Files
varlog/_cache/similar/b9f0369a-2823-4af4-819c-3a1fc0cf2b8c.json
2026-05-15 10:37:48 +02:00

1 line
60 KiB
JSON
Raw Permalink Blame History

This file contains ambiguous Unicode characters
This file contains Unicode characters that might be confused with other characters. If you think that this is intentional, you can safely ignore this warning. Use the Escape button to reveal them.
[{"uuid":"a5421e5e-aac1-404e-8ad6-ea920462500c","slug":"hack","title":"hack et liberté","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-03-14 21:24:44","created_at":"2023-03-14 21:24:44","updated_at":"2023-03-14 21:24:44","tags":[],"plain":"Quelques références\nLa Déclaration d'Indépendance du Cyberespace\nFranceNet FranceNet était un fournisseur d'accès à Internet en France qui a été créé en 1994. À l'époque, Internet était encore relativement nouveau en France, et FranceNet était l'un des premiers fournisseurs d'accès grand public à Internet dans le pays. FranceNet a connu un succès rapide et a rapidement gagné en popularité auprès des utilisateurs d'Internet en France. Le fournisseur d'accès proposait une variété de services, tels que des connexions à haut débit, des outils de messagerie électronique et des forums de discussion en ligne. En 2000, FranceNet a été racheté par l'entreprise américaine AOL, qui a fusionné les services de FranceNet avec ceux d'AOL France. La marque FranceNet a été abandonnée et remplacée par la marque AOL France. Bien que FranceNet ne soit plus une entité indépendante, il est souvent considéré comme l'un des premiers fournisseurs d'accès à Internet en France et un pionnier de l'Internet grand public dans le pays.\nRafi Haladjian Rafi Haladjian est un entrepreneur et inventeur français. Il est surtout connu pour avoir cofondé des entreprises telles que Violet, Sen.se et HAP2U, qui se concentrent sur les technologies de l'Internet des objets et des capteurs. Haladjian est né en 1961 à Alep, en Syrie, et a déménagé en France avec sa famille alors qu'il était enfant. Il a étudié l'informatique et l'électronique à l'Université Paris 7, puis a travaillé comme ingénieur dans diverses entreprises de technologie. En 1999, Haladjian a cofondé Violet, une entreprise de technologie qui a créé le lapin Nabaztag, un objet connecté qui pouvait diffuser de la musique, des informations et d'autres données en temps réel. Le Nabaztag est devenu un symbole de l'Internet des objets et a été acquis par de nombreux utilisateurs dans le monde entier. Depuis la création de Violet, Haladjian a continué à travailler sur des projets liés à l'Internet des objets et des capteurs. En 2012, il a fondé Sen.se, une entreprise qui développe des capteurs connectés pour la maison et l'environnement. En 2016, il a cofondé HAP2U, une entreprise qui développe des technologies de retour haptique pour les écrans tactiles. Haladjian est considéré comme un innovateur dans le domaine de l'Internet des objets et des capteurs, et son travail a contribué à populariser ces technologies auprès du grand public.\nWorldNet WorldNet était un fournisseur d'accès à Internet aux États-Unis qui a été fondé en 1993. À l'époque, Internet était encore relativement nouveau pour le grand public et WorldNet était l'un des premiers fournisseurs d'accès grand public aux États-Unis. WorldNet proposait une connexion à Internet à haut débit pour les utilisateurs individuels et les entreprises. Le fournisseur d'accès offrait également des services tels que la messagerie électronique, les forums de discussion en ligne et les sites Web personnalisés. En 1996, WorldNet a été acheté par AT&T, l'un des plus grands fournisseurs de télécommunications aux États-Unis. La marque WorldNet a été abandonnée et remplacée par la marque AT&T WorldNet. Bien que WorldNet ne soit plus une entité indépendante, il est considéré comme l'un des premiers fournisseurs d'accès grand public à Internet aux États-Unis et a contribué à populariser l'utilisation d'Internet auprès du grand public.\nDavid Dufresne David Dufresne est un écrivain, réalisateur et journaliste français. Il est surtout connu pour son travail dans les domaines du journalisme d'investigation, des droits de l'homme et de la justice sociale. Dufresne a commencé sa carrière en tant que journaliste en travaillant pour des publications telles que Libération, Les Inrockuptibles et Le Nouvel Observateur. Il a couvert un certain nombre de sujets importants au cours de sa carrière, notamment les manifestations contre le CPE en France en 2006 et les manifestations des \"Gilets jaunes\" en 2018. En tant que réalisateur, Dufresne est connu pour son travail sur des documentaires tels que \"État de guerre\" (2007) et \"The Monopoly of Violence\" (2020), qui se concentrent sur les questions de violence policière et de répression politique en France. Il est également l'auteur de plusieurs livres, dont \"On ne vit qu'une heure\" (2019), un compte rendu détaillé de la mort de Rémi Fraisse lors d'une manifestation contre le barrage de Sivens en France en 2014. Dufresne est considéré comme un défenseur des droits de l'homme et de la justice sociale en France, et son travail a souvent été salué pour son engagement en faveur de la vérité et de la transparence.\naltern L'hébergement alternatif est une forme d'hébergement de sites Web qui s'oppose aux grandes entreprises de l'industrie de l'hébergement, en offrant une alternative plus éthique, durable et respectueuse de l'environnement. Les fournisseurs d'hébergement alternatif cherchent à offrir une alternative aux grandes entreprises en proposant des services d'hébergement de sites Web qui sont plus respectueux de l'environnement, plus éthiques et plus équitables pour les utilisateurs. Ils cherchent également à offrir des services plus personnalisés et plus conviviaux, avec une plus grande transparence en termes de tarification et de fonctionnalités. Les fournisseurs d'hébergement alternatif sont souvent des entreprises à but non lucratif, des coopératives, des entreprises sociales ou des entreprises locales qui cherchent à offrir des services de qualité à des tarifs abordables, tout en respectant l'environnement et les droits des travailleurs. Ils se concentrent sur des pratiques durables, comme l'utilisation de sources d'énergie renouvelable et l'utilisation de serveurs écoénergétiques, pour réduire leur impact sur l'environnement. L'hébergement alternatif est une réponse à la domination des grandes entreprises de l'industrie de l'hébergement qui ont tendance à privilégier les profits plutôt que les utilisateurs et l'environnement. Les utilisateurs qui cherchent une alternative plus respectueuse de l'environnement et plus éthique peuvent opter pour l'hébergement alternatif pour répondre à leurs besoins en matière d'hébergement de sites Web.\nValentin Lacambre Valentin Lacambre est un entrepreneur français qui a travaillé dans le domaine de l'Internet et des technologies de l'information. Il est surtout connu pour avoir cofondé Gandi.net, une entreprise qui fournit des services d'enregistrement de noms de domaine et d'hébergement de sites Web. Lacambre a commencé sa carrière dans l'industrie de l'Internet en travaillant pour des fournisseurs d'accès à Internet et des sociétés de développement de logiciels. En 1999, il a cofondé Gandi.net avec un groupe d'amis, avec pour objectif de créer une entreprise d'hébergement de sites Web éthique et respectueuse de l'environnement. Gandi.net est devenu l'un des principaux fournisseurs d'enregistrement de noms de domaine et d'hébergement de sites Web en France, offrant des services à des clients du monde entier. L'entreprise est également connue pour son engagement en faveur de l'éthique et de la responsabilité sociale, en adoptant des pratiques éco-responsables et en s'impliquant dans des projets de défense des droits numériques. En dehors de son travail avec Gandi.net, Lacambre est également un défenseur des droits numériques et de la liberté d'expression en ligne. Il a travaillé sur des projets pour aider à protéger la vie privée et la sécurité en ligne, et a plaidé pour la protection des libertés civiles dans l'espace numérique.\nOlivier Iteanu Olivier Iteanu est un avocat français spécialisé dans les technologies de l'information et de la communication (TIC). Il est considéré comme l'un des principaux experts en droit de l'Internet en France. Iteanu a commencé sa carrière d'avocat dans les années 1980, et s'est rapidement intéressé aux questions juridiques liées aux nouvelles technologies. Il est devenu un expert reconnu dans le domaine du droit de l'Internet et a travaillé sur de nombreuses affaires importantes liées à la propriété intellectuelle, la protection des données personnelles et la réglementation des services en ligne. Iteanu est également connu pour son travail en matière de protection de la vie privée et de la liberté d'expression en ligne. Il a plaidé en faveur de la protection des droits individuels dans l'espace numérique, et a travaillé sur des projets pour aider à protéger la vie privée des utilisateurs d'Internet. En plus de son travail d'avocat, Iteanu est également un conférencier et un auteur prolifique. Il a publié plusieurs livres sur les questions juridiques liées aux nouvelles technologies, et est souvent invité à donner des conférences sur ces sujets dans des événements et des universités en France et à l'étranger.\nBruce Schneier Bruce Schneier est un expert en sécurité informatique américain, auteur et chercheur en cryptographie. Il est surtout connu pour son travail dans le domaine de la sécurité informatique, de la cryptographie et de la vie privée. Schneier a travaillé pour diverses entreprises et organisations, notamment IBM, BT Group et la Commission de surveillance du renseignement étranger aux États-Unis. Il a également écrit de nombreux livres sur la sécurité informatique, la vie privée et la cryptographie, dont \"Applied Cryptography\" et \"Data and Goliath\". Schneier est considéré comme l'un des principaux experts en sécurité informatique au monde. Il a contribué à de nombreux projets et initiatives liés à la sécurité informatique, notamment le développement de l'algorithme de chiffrement Blowfish et le développement de Tor, un réseau informatique anonyme. Il a également été un défenseur de la vie privée et de la liberté d'expression en ligne. Schneier est souvent invité à donner des conférences et à participer à des événements sur la sécurité informatique et la cryptographie, et a reçu de nombreux prix et distinctions pour son travail dans ce domaine. Il est également connu pour son blog, \"Schneier on Security\", où il partage des commentaires, des réflexions et des analyses sur les questions de sécurité informatique, de vie privée et de cryptographie.\nFrench Data Network French Data Network (FDN) est le plus ancien fournisseur d'accès à Internet associatif en France. Il a été créé en 1992 à Paris et a été l'un des premiers à fournir un accès à Internet grand public en France. FDN a été créé par un groupe de militants de la technologie qui cherchaient à promouvoir l'accès à Internet pour tous. À l'époque, les services d'accès à Internet étaient principalement fournis par des grandes entreprises et étaient coûteux et difficiles à obtenir. FDN a cherché à offrir une alternative à ces services, en fournissant un accès à Internet abordable et accessible à tous. FDN est un fournisseur d'accès à Internet associatif, ce qui signifie qu'il est géré par une association à but non lucratif plutôt que par une entreprise à but lucratif. Les membres de l'association participent à la gestion de l'entreprise et ont une voix dans les décisions importantes. FDN est également connu pour son engagement en faveur de la neutralité du Net et de la vie privée en ligne. L'entreprise a été un défenseur de la neutralité du Net, qui stipule que tous les contenus en ligne doivent être traités de la même manière, sans discrimination ni favoritisme. FDN a également été un défenseur de la vie privée en ligne, en offrant des services d'accès à Internet qui respectent la vie privée des utilisateurs et en militant pour des politiques de protection des données plus strictes. Le site officiel de French Data Network (FDN) est https:www.fdn.fr/. Le site propose des informations sur l'association, ses activités et ses valeurs, ainsi que sur ses services d'accès à Internet, d'hébergement et de téléphonie. Le site propose également des nouvelles, des événements et des blogs pour rester informé sur les développements en matière de politique, de technologie et de droits numériques.\nParti Pirate suédois Le Parti Pirate suédois est un parti politique suédois fondé en 2006. Il s'agit d'un parti axé sur les questions de liberté de l'information, de la vie privée et de la propriété intellectuelle, et qui est fortement influencé par les valeurs du mouvement pirate mondial. Le Parti Pirate suédois a été créé pour défendre les droits des citoyens à accéder à l'information et à la culture sans restriction, et pour s'opposer aux lois qui limitent l'accès à ces ressources, comme les lois sur le droit d'auteur. Le parti a également défendu la liberté d'expression en ligne, la protection de la vie privée et la transparence dans les institutions gouvernementales. Le Parti Pirate suédois a remporté un siège au Parlement européen lors des élections de 2009, faisant de lui le premier parti pirate à obtenir un siège dans une institution gouvernementale. Le parti a également remporté des sièges dans plusieurs parlements régionaux en Suède. Depuis sa création, le Parti Pirate suédois a été une source d'inspiration pour d'autres partis pirates dans le monde, qui ont adopté des positions similaires sur les questions de la liberté de l'information, de la vie privée et des droits des citoyens en ligne. Le site officiel du Parti Pirate suédois est https:piratpartiet.se/. Sur ce site, vous pouvez trouver des informations sur le parti, ses membres, sa mission et ses activités, ainsi que des ressources pour en savoir plus sur les idées et les principes du mouvement Pirate.\nSoftware Freedom Law Center La Software Freedom Law Center (SFLC) est une organisation à but non lucratif basée aux États-Unis qui offre des services juridiques pro bono aux développeurs de logiciels libres et open source. Elle a été créée en 2005 par des avocats spécialisés dans les questions juridiques liées aux logiciels libres. La SFLC fournit une assistance juridique aux projets de logiciels libres et open source, en aidant à préserver les droits des auteurs et des utilisateurs de logiciels libres et en aidant à résoudre les conflits juridiques liés à ces projets. Elle fournit également des conseils juridiques aux entreprises qui souhaitent utiliser des logiciels libres ou open source dans leurs produits et services. La SFLC a travaillé avec de nombreux projets de logiciels libres et open source populaires, notamment le projet GNU, la Fondation Linux, OpenWrt, BusyBox et Samba. Elle a également été impliquée dans des affaires importantes liées aux logiciels libres, notamment dans le procès SCO contre IBM et dans le procès de la Free Software Foundation contre Cisco Systems. La SFLC est connue pour son engagement en faveur de la défense des logiciels libres et open source et pour son travail en faveur de la protection des droits des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres. Elle est considérée comme une ressource importante pour la communauté des logiciels libres et open source et a contribué à aider de nombreux projets de logiciels libres à atteindre leurs objectifs. Le site officiel du Software Freedom Law Center (SFLC) est https:www.softwarefreedom.org/. Sur ce site, vous pouvez trouver des informations sur la mission et les activités de l'organisation, ainsi que des ressources pour comprendre et défendre les droits des utilisateurs de logiciels libres.\nLa Free Software Foundation (FSF) La Free Software Foundation (FSF) est une organisation à but non lucratif fondée en 1985 par Richard Stallman pour promouvoir les logiciels libres. La mission de la FSF est de défendre les libertés des utilisateurs de logiciels, notamment la liberté d'exécuter, de copier, de distribuer, d'étudier, de modifier et d'améliorer les logiciels. La FSF est responsable de la définition de la notion de \"logiciel libre\" et a développé la licence publique générale GNU (GNU GPL), qui est une licence de logiciel libre utilisée par de nombreux projets de logiciels libres. La FSF soutient également des projets de logiciels libres tels que le système d'exploitation GNU, ainsi que des campagnes pour sensibiliser le public aux problèmes de la liberté et de la confidentialité des utilisateurs de logiciels. La FSF est également connue pour sa campagne \"Defective by Design\", qui vise à sensibiliser le public aux problèmes de DRM et à promouvoir les logiciels et les médias libres. L'organisation a également lancé la campagne \"Respects Your Freedom\" pour aider les consommateurs à trouver des matériels compatibles avec les logiciels libres. La FSF a été un acteur important dans le développement et la promotion du mouvement des logiciels libres. Elle a joué un rôle clé dans la création de nombreuses entreprises et projets de logiciels libres, et a aidé à établir les normes et les pratiques qui sont maintenant couramment utilisées dans l'industrie des logiciels libres et open source. Le site officiel de la Free Software Foundation (FSF) est https:www.fsf.org/. Sur ce site, vous pouvez trouver des informations sur la FSF, sa mission et ses activités, ainsi que des ressources pour apprendre à utiliser des logiciels libres et à défendre la liberté des utilisateurs de logiciels. Vous pouvez également rejoindre la FSF en tant que membre, faire un don pour soutenir son travail, ou vous engager dans des actions de défense de la liberté informatique. Le site propose également des nouvelles, des événements et des blogs pour rester informé sur les développements en matière de logiciels libres et de droits numériques.\n1re condamnation HADOPI Le premier condamné par la HADOPI en France était un artisan de la quarantaine condamné en 2012 pour ne pas avoir sécurisé son accès Internet. Il avait été condamné à une amende de 150 euros pour ne pas avoir sécurisé son accès Internet malgré les avertissements répétés de la HADOPI. Il était en instance de divorce et avait déclaré que les deux chansons de Rihanna de téléchargements illégaux avaient été effectués par sa future ex-épouse.\nWikiLeaks WikiLeaks est une organisation internationale à but non lucratif qui a été créée en 2006 pour publier des documents confidentiels et sensibles dans l'intérêt public. Fondée par Julian Assange, WikiLeaks s'est donné pour mission de défendre la transparence et la liberté d'expression en publiant des informations qui auraient autrement été dissimulées au public. Au fil des ans, WikiLeaks a publié des milliers de documents confidentiels, notamment des documents gouvernementaux, des câbles diplomatiques, des courriers électroniques de personnalités politiques et des dossiers secrets d'entreprises. Ses publications ont souvent fait la une des journaux et ont contribué à révéler des abus de pouvoir, des violations des droits de l'homme, des pratiques de corruption et d'autres activités illégales ou discutables. WikiLeaks a également été impliqué dans des controverses juridiques, notamment en ce qui concerne la publication de documents confidentiels. En 2010, le site a publié des milliers de câbles diplomatiques confidentiels de l'administration américaine, ce qui a suscité la colère de nombreux gouvernements à travers le monde et a conduit à l'arrestation de Julian Assange en 2019. WikiLeaks est considéré comme une organisation de journalisme d'investigation et est largement reconnu pour avoir révélé des informations importantes dans l'intérêt public. Cependant, ses méthodes et ses pratiques ont été critiquées par certains pour leur impact potentiel sur la sécurité nationale et les relations diplomatiques entre les pays. Le site officiel de WikiLeaks est https:wikileaks.org/. Sur ce site, vous pouvez trouver des informations sur l'organisation, ses publications, ses activités et ses projets. Vous pouvez également accéder aux documents et aux fichiers confidentiels qui ont été publiés par WikiLeaks au fil des ans. Le site propose également des options pour soutenir financièrement l'organisation ou s'engager dans des actions de défense de la liberté d'expression et de la transparence. Notez que l'accès au site peut être restreint dans certains pays en raison de la censure ou des restrictions en matière de liberté d'expression.\nEmin Milli Emin Milli, également connu sous le nom d'Emin Abdullayev, est un écrivain, journaliste et militant des droits de l'homme azéri. Il est né en 1979 à Bakou, en Azerbaïdjan, et a étudié la philosophie à l'Université de Vienne en Autriche. Emin Milli est connu pour son travail de défense de la liberté d'expression en Azerbaïdjan, où la presse est souvent censurée et où les journalistes sont régulièrement victimes d'intimidation et de violence. En 2009, il a été emprisonné pendant 16 mois pour \"hooliganisme\" après avoir été attaqué dans un café à Bakou. L'incident avait été filmé et publié sur YouTube, mais les autorités azéries avaient accusé Emin Milli et un ami d'avoir provoqué l'altercation. Sa détention avait été largement critiquée par la communauté internationale et de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme avaient appelé à sa libération. Après sa libération, Emin Milli a continué à travailler en tant que journaliste et militant des droits de l'homme. Il a co-fondé le Centre pour la protection de la liberté de pensée et d'expression en Azerbaïdjan et a travaillé pour plusieurs médias, dont Radio Free Europe/Radio Liberty et Meydan TV. Il est également l'auteur de plusieurs livres, dont \"Pensées d'un prisonnier politique\". Emin Milli est largement reconnu pour son courage et son engagement en faveur de la liberté d'expression et des droits de l'homme en Azerbaïdjan. http:eminmilli.com/\namesys Amesys est une entreprise française de technologie de surveillance et de sécurité qui a été fondée en 1986. Elle est spécialisée dans la conception, le développement et la vente de solutions de surveillance, de cybersécurité et de renseignement. L'entreprise a été impliquée dans des controverses concernant la vente de ses technologies à des gouvernements autoritaires, notamment la Libye sous le régime de Mouammar Kadhafi. En 2011, des documents ont été publiés montrant que la société avait vendu des équipements de surveillance à la Libye pour aider le gouvernement à espionner ses propres citoyens. Cette révélation a entraîné une enquête et un procès contre Amesys et certains de ses dirigeants pour complicité de torture, de meurtre et de crimes contre l'humanité en Libye. Cependant, en 2018, le tribunal a annulé le procès pour des raisons techniques, ce qui a suscité de vives critiques de la part des groupes de défense des droits de l'homme.\nowni.fr OWNI.fr était un site d'information en ligne français, créé en 2009 et fermé en 2014. Le nom signifiait \"Open News, Open Data, Open Society\" et reflétait la mission du site de promouvoir la transparence, la liberté d'expression et la participation citoyenne. OWNI.fr était connu pour son journalisme d'investigation, son approche innovante de la couverture de l'actualité et sa collaboration avec des experts et des contributeurs externes pour produire du contenu original. Le site couvrait des sujets tels que la technologie, la politique, les sciences, la culture et les médias, en mettant l'accent sur les enjeux liés aux droits numériques, à la protection de la vie privée et à la transparence. OWNI.fr a également été impliqué dans des initiatives liées à l'ouverture des données, notamment en organisant des hackathons pour encourager l'utilisation de données publiques et l'innovation numérique. Le site a remporté plusieurs prix pour son travail, notamment le Prix du journalisme citoyen en 2010.\nqosmos Qosmos est une entreprise française de technologie de surveillance qui a été fondée en 2000. Elle est spécialisée dans la conception et la commercialisation de solutions de surveillance et d'analyse de trafic réseau pour les gouvernements, les forces de l'ordre et les entreprises. Qosmos propose des outils d'analyse de trafic réseau qui permettent de collecter, de filtrer et d'analyser des informations sur les communications sur Internet, y compris les e-mails, les messages instantanés et la voix sur IP. Les produits de Qosmos sont utilisés pour des applications telles que la sécurité nationale, la lutte contre le terrorisme, le renseignement et la cybersécurité. Cependant, Qosmos a été impliqué dans des controverses concernant la vente de ses technologies à des régimes autoritaires, notamment la Syrie et la Libye sous Kadhafi. En 2015, l'entreprise a été mise en examen pour \"complicité d'actes de torture\" pour sa vente de technologies de surveillance à la Syrie. Qosmos utilise des technologies d'analyse de trafic réseau pour surveiller et analyser les communications sur Internet. Les produits de Qosmos sont basés sur une technologie d'inspection approfondie de paquets (Deep Packet Inspection - DPI), qui permet de filtrer et d'analyser les paquets de données en temps réel, en examinant leur contenu et leur contexte. La technologie DPI est souvent utilisée pour des applications telles que la sécurité réseau, la gestion de la bande passante, l'optimisation du réseau et la détection de menaces. Cependant, elle peut également être utilisée à des fins de surveillance, de censure ou de violation de la vie privée si elle est mise entre de mauvaises mains.\nBruce Schneier Bruce Schneier est un cryptographe, un expert en sécurité informatique, et un écrivain américain. Il est connu pour son travail sur la sécurité des systèmes d'information et sa contribution à la recherche en cryptographie. Schneier a écrit de nombreux ouvrages sur la sécurité informatique et la vie privée, notamment \"Applied Cryptography\", \"Secrets and Lies\", \"Beyond Fear\", \"Data and Goliath\", et \"Click Here to Kill Everybody\". Il est également l'auteur du blog \"Schneier on Security\", où il commente l'actualité en matière de sécurité informatique et de politique de sécurité. Schneier est connu pour ses opinions sur la sécurité et la vie privée dans le monde numérique, et a plaidé en faveur d'une réglementation plus stricte pour protéger les données personnelles et la vie privée des utilisateurs en ligne. Il a également critiqué les politiques de surveillance de masse menées par les gouvernements et les entreprises, et a plaidé en faveur de la protection de la liberté d'expression et de la confidentialité en ligne.\nPeter Hustinx - CEPD Peter Hustinx est un expert européen en protection des données et en vie privée. Il a été le premier Contrôleur européen de la protection des données (CEPD), fonction qu'il a occupée de 2004 à 2014. Le CEPD est l'organe indépendant de l'Union européenne chargé de surveiller la conformité des institutions européennes à la législation sur la protection des données et de conseiller les institutions européennes sur les questions de protection des données. Avant sa nomination en tant que CEPD, Hustinx a travaillé pendant de nombreuses années en tant qu'expert en protection des données pour le gouvernement néerlandais et pour des organisations internationales telles que l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Hustinx est également connu pour son travail en tant qu'expert en protection des données au niveau européen et international. Il a participé à de nombreuses discussions et initiatives sur la protection des données et la vie privée, et a été impliqué dans l'élaboration de la législation européenne sur la protection des données, y compris le Règlement général sur la protection des données (RGPD) adopté en 2016.\nTelecomix Telecomix est un groupe de hackers et d'activistes informatiques, créé en 2009 pour défendre la liberté d'expression et les droits de l'homme en ligne. Le groupe est composé de bénévoles du monde entier qui utilisent leur expertise en informatique pour aider les citoyens à contourner les blocages d'Internet, à protéger leur vie privée et à défendre la liberté d'expression. Le groupe a été créé en réponse aux blocages d'Internet et aux restrictions à la liberté d'expression qui ont été imposées pendant les soulèvements populaires dans le monde arabe en 2009. Telecomix a fourni des outils de communication sécurisés et anonymes aux militants et aux citoyens pour les aider à communiquer en toute sécurité malgré les restrictions imposées par les autorités. Telecomix a également été impliqué dans d'autres initiatives pour défendre la liberté d'expression et les droits de l'homme en ligne, y compris la lutte contre la censure et la surveillance sur Internet. Le groupe a travaillé avec d'autres organisations et activistes pour promouvoir la liberté d'expression et la vie privée en ligne, et a été salué pour son rôle dans la protection de la liberté d'expression et des droits de l'homme en ligne.\nACTA ACTA est l'acronyme de \"Anti-Counterfeiting Trade Agreement\", ou Accord commercial anti-contrefaçon en français. Il s'agissait d'un accord international visant à renforcer la protection des droits de propriété intellectuelle, notamment le droit d'auteur et les marques de commerce, à l'échelle mondiale. L'ACTA a été négocié entre 2007 et 2010 par un petit groupe de pays, dont les États-Unis, le Canada, l'Union européenne et le Japon. Le texte de l'accord était très secret, et n'a été rendu public qu'en 2010, après des fuites dans la presse. L'ACTA a suscité une forte opposition de la part de nombreux groupes et organisations de défense des libertés numériques, qui ont critiqué le caractère secret des négociations et l'impact potentiel de l'accord sur la liberté d'expression, la vie privée et l'accès à l'information. En 2012, après une série de manifestations et de pressions politiques, le Parlement européen a rejeté l'ACTA par un vote à une large majorité, ce qui a entraîné la fin des négociations sur l'accord.\nHackerspace Un hackerspace est un espace communautaire ouvert où les hackers et les passionnés de technologie peuvent se rencontrer, échanger des idées et travailler sur des projets en commun. Les hackerspaces ont souvent des équipements et des outils tels que des imprimantes 3D, des scanners, des machines-outils, des ordinateurs, des circuits électroniques et des outils de programmation. Les hackerspaces sont généralement des organisations à but non lucratif, gérées par les membres et financées par les cotisations des membres ou par des dons. Ils ont pour objectif de promouvoir l'apprentissage, la collaboration et la créativité dans les domaines de la technologie, de l'informatique, de l'électronique et de l'artisanat. Les hackerspaces sont souvent utilisés pour des projets liés à la sécurité informatique, à la création de logiciels libres et à l'open source, à la robotique, à l'électronique, à la biologie synthétique et à d'autres domaines de la technologie. Ils sont également utilisés pour des activités éducatives telles que des ateliers, des cours et des conférences sur la technologie et l'informatique. Table des matières\nLes pages\n<nav stacked=\"true\" fade=\"true\"> </nav> Les sous-catégories\n<nav stacked=\"true\" fade=\"true\"> </nav>"},{"uuid":"2396f42f-4c5a-4cf1-a6b4-215d20bb471d","slug":"iot-principes-et-inconvenients","title":"iOT, principes et inconvenients","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-10 22:48:32","created_at":"2023-02-10 22:48:32","updated_at":"2023-02-10 22:48:32","tags":[],"plain":"Cet article a été repris dans un épisode du podcast mindCast mindCast Info n°12 Les Français ne sont pas emballés par les objets connectés.\\\\\n32 % d'entre eux jugent linstallation dobjets connectés « complexe » et 19 % « énervante », selon le baromètre Boulanger/Ifop On va voir pourquoi. 5 principes de fonctionnement\nUn objet connecté repose sur 5 principes : 1. Un espace de stockage facilement accessible\nPour pouvoir déposer et consulter des informations, il fallait un système qui puisse être accessible depuis n'importe quel réseau. Un espace de stockage qui puisse répondre aux exigences de l'hétérogénéité des médias de communications. Les serveurs hébergés dans des datacenter permettent de répondre à cette problématique. Cela fait partie du Cloud. 2. Un support de communication en or\nLe support de communication, jusqu'à dans les années 90, reposait essentiellement sur des solutions câblées : bus RS485, bus CAN... et également du sans fils grâce aux fréquences réservés aux usages du grand public : 900 MHz, 2,4 GHz (2400 MHz) et 5,8 GHz (5800 MHz) Les réseaux sans fils : 4G, 5G, SigFox, Lora, Wifi, bluetooth LE, Z-Wave, ZigBee, et Enocean... apparus depuis les années 2000 ont permis d'ajouter les moyens d'interconnecter plus facilment les iOT. Des standards se profilent. Des notions plus compréhensibles du grand public. Ces notions sont apparues avec lintroduction des technologies utilisées couramment (ordinateurs, assistants personnels...) Petite aparté, la fréquence 900 MHz est réservée en France à la radiotéléphonie. Donc, son usage n'est pas autorisée. C'est également cette fréquence qui est utilisée pour le support de communication Z-Wave.\\\\\nJe vous invite à consulter la page WikiPédia sur l'[utilisation de la bandes des 900 MHz] 3. Un logiciel adapté à l'iOT\n Vous avez une sonnette Somfy, n'hesitez pas utiliser le programme Somfy. Vous avez une station météo Netatmo, un programme netatmo, une sonde pour vos plantes, utilisez GreenBox, MEG, Flower Power de chez Parrot, Koubachi... 4. Des informations compréhensibles par tous\nAfin d'en facilité l'exploitation par des humains, les ordinateurs :\n1. récupèrent les données depuis les espaces de stockage,\n1. compilent les informations sur des calculateurs et \n1. mettent en forme ces informations pour qu'elles soient plus attrayantes et facilement interprétables. La compilation des informations s'appelle le Data Analyitics / l'analyse de données. Les data scientists, les personnes réalisant les programmes d'analyse, exploitent vos données pour pouvoir en interpréter une notion facilement compréhensible. 5. Des informations accessibles par tous moyens\nDes interfaces idéales pour lexploitation des iOT : smartphone, tablette ou écrans dédiés. L'interface pour les iOT permet à l'utilisateur d'interagir avec le système et s'adapter au support utilisé.\\\\\nElle permet, entre autres, l'affichage d'informations calculées depuis les données relevés des différents iOT, de manières compréhensible. Inconvénients\n1. Fuite de données en dehors de votre bulle privée. Le stockage s'effectue sur le cloud. 2. Les fréquences exploitées sont également utilisées pour d'autres usages. Wifi, Micro-onde, objets télécommandés.. et peuvent perturber le fonctionnement des iOT 3. Trop de logiciels pour l'utilisation de ces différents capteurs. De manière simplicité, il ne faudrait utiliser une série d'objet connectée que d'un seul fabricant. A écouter les fabricants, il suffit dutiliser leur programme pour se simplifier la vie. Pas simple. 4. L'analyse des données s'effectuent en dehors de la bulle privée. Conclusion\nVie privée mise en danger, complexité due à la multiplication des acteurs que ne s'accordent pas sur un standard. Et je ne vous ai pas parlé de protocole de communication logiciel et de sécurité des communications. On n'a pas tous la fibre d'un informaticien, d'un électronicien ou d'un spécialiste de la sécurité, mais pourtant le sujet mérite toute notre attention sur ces problématiques. Concernant le DoIt Yourself (faites le vous même), c'est une autre histoire. Beaucoup plus technique et plus orientée pour les électroniciens et informaticiens chevronnés, le DIY est une solution qui me séduit. Mais c'est une histoire que je reprendrais au retour des vacances avec le coupeur de veille. Malheureusement, concernant les IoT, je n'ai pas de solution pour pouvoir aborder les sereinement. Il y a bien des tentatives de simplification avec Jeedom, HomeLive, Vera, Zipato, eedomus ou Home Center, mais on voit que ça part encore dans tous les sens et on reste sur notre faim. Liens & Bibliographie\nUnion internationale des télécommunications (ITU), L'internet des objets connectés Présentation de Sami TABBANE (ITU), Présentation de Sami TABBANE (ITU), Présentation de Frédéric Camps (LAAS/CNRS), Présentation de Martha Zemede, Keysight Technologies,"},{"uuid":"0bba1ad7-e4cb-49a6-9467-fcfac2e09a93","slug":"deuxiemes-pas-devops-durcir-et-fiabiliser-un-serveur-debian","title":"Deuxièmes pas DevOps : durcir et fiabiliser un serveur Debian","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2026-06-08 07:00","created_at":"2026-05-12 23:01:34","updated_at":"2026-05-13 22:53:46","tags":{"logiciels":["Fail2ban","Debian"]},"plain":"Une fois le système de base configuré (dépôts, mises à jour, , identification — sujets traités dans l'article précédent), la machine est fonctionnelle mais encore vulnérable et un peu fragile pour un usage sérieux. Ce deuxième article s'attaque aux gestes qui transforment un serveur « qui marche » en un serveur sur lequel on peut raisonnablement faire tourner quelque chose : sécuriser l'accès SSH, mettre en place un pare-feu, automatiser les correctifs de sécurité et soigner quelques détails opérationnels.\r\n\r\nSécuriser l'accès SSH\r\n\r\nSSH est la porte d'entrée principale d'un serveur Linux. C'est aussi, statistiquement, la cible la plus attaquée : n'importe quelle IP publique reçoit en permanence des tentatives de connexion automatisées. Deux gestes simples changent radicalement la donne.\r\n\r\nPasser à l'authentification par clé\r\n\r\nLes mots de passe, même longs, restent vulnérables aux attaques par force brute et au phishing. Une paire de clés cryptographiques est à la fois plus sûre et plus pratique au quotidien.\r\n\r\nCôté poste de travail, on génère une paire de clés modernes :\r\n\r\n\r\n\r\nL'algorithme est aujourd'hui le choix par défaut recommandé : clés courtes, signatures rapides, sécurité solide. Le commentaire () facilite l'identification de la clé quand on en gère plusieurs.\r\n\r\nOn copie ensuite la clé publique sur le serveur :\r\n\r\n\r\n\r\nCette commande dépose la clé publique dans côté serveur avec les bonnes permissions. À partir de là, la connexion se fait sans saisir de mot de passe — il faut tester depuis une nouvelle session avant de passer à l'étape suivante, sous peine de risquer de se retrouver enfermé dehors.\r\n\r\nDésactiver la connexion root et les mots de passe\r\n\r\nUne fois la connexion par clé validée, on durcit la configuration SSH. Le fichier à modifier est :\r\n\r\n\r\n\r\nLes directives importantes à positionner (ou décommenter) sont :\r\n\r\n\r\n\r\nLa première interdit toute connexion directe en via SSH : on devra obligatoirement se connecter avec un utilisateur normal puis élever ses droits via . La deuxième supprime complètement l'authentification par mot de passe, ne laissant plus que les clés. La troisième confirme explicitement que l'authentification par clé est active.\r\n\r\nOn recharge ensuite le service pour appliquer les changements :\r\n\r\n\r\n\r\nImportant : garder la session SSH actuelle ouverte et tester la nouvelle configuration depuis un autre terminal avant de fermer la première. En cas de problème, on peut encore corriger le tir.\r\n\r\nPour aller un cran plus loin, changer le port SSH par défaut (22) vers un port moins évident réduit considérablement le bruit dans les logs. Ce n'est pas de la sécurité au sens strict (un scan le retrouvera), mais c'est un filtre efficace contre les attaques automatisées.\r\n\r\nMettre en place un pare-feu\r\n\r\nPar défaut, Debian n'a aucun pare-feu actif. Tout port ouvert par un service installé sera donc directement exposé. Deux outils standards existent : (le successeur officiel d', bas niveau et puissant) et (une surcouche pensée pour la simplicité). Pour démarrer, est le bon compromis.\r\n\r\n\r\n\r\nLa logique consiste à tout bloquer en entrée par défaut, puis à n'ouvrir explicitement que ce qui doit l'être :\r\n\r\n\r\n\r\nSi SSH écoute sur un port non standard, remplacer par (ou le port choisi). Oublier cette étape avant un est un grand classique du verrouillage involontaire.\r\n\r\nPour les services web, on ouvrira typiquement les ports 80 et 443 :\r\n\r\n\r\n\r\nL'état du pare-feu se vérifie avec :\r\n\r\n\r\n\r\nSur une architecture où la machine est derrière un reverse proxy (cas fréquent quand on expose plusieurs services sur un même domaine), seuls les ports utiles côté proxy doivent être ouverts au monde extérieur. Les services applicatifs eux-mêmes restent accessibles uniquement depuis le réseau interne.\r\n\r\nAutomatiser les correctifs de sécurité\r\n\r\nLes failles de sécurité ne préviennent pas, et personne n'a envie de lancer manuellement chaque matin sur dix machines. Le paquet applique automatiquement les mises à jour du dépôt .\r\n\r\n\r\n\r\nLa configuration se trouve ensuite dans . Par défaut, seuls les correctifs de sécurité sont appliqués automatiquement, ce qui est généralement le bon compromis : on profite des patches critiques sans risquer qu'une mise à jour fonctionnelle introduise une régression sur un service en production.\r\n\r\nQuelques options qui méritent l'attention dans ce fichier :\r\n: à régler sur si l'on accepte les redémarrages automatiques après une mise à jour de noyau, ou si l'on préfère les piloter à la main. La directive permet alors de choisir l'horaire.\r\n: pour recevoir un rapport par mail des mises à jour appliquées, à condition d'avoir un MTA configuré sur la machine.\r\n\r\nLe bon réflexe consiste à vérifier de temps en temps les logs dans pour s'assurer que tout se déroule sans heurts.\r\n\r\nSoigner les détails opérationnels\r\n\r\nQuelques outils complémentaires améliorent significativement le confort et la résilience d'un serveur.\r\n\r\nFail2ban surveille les logs d'authentification et bannit temporairement les IP qui tentent trop de connexions échouées. Même avec SSH par clé uniquement, le service réduit considérablement le bruit dans les journaux :\r\n\r\n\r\n\r\nLa configuration par défaut surveille déjà SSH ; elle peut être étendue à d'autres services (nginx, Postfix, etc.) via des fichiers dans .\r\n\r\nLogwatch ou journalctl méritent qu'on s'y attarde. Sur une Debian récente, est l'outil central pour consulter les logs systemd :\r\n\r\n\r\n\r\nPrendre l'habitude de jeter un œil aux logs régulièrement — ou de mettre en place une remontée centralisée si l'on gère plusieurs machines — change beaucoup de choses en exploitation.\r\n\r\nUn swap raisonnable, sur une VM ou un serveur dédié, évite que la machine ne devienne complètement injoignable en cas de pic de consommation mémoire. Sur un conteneur LXC en revanche, c'est généralement géré au niveau de l'hyperviseur.\r\n\r\nEt après ?\r\n\r\nAvec ces réglages, le serveur est dans un état correct pour accueillir des services réels : la surface d'attaque est réduite, les correctifs s'appliquent tout seuls, et les logs racontent ce qui se passe. La suite logique est l'installation de la pile applicative proprement dite (serveur web, base de données, runtime) et la mise en place d'un reverse proxy pour exposer plusieurs services derrière un même point d'entrée.\r\n\r\nComme évoqué dans le premier article, le moment où l'on commence à enchaîner ces étapes sur plusieurs machines est exactement celui où il faut basculer vers de l'automatisation : un script shell bien rangé pour commencer, puis Ansible ou un équivalent quand le parc grossit. Une bonne pratique consiste à versionner ces scripts dans un dépôt Git dédié à l'infrastructure, au même titre que le code applicatif."},{"uuid":"e1e8a0c1-6971-4357-9aaa-7e7a748922f3","slug":"quand-systemd-remplace-cron-pourquoi-et-comment-migrer-ses-taches-planifiees","title":"Quand systemd remplace cron : pourquoi (et comment) migrer ses tâches planifiées","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2026-06-01 07:56","created_at":"2026-05-12 13:57:29","updated_at":"2026-05-12 13:58:58","tags":[],"plain":"Cron tourne sur Linux depuis 1975. Il a fait son temps pour beaucoup d'usages : voici ce que les timers systemd apportent, et comment basculer sans tout casser.\r\n\r\nPourquoi cron reste partout\r\n\r\n est l'un des plus anciens outils Unix encore en service. Son principe tient en deux idées : un démon qui se réveille toutes les minutes, et un fichier texte — la crontab — où chaque ligne décrit une commande et son moment d'exécution avec cinq champs (minute, heure, jour du mois, mois, jour de la semaine).\r\n\r\n\r\n\r\nCinquante ans plus tard, ça marche. C'est installé partout, c'est documenté à mort, ça tient sur une ligne, et n'importe quel administrateur sait lire . Pour beaucoup de besoins simples — « lancer ce script tous les jours à 2h du matin » — cron reste le bon choix.\r\n\r\nLe problème est que les besoins ont rarement été aussi simples depuis longtemps.\r\n\r\nLes limites de cron qu'on finit toujours par rencontrer\r\n\r\nÀ chaque administration de serveur sérieuse, on retombe sur les mêmes frustrations.\r\n\r\nLa machine était éteinte au moment du job. Cron saute purement et simplement l'occurrence ratée. Si le portable de l'utilisateur dormait à 2h, la sauvegarde quotidienne n'aura pas lieu — point. Le job s'exécutera de nouveau le lendemain à 2h, sans rattrapage, sans alerte.\r\n\r\nLes logs sont dispersés ou perdus. Par défaut, la sortie standard du job est envoyée par mail à l'utilisateur (si est défini et qu'un MTA tourne) ou simplement perdue. Le démon lui-même logue dans syslog quand il démarre un job, mais pas son contenu. Diagnostiquer pourquoi un job a échoué la semaine dernière relève souvent de l'archéologie.\r\n\r\nPas de dépendances. Un job qui doit attendre que le réseau soit monté, qu'un point de montage soit présent, qu'un autre service ait fini son démarrage : cron ne sait pas exprimer ça. La parade habituelle — un ou un suivi d'une boucle d'attente — fonctionne mais reste un bricolage.\r\n\r\nPas de recouvrement entre exécutions. Si un job de 5 minutes en prend 7 ce jour-là, cron lance la prochaine occurrence pile au moment où la précédente tourne encore. Deux instances simultanées d'un script de synchronisation, c'est rarement ce qu'on veut.\r\n\r\nPas de jitter, pas de randomisation. Quand cinquante VMs lancent leur toutes en même temps à 6h25 (l'heure d'anacron par défaut sur Debian), le pic de charge sur l'hyperviseur est garanti. Cron n'offre aucune primitive pour étaler les exécutions.\r\n\r\nPas de visibilité globale. Pour répondre à « quels jobs vont tourner aujourd'hui sur cette machine ? », il faut lire la crontab système, les crontabs utilisateur (), le contenu de , , , etc. Aucune commande ne donne la vue consolidée.\r\n\r\nPas d'isolation, pas de quota. Le job s'exécute avec les privilèges et les ressources du shell qui l'a lancé. Aucune façon native de limiter à 50 % de CPU, à 1 Go de RAM, ou de couper si ça dépasse 10 minutes.\r\n\r\nAucun de ces points ne rend cron inutilisable. Mais accumulés sur une dizaine de jobs critiques, ils transforment l'administration en travail de surveillance permanente.\r\n\r\nCe qu'apporte un timer systemd\r\n\r\nSur toute distribution Linux moderne basée sur systemd (la quasi-totalité, hors BSD, Alpine, Gentoo et quelques cas particuliers), une alternative native existe : les timers. Le principe est différent dès le départ.\r\n\r\nUn timer systemd, c'est deux fichiers au lieu d'une ligne :\r\nUn fichier qui décrit ce qu'il faut faire — exactement comme on décrit un service classique, en mode pour un job ponctuel\r\nUn fichier qui décrit quand le faire — ce sont les règles de déclenchement\r\n\r\nCette séparation entre le « quoi » et le « quand » est plus verbeuse au départ, mais elle débloque tout le reste.\r\n\r\nUne syntaxe d'horaire lisible\r\n\r\nLà où cron oblige à mentaliser , systemd écrit :\r\n\r\n\r\n\r\nEt la commande valide l'expression en montrant la prochaine exécution prévue. Une erreur de jour-de-semaine ou un décalage horaire ne plante pas en silence : on le voit avant de déployer.\r\n\r\nD'autres formes utiles que cron ne sait pas exprimer :\r\n\r\n\r\n\r\nLe support natif des fuseaux horaires est une avancée significative pour qui gère des serveurs distribués géographiquement — cron ignore tout du concept et tourne sur le fuseau du système.\r\n\r\nDu temps relatif, pas seulement du temps absolu\r\n\r\nCron raisonne uniquement en horloge murale (« tel jour, à telle heure »). systemd ajoute le temps monotone, relatif à un événement :\r\n\r\n\r\n\r\n règle proprement le problème des exécutions qui se chevauchent : la prochaine instance se déclenche 6 heures après la fin de la précédente, pas 6 heures après son démarrage. Aucune équivalence simple en cron.\r\n\r\nLe rattrapage des exécutions ratées\r\n\r\nUne seule ligne change tout :\r\n\r\n\r\n\r\nAvec cette option, systemd mémorise la dernière exécution réussie. Si la machine était éteinte au moment prévu, le job se déclenche dès le démarrage suivant (après le éventuel, voir plus bas). Pour un portable, un poste de développement, ou n'importe quelle machine qui n'est pas en service 24/7, c'est une différence majeure de fiabilité.\r\n\r\nDu jitter intégré\r\n\r\n\r\n\r\nLe déclenchement se fait à un instant aléatoire dans la fenêtre . Quand cinquante machines lancent leur mise à jour quotidienne, le pic de charge se lisse au lieu de tomber au même instant. C'est la fonctionnalité que tous les administrateurs de flottes finissent par re-bricoler en cron avec un peu élégant.\r\n\r\nLe logging gratuit dans journald\r\n\r\nTout ce que le service écrit sur stdout et stderr est capturé automatiquement par journald. Une seule commande pour tout consulter :\r\n\r\n\r\n\r\nPas de configuration, pas de redirection à la main, pas de à coller à chaque ligne de crontab. Et accessoirement, journald gère la rotation, la compression et la rétention.\r\n\r\nLes dépendances déclaratives\r\n\r\nDans le fichier , on peut dire au planificateur qu'un job nécessite que le réseau soit prêt, qu'un point de montage soit présent, qu'un autre service ait démarré :\r\n\r\n\r\n\r\nsystemd attend que ces conditions soient remplies avant de déclencher le service. Le job ne tente plus de s'exécuter sur un montage absent ou avant que la résolution DNS soit fonctionnelle.\r\n\r\nLe contrôle des ressources via cgroups\r\n\r\nPuisque chaque exécution passe par un service, on bénéficie de tout l'arsenal cgroups de systemd :\r\n\r\n\r\n\r\nUn job de sauvegarde qui pourrait saturer le disque ne sortira pas de son enveloppe. Cron n'offre rien d'équivalent — au mieux on enrobe la commande dans et , ce qui reste primitif.\r\n\r\nLa vue consolidée\r\n\r\n\r\n\r\nUne seule commande, toutes les exécutions planifiées du système, classées par prochaine échéance, avec date de dernière exécution. La question « qu'est-ce qui tourne automatiquement sur cette machine ? » trouve enfin une réponse en une ligne.\r\n\r\nUn exemple complet, pas-à-pas\r\n\r\nReprenons le job de sauvegarde initial — — et traduisons-le.\r\n\r\n :\r\n\r\n\r\n\r\n :\r\n\r\n\r\n\r\nActivation :\r\n\r\n\r\n\r\nVérifications :\r\n\r\n\r\n\r\nComparé à la ligne de crontab originale, c'est plus verbeux. Mais on a, sans rien ajouter : le rattrapage en cas d'arrêt machine, du jitter pour éviter les pics, l'attente du réseau, des limites de ressources, du logging structuré, et une commande pour tout inspecter.\r\n\r\nQuelques recettes utiles\r\n\r\nTous les jours à 3h sauf le dimanche :\r\n\r\n\r\n\r\nToutes les 15 minutes pendant les heures de bureau :\r\n\r\n\r\n\r\nLe premier lundi de chaque mois à 5h : pas faisable en une seule expression, mais combinable avec une condition qui vérifie la date et sort si ce n'est pas le bon jour. C'est l'une des rares zones où cron reste plus naturel ( + dans le script).\r\n\r\nToutes les six heures à partir du dernier passage (jamais de chevauchement) :\r\n\r\n\r\n\r\nTimer utilisateur, sans : dans , puis :\r\n\r\n\r\n\r\nQuand garder cron\r\n\r\nTout n'est pas à migrer. Cron reste le bon choix dans plusieurs cas :\r\nScripts portables vers BSD, macOS, ou des conteneurs minimaux. systemd n'existe pas dans Alpine Linux, sur les BSD, ni dans la plupart des images Docker légères.\r\nTâches utilisateur très simples sur un serveur partagé, où chaque utilisateur gère sa propre crontab sans privilèges admin.\r\nNotification par mail intégrée : si suivi d'une sortie sur stderr couvre déjà le besoin de monitoring, repasser par journald + un exporter Prometheus est de la sur-ingénierie.\r\nUn job de trente secondes à ajouter sur un serveur existant déjà couvert par cron. Mélanger les deux outils est sans risque — ils coexistent sans interférence — et créer deux fichiers pour un alias unique d'une ligne reste excessif.\r\n\r\nLa meilleure stratégie est rarement migratoire au pas de charge. Elle consiste à utiliser systemd pour toute nouvelle tâche planifiée, et à ne migrer les jobs cron existants que quand ils posent un problème concret : un job raté qu'il fallait rattraper, un log perdu qu'il fallait retrouver, un chevauchement qui a corrompu des données.\r\n\r\nEn résumé\r\n\r\nCron n'est pas obsolète, il est sous-dimensionné pour des besoins modernes. Les timers systemd ne remplacent pas la simplicité d'une ligne de crontab pour un job trivial, mais ils apportent à peu près tout ce qui manque dès qu'une tâche planifiée devient critique : rattrapage, logging, dépendances, isolation, observabilité.\r\n\r\nPour un DevOps qui construit aujourd'hui un nouveau service, le choix par défaut a basculé : commencer en systemd, et n'utiliser cron que par exception justifiée. La verbosité initiale des deux fichiers se rentabilise au premier incident de production qu'on diagnostique en au lieu de fouiller dans des logs disparates.\r\n\r\nEt même sans migrer quoi que ce soit, la commande mérite d'entrer dans le réflexe de tout audit de machine Linux. C'est là que se cache la moitié des tâches planifiées qu'on croit avoir comprises."},{"uuid":"32242b73-c564-41b0-892a-ae97b0e1861e","slug":"spf-ou-comment-votre-boite-mail-repere-les-imposteurs","title":"SPF, ou comment votre boîte mail repère les imposteurs","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.svg","published":true,"published_at":"2026-05-18 07:18","created_at":"2026-05-12 11:18:53","updated_at":"2026-05-12 12:58:33","tags":[],"plain":"Vous recevez un mail qui semble venir de votre banque. L'adresse a l'air correcte, le logo est bon, le ton est sérieux. Sauf que ce mail n'a peut-être jamais été envoyé par votre banque. N'importe qui, depuis n'importe quel ordinateur, peut techniquement écrire « De : votre-banque@exemple.fr » en haut d'un mail. C'est ce qu'on appelle l'usurpation d'expéditeur, et c'est à la base de la quasi-totalité des arnaques par mail.\r\n\r\nLe SPF, ou Sender Policy Framework, est l'un des mécanismes inventés pour limiter ce problème. C'est une technologie discrète, invisible à l'utilisateur, mais qui tourne en arrière-plan chaque fois qu'un mail arrive dans votre boîte.\r\n\r\nL'analogie de l'enveloppe et de la liste d'invités\r\n\r\nImaginez que chaque domaine de mail (par exemple ) soit une grande entreprise qui envoie du courrier. Cette entreprise a plusieurs bureaux de poste autorisés : son siège, sa filiale belge, son prestataire de marketing. Tous ces bureaux ont le droit d'envoyer du courrier en son nom.\r\n\r\nLe SPF, c'est tout simplement la liste publique de ces bureaux autorisés, affichée à la vue de tous. L'entreprise publie quelque part : « Le courrier authentique en mon nom ne peut venir que de ces adresses précises. Toute autre origine est suspecte. »\r\n\r\nQuand un mail prétendument envoyé par arrive chez votre fournisseur (Gmail, Orange, Free…), celui-ci fait deux choses :\r\n\r\n1. Il regarde l'adresse IP du serveur qui lui livre le mail.\r\n2. Il consulte la liste SPF publiée par .\r\n\r\nSi l'IP figure sur la liste, le mail est considéré comme légitime de ce point de vue. Sinon, c'est un signal d'alerte.\r\n\r\nPourquoi ça existe\r\n\r\nÀ l'origine d'internet, personne n'avait imaginé que le mail servirait à frauder à grande échelle. Le protocole d'envoi (SMTP) a été conçu avec une confiance totale : on déclare son identité et on est cru sur parole. Aucun mécanisme natif ne vérifie quoi que ce soit.\r\n\r\nLe SPF a été ajouté par-dessus, dans les années 2000, pour combler ce trou. C'est volontairement simple : une liste, une vérification, un verdict. L'idée n'est pas de tout résoudre, mais de filtrer les usurpations les plus grossières — celles où un escroc envoie depuis un serveur quelconque en se faisant passer pour une grande marque.\r\n\r\nCe que le SPF fait, et ce qu'il ne fait pas\r\n\r\nLe SPF vérifie d'où vient le mail, pas ce qu'il contient. Un mail légitime envoyé depuis un serveur autorisé peut très bien contenir une arnaque (cas typique : un compte interne piraté). Inversement, un mail forwardé par un ami passe parfois pour suspect alors qu'il est inoffensif, parce que le serveur de transfert n'est évidemment pas sur la liste du domaine d'origine.\r\n\r\nLe SPF n'agit pas non plus sur le contenu visible. Il regarde une information technique — l'identité du serveur émetteur — que l'utilisateur ne voit jamais. C'est précisément ce qui le rend utile : un escroc peut falsifier le « De : » affiché, mais il ne peut pas falsifier l'adresse IP de la machine qui établit la connexion.\r\n\r\nPour une vraie protection, le SPF est combiné à deux autres mécanismes : DKIM (qui signe cryptographiquement le mail) et DMARC (qui indique au destinataire quoi faire quand SPF ou DKIM échoue). Les trois ensemble forment le socle de l'authentification mail moderne. Aucun n'est suffisant seul.\r\n\r\nCe qui se passe concrètement à la réception\r\n\r\nQuand votre fournisseur reçoit un mail, la vérification SPF aboutit à l'un de ces verdicts : autorisé, refusé, douteux, ou indéterminé. Selon le résultat, le mail peut être livré normalement, placé en spam, ou rejeté avant même d'arriver dans votre boîte.\r\n\r\nVous ne voyez jamais cette décision. Elle est inscrite dans les en-têtes techniques du mail, consultables si on creuse, mais transparente pour l'usage quotidien. C'est précisément le but : une protection silencieuse qui élimine une partie du bruit avant qu'il ne vous atteigne.\r\n\r\nEt pour les expéditeurs ?\r\n\r\nSi vous gérez un site, une newsletter, ou même simplement une adresse mail professionnelle sur votre propre domaine, configurer correctement le SPF est devenu indispensable. Sans SPF, vos mails légitimes ont de plus en plus de chances d'être marqués comme suspects par les grands fournisseurs. Avec un SPF bien réglé, vous dites au monde entier : « voici exactement qui a le droit d'écrire en mon nom », et le reste devient automatiquement reconnaissable comme une usurpation.\r\n\r\nC'est un de ces réglages qu'on fait une fois, qu'on oublie ensuite, mais qui décide silencieusement chaque jour du sort de millions de mails."}]