En 2022, Microsoft dévoile **GitHub Copilot**, un outil révolutionnaire : une intelligence artificielle capable d’aider les programmeurs en générant du code automatiquement. Derrière cette prouesse technologique, un secret de fabrication : Copilot a été entraîné sur des **millions de lignes de code public**, hébergées sur GitHub, la plateforme de partage de projets informatiques appartenant… à Microsoft. Très vite, l’enthousiasme laisse place à la colère. Des milliers de développeurs réalisent que **leur travail a servi à nourrir une machine commerciale**, sans leur consentement ni la moindre compensation. Sur les forums et les réseaux, le mot circule : “**extraction de travail gratuit**”. Ce qui était autrefois perçu comme un espace de collaboration ouverte se transforme en champ de bataille juridique et éthique. Aux États-Unis, une **action collective** est lancée contre Microsoft et OpenAI. Les plaignants accusent les géants de la tech de **violer les droits d’auteur** en utilisant du code sous licence open source pour former leur IA. L’affaire devient un symbole : jusqu’où peut-on aller dans la collecte des données publiques pour nourrir les intelligences artificielles ? Le débat dépasse vite le monde du code. Sur LinkedIn, certains s’interrogent : **et si nos textes, nos idées, nos posts publics devenaient, eux aussi, la matière première des IA linguistiques ?** Après tout, les mots que nous publions en ligne sont aux modèles de langage ce que le code open source était à Copilot : une ressource abondante, gratuite, mais pas nécessairement libre de droit. Ainsi, l’histoire de GitHub Copilot n’est pas seulement celle d’une innovation technique — c’est le récit d’un **nouvel âge de la création**, où chaque ligne, chaque phrase partagée sur le web peut devenir une brique d’intelligence… parfois à notre insu.