Files
varlog/_cache/similar/1b233826-1dee-4b77-ab3b-d6c7471a8bdc.json
2026-05-15 10:37:48 +02:00

1 line
24 KiB
JSON

[{"uuid":"7af79dd4-67d9-4516-a67b-06c2e569eaea","slug":"test-kobo-libra-colour","title":"Kobo Libra Colour : la liseuse qui voulait devenir un carnet","category":"loisirs","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2025-11-09 12:03","created_at":"2025-11-09 12:03:56","updated_at":"2026-05-12 01:41:02","tags":[],"plain":"Prix indicatif : environ 229 €. Écran 7 pouces E-Ink Kaleido 3 couleur, stylet en option (Kobo Stylus 2).\r\n\r\nUne catégorie qui s'était endormie\r\n\r\nCela fait presque dix ans que les liseuses se ressemblent. Un écran noir et blanc, un éclairage frontal réglable, une autonomie de plusieurs semaines, et basta. Le progrès s'est concentré sur des détails : un peu plus de contraste, un peu moins de poids, un éclairage légèrement plus chaud le soir. Les constructeurs avaient apparemment décidé qu'un livre numérique devait imiter le plus fidèlement possible un livre de poche, et qu'il n'y avait pas grand-chose d'autre à inventer.\r\n\r\nLa Kobo Libra Colour prend l'exact contre-pied de cette prudence. Elle est la première Kobo de 7 pouces à embarquer le nouvel écran E-Ink Kaleido 3, qui affiche enfin de la couleur sans renoncer au confort de la lecture sur encre électronique. Et surtout, elle est compatible avec un stylet, le Kobo Stylus 2, vendu séparément. La promesse tient en trois verbes : lire, annoter, prendre des notes. Sans devenir une tablette, sans bouffer la batterie en quelques heures, sans bombarder l'utilisateur de notifications.\r\n\r\nEn main, l'objet inspire confiance. 199 grammes seulement, un poids très bien réparti, et cette poignée latérale typique de la gamme Libra qui change vraiment la prise — on tient la liseuse à une main pendant des heures sans crispation, le pouce posé sur les deux boutons physiques de tournage de page. Détail qui en dit long sur la philosophie du produit : ces boutons sont là pour qu'on n'ait pas besoin de toucher l'écran. La liseuse veut rester une liseuse.\r\n\r\nUn écran couleur qui sert enfin à quelque chose\r\n\r\nLa technologie Kaleido 3 mérite quelques mots d'explication, parce qu'elle est souvent mal comprise. Ce n'est pas un écran LCD comme sur une tablette : il n'y a pas de rétroéclairage direct, donc pas d'émission lumineuse agressive dans les yeux, et la lisibilité reste excellente en plein soleil — là où n'importe quel iPad devient inutilisable. Le principe est celui de l'encre électronique classique, surmonté d'une fine couche de filtres colorés qui restituent environ 4 000 couleurs.\r\n\r\nLa contrepartie, il faut la connaître avant d'acheter : la résolution en couleur est nettement plus basse qu'en noir et blanc, et on perçoit légèrement la trame des filtres si on cherche le défaut. Les rouges sont un peu ternes, les bleus corrects, les verts inégaux. Personne ne lira de bande dessinée Marvel sur cet écran en se disant \"c'est aussi beau qu'imprimé\".\r\n\r\nMais c'est passer à côté de l'essentiel. Pour la première fois, la couleur sur une liseuse n'est pas un gadget : c'est un outil. Les cartes deviennent vraiment lisibles, les schémas techniques retrouvent leur logique de codage couleur, les manuels gagnent en clarté. Et surtout, le surlignage — jaune, rose, vert, bleu — fonctionne comme sur papier. On peut enfin différencier ce qu'on veut retenir, ce qu'on conteste, ce qu'on veut creuser. C'est bête à dire, mais après des années à surligner en \"gris foncé\" sur fond gris clair, l'effet est libérateur.\r\n\r\nLe stylet, où la liseuse change de nature\r\n\r\nC'est avec le Kobo Stylus 2 que la Libra Colour révèle ce qu'elle a vraiment dans le ventre. Vendu en option (et c'est dommage, à ce prix-là), il transforme l'usage. On peut annoter directement dans les PDF et les ePub, surligner à la main plutôt qu'avec une sélection à deux doigts, écrire dans des carnets intégrés au système, et synchroniser tout ça via Dropbox ou par câble USB.\r\n\r\nLe point qui fait la différence, et qu'on cherche en vain sur la plupart des concurrents : les PDF annotés sont exportables tels quels. Quand on récupère son fichier, les coups de surligneur, les notes manuscrites dans la marge, les flèches griffonnées — tout est intégré à la page comme si on l'avait fait au stylo. On en sort un PDF qu'on peut imprimer, archiver, partager. Pour un étudiant qui annote ses cours, un enseignant qui corrige des copies au format numérique, un professionnel qui relit des dossiers : c'est exactement ce qu'on attendait depuis des années.\r\n\r\nFaut-il s'attendre à la sensation d'une tablette graphique haut de gamme ? Non. La latence est faible mais perceptible, le frottement du stylet sur le verre n'a pas la résistance d'un Remarkable 2 (qui reste la référence pour le ressenti \"crayon sur papier\"). Mais c'est crédible, fluide, suffisant pour écrire pendant une heure sans frustration.\r\n\r\nCe qui en fait toujours une excellente liseuse, par ailleurs\r\n\r\nOn l'oublierait presque tellement le stylet capte l'attention, mais la Libra Colour reste avant tout une liseuse Kobo, c'est-à-dire ce que la marque fait de mieux. Lecture native des fichiers ePub sans passer par une conversion absurde, intégration de Pocket pour envoyer en un clic les articles longs du web vers la liseuse, librairie intégrée qui inclut désormais les BD en couleur achetables directement.\r\n\r\nEt — point essentiel pour qui se méfie des écosystèmes fermés — aucun verrou Amazon. On charge ses propres fichiers sans gymnastique, on installe KOReader si on veut un lecteur alternatif, on lit ses bibliothèques publiques via Overdrive. La liseuse appartient à son propriétaire.\r\n\r\nLe contraste en noir et blanc reste très correct malgré la couche de filtres couleur — légèrement inférieur à une liseuse pure N&B comme la Clara BW, mais largement suffisant pour la lecture confortable. L'éclairage frontal est homogène, sans points chauds, et le ConfortLight PRO permet de glisser progressivement vers un ton ambré le soir, ce qui change réellement quelque chose pour la lecture nocturne.\r\n\r\nAutonomie : il faut être honnête\r\n\r\nC'est sans doute le point où il faut tempérer l'enthousiasme. Avec un usage mixte lecture et annotations, en gardant le Wi-Fi actif, on tient entre une et trois semaines selon l'intensité. C'est moins qu'une Clara classique qui peut atteindre six semaines, et bien plus qu'un iPad ou un Remarkable. La couleur et le stylet ont un coût énergétique, et la Libra ne fait pas de miracle. Cela reste totalement cohérent avec l'usage d'une liseuse — on ne la branche pas tous les soirs — mais ne tablez pas sur le mois entier en voyage si vous comptez prendre des notes copieuses.\r\n\r\nLe flux d'export, en pratique\r\n\r\nQuand on annote un PDF, le récupérer est simple : soit on connecte la Kobo à un ordinateur en USB et on copie le fichier exporté, soit on laisse la synchronisation Dropbox faire le travail en arrière-plan. Il n'y a pas d'impression directe depuis la liseuse — il faut passer par un ordinateur — mais aucune annotation n'est perdue dans la conversion. C'est un workflow qui demande deux clics, pas un projet en soi.\r\n\r\nComment elle se situe dans la gamme\r\n\r\nQuelques repères pour situer la Libra Colour face aux alternatives qu'on hésite souvent à comparer.\r\nModèle | Écran | Stylet | Export PDF annoté | À qui ça s'adresse |\r\n---|---|---|---|---|\r\nKobo Libra Colour | 7\" couleur Kaleido 3 | En option | Oui | Lecture quotidienne + annotations occasionnelles + couleur utile |\r\nKobo Sage | 8\" N&B | En option | Oui | Prise de notes plus sérieuse, format intermédiaire |\r\nKobo Elipsa 2E | 10,3\" N&B | Inclus | Oui | Remplacer un classeur A4, usage intensif des PDF techniques |\r\nKindle Scribe | 10,2\" N&B | Inclus | Export limité | Lecteurs déjà installés dans l'écosystème Kindle |\r\n\r\nPour qui veut une vraie planche à dessin numérique, l'Elipsa 2E reste plus indiquée — son grand format change la donne pour les schémas et les documents A4. Pour qui veut juste lire en N&B pour un budget contenu, la Clara BW suffit largement. Mais sur le créneau \"je lis beaucoup, j'aimerais annoter parfois, et la couleur me servirait pour mes manuels ou mes BD\", la Libra Colour est aujourd'hui la proposition la plus équilibrée du marché.\r\n\r\nMon avis\r\n\r\nLa Kobo Libra Colour n'est pas la meilleure liseuse possible dans chaque catégorie prise séparément. L'Elipsa 2E reste plus à l'aise sur les PDF complexes, la Clara BW pèse moins lourd dans la poche et coûte moins cher, le Remarkable 2 offre une meilleure sensation d'écriture. Mais c'est précisément ce qui fait sa force : c'est la liseuse qui en fait assez dans plusieurs domaines pour ne pas demander d'en posséder deux.\r\n\r\nPendant des années, on a dû choisir entre lire et annoter, entre voir des cartes en couleur et garder une bonne autonomie, entre payer 350 € pour une grande tablette E-Ink ou se contenter d'un noir et blanc rigide. La Libra Colour est le premier produit, à ma connaissance, à proposer un compromis qui ne ressemble pas à un compromis. À 229 €, ou autour de 290 € avec le stylet, c'est une vraie proposition de valeur pour qui lit beaucoup et travaille un peu sur ce qu'il lit.\r\n\r\nLa meilleure liseuse \"papier numérique\" polyvalente du moment, et de loin."},{"uuid":"968b0e93-d54b-4394-9c54-d9f4ee59d816","slug":"ffmpeg-mp3-tag-metadata","title":"ffmpeg : gestion des metadata dans un MP3","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-28 20:02:45","created_at":"2023-02-28 20:02:45","updated_at":"2023-02-28 20:02:45","tags":[],"plain":"Utilisation du programme ffmpeg pour manipuler les metadata des fichiers MP3. Cela impactera directement les TAG des mp3 et les informations présentes dans iTunes et autres bibliothèques multimédia.\nCréer un fichier metadata\nExemple de fichier metadata.txt : Autre exemple : Liste des metadata possibles\nWindows | iTunes (Info tab) | id3v2.3 | id3v2.4 | ffmpeg key | ffmpeg example| |\n------- | ----------------- | ------- | ------- | ---------- | --------------- |\nTitle | Title | TIT2 | title | -metadata title=”Adagio for Strings” |\nSubtitle | Description \\\\ (Video tab) | TIT3 | TIT3 | -metadata TIT3=”Op. 91″ |\nComments | Comments | COMM | | not implemented |\nContributing artists | Artist | TPE1 | artist | -metadata artist=”Yo Yo Ma/London Symphony” |\nAlbum artist | Album Artist | TPE2 | albumartist | -metadata albumartist=”London Symphony” |\nAlbum | Album | TALB | album | -metadata album=”String Classics” |\nYear | Year | TYER | date | -metadata date=”2012″ |\n# | Track Number | TRCK | track | -metadata track=”3/12″ \\\\ (means track number 3 of 12) |\nGenre | Genre | TCON | genre | -metadata genre=”Classical” |\nPublisher | | TPUB | publisher | -metadata publisher=”London Publishing” |\nEncoded by | | TENC | encodedby | -metadata encodedby=”Telarc” |\nAuthor URL | | WOAR | | not implemented |\nCopyright \\\\ (Not Editable) | | TCOP | copyright | -metadata copyright=”℗ Telarc” |\nComposers | | TCOM | composer | -metadata composer=”J.S. Bach” |\nConductors | | TPE3 | performer | -metadata performer=”T. S. Miles” |\nGroup description | Grouping | TIT1 | TIT1 | -metadata TIT1=”The Classics” |\nPart of set | Disc Number | TPOS | disc | -metadata disc=”1/2″ \\\\ (means disc number 1 of 2) |\nInitial key | | TKEY | TKEY | -metadata TKEY=”G” |\nBeats-per-minute | BPM | TBPM | TBPM | -metadata TBPM=”120″ |\nPart of a compilation | Part of a compilation | TCMP | compilation | not implemented |\nTLAN | language | -metadata language=”eng” |\nTSSE | encoder | -metadata encoder=”iTunes v10″ |\nlyrics | voir http:id3.org/Lyrics3v2 |\ncreationtime | -metadata creationtime=\"2013-05-02 22:01:04″ |\nalbum-sort | -metadata album-sort=\"String Classics″ |\nartist-sort | -metadata artist-sort=\"London Symphony″ |\ntitle-sort | -metadata title-sort=\"Adagio for Strings″ | Fichier metadata.txt vide basé sur toutes les metadata possibles gérées par ffmpeg : Liste des genres\nLa liste des genres est définie par la norme ID3. Elle est arrêtée depuis la version ID3v1 Sources : http:id3.org/id3v2.4.0-frames\nAjouter des metadata\nAjouter les tag définis dans le fichier metadata.txt : Pour Windows, ne pas oublier d'ajouter les options suivantes : 1. id3v2version 3\n1. writeid3v1 1 ffmpeg -i in.mp3 -i metadata.txt -mapmetadata 1 -c:a copy -id3v2version 3 -writeid3v1 1 out.mp3\n--\nAjouter des tag dans la ligne de commande avec une image :\n--\nAjouter les tag définis dans le fichier metadata.txt avec une image : Supprimer\nPar exemple, pour supprimer le tag informant le nom de l'artiste :\n--\nSupprimer toutes les metadata : Extraire les metadata\nExtraire les metadatas d'un fichier MP3 : Le résultat est écrit dans le fichier metadata.txt\n--\nExtraire les metadatas de tous les fichiers MP3 présents dans le dossier courant : for f in .mp3 ; do ffmpeg -i \"$f\" -f ffmetadata \"${f%.}.txt\" ; done\n Le résultat est écrit dans le fichier de même nom que le MP3 avec l'extension txt au lieu de mp3 Informations sur ce document\nDocument rédigé par le 27/10/2019 à 09:31.\\\\\nModifié le 27/10/2019 à 11:30. Librement inspiré des pages suivantes :\nhttp:jonhall.info/createid3tagsusingffmpeg/\nhttps:*ffmpeg.org/ffmpeg-all.html#mp3 \\\\"},{"uuid":"d6bcffe2-9098-42c8-a4b5-6f2e77c4bd41","slug":"20230209-verifier-la-date-d-un-certificat","title":"Vérifier la date d'un certificat","category":"Journal geek","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-09 23:39:05","created_at":"2023-02-09 23:39:05","updated_at":"2023-02-09 23:39:05","tags":[],"plain":"Vous pouvez utiliser la commande openssl sclient pour vérifier un certificat SSL en ligne de commande bash.\n- Voici un exemple de commande pour vérifier le certificat sur le port HTTPS 443 : Cette commande se connecte à l'adresse \"www.abonnel.fr\" sur le port 443 (le port standard pour HTTPS) et affiche les informations sur le certificat SSL, y compris la date d'expiration. N'oubliez pas de remplacer \"www.abonnel.fr\" par l'adresse du site que vous souhaitez vérifier. Si la chaîne de certification n'est pas valide, vous verrez un message d'erreur similaire à \"chain validation failed\". Vous pouvez trouver plus d'informations sur les raisons de ce message d'erreur dans ma réponse ci-dessous.\n- Voici un exemple de commande pour vérifier le certificat sur le port IMAP 993 : Cette commande se connecte à l'adresse \"imap.abonnel.fr\" sur le port 993 (le port standard pour IMAPS) et affiche les informations sur le certificat SSL, y compris la date d'expiration. N'oubliez pas de remplacer \"imap.abonnel.fr\" par l'adresse du site que vous souhaitez vérifier. chain validation failed\nL'erreur \"chain validation failed**\" signifie que le certificat SSL n'a pas pu être validé en raison d'une erreur dans la chaîne de certification. Cela peut se produire pour plusieurs raisons, telles que : 1. Le certificat est expiré.\n1. Le certificat n'a pas été émis par une autorité de certification reconnue.\n1. Le nom de domaine associé au certificat ne correspond pas au nom de domaine du site que vous essayez d'atteindre.\n1. La chaîne de certification comporte des erreurs ou des problèmes de configuration. Pour résoudre ce problème, vous devrez vous assurer que le certificat SSL est valide et que la chaîne de certification est correctement configurée. Vous pouvez également vérifier la date d'expiration du certificat en utilisant les commandes que je vous ai données précédemment. Si le certificat est expiré, vous devrez obtenir un nouveau certificat valide auprès de votre autorité de certification."},{"uuid":"eaa75131-5d97-4a9b-a48b-ceeb23d1370d","slug":"create-raid","title":"Créer un système RAID","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-09 11:28:46","created_at":"2023-02-09 11:28:46","updated_at":"2023-02-09 11:28:46","tags":[],"plain":"<note important>Attention, les disques utilisés seront entièrement effacés durant les opérations.</note> Instructions\nL'objectif est de créer un système RAID avec deux disques durs physiques. J'utilise l'application mdadm\n sudo apt install mdadm\n \nOn prépare les deux disques\n sudo dd if=/dev/zero of=/dev/sda bs=256M count=1\n \n sudo dd if=/dev/zero of=/dev/sdb bs=256M count=1 On créer une partition primaire sur le disque sda\n sudo parted /dev/sda Puis dans parted, sélectionner :\n mklabel gpt\n print\n mkpart primary 0% 100%\n print\n quit On reproduit le même scénario pour sdb On créer le RAID mirror avec mdadm\n sudo mdadm --create --verbose /dev/md0 --level=mirror --raid-devices=2 /dev/sda1 /dev/sdb1 On obtient un disque RAID nommé /dev/md0. On créer la configuration\n sudo -i\n mdadm --detail --scan >> /etc/mdadm/mdadm.conf\n exit On formate le disque /dev/md0 en ext4\n sudo mkfs.ext4 -v -m .1 -b 4096 -E stride=32,stripe-width=64 /dev/md0 Utiliser le disque RAID\nVous pouvez le monter sur votre machine\n sudo mkdir /mnt/md0\n sudo mount /dev/md0 /mnt/md0\n sudo chmod -R 777 /mnt/md0 Si vous perdez votre RAID, vous pouvez le ré-affecter\n mdadm /dev/md0 -a /dev/sdX0\n \nMonter automatiquement votre RAID\n sudo blkid\n sudo nano /etc/fstab\n UUID=XXXXXXXX-XXXX-XXXX-XXXX-XXXXXXXXXXXX /mnt/md0 ext4 defaults 0 0"},{"uuid":"3f750a3a-fad0-4089-98e5-79c8b4287ea2","slug":"esp8266ex-restore-commandes-at","title":"Réinitialisation d'un ESP-01 : restauration du firmware AT","category":"Électronique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2020-12-13 14:35","created_at":"2020-12-13 14:35:26","updated_at":"2026-05-13 18:15:11","tags":[],"plain":"Introduction\r\n\r\nL'ESP-01 est un petit module Wi-Fi très répandu, construit autour du microcontrôleur ESP8266EX fabriqué par Espressif. À sa sortie d'usine, il est livré avec un firmware (le programme interne du circuit) qui permet de le piloter à l'aide de commandes textuelles simples appelées commandes AT. Ce firmware peut être effacé ou corrompu, par exemple après avoir téléversé un programme Arduino ou MicroPython sur le module. Ce document explique comment remettre l'ESP-01 dans son état d'origine afin de retrouver l'usage des commandes AT.\r\n\r\nQuelques notions préalables\r\n\r\nAvant de commencer, il est utile de clarifier quelques termes.\r\n\r\nUn firmware est le logiciel embarqué dans un composant électronique. Contrairement à un programme installé sur un ordinateur, il s'écrit directement dans la mémoire flash du microcontrôleur et s'exécute au démarrage du circuit.\r\n\r\nUn fichier binaire (extension ) est le résultat de la compilation d'un code source écrit dans un langage évolué, généralement le C. Une fois compilé, le fichier ne contient plus que des instructions destinées au processeur, illisibles directement par un humain. Il n'est pas nécessaire de les modifier : ils se téléversent tels quels dans le microcontrôleur.\r\n\r\nLa mémoire flash de l'ESP8266EX est divisée en zones. Chaque binaire doit être écrit à une adresse mémoire précise, sans quoi le module ne saura pas où trouver le code à exécuter au démarrage. Sur l'ESP-01, la mémoire est généralement organisée en 512k + 512k, ce qui signifie que la flash totale de 8 Mbit (1 Mo) est partagée en deux zones de 512 ko : l'une pour le programme actif, l'autre réservée aux mises à jour à distance (OTA).\r\n\r\nÉtape 1 — Télécharger le firmware AT officiel\r\n\r\nLe firmware est mis à disposition par Espressif sur son site officiel :\r\n\r\nhttps://www.espressif.com/en/products/socs/esp8266ex/resources\r\n\r\n\r\n\r\nDans la section , choisir la version ou plus récente. L'archive ZIP téléchargée contient plusieurs binaires destinés à l'ESP8266EX.\r\n\r\nQuatre fichiers sont particulièrement importants :\r\nbootv1.7.bin — le chargeur de démarrage (bootloader), premier programme exécuté à la mise sous tension ;\r\nuser1.1024.new.2.bin — le programme AT proprement dit, qui interprète les commandes envoyées par la liaison série ;\r\nespinitdatadefaultv08.bin — les données d'initialisation (paramètres radio, calibration) ;\r\nblank.bin — un fichier rempli de zéros, utilisé pour réinitialiser certaines zones de la flash.\r\n\r\nUne copie de ces binaires pour la configuration ESP8266EX 512k+512k est disponible ici :\r\n\r\nhttps://gitlab.com/cedricAbonnel/esp/-/tree/master/esp01/esp8266exatbin\r\n\r\nÉtape 2 — Identifier le port série de l'ESP-01\r\n\r\nL'ESP-01 ne se connecte pas directement à un port USB : il faut passer par un adaptateur USB-série (souvent un module FTDI ou CH340). Une fois branché, l'ordinateur expose ce périphérique sous la forme d'un fichier dans .\r\n\r\nPour repérer ce fichier, exécuter dans un terminal :\r\n\r\n\r\n\r\nParmi les entrées affichées, celle qui nous intéresse est généralement /dev/ttyUSB0 (parfois si plusieurs adaptateurs sont branchés, ou selon le modèle).\r\n\r\nUne astuce utile : exécuter la commande une première fois sans l'adaptateur, puis une seconde fois après l'avoir branché. La nouvelle entrée qui apparaît est celle du module.\r\n\r\nÉtape 3 — Préparer le téléversement avec esptool.py\r\n\r\nesptool.py est l'outil officiel d'Espressif, écrit en Python, qui permet de communiquer avec la mémoire flash de l'ESP8266EX. S'il n'est pas déjà installé, on peut l'obtenir via :\r\n\r\n\r\n\r\nAvant le téléversement, l'ESP-01 doit être placé en mode programmation : la broche GPIO0 doit être reliée à la masse (GND) au moment de la mise sous tension. Sans cette manipulation, le module démarre normalement et refuse l'écriture en flash.\r\n\r\nÉtape 4 — Téléverser les binaires\r\n\r\nLa commande suivante écrit les quatre binaires aux bonnes adresses mémoire :\r\n\r\n\r\n\r\nDécortiquons les options :\r\nindique le port série identifié à l'étape précédente ;\r\nest la sous-commande d'écriture en mémoire flash ;\r\nprécise le mode d'accès à la flash (Quad I/O, le plus rapide, supporté par l'ESP-01).\r\n\r\nChaque valeur hexadécimale (, , etc.) qui précède un nom de fichier indique l'adresse mémoire à laquelle l'écriture doit commencer. La table de correspondance officielle pour une flash de 8 Mbit organisée en 512k+512k est la suivante :\r\n\r\n\r\n\r\nL'adresse correspond aux paramètres système, et à la zone RF système : les remplir de zéros () garantit un démarrage propre.\r\n\r\nSi tout se passe bien, esptool affiche la progression du téléversement et confirme la réussite de l'opération. C'est le moment d'apprécier le travail accompli :\r\n\r\n\r\n\r\nÉtape 5 — Vérifier le bon fonctionnement\r\n\r\nAprès le téléversement, retirer la connexion entre GPIO0 et la masse, puis redémarrer le module. Ouvrir une console série (par exemple avec , ou la console série de l'IDE Arduino) à la vitesse 115200 bauds :\r\n\r\n\r\n\r\nTaper la commande suivie d'un retour à la ligne. Le module doit répondre . La commande retourne la version du firmware installé, ce qui permet de confirmer la réussite de la réinitialisation.\r\n\r\n\r\n\r\nEn cas de problème\r\n\r\nQuelques pistes si la procédure échoue :\r\nAucune réponse d'esptool : vérifier que GPIO0 est bien reliée à GND au moment de l'alimentation, et que l'adaptateur USB-série fournit assez de courant (l'ESP-01 demande des pics jusqu'à 300 mA).\r\nRéponses illisibles dans la console série : la vitesse par défaut a pu changer selon la version du firmware. Essayer 9600, 74880 ou 115200 bauds.\r\nErreur de checksum ou de mode flash** : essayer à la place de , certains clones d'ESP-01 ne supportent pas le mode Quad I/O.\r\n\r\nConclusion\r\n\r\nCette procédure restaure un ESP-01 dans son état d'origine, prêt à recevoir des commandes AT depuis n'importe quel système capable de dialoguer en série : ordinateur, Arduino, Raspberry Pi, etc. Elle constitue également un bon exercice d'introduction aux notions de firmware, de mémoire flash et de programmation bas-niveau des microcontrôleurs."}]