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[{"uuid":"9b76aca1-e2d8-4894-a4b0-604c63cf5543","slug":"installer-le-scanner-epson-perfection-v200-photo-version-11901","title":"Comment faire pour installer le scanner Epson Perfection V200 Photo ? (version 1.19.0-1)","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-28 20:02:47","created_at":"2023-02-28 20:02:47","updated_at":"2023-02-28 20:02:47","tags":[],"plain":"<note warning>Une version plus récente de ce document est disponbile sur ce Wiki. La version que vous consultez comporte des éléments qui ne sont plus d'actualité. Merci de vous rediriger vers la page </note> Obtenir les pilotes\nRécupérer l'application de numérisation pour Linux depuis la page pilotes Epson pour Linux. Elle redirigera vers la page des pilotes Avasys Scanner.. [^note: depuis le 25/11/2011 EPSON a repris cette activité]\nepson.net - driver download core V200 Linux et epson.net - driver download plugin V200 Linux Par exemple :\niscan-data-1.19.0-1.noarch.rpm\niscan-2.29.1-5.usb0.1.ltdl7.x8664.rpm\niscan-plugin-gt-f670-2.1.2-1.x8664.rpm\nInstaller les programmes\nInstallez-les dans cet ordre : Vérifier la détection du scanner\nIl est possible de vérifier que le scanner soit bien détecté sur un des ports usb avec la comme lsusb. La commande sane-find-scanner permettra de vérifier que le scanner soit bien détecté. Initialiser\nLors du premier lancement, lancer le programme iscan en root. La nuémrisation peut également s'effectuer depuis Gimp :\n1. Fichier\n1. Créer\n1. Scanning (iscan)... Lapplication sane ne pilotera pas le scanner."},{"uuid":"4cf2f515-33ef-40ca-86a8-8f9360be8d1f","slug":"que-faire-avec-votre-ancien-operateur","title":"Que faire avec votre ancien opérateur ?","category":"Journal geek","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2020-04-17 18:06:54","created_at":"2020-04-17 18:06:54","updated_at":"2020-04-17 18:06:54","tags":[],"plain":"Free a lancé son nouveau forfait, mais vous êtes nombreux à vous demander comment faire pour se désabonner de chez SFR, Bouygues ou Orange.\nUn Responsable Juridique de UFC QUE CHOISIR répond à Jean Marc MORANDINI. Résiliation, numéro RIO, procédure de changement d'opération sans changer de numéro (vous conservez le même numéro)... Un engagement de 12 mois est à payer jusqu'au bout.\nPar contre, un engagement de 24 mois, vous ne devez payer que 25% des sommes restantes à payer au-delà du 12ème mois. Votre durée engagement vous est annoncé au numéro de téléphone au 3179 (appel gratuit). 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Après avoir exécuté la commande , j'obtiens Linux a installé les pilotes i915: Mais je reste bloqué sur le même problème. La résolution de l'écran ne veut pas aller plus loin que 1024x768. Je me diriger doucement vers une configuration de Xorg avec xrandr. Voilà les commandes saisies :\n J'ai fini par changer de carte vidéo. J'ai opté pour une NVidia GT710 qui répond au besoin. https:askubuntu.com/questions/776435/i-cant-get-1920x1080-with-intel-linux-graphic-driver https:unix.stackexchange.com/questions/330639/cant-get-past-1024x768-resolution-intel-graphics-xorg-debian-jessie-mate-env http:*xtiming.sourceforge.net/cgi-bin/xtiming.pl"},{"uuid":"4cf880e6-e4e0-42dd-aae2-675837850b83","slug":"compromission-de-jdownloader-6-7-mai-2026-analyse-indicateurs-et-procedure-de-detection","title":"JDownloader : quand le CMS devient la faille","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.webp","published":true,"published_at":"2026-05-12 17:09","created_at":"2026-05-12 17:10:36","updated_at":"2026-05-12 17:21:01","tags":[],"plain":"À propos de l'incident de sécurité affectant le site officiel jdownloader.org les 6 et 7 mai 2026.\r\n\r\nJDownloader expliqué simplement\r\n\r\nJDownloader est un gestionnaire de téléchargements écrit en Java, distribué gratuitement par l'éditeur allemand AppWork GmbH depuis plus de quinze ans. Il sert essentiellement à automatiser la récupération de fichiers depuis des hébergeurs (Mega, Uptobox, Rapidgator…), des plateformes vidéo et des services de liens premium. Côté utilisateur, c'est l'outil qu'on lance pour récupérer une série de fichiers en une opération, plutôt que cliquer sur cent liens un par un. L'application est multiplateforme — Windows, Linux, macOS — et tourne sur quelques millions de postes dans le monde.\r\n\r\nLe projet est distribué de plusieurs façons : un JAR principal (le binaire Java pur), des installateurs natifs par OS depuis le site officiel, et des paquets passant par des canaux distribués comme Flatpak, Snap ou Winget. C'est cette diversité de canaux qui va jouer un rôle central dans ce qui suit.\r\n\r\nL'incident : ce qui s'est passé\r\n\r\nEntre le 6 mai 2026 à 00 h 01 UTC et le 7 mai 2026 à 17 h 06 UTC, le site officiel a distribué des installateurs piégés à la place des binaires légitimes. La fenêtre n'a duré qu'environ 48 heures, et seuls deux liens ont été affectés. Mais pendant cette fenêtre, tout utilisateur qui passait par le bon parcours téléchargeait un cheval de Troie au lieu d'un gestionnaire de téléchargements.\r\n\r\nLe scénario reconstitué par l'équipe d'AppWork et les chercheurs en sécurité (BleepingComputer, Thomas Klemenc, équipe Rescana) se déroule en quatre temps.\r\n\r\n1. Compromission du CMS du site. Les attaquants ont exploité une vulnérabilité non corrigée dans le système de gestion de contenu de , qui permettait de modifier les listes de contrôle d'accès et le contenu publié sans authentification. Point crucial : ils n'ont pas eu accès au serveur sous-jacent, ni au système de fichiers, ni à l'infrastructure de build. Juste au contenu web — et ça a suffi.\r\n\r\n2. Réécriture de deux liens. Plutôt que de tenter de modifier les binaires originaux (qui étaient hors de leur portée), les attaquants ont fait beaucoup plus simple : ils ont changé l'URL cible de deux liens publics sur la page de téléchargement. Le lien « Download Alternative Installer » pour Windows et le script shell pour Linux pointaient désormais vers des fichiers malveillants hébergés sur une infrastructure tierce. Le HTML autour, lui, restait identique. Visuellement, rien ne distinguait la page propre de la page piégée.\r\n\r\n3. Charges utiles différenciées par plateforme. Sur Windows, l'installateur piégé agit comme un loader qui déploie un RAT (Remote Access Trojan) écrit en Python, fortement obfusqué, communiquant avec deux serveurs de commande et contrôle ( et ). Le RAT est modulaire : il reçoit du code Python depuis le C2 et l'exécute, ce qui donne aux attaquants une porte ouverte indéfiniment extensible. Sur Linux, le script shell modifié télécharge une archive depuis , déguisée en fichier SVG, dont il extrait deux binaires ELF — et . Le second est installé en SUID-root dans , le premier est copié dans , et la persistance est assurée par un script déposé dans . Le malware se lance ensuite déguisé en , un nom de processus qui existe légitimement sur la plupart des distributions.\r\n\r\n4. Détection par la communauté. L'alerte n'est pas venue d'un système de surveillance, mais d'un utilisateur Reddit (PrinceOfNightSky) qui a remarqué que Microsoft Defender bloquait son installateur fraîchement téléchargé. La signature numérique indiquait « Zipline LLC » au lieu de « AppWork GmbH ». L'équipe AppWork a confirmé, mis le site hors ligne pour investigation dans les heures qui ont suivi, puis publié un rapport d'incident détaillé. Le site est revenu en ligne dans la nuit du 8 au 9 mai avec des liens vérifiés.\r\n\r\nPourquoi c'est systémique\r\n\r\nÀ première vue, c'est un incident isolé : une faille CMS, une équipe qui patche, le service revient. Vu de loin, ça ressemble à un mauvais quart d'heure. Mais en prenant un peu de recul, le schéma est troublant.\r\n\r\nCPUID, début avril 2026. Le site officiel de l'éditeur de CPU-Z est compromis, des installateurs piégés sont distribués pendant plusieurs jours.\r\n\r\nDAEMON Tools, début mai 2026. Même schéma : compromission du site officiel, substitution d'installateurs, plusieurs versions infectées (12.5.0.2421 à 12.5.0.2434) distribuées avant détection.\r\n\r\nJDownloader, 67 mai 2026. Toujours le même schéma.\r\n\r\nTrois compromissions d'éditeurs logiciels en cinq semaines, exactement sur le même schéma : pas d'intrusion dans l'infrastructure de build, pas de modification du code source, pas de vol de certificat de signature de l'éditeur. À chaque fois, le maillon faible est le CMS qui sert la page de téléchargement. Ce qu'on attaque, ce n'est pas le logiciel ; c'est le panneau publicitaire qui pointe vers le logiciel.\r\n\r\nCette mécanique est intéressante parce qu'elle déjoue à peu près toutes les défenses « modernes » de la chaîne d'approvisionnement.\r\n\r\nLa signature de code ne protège pas. Le binaire légitime de JDownloader est toujours signé proprement par AppWork GmbH. Mais le binaire malveillant servi à sa place est signé, lui aussi — par un autre éditeur (Zipline LLC, The Water Team), avec des certificats vraisemblablement volés ou achetés au marché noir. La signature certifie que le fichier vient bien de celui qui l'a signé ; elle ne certifie pas que c'est le bon fichier.\r\n\r\nLe HTTPS ne protège pas. La page de téléchargement est servie en HTTPS valide, depuis le bon domaine, avec le bon certificat. Le navigateur n'a aucune raison de tiquer.\r\n\r\nLes mises à jour in-app sont, elles, protégées. AppWork le souligne : chaque mise à jour livrée par le mécanisme intégré de JDownloader est signée RSA et vérifiée cryptographiquement, indépendamment du site web. Ce canal n'a pas été touché. C'est tout le paradoxe : les utilisateurs qui mettaient à jour JDownloader depuis l'application elle-même n'ont rien risqué ; ceux qui sont allés sur le site officiel pour le télécharger « proprement » sont les seuls exposés.\r\n\r\nLes paquets distribués sont protégés. Flatpak, Snap, Winget, le JAR principal — tout ce qui passe par une chaîne d'approvisionnement où l'intégrité est vérifiée par checksum hors site est resté propre. AppWork le résume sans détour : « Winget/Flatpak/Snap infra is outside of our reach — files downloaded by those are hosted on other infra and secured by sha256 checksums that are unchanged. »\r\n\r\nAutrement dit, plus le canal est court et naïf, plus il est vulnérable. Le téléchargement direct depuis un site web est le canal le plus naïf qui soit : on fait confiance au CMS, point. Tout l'effort de sécurisation de l'écosystème logiciel — signatures, builds reproductibles, SBOMs, attestations de provenance — porte sur la chaîne de production et la chaîne de distribution centralisée. Le maillon « page HTML qui dit clique ici », lui, est resté tel qu'il était en 2005.\r\n\r\nComment vérifier si on est touché\r\n\r\nLa fenêtre est étroite, donc le filtrage est simple. Trois questions, dans l'ordre :\r\n\r\n1. L'installateur a-t-il été récupéré entre le 6 mai 2026 (00 h 01 UTC) et le 7 mai 2026 (17 h 06 UTC) ?\r\n2. S'agit-il du lien « Download Alternative Installer » Windows ou du script shell Linux depuis ?\r\n3. Le fichier a-t-il été exécuté ?\r\n\r\nTrois oui → traiter la machine comme compromise. N'importe quel non dans la liste → aucun risque lié à cet incident. Une installation pré-existante mise à jour automatiquement, un paquet Flatpak/Snap/Winget, le JAR, la version macOS : rien à craindre.\r\n\r\nSous Windows\r\n\r\nLe contrôle de référence, c'est la signature numérique. Clic droit sur l'installateur → Propriétés → onglet Signatures numériques. La valeur attendue est . Toute autre signature (notamment Zipline LLC ou The Water Team), ou l'absence de signature, désigne un fichier malveillant.\r\n\r\nEn PowerShell :\r\n\r\n\r\n\r\nSi n'est pas ou si le certificat ne contient pas , ne pas exécuter.\r\n\r\nSous Linux\r\n\r\nTrois artefacts sont à chercher en post-exécution :\r\n\r\n\r\n\r\nL'apparition de l'un de ces trois éléments suffit à confirmer l'infection. Pour aller plus loin, un coup d'œil au trafic sortant vers les trois domaines C2 (, , ) dans les logs DNS ou via permet de confirmer l'activité du malware.\r\n\r\nSi le script installateur traîne encore quelque part, sa signature est sans ambiguïté : taille de 7 934 496 octets, SHA-256 commençant par .\r\n\r\nEn cas de compromission confirmée\r\n\r\nLa position officielle d'AppWork est sans nuance : réinstallation complète du système. Un RAT modulaire avec persistance SUID-root et exécution arbitraire de code Python depuis un C2 n'est pas quelque chose qu'on retire avec un antivirus. Il faut considérer que tout secret qui a transité sur la machine est compromis — mots de passe saisis au clavier, clés SSH, jetons API, cookies de session, configurations cloud — et les faire tous tourner après réinstallation, depuis une autre machine saine.\r\n\r\nCe que ça change pour qui s'auto-héberge\r\n\r\nL'incident JDownloader est un exemple éclairant pour qui exploite ses propres services exposés sur Internet — un Forgejo, un reverse proxy, un site personnel. La leçon n'est pas vraiment côté utilisateur (la procédure de détection plus haut suffit), elle est côté opérateur.\r\n\r\nLe CMS de JDownloader n'a probablement pas été ciblé pour ses qualités intrinsèques. C'est un dommage collatéral d'un schéma plus large : tout site qui distribue un binaire avec un nombre significatif d'utilisateurs devient une cible rentable, et le CMS public est souvent la pièce la moins surveillée du dispositif. On sécurise le serveur Git, le pipeline de build, la signature des paquets — et on laisse tourner un CMS qui n'a pas été patché depuis huit mois parce qu'il « ne sert qu'à afficher la page d'accueil ».\r\n\r\nQuelques principes opérationnels qui en découlent.\r\n\r\nSéparer le canal de publication du canal de vérification. AppWork a eu raison sur un point essentiel : leurs mises à jour in-app passent par une infrastructure indépendante du site web, avec signature RSA vérifiée côté client. Quand on auto-héberge, ça se traduit par : ne jamais utiliser le même serveur pour distribuer un binaire et publier son empreinte. Le checksum doit vivre ailleurs — dans un dépôt Git séparé, sur un domaine différent, idéalement sur une infrastructure qu'on n'administre pas soi-même.\r\n\r\nSurveiller la dérive du contenu publié. Une simple vérification quotidienne du hash des pages publiques (un cron qui calcule le SHA-256 des URL critiques et alerte en cas de changement non planifié) aurait détecté la compromission de JDownloader en moins d'une heure. C'est le genre de surveillance qu'aucune solution commerciale ne propose nativement, et qui s'écrit en quinze lignes de bash.\r\n\r\nPatcher le CMS avec la même rigueur que l'OS. L'automatisation des mises à jour applicatives reste sous-investie, surtout pour les outils « périphériques » (CMS, wiki, formulaire de contact). Une mise à jour automatique de niveau correctif n'est pas plus risquée qu'une mise à jour du noyau, et elle évite ce type de scénario.\r\n\r\nAuditer les ACL régulièrement. La faille exploitée ici permettait de modifier les ACL sans authentification. C'est l'équivalent CMS d'un répertoire dans un coin du système. Un audit périodique des permissions sur les pages publiques fait partie du minimum syndical pour un service exposé.\r\n\r\nEn résumé\r\n\r\nJDownloader n'a pas été cassé. Son code source est intact, son infrastructure de build est intacte, ses paquets officiels distribués via Flatpak ou Snap sont intacts, ses mises à jour internes sont intactes. Ce qui a été cassé, c'est le panneau qui dit où aller chercher le binaire.\r\n\r\nC'est une mécanique élégante du point de vue de l'attaquant, et inquiétante du point de vue de l'opérateur. Elle illustre quelque chose que l'incident NPM avait déjà mis en lumière dans un autre registre : la chaîne d'approvisionnement logicielle n'est pas une chaîne, c'est un réseau, et les points faibles ne sont jamais là où on les attend. On peut investir massivement dans la sécurité du code, du build et de la signature ; si la page web qui sert le lien reste un Wordpress non patché derrière un nom de domaine prestigieux, tout cet investissement passe à côté.\r\n\r\nLe rôle de l'opérateur en 2026, ce n'est plus de protéger le code. C'est de protéger chaque maillon qui sert à dire au monde où trouver le code — et de partir du principe que ce maillon-là sera le prochain à céder.\r\n\r\nLiens & sources\r\n\r\nJDownloader site hacked to replace installers with Python RAT malware | BleepingComputer\r\n\r\nRapport d'incident officiel | jdownloader.org\r\n\r\nJDownloader Website Supply Chain Attack | Rescana\r\n\r\nLe site officiel de JDownloader compromis | IT-Connect"},{"uuid":"6f2639a5-58ed-4102-a6a2-0acbecf01de5","slug":"esp8266-commandes-at","title":"ESP8266 : prise en main des commandes AT","category":"Électronique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2020-12-13 08:51","created_at":"2020-12-13 08:51:55","updated_at":"2026-05-13 18:23:54","tags":[],"plain":"Présentation\r\n\r\nL'ESP8266 est un microcontrôleur Wi-Fi développé par Espressif. Lorsqu'il sort d'usine, ou lorsqu'il est flashé avec le firmware AT officiel d'Espressif, il accepte un jeu d'instructions textuelles appelées commandes AT (ou commandes Hayes, du nom du fabricant de modems qui les a popularisées dans les années 1980).\r\n\r\nLe module ESP-01, le plus répandu pour découvrir l'ESP8266, est généralement livré avec ce firmware AT préchargé. Il est donc utilisable immédiatement, sans programmation, simplement en lui envoyant des commandes texte sur sa liaison série.\r\nPrérequis matériel : un ESP-01 connecté à un PC via un adaptateur USB-série, et un terminal série (moniteur série de l'IDE Arduino, , , PuTTY…) configuré à 115200 bauds avec fin de ligne CR+LF.\r\nNote sur les versions : la syntaxe et les codes retour des commandes AT varient selon la version du firmware. Les exemples ci-dessous correspondent à un firmware AT v1.x typique sur ESP-01. Pour les firmwares plus récents (AT v2.x sur ESP32), certaines commandes prennent des paramètres supplémentaires.\r\n\r\nTravaux pratiques\r\n\r\nL'enchaînement ci-dessous permet de mettre l'ESP-01 sur un réseau Wi-Fi, puis de le transformer en serveur HTTP minimaliste. Chaque commande est envoyée depuis le terminal série ; les lignes préfixées par représentent la réponse du module.\r\n\r\n1. Vérifier le mode Wi-Fi courant\r\n\r\n\r\n\r\nLe module répond avec un chiffre indiquant son mode courant (voir glossaire plus bas).\r\n\r\n2. Passer en mode dual (client + point d'accès)\r\n\r\n\r\n\r\nLe mode 3 active simultanément le mode station (le module se connecte à un Wi-Fi existant) et le mode AP (le module expose son propre point d'accès). C'est le mode le plus polyvalent pour expérimenter.\r\n\r\n3. Se connecter à un réseau Wi-Fi\r\n\r\n\r\n\r\nTrois événements sont remontés successivement :\r\nWIFI CONNECTED : association réussie au point d'accès ;\r\nWIFI GOT IP : adresse IP obtenue via DHCP ;\r\nOK : la commande est terminée avec succès.\r\n\r\n4. Lister les adresses IP et MAC du module\r\n\r\n\r\n\r\nEn mode dual, le module possède deux interfaces réseau :\r\nAP (point d'accès) : adresse fixe par défaut, sur laquelle se connectent les clients du Wi-Fi exposé par l'ESP ;\r\nSTA (station/client) : adresse attribuée par le routeur du réseau auquel l'ESP s'est connecté.\r\n\r\n5. Activer les connexions multiples\r\n\r\n\r\n\r\nPar défaut, l'ESP n'accepte qu'une seule connexion TCP simultanée. Le mode multi-connexion est obligatoire pour faire fonctionner le module en serveur (étape suivante).\r\n\r\n6. Démarrer un serveur TCP sur le port 80\r\n\r\n\r\n\r\nLe module écoute désormais sur le port 80 de son adresse STA. Un simple navigateur pointé sur (l'adresse retournée par ) déclenche une connexion HTTP.\r\n\r\n7. Observer une requête entrante\r\n\r\nLorsqu'un client se connecte, l'ESP recopie sur la liaison série l'événement de connexion, puis la requête HTTP brute, et enfin la fermeture de la connexion :\r\n\r\n\r\n\r\nLecture :\r\n: un client vient de s'associer ; est l'identifiant de connexion (link ID), utile en mode multi-connexion ;\r\n: l'ESP a reçu 341 octets sur la connexion ; ces octets suivent immédiatement (ici, l'en-tête HTTP envoyé par Firefox) ;\r\n: le client a fermé la connexion (ou un timeout est intervenu).\r\n\r\nÀ ce stade, l'ESP ne répond rien au client : il faut explicitement envoyer une réponse avec (voir glossaire). Le navigateur affichera donc une page vide ou un message d'erreur.\r\n\r\nPour aller plus loin : répondre au client\r\n\r\nPour renvoyer une page HTML minimale au client :\r\n\r\n\r\n\r\nLe module affiche et attend exactement le nombre d'octets annoncé, puis envoie le tout sur la connexion . Il faut ensuite fermer la connexion avec :\r\n--\r\n\r\nGlossaire des commandes AT\r\n\r\nConventions\r\n\r\nTrois formes coexistent pour la plupart des commandes :\r\nForme | Syntaxe | Rôle |\r\n---|---|---|\r\nInterrogation | | Lire la valeur courante |\r\nTest | | Lister les valeurs autorisées |\r\nAffectation | | Modifier la valeur |\r\n\r\nLes chaînes de caractères (SSID, mot de passe…) sont toujours encadrées par des guillemets droits.\r\n\r\nCommandes Wi-Fi\r\n\r\n— Mode de fonctionnement Wi-Fi\r\n\r\n\r\n\r\nValeurs de :\r\nValeur | Mode | Description |\r\n---|---|---|\r\n1 | STA | Station/client : le module se connecte à un Wi-Fi existant |\r\n2 | AP | Point d'accès : le module expose son propre Wi-Fi |\r\n3 | STA+AP | Mode dual : les deux à la fois |\r\n\r\nExemple :\r\n\r\n\r\n\r\n— Lister les points d'accès visibles\r\n\r\n\r\n\r\nRetourne une ligne par réseau détecté, sous la forme :\r\nChamp | Signification |\r\n---|---|\r\n| Chiffrement : ouvert, WEP, WPA-PSK, WPA2-PSK, WPA/WPA2-PSK |\r\n| Nom du réseau |\r\n| Puissance du signal en dBm (plus la valeur est proche de 0, plus le signal est fort) |\r\n| Adresse MAC du point d'accès (BSSID) |\r\n| Canal Wi-Fi (1 à 13 en Europe sur 2,4 GHz) |\r\n\r\nExemple :\r\n\r\n\r\n\r\nPrérequis : doit inclure le mode station (1 ou 3).\r\n\r\n— Se connecter à un point d'accès\r\n\r\n\r\n\r\nCodes d'erreur retournés en cas d'échec via :\r\nCode | Signification |\r\n---|---|\r\n1 | Délai de connexion dépassé |\r\n2 | Mot de passe incorrect |\r\n3 | SSID introuvable |\r\n4 | Échec de connexion (autre) |\r\n\r\nExemple d'échec :\r\n\r\n\r\n\r\nExemple de réussite :\r\n\r\n\r\n\r\n— Se déconnecter du point d'accès\r\n\r\n\r\n\r\nÀ ne pas confondre avec une commande de sauvegarde : signifie Quit AP, c'est-à-dire déconnexion. Les paramètres de connexion (SSID, mot de passe) sont en revanche automatiquement mémorisés en flash par les commandes et dans les versions classiques du firmware AT — le module se reconnectera donc au démarrage suivant.\r\n\r\n— Adresses IP et MAC locales\r\n\r\n\r\n\r\nRenvoie les adresses IP et MAC du module pour chaque interface active :\r\n/ : interface point d'accès (toujours par défaut) ;\r\n/ : interface station (attribuée par le DHCP du réseau rejoint).\r\n\r\nEn mode , seule la partie STA est retournée ; en mode 2, seule la partie AP.\r\n\r\nCommandes TCP/IP\r\n\r\n— Activer les connexions multiples\r\n: connexion unique (mode par défaut) ;\r\n: jusqu'à 5 connexions simultanées, chacune identifiée par un link ID de 0 à 4.\r\n\r\nPrérequis pour passer en mode 1 : aucune connexion ne doit être active, et le module ne doit pas déjà être en mode serveur.\r\n\r\n— Démarrer un serveur TCP\r\n: pour démarrer, pour arrêter ;\r\n: port d'écoute, optionnel (par défaut 333).\r\n\r\nPrérequis : doit avoir été exécuté au préalable.\r\n\r\nAprès un arrêt (), un redémarrage du module est nécessaire () pour libérer complètement le port.\r\n\r\n— Envoyer des données sur une connexion\r\n\r\n\r\n\r\nLe module affiche un prompt et attend exactement octets, puis transmet le bloc au client. Indispensable pour répondre à une requête HTTP entrante.\r\n\r\n— Fermer une connexion\r\n\r\n\r\n\r\nCommandes générales utiles\r\nCommande | Rôle |\r\n---|---|\r\n| Test de présence du module (doit répondre ) |\r\n| Redémarrer le module |\r\n| Afficher la version du firmware AT |\r\n| Changer le débit série (non persistant) |\r\n/ | Désactiver / activer l'écho des commandes |\r\n--\r\n\r\nRécapitulatif : déclarer un serveur HTTP minimal\r\n\r\nSéquence complète depuis un ESP-01 vierge :\r\n\r\n\r\n\r\nÀ partir de cet instant, toute connexion entrante sur est remontée sur le port série sous forme d'événements , à charge pour le programme côté PC (ou pour un firmware personnalisé) de les analyser et de répondre via .\r\n\r\nLimites du firmware AT\r\n\r\nLe firmware AT est pratique pour découvrir et tester l'ESP8266, mais il montre vite ses limites :\r\nlatence importante (chaque commande passe par le port série) ;\r\npas de TLS correct dans les anciennes versions ;\r\ncomplexité pour gérer plusieurs clients simultanés ;\r\ndépendance à un hôte qui pilote l'ESP en permanence.\r\n\r\nPour des projets plus aboutis, il est préférable de flasher l'ESP avec un firmware personnalisé (Arduino, ESP-IDF, MicroPython, Tasmota, ESPHome…) qui exécute directement la logique applicative sur le microcontrôleur, sans intermédiaire série.\r\n```"}]