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[{"uuid":"46f2f084-8dd8-497a-aef0-4728367ce753","slug":"convertir-des-images-en-ligne-de-commande-sous-linux","title":"Convertir des images en ligne de commande sous Linux","category":"linux","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.svg","published":true,"published_at":"2025-12-28 14:54","created_at":"2025-12-28 14:54:41","updated_at":"2026-05-12 00:51:02","tags":[],"plain":"La manipulation d'images depuis le terminal est une de ces choses qu'on apprend une fois et qu'on utilise pour toujours. Pas besoin de GIMP, pas besoin d'ouvrir quoi que ce soit : une commande, et c'est réglé.\r\n\r\nVoici les outils que j'utilise concrètement, et dans quels cas.\r\n--\r\n\r\nImageMagick, le plus polyvalent\r\n\r\nC'est l'outil de base. Il gère à peu près tous les formats qui existent, et la syntaxe est toujours la même. L'installation est classique :\r\n\r\n\r\n\r\nConvertir un format :\r\n\r\n\r\n\r\nRedimensionner sans toucher au ratio, en posant une limite maximale :\r\n\r\n\r\n\r\nLe est important — sans lui, ImageMagick agrandit aussi les petites images. Avec, il ne fait que réduire.\r\n\r\nPréparer une image pour le web, en supprimant les métadonnées EXIF et en compressant :\r\n\r\n\r\n\r\nPour traiter un répertoire entier, fait le même boulot mais modifie les fichiers en place — toujours travailler sur une copie ou rediriger vers un autre dossier :\r\n--\r\n\r\nlibvips, pour les traitements lourds\r\n\r\nQuand il y a des centaines de photos ou des images très lourdes (scans, RAW exportés), libvips est nettement plus rapide et utilise beaucoup moins de mémoire qu'ImageMagick. Il charge les images en flux au lieu de tout mettre en RAM.\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\nLa syntaxe est moins intuitive qu'ImageMagick mais les gains sur des gros volumes sont sensibles.\r\n--\r\n\r\nFFmpeg, pas que pour la vidéo\r\n\r\nFFmpeg est surtout connu pour la vidéo, mais il convertit les images aussi — utile quand il est déjà installé et qu'on veut éviter une dépendance supplémentaire, ou pour extraire des frames depuis une vidéo :\r\n\r\n\r\n\r\nRedimensionner en conservant le ratio :\r\n--\r\n\r\nLes métadonnées EXIF avec exiftool\r\n\r\nLes appareils photo embarquent beaucoup d'informations dans les fichiers : coordonnées GPS, modèle d'appareil, réglages. Avant de publier une photo, il vaut mieux vérifier ce qu'elle contient :\r\n\r\n\r\n\r\nImageMagick peut aussi supprimer les EXIF avec , mais exiftool offre plus de contrôle quand on veut garder certaines balises et supprimer d'autres.\r\n--\r\n\r\nFichiers RAW\r\n\r\nPour les CR2, NEF, ARW et autres formats propriétaires d'appareils photo, est la solution la plus propre :\r\n\r\n\r\n\r\nIl applique les mêmes algorithmes de développement que l'interface graphique de darktable. est une alternative plus ancienne et plus bas niveau :\r\n--\r\n\r\nHEIC, le format Apple\r\n\r\nLes iPhone exportent leurs photos en HEIC depuis iOS 11. Le format est compact, mais Linux ne le gère pas nativement — il faut convertir avant de pouvoir travailler dessus.\r\n\r\nLe paquet fournit , l'outil le plus direct :\r\n\r\n\r\n\r\nImageMagick peut aussi s'en charger si est installé sur le système :\r\n\r\n\r\n\r\nPour vérifier que le support HEIC est bien disponible :\r\n\r\n\r\n\r\nConversion d'un dossier entier :\r\n--\r\n\r\nEn pratique\r\n\r\nConversion d'un dossier de PNG en WebP :\r\n\r\n\r\n\r\nPipeline complet pour publication web — redimensionnement, suppression EXIF, compression :\r\n\r\n\r\n\r\nTraitement récursif sur un arbre de dossiers :\r\n--\r\n\r\nRécap rapide\r\nCas d'usage | Outil |\r\n---|---|\r\nUsage général | ImageMagick |\r\nGros volumes / performance | libvips |\r\nDéjà dans le pipeline vidéo | FFmpeg |\r\nFichiers RAW | darktable-cli |\r\nHEIC (iPhone) | heif-convert ou ImageMagick |\r\nLecture / nettoyage EXIF | exiftool |\r\n\r\nPour 90 % des besoins courants, ImageMagick suffit. libvips vaut le coup d'être appris si on traite régulièrement des lots importants."},{"uuid":"c5119921-464f-41ed-8433-b5aec8db3af7","slug":"cle-wifi-linux","title":"Wifi pour Linux en 2024","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2024-01-14 06:50:08","created_at":"2024-01-14 06:50:08","updated_at":"2024-01-14 06:50:08","tags":[],"plain":"Il y a des cartes Wifi qui sont mieux supportées par Linux, souvent dues à la compatibilité de leurs chipsets avec les drivers disponibles dans les distributions Linux. En général, les cartes Wifi n'ont pas de problèmes de compatibilité majeurs avec Linux, car la plupart utilisent des standards de communication bien établis. Cependant, certaines fonctionnalités spécifiques, des performances optimales ou la compatibilité de la carte Wifi peuvent dépendre du support du chipset par le noyau Linux. Les pilotes intégrés au noyau de Linux sont préférables aux pilotes externes au noyau pour la plupart des utilisateurs et des cas d'utilisation Ce qu'il faut chercher :\nCompatibilité avec le noyau Linux : Certains chipsets sont mieux pris en charge que d'autres. Les chipsets les plus courants comme ceux de SanDisk, Kingston, et Toshiba tendent à avoir un bon support.\nDocumentation du fabricant : Certains fabricants indiquent explicitement la compatibilité avec Linux ou fournissent des pilotes pour certaines distributions.\nPour les clés USB, normes USB : USB 2.0, USB 3.0, USB 3.1, etc. La prise en charge des différentes normes par votre système Linux peut influencer les performances.\nCommunauté Linux : Les forums et les sites dédiés à Linux sont de bonnes ressources pour trouver des avis sur la compatibilité des différents modèles de clés USB. Les informations ci-dessous peuvent nécessiter une familiarité avec le terminal et les commandes de base Linux. Quelques adresses :\nLes adaptateurs WiFi USB pris en charge par les pilotes Linux intégrés au noyau.\nBest USB WiFi Adapters for Linux (Review) in 2022 Quelques références\nBrosTrend AC3L Linux WiFi Adapter\nBrosTrend Linux USB Clé WiFi Adaptateurs, PC avec Ubuntu, Mint, Debian, Kali, Raspbian, Lubuntu, Xubuntu, Mate, Zorin, Raspberry Pi 2+, Windows11, 1200Mbps, Longue Portée 2 X 5dBi External Antennas La BrosTrend 1200Mbps USB WiFi Adapter est conçue pour offrir une connectivité réseau à haute vitesse et une meilleure portée grâce à ses deux antennes externes 5dBi. Voici quelques infos pour installer et configurer l'adaptateur sur un système Linux. Pour l'installation de la clé BrosTrend AC3L Linux WiFi Adapter sous Linux, les noyaux Linux (>= 6.2) incluent leurs propres pilotes, ce qui permet leur fonctionnement immédiat dans les distributions récentes.\nPour connaître la version de votre noyau, exécutez la commande . Les pilotes livrés avec le noyau ne sont pas encore aussi aboutis que ceux de BrosTrend, donc si vous rencontrez des problèmes, utilisez leur installateur pour les remplacer. Le processus d'installation nécessite une connexion Internet initiale :\n sh -c 'wget linux.brostrend.com/install -O /tmp/install && sh /tmp/install' Pour toute assistance ou en cas de problème, la communauté Linux et le support de BrosTrend sont à votre disposition pour vous guider. Support et Documentation: Consultez la documentation de BrosTrend pour des problèmes spécifiques à l'adaptateur. https:linux.brostrend.com/ Antennes Externes: Assurez-vous que les antennes sont correctement connectées et orientées pour une meilleure réception. TP-Link TL-WN823N\nTP-Link Clé WiFi Puissante N300 Mbps, mini adaptateur USB wifi, dongle wifi, Bouton WPS, compatible avec Windows 11/10/8.1/8/7/XP, Mac OS X 10.9-10.13, Linux , Noir, TL-WN823N Le TP-Link TL-WN823N est un mini adaptateur USB WiFi offrant une vitesse allant jusqu'à 300 Mbps, idéal pour les jeux en ligne ou le streaming vidéo HD. Compatible avec une multitude de systèmes d'exploitation, son installation sous Linux peut varier en fonction de la distribution utilisée. Installer le TP-Link TL-WN823N sous Linux peut nécessiter un peu de travail en ligne de commande, mais une fois configuré, il offre une connexion stable et rapide. Assurez-vous de suivre les étapes spécifiques à votre distribution <https:static.tp-link.com/2018/201812/20181207/Installation%20Guide%20for%20Linux.pdf> ou . Consulter la communauté Linux pour obtenir de l'aide en cas de problème. Support et Documentation: La documentation officielle peut offrir des conseils supplémentaires spécifiques à votre modèle. https:www.tp-link.com/fr/support/download/tl-wn823n/ Bouton WPS: Si votre routeur a un bouton WPS, vous pouvez l'utiliser pour une connexion facile. BrosTrend AX4L et AX1L\nAX1800 Clé WiFi 6 USB Linux\nAX1800 Clé WiFi 6 USB Longue Portée Linux La BrosTrend AX4L, avec sa capacité de 1800 Mbps et l'intégration de la technologie WiFi 6, se distingue par sa performance en termes de vitesse et de portée, grâce notamment à ses antennes externes qui améliorent la qualité et la stabilité du signal sur de longues distances. Cela la rend particulièrement adaptée pour des utilisateurs recherchant une connexion réseau rapide et fiable, que ce soit pour du streaming de contenu en haute définition, des jeux en ligne, ou tout autre activité nécessitant une bande passante élevée. En revanche, la AX1L, sans antennes externes, pourrait être plus adaptée pour des usages standards avec une préférence pour un design plus compact et discret. Chacun de ces modèles a donc ses avantages spécifiques, à considérer en fonction des besoins et de l'environnement d'utilisation. Systèmes d'exploitation pris en charge sous Linux : Compatible avec les kernels jusqu'à la version 6.5, y compris Ubuntu de la version 16.04 à la 23.10 (toutes variantes), Raspberry Pi OS, Debian de la version 8 à la 12, Linux Mint de la version 18 à la 21, LMDE de la version 1 à la 6, ainsi que Pop!OS, Zorin, MX Linux, Linux Lite, elementary OS et bien d'autres. Le processus d'installation nécessite une connexion Internet initiale et peut nécessiter une familiarité avec le terminal et les commandes de base :\n sh -c 'wget linux.brostrend.com/install -O /tmp/install && sh /tmp/install' <note important>Distributions Linux Non Supportées : Actuellement NON compatible avec Kali Linux, deepin, RHEL, CentOS, openSUSE Leap, OpenWrt, Guix, Puppy, Tails, Endless OS, LibreELEC, OSMC, SteamOS.</note> Il est important de noter que, en raison des contraintes liées à certaines versions de Linux, j'ai des réserves concernant le choix des modèles AX1L et AX4L de la gamme BrosTrend. Ces modèles ne sont pas compatibles avec certaines distributions Linux, ce qui peut limiter l'accès aux avancées en matière de connectivité réseau, telles que le WiFi 6, connu pour sa vitesse et son efficacité accrues. Il est donc crucial de vérifier attentivement la compatibilité matérielle et logicielle lors de la sélection d'adaptateurs WiFi pour des systèmes spécifiques, afin de garantir une expérience utilisateur optimale. Support et Documentation: Consultez la documentation de BrosTrend pour des problèmes spécifiques à l'adaptateur. https:linux.brostrend.com/ Étapes d'installation génériques\n0. Prérequis\nSystème Linux: Assurez-vous que votre système est à jour.\nPermissions: Droits d'administrateur pour l'installation des paquets.\nInformation du système: Connaître le type de kernel et la version du système. 1. Connexion de l'adaptateur Branchez la clé USB Wifi sur un port USB disponible de votre ordinateur. 2. Vérification de la reconnaissance de l'appareil Ouvrez le terminal et tapez la commande suivante pour vérifier si le système reconnaît l'adaptateur: Recherchez une entrée correspondant à votre clé USB Wifi ou à l'ID de l'appareil. 3. Installation des dépendances Avant d'installer le pilote, vous devrez peut-être installer des paquets prérequis tels que build-essential et linux-headers. Utilisez le gestionnaire de paquets de votre distribution pour les installer. 4. Téléchargement et installation du pilote Rendez-vous sur le site officiel du constructeur et téléchargez le pilote correspondant à votre modèle et à la version de votre kernel. Décompressez l'archive et lisez le fichier README pour les instructions spécifiques. En général, les étapes suivantes sont requises: 1. Naviguez dans le dossier du pilote décompressé.\n1. Compilez et installez le pilote à l'aide des commandes make et make install. 5. Chargement du module du pilote Après l'installation, chargez le module du pilote en utilisant la commande: 6. Configuration de la connexion WiFi Vous pouvez utiliser l'interface graphique de gestion réseau de votre distribution ou la commande pour configurer votre réseau sans fil. <u>Dépannage et support**</u> Consultez les forums: Les forums Linux spécifiques à votre distribution sont une excellente ressource pour obtenir de l'aide. {{page>AC650 11ac Dual-Band Wireless USB Adapter}}"},{"uuid":"e281be87-2150-4d57-930b-61ac703345d9","slug":"50-20210114-jeudi-geek","title":"Jeudi Geek : signal, boot loader, linux et interface en chinois","category":"Podcasts","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2021-01-14 01:37:02","created_at":"2021-01-14 01:37:02","updated_at":"2021-01-14 01:37:02","tags":[],"plain":"Voici le 50ème épisode : Jeudi Geek : signal, boot loader, linux et interface en chinois\nCette page est amenée à évoluer. 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L'idée n'est pas de transformer le serveur en sapin de Noël, mais d'avoir une base saine sur laquelle bâtir, qu'il s'agisse d'expérimenter dans un LXC ou de préparer une VM destinée à recevoir une vraie charge. Étape 1 — Préparer la machine Sur une Debian neuve, on commence par récupérer un petit script qui en télécharge d'autres. C'est juste un point d'entrée : il va chercher dans mon dépôt Forgejo un ensemble de scripts d'initialisation que je maintiens à jour. À ce stade, un dossier apparaît à côté du script. C'est là que se trouve le vrai travail : fait ce qu'on a tous fini par écrire un jour : mise à jour des paquets, installation des outils de base, création d'un utilisateur non-root avec les bons droits sudo, durcissement minimal de SSH. Rien de magique, mais c'est répétable et c'est ce qui compte quand on provisionne souvent. Important : une fois le script terminé, il faut se déconnecter de la session et se reconnecter avec l'utilisateur que le script vient de créer. Tout ce qui suit se fait avec cet utilisateur, en passant par quand nécessaire. Continuer en root est une mauvaise habitude qui finit toujours par se payer. Étape 2 — Installer Webmin Webmin est une interface web d'administration système. Pour quelqu'un qui débute, c'est une porte d'entrée appréciable : on voit les services qui tournent, les utilisateurs, les paquets installés, les logs, le tout depuis un navigateur. Pour quelqu'un d'expérimenté, c'est un complément pratique quand on veut donner un accès limité à un collègue moins à l'aise en ligne de commande. Webmin fournit son propre script pour configurer le dépôt apt : Ce script ajoute le dépôt officiel Webmin à la liste des sources apt et importe la clé GPG associée. Une fois fait, l'installation devient une commande apt classique : Petite précision sur les deux paquets : Webmin sert à l'administration système (root ou utilisateur sudo), Usermin est sa version pour les utilisateurs standards, qui leur permet de gérer leur propre compte, leurs mails, leurs fichiers, sans toucher au système. Sur une machine mono-utilisateur, on peut se passer d'Usermin, mais l'installer maintenant coûte trois mégaoctets et évite d'y revenir plus tard. Étape 3 — Se connecter à l'interface Webmin écoute par défaut sur le port 10000 en HTTPS. Depuis un navigateur : est à remplacer par l'adresse de la machine. Le navigateur va râler à propos du certificat — c'est normal, Webmin génère un certificat auto-signé à l'installation. On peut accepter l'avertissement pour l'instant ; si la machine est destinée à un usage durable, on remplacera ça plus tard par un vrai certificat (Let's Encrypt via un reverse proxy, par exemple). Pour la connexion, on utilise les identifiants Linux de l'utilisateur sudo, pas un compte spécifique à Webmin. C'est l'utilisateur que a créé à l'étape 1. Webmin s'appuie sur PAM, donc tout compte système autorisé à se connecter peut potentiellement entrer — d'où l'importance de l'étape suivante. Étape 4 — Activer le pare-feu Une machine accessible sur internet sans pare-feu, c'est une question de temps avant les premiers ennuis. Sur Debian, je préfère à ou à la configuration brute de : la notion de zones est pratique, la syntaxe se retient, et l'intégration avec Webmin est correcte. Installation et activation : rend le service persistant au redémarrage, le lance immédiatement. Vérification : Le retour attendu est . Si c'est autre chose, permet de comprendre ce qui coince — c'est souvent un conflit avec un autre service de filtrage déjà en place. À ce stade, le pare-feu tourne mais avec une configuration par défaut qui, selon la zone active, peut bloquer Webmin. Il faut donc explicitement autoriser le port 10000 : Le écrit la règle dans la configuration ; sans ça, elle disparaît au prochain redémarrage. Le recharge la configuration pour que la règle prenne effet immédiatement. C'est l'erreur classique : on ajoute une règle, on continue à ne pas pouvoir se connecter, on perd dix minutes avant de se rappeler du . Pour aller plus loin Une fois cette base en place, plusieurs directions s'offrent selon le rôle de la machine. Si elle est destinée à héberger un service web public, l'étape logique suivante consiste à placer Webmin derrière un reverse proxy plutôt que de l'exposer directement sur le port 10000. Le port 10000 est alors fermé vers l'extérieur, et l'interface devient accessible via un sous-domaine en HTTPS avec un vrai certificat. C'est plus propre, plus sûr, et ça évite l'avertissement de certificat à chaque connexion. Si la machine est un serveur d'applications, autant profiter du fait que est en place pour réfléchir aux ports en amont. Mieux vaut décider tout de suite quelles applications écoutent où, plutôt que d'empiler les au fil de l'eau et de finir avec une configuration que plus personne ne comprend. Et dans tous les cas, garder une trace écrite des choix faits : quels ports ouverts, quel utilisateur sudo, quelle convention de nommage. Un fichier à la racine du home de l'admin, peu importe le support — l'important c'est que dans six mois, on puisse retrouver le fil sans avoir à tout rétro-ingénierer."},{"uuid":"11186836-bbac-4054-82db-a3bfed14a274","slug":"imagemagick-traiter-des-images-en-ligne-de-commande","title":"ImageMagick : traiter des images en ligne de commande","category":"linux","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.png","published":true,"published_at":"2025-12-28 14:56","created_at":"2025-12-28 14:56:14","updated_at":"2026-05-12 00:36:01","tags":[],"plain":"1. À quoi ça sert\r\n\r\nImageMagick, c'est l'outil qu'on sort quand on veut manipuler des images sans ouvrir un logiciel graphique. Pas de Photoshop, pas de GIMP, pas de clic-droit \"Redimensionner\" sur cent fichiers à la suite : juste une commande dans un terminal, et le travail est fait.\r\n\r\nC'est une suite d'outils qui sait lire, écrire et transformer plus de 200 formats — du JPEG classique au PDF en passant par le HEIC des iPhones, le WebP de Google ou le bon vieux TIFF des scanners. L'absence d'interface graphique est ici une fonctionnalité, pas un défaut : elle permet de l'utiliser partout où il n'y a pas d'écran, et surtout dans tout ce qui doit tourner tout seul.\r\n\r\nOn le retrouve donc naturellement :\r\nsur des serveurs web qui génèrent des miniatures à la volée,\r\ndans des scripts qui traitent des dossiers entiers d'un coup,\r\ndans des pipelines CI/CD pour préparer des assets,\r\ndans des conteneurs Docker, accessibles uniquement en SSH.\r\n\r\nDepuis la version 7, tout passe par une commande unique : . Les anciennes commandes (, , ...) existent toujours pour la compatibilité, mais elles ne sont plus la norme.\r\n\r\n2. Installation\r\n\r\nSur Debian ou Ubuntu :\r\n\r\n\r\n\r\nOn vérifie ensuite que tout est en place :\r\n\r\n\r\n\r\nLa sortie indique aussi les délégués compilés (libwebp, libheif, libraw, etc.). Si un format précis vous intéresse, c'est ici qu'il faut regarder : ImageMagick ne sait lire un format que si la bibliothèque correspondante est présente au moment de la compilation.\r\n\r\n3. Comment ImageMagick raisonne\r\n\r\nToutes les commandes suivent la même logique :\r\n\r\n\r\n\r\nL'image est chargée en mémoire, puis chaque option s'applique dans l'ordre où elle est écrite, comme une chaîne de traitement. Ce point est important : déplacer une option dans la ligne peut changer le résultat final.\r\n\r\nExemple :\r\n\r\n\r\n\r\nIci, l'image est lue, redimensionnée à 800×600, puis compressée à 85% de qualité, puis écrite sur le disque. Si on inversait et , le résultat serait identique dans ce cas précis, mais avec des opérations qui modifient les pixels (flou, conversion d'espace colorimétrique, recadrage), l'ordre devient critique.\r\n\r\n4. Convertir d'un format à un autre\r\n\r\nLe cas le plus simple : changer l'extension du fichier de sortie suffit.\r\n\r\n\r\n\r\nImageMagick détecte le format cible à partir de l'extension et fait la conversion. C'est aussi simple que ça pour 90% des cas.\r\n\r\nQuand on veut être plus précis — par exemple forcer une profondeur de couleur particulière — on l'indique explicitement :\r\n\r\n\r\n\r\nUtile quand on récupère des images en 16 bits par canal qu'on veut ramener à du 8 bits standard, soit pour gagner de la place, soit pour garantir la compatibilité avec un logiciel récalcitrant.\r\n\r\n5. Redimensionner\r\n\r\nLa méthode brutale\r\n\r\n\r\n\r\nCette commande redimensionne à 800×600 en respectant les proportions par défaut, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Si l'image source est en 4:3, elle rentrera pile dedans ; si elle est en 16:9, ImageMagick choisira la dimension la plus contraignante et l'autre sera plus petite que demandé.\r\n\r\nPour forcer exactement ces dimensions quitte à déformer l'image, il faut ajouter un point d'exclamation :\r\n\r\n\r\n\r\nNe rétrécir que les grandes images\r\n\r\nC'est probablement le cas le plus utile au quotidien : on a un dossier d'images, on veut s'assurer qu'aucune ne dépasse 1600 pixels, mais on ne veut pas agrandir les petites (ce qui dégraderait leur qualité).\r\n\r\n\r\n\r\nLe signifie « uniquement si l'image est plus grande ». Les guillemets sont nécessaires car est interprété par le shell comme une redirection. On peut aussi échapper le caractère avec .\r\n\r\nEn pourcentage\r\n\r\n\r\n\r\nPratique quand on veut diviser la taille par deux sans calculer les dimensions exactes.\r\n\r\n6. Qualité et poids du fichier\r\n\r\nPour les JPEG, le paramètre règle le compromis entre fidélité visuelle et poids du fichier :\r\n\r\n\r\n\r\nQuelques repères en pratique :\r\n100 : qualité maximale, fichier énorme, différence imperceptible avec 95.\r\n85 : la valeur par défaut de la plupart des appareils photo, et un excellent compromis pour le web.\r\n75 : encore très acceptable, gain de place notable.\r\nEn dessous de 70 : les artefacts deviennent visibles, surtout sur les aplats de couleur.\r\n\r\nSupprimer les métadonnées\r\n\r\nLes fichiers issus d'appareils photo ou de smartphones embarquent beaucoup d'informations : modèle de l'appareil, date, parfois coordonnées GPS, miniature intégrée, profil colorimétrique... Tout ça peut peser plusieurs dizaines de kilo-octets, et surtout poser des problèmes de confidentialité.\r\n\r\n\r\n\r\nL'option fait le ménage. À utiliser systématiquement avant de publier des photos sur le web, et indispensable dès qu'on parle de RGPD ou d'anonymisation. Attention en revanche pour la photographie professionnelle où certaines métadonnées (droits d'auteur, profil ICC) peuvent être nécessaires.\r\n\r\n7. Recadrer et adapter à un cadre\r\n\r\nRecadrage classique\r\n\r\n\r\n\r\nLa syntaxe se lit comme une fenêtre qu'on découpe dans l'image : largeur × hauteur, décalée de 100 pixels depuis la gauche et 50 pixels depuis le haut.\r\n\r\nRemplir un cadre exact, sans déformation\r\n\r\nC'est le besoin typique des miniatures de site : on veut toutes les vignettes en 800×600 pile, peu importe le format des photos d'origine.\r\n\r\n\r\n\r\nTrois étapes enchaînées :\r\n\r\n1. redimensionne pour que l'image remplisse le cadre (le inverse la logique habituelle : on prend la plus grande dimension comme contrainte, pas la plus petite).\r\n2. indique qu'on veut centrer le découpage.\r\n3. coupe ce qui dépasse pour obtenir exactement la taille voulue.\r\n\r\nLe résultat : aucune déformation, aucune bande noire, juste un éventuel rognage sur les bords les plus longs.\r\n\r\n8. Traiter un dossier entier\r\n\r\nUne boucle Bash suffit pour convertir tous les PNG d'un dossier en JPEG :\r\n\r\n\r\n\r\nLa syntaxe retire l'extension du nom, on y ajoute . Simple et fiable.\r\n\r\nPour modifier les fichiers sur place, ImageMagick fournit :\r\n\r\n\r\n\r\nCette commande écrase chaque fichier par sa version redimensionnée. C'est rapide et pratique, mais ça veut aussi dire qu'il n'y a pas de retour en arrière : si la commande est mal écrite, le dossier original est perdu. Règle absolue : travailler sur une copie, ou s'assurer d'avoir une sauvegarde.\r\n\r\n9. Texte et filigranes\r\n\r\nApposer une mention textuelle\r\n\r\n\r\n\r\n ancre le texte dans un coin de l'image (les neuf positions classiques : , , , , ...), et ajoute un décalage par rapport à ce point d'ancrage. Ici, éloigne le texte de 10 pixels du coin inférieur droit.\r\n\r\nSuperposer un logo ou un watermark image\r\n\r\n\r\n\r\nL'image principale est lue en premier, le filigrane en second, puis les fusionne. Si le watermark a un canal alpha (transparence), il est respecté.\r\n\r\n10. Couleurs et tons\r\n\r\nPassage en noir et blanc :\r\n\r\n\r\n\r\nRéglage de la luminosité et du contraste (valeurs en pourcentage, positives ou négatives) :\r\n\r\n\r\n\r\nIci, +10% de luminosité et +5% de contraste. Pour assombrir, on utilise des valeurs négatives : .\r\n\r\n11. Inspecter une image\r\n\r\nPour obtenir les informations essentielles — format, dimensions, profondeur :\r\n\r\n\r\n\r\nPour tout savoir, y compris les métadonnées EXIF, le profil colorimétrique, l'histogramme :\r\n\r\n\r\n\r\nLa sortie verbeuse peut faire plusieurs pages, mais c'est inestimable pour diagnostiquer un problème ou comprendre d'où vient un fichier.\r\n\r\n12. Formats modernes\r\n\r\nLe WebP de Google offre une compression nettement meilleure que le JPEG à qualité équivalente, et il est aujourd'hui supporté par tous les navigateurs courants :\r\n\r\n\r\n\r\nL'AVIF va encore plus loin en termes de compression, au prix d'un encodage plus lent :\r\n\r\n\r\n\r\nSi la commande échoue avec une erreur de délégué, c'est que votre installation d'ImageMagick a été compilée sans le support AVIF — il faudra installer ou recompiler.\r\n\r\n13. Quelques règles à se fixer\r\nToujours travailler sur une copie quand on découvre une nouvelle commande. en particulier ne pardonne pas.\r\nStripper les métadonnées avant toute publication web.\r\nPour de très gros volumes (plusieurs milliers d'images, ou des images très lourdes), regarder du côté de : c'est plus rapide et beaucoup moins gourmand en mémoire qu'ImageMagick. Pour tout le reste, ImageMagick est largement suffisant.\r\nAutomatiser dès qu'on répète : si la même commande revient deux fois, elle mérite un script.\r\nLire les messages d'erreur : ImageMagick est verbeux, et la plupart des problèmes (délégué manquant, permissions, format non reconnu) sont explicitement nommés dans la sortie.\r\n\r\n14. Là où on le croise vraiment\r\n\r\nEn pratique, ImageMagick finit presque toujours dans les mêmes situations :\r\npréparation d'images pour un site web (redimensionnement + compression + strip),\r\ngénération de miniatures à la volée côté serveur,\r\nnormalisation d'un catalogue photo hétérogène (formats, tailles, profils),\r\nconversion massive d'archives anciennes vers des formats modernes,\r\nnettoyage des métadonnées avant diffusion publique.\r\n--\r\n\r\nImageMagick fait partie de ces outils qu'on apprivoise lentement mais qu'on garde longtemps. Au début, on copie des commandes trouvées en ligne sans tout comprendre. Puis on commence à reconnaître les options, à les combiner, à écrire ses propres scripts. Et un jour, on se rend compte qu'on a remplacé un logiciel entier par trois lignes de Bash — et qu'on n'a jamais été aussi efficace pour traiter des images."}]