de mémoire vive, ce qui était plus que la mémoire standard de 32 ko de RAM dans le modèle de base TO7. Cette mémoire supplémentaire permettait à l'ordinateur de gérer des applications plus complexes et de travailler avec des fichiers plus volumineux.\n-- Thomson TO8 Le Thomson TO8 est un ordinateur domestique introduit par la société française Thomson SA en 1986. Il remplace son prédécesseur, le Thomson TO7/70, tout en restant essentiellement compatible. Les nouvelles fonctionnalités du TO8, telles que la mémoire plus grande et les meilleurs modes graphiques, sont partagées avec les autres ordinateurs Thomson de troisième génération (MO6 et TO9+). Le TO8 possède un lecteur de cassette et un interpréteur Microsoft BASIC 1.0 (dans les versions standard et 512 KB) sur sa ROM interne, et il existe un lecteur de disquette externe en option. Les graphismes étaient fournis par le circuit Thomson EF9369, permettant l'affichage de 16 couleurs à partir d'une palette de 4096. Plus de 120 jeux existent pour le système. Une version améliorée, le Thomson TO8D, inclut un lecteur de disquette 3,5\" intégré.\n-- Thomson TO9 Le Thomson TO9 est un ordinateur domestique introduit par la société française Thomson SA en 1985. Il est basé sur le Thomson TO7/70 avec de nouvelles fonctionnalités. Il comprend un lecteur de disquette 3,5\" intégré de 320 Kb, et des entrées pour stylo lumineux, joystick et souris. La ROM comprend des utilitaires tels que: deux versions de BASIC, un traitement de texte (Paragraphe) et un programme de base de données (Fiche & Dossiers). La machine était compatible avec les modèles précédents TO7 et TO7/70. Dix jeux ont été publiés pour le TO9. Introduit en octobre 1985, le Thomson TO9 a été rapidement remplacé par le Thomson TO9+ qui est sorti en 1986.\n--\nThomson TO9+ Le Thomson TO9+ est un ordinateur personnel introduit par la société française Thomson SA en 1986. Il a conservé l'aspect professionnel du Thomson TO9 en utilisant un clavier séparé (les modèles d'entrée de gamme avaient généralement un clavier intégré). Il est basé sur le Thomson TO8 et entièrement compatible avec lui. Cela lui permet également de faire fonctionner les logiciels Thomson MO6. L'ordinateur a été conçu pour être utilisé comme un serveur Minitel et possède un modem V23 intégré (à une vitesse de 1200/75 bauds). Cette fonctionnalité était accessible via BASIC et à partir du logiciel de communication qui accompagnait l'ordinateur. La machine était vendue avec un programme de traitement de texte (Paragraphe), une base de données (Fiches & Dossiers) et un tableur (Multiplan). Par rapport au TO9, le TO9+ a ajouté :\nBasic 512\n512 KB de RAM\nlecteur de disquettes double face (640 kB)\nmodem intégré\ndeux ports pour souris ou joysticks. Le Thomson TO9+ était un ordinateur de bureau populaire en France dans les années 80, notamment en raison de ses capacités de serveur Minitel intégrées. Il était souvent utilisé dans les entreprises et les écoles pour la gestion de bases de données et la communication en ligne. Il était également apprécié pour sa compatibilité avec les logiciels de la série Thomson MO6, ce qui a augmenté sa polyvalence pour les utilisateurs. Cependant, malgré ses améliorations par rapport au Thomson TO9, il n'a pas connu autant de succès commercial que ses concurrents tels que le Commodore Amiga ou l'Atari ST.\n-- Thomson TO8D Une version améliorée du Thomson TO8, inclut un lecteur de disquette 3,5\" intégré.\n--\nVariante T08D/80 Le \"/80\" dans le nom du modèle Thomson TO8D/80 fait référence à la mémoire vidéo de 80ko. Cette mémoire vidéo était utilisée pour stocker les informations d'affichage à l'écran, ce qui permettait une meilleure résolution graphique. Cela signifie que l'ordinateur pouvait afficher des images plus détaillées et des couleurs plus riches.\n-- Thomson TO16 Il était un ordinateur personnel qui a été lancé en 1987. Il était équipé d'un processeur Intel 8088 qui tournait à des fréquences de 4.77 ou 9.54 MHz. Il était également compatible avec un co-processeur Intel 8087, ce qui lui permettait de gérer des calculs plus complexes. Il avait également 512 KB de RAM, qui pouvait être étendu jusqu'à 768 KB sur la carte mère, et 32 KB de ROM. En termes de connectivité, le TO16 était équipé d'un Adaptateur d'affichage monochrome IBM, une carte graphique Hercules Graphics Card, CGA et Plantronics Colorplus compatible. Il disposait d'un lecteur de disquette interne 5\"1/4 de 360 KB, deux emplacements d'expansion ISA, des connections pour un disque dur externe, des interfaces RS-232C Serie et Centronics Parallel (Micro ribbon connector) et en option un modem. \nIl était doté d'un clavier AZERTY complet, ce qui était apprécié par les utilisateurs français. Il était également compatible avec les logiciels déjà existants pour les modèles précédents de la marque Thomson tels que le TO7/70, ce qui a permis aux utilisateurs de continuer à utiliser leurs logiciels préférés. Malheureusement, le TO16 a été commercialisé à un moment où les ordinateurs compatibles IBM étaient en train de devenir la norme sur le marché, ce qui a rendu difficile pour Thomson de rivaliser avec les autres constructeurs. Néanmoins, il reste un ordinateur très apprécié des collectionneurs et des utilisateurs nostalgiques de cette époque. Il y a aussi des modèles moins connus comme le TO7/90, TO9+/120"},{"uuid":"98d0f438-7b9c-4754-8917-00849dc7bab1","slug":"site-apache-24-sous-domaine-autre","title":"Configuration du site avec sous-domaine autre que www avec Apache 2.4","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-09 16:12:17","created_at":"2023-02-09 16:12:17","updated_at":"2023-02-09 16:12:17","tags":[],"plain":"La configuration du site Internet s'effectue dans un fichier de configuration.\nIl accepte une connexion sur le port http (80) pour rediriger les visiteurs vers le https (443).\nIl permet une connexion de certbot / let's encrypt pour obtenir ou renouveler un certificat SSL sur le port 80.\nIl permet d'avoir des logs dans des dossiers séparés Voici les paramètres qu'il faut veiller à modifier :\nfichier de configuration du site | /etc/apache2/sites-available/100-com.perdu-podcast.divers.conf | |\n---------------------------------------------------------------------------------------------------- |\nfichier log accès | ${APACHELOGDIR}/divers.perdu-podcast.com-access.log | |\nfichier log erreurs | ${APACHELOGDIR}/divers.perdu-podcast.com-error.log | |\ndossier racine du site | /home/www-master/perdu-podcast.com/divers | |\ndossier certificats SSL | /etc/letsencrypt/live/divers.perdu-podcast.com/ | |\nFichier de configuration SSL | /etc/letsencrypt/options-ssl-apache.conf\\\\ /etc/apache2/redirect802_443.conf | |"}]