1 line
27 KiB
JSON
1 line
27 KiB
JSON
[{"uuid":"e91bf7c8-251a-4fbe-8082-e5b4e322f7bd","slug":"decouverte","title":"Découverte d'Inkscape","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-28 23:01:21","created_at":"2023-02-28 23:01:21","updated_at":"2023-02-28 23:01:21","tags":[],"plain":"Premier lancement\nLorsque vous lancez Inkscape pour la première fois, il est recommandé de configurer l'espace de travail selon vos préférences. Lorsque vous ouvrez Inkscape pour la première fois, l'assistant de configuration de l'espace de travail apparaît automatiquement. Cet assistant vous permet de choisir la langue d'interface, la taille de l'interface utilisateur, la disposition des barres d'outils et des panneaux, ainsi que d'autres options de personnalisation. En fonction de vos préférences et de la façon dont vous prévoyez d'utiliser Inkscape, vous pouvez choisir différentes options dans l'assistant de configuration. Par exemple, si vous prévoyez d'utiliser Inkscape principalement pour la conception de logo, vous pouvez choisir une disposition d'espace de travail qui met en évidence les outils de forme et de texte. Si vous prévoyez d'utiliser Inkscape pour des projets d'impression professionnels, vous pouvez choisir une résolution d'écran plus élevée pour un affichage plus net et plus précis. Si vous manquez l'assistant de configuration de l'espace de travail lors du premier lancement, vous pouvez toujours y accéder plus tard en allant dans le menu \"Fichier\" > \"Préférences\" > \"Espace de travail\" dans la barre de menu supérieure. En configurant l'espace de travail selon vos préférences, vous pouvez rendre l'utilisation d'Inkscape plus confortable et plus efficace pour vous.\n- Pour lancer la création d'un nouveau document dans Inkscape cliquez sur le bouton . Le nouveau document créé dans Inkscape est par défaut réglé sur une taille correspondant à une feuille A4, mais cela peut varier en fonction de la version du logiciel que vous utilisez. Si vous arrivez sur un document vide dans Inkscape, vous pouvez vérifier la taille de la page en utilisant la règle située en haut de l'interface graphique. La règle affiche les dimensions de la page en millimètres à la création du premier document. Si vous souhaitez modifier la taille de la page, vous pouvez aller dans le menu \"Fichier\" > \"Propriétés du document\" dans la barre de menu supérieure, ou appuyer sur le raccourci clavier <key>Maj</key> + <key>Ctrl</key> + <key>D</key>. Dans la boîte de dialogue \"Propriétés du document\", vous pouvez modifier les dimensions de la page, le mode de couleur, la résolution et d'autres paramètres du document. Présentation\nIl est vrai que dans Inkscape, la règle située en haut de l'interface graphique permet de mesurer les objets dessinés en millimètres ou dans d'autres unités de mesure. Cette règle peut être glissée et déplacée pour mieux s'adapter aux besoins de l'utilisateur.\n- Quant à la barre d'outils située sur la gauche, elle contient plusieurs outils pour dessiner des formes de base telles que des cercles, des carrés et des étoiles. Ces outils permettent de dessiner rapidement des formes symétriques et régulières, qui peuvent ensuite être modifiées et combinées pour créer des dessins plus complexes.\n- Dans Inkscape, il est possible de créer des formes en utilisant des clics-déplacer. Par exemple, pour créer un cercle, vous pouvez cliquer sur l'outil \"Cercle\" dans la barre d'outils de gauche, puis cliquer sur la page et maintenir le bouton de la souris enfoncé tout en faisant glisser le curseur pour définir la taille du cercle. Une fois que vous avez la taille souhaitée, relâchez le bouton de la souris pour créer le cercle. De même, pour créer un carré, vous pouvez cliquer sur l'outil \"Carré\", puis cliquer sur la page et maintenir le bouton de la souris enfoncé tout en faisant glisser le curseur pour définir la taille du carré. Une fois que vous avez la taille souhaitée, relâchez le bouton de la souris pour créer le carré. Pour créer une étoile, vous pouvez cliquer sur l'outil \"Étoile\", puis cliquer sur la page et maintenir le bouton de la souris enfoncé tout en faisant glisser le curseur pour définir la taille de l'étoile. Une fois que vous avez la taille souhaitée, vous pouvez utiliser les options dans la barre de contrôle en haut pour définir le nombre de points et d'autres propriétés de l'étoile.\n- Dans Inkscape, l'outil de pointeur de sélection (représenté par une flèche noire) permet d'éditer les propriétés d'une figure existante. Lorsque vous sélectionnez une figure à l'aide de cet outil, vous pouvez utiliser la barre de contrôle située en haut de l'interface pour modifier les propriétés de la figure, telles que sa couleur, sa taille, son contour et sa transparence. Vous pouvez également déplacer, redimensionner et faire pivoter la figure en utilisant les poignées de sélection qui apparaissent autour de la figure lorsque vous la sélectionnez. En plus de la barre de contrôle, vous pouvez également accéder à des options de propriétés plus avancées en utilisant la palette de propriétés, qui peut être ouverte en appuyant sur la touche <key>F2</key> ou en cliquant sur le bouton \"Propriétés\" dans la barre d'outils de gauche. Cette palette de propriétés permet de modifier des propriétés plus avancées telles que les effets de filtre, les effets de dégradé et les propriétés de texte. Édition des contours\nIl est possible de désactiver les contours en utilisant la boîte de dialogue \"Fond et contour\". Pour désactiver les contours d'un objet, vous pouvez suivre les étapes suivantes :\nSélectionnez l'objet auquel vous souhaitez supprimer le contour en cliquant dessus.\nDans la barre de menu supérieure, cliquez sur \"Objet\" et sélectionnez \"Fond et contour\" ou appuyez sur le raccourci clavier <key>Maj</key> + <key>Ctrl</key> + <key>F</key>.\nDans la boîte de dialogue \"Fond et contour\", sélectionnez l'onglet \"Contour\".\nSélectionnez \"Pas de contour\" dans la liste déroulante \"Style\".\nCliquez sur \"Appliquer\" pour enregistrer les modifications. Une fois que vous avez désactivé le contour de l'objet, il n'apparaîtra plus sur la page. Si vous souhaitez réactiver le contour à tout moment, vous pouvez répéter ces étapes et sélectionner un style de contour différent dans la boîte de dialogue \"Fond et contour\". Propriété de l'objet sélectionner\nDans la barre du haut, les propriétés standards de l'objet s'affichent et peuvent être modifier Un double clique permet d'avoir des propriétés propres à l'objet. PAr exemple pour l'étoile : Une étoile personnalisée : Forme personnalisée\nIl faut utiliser l'outils Courbes de Bézier. Objets concentriques, alignés...\nEffectuer une sélection d'au moins deux objets, puis utiliser l’outil Aligner et ajuster dans le menu Objet > Aligner et distribuer. Dans le panneau de gauche, un onglet Aligner et distribuer s'affiche. Miroir\nOn sélectionne un ou plusieurs objets. Éditeur des courbes de Bézier\nOn utilise l’outil suivant : On peut également éditer les noeuds : Cela modifie les poignets et rendre éditable ou partir de la forme. Pour s’entraîner, chercher The Bézier Game pour essayer de réaliser des formes simples au formes complexes. Fusion, différence...\nDans le menu Chemin Objet en chemin permet de transformer une forme simple en forme de Bézier. Union Intersection Explosion Quelques raccourcis\nraccourci | action |\n--------- | ------ |\nclic-milieu | permet de navigue dans la feuille |\nCtrl + molette | permet de zoomer ou dézoomer |\nCtrl + Z | annuler la dernière des actions |\nCtrl + Shift + molette | rotation |\nCtrl + Maj + Z | rétablir |\nCtrl + C | Copier | |\nCtrl + v | Coller | |\nCtrl + d | dupliquer | |"},{"uuid":"cbfbc502-df32-42eb-a99f-3a75cfcc22e0","slug":"creer-un-point-d-acces","title":"Créer un Point d'Accès Wifi (AP)","category":"Électronique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2020-12-06 18:46:23","created_at":"2020-12-06 18:46:23","updated_at":"2020-12-06 18:46:23","tags":[],"plain":"Un point d'accès Wifi (AP) consiste à créer un réseau Wifi avec nom (appelé SSID). Ci-dessous, un code pour créer rapidement un point d'accès Wifi avec l'ESP 8266. Le nom de réseau s’appellera ESP1 - AP, stockée dans la variable ssid."},{"uuid":"37463f14-b96a-4d3d-bed8-14173e668cd0","slug":"activer-line-in","title":"Activer Line In","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2021-01-16 04:01:46","created_at":"2021-01-16 04:01:46","updated_at":"2021-01-16 04:01:46","tags":[],"plain":"> Activer\n> Désactiver ou xx est le numéro du module renvoyé lors de l'activation."},{"uuid":"e1e8a0c1-6971-4357-9aaa-7e7a748922f3","slug":"quand-systemd-remplace-cron-pourquoi-et-comment-migrer-ses-taches-planifiees","title":"Quand systemd remplace cron : pourquoi (et comment) migrer ses tâches planifiées","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2026-06-01 07:56","created_at":"2026-05-12 13:57:29","updated_at":"2026-05-12 13:58:58","tags":[],"plain":"Cron tourne sur Linux depuis 1975. Il a fait son temps pour beaucoup d'usages : voici ce que les timers systemd apportent, et comment basculer sans tout casser.\r\n\r\nPourquoi cron reste partout\r\n\r\n est l'un des plus anciens outils Unix encore en service. Son principe tient en deux idées : un démon qui se réveille toutes les minutes, et un fichier texte — la crontab — où chaque ligne décrit une commande et son moment d'exécution avec cinq champs (minute, heure, jour du mois, mois, jour de la semaine).\r\n\r\n\r\n\r\nCinquante ans plus tard, ça marche. C'est installé partout, c'est documenté à mort, ça tient sur une ligne, et n'importe quel administrateur sait lire . Pour beaucoup de besoins simples — « lancer ce script tous les jours à 2h du matin » — cron reste le bon choix.\r\n\r\nLe problème est que les besoins ont rarement été aussi simples depuis longtemps.\r\n\r\nLes limites de cron qu'on finit toujours par rencontrer\r\n\r\nÀ chaque administration de serveur sérieuse, on retombe sur les mêmes frustrations.\r\n\r\nLa machine était éteinte au moment du job. Cron saute purement et simplement l'occurrence ratée. Si le portable de l'utilisateur dormait à 2h, la sauvegarde quotidienne n'aura pas lieu — point. Le job s'exécutera de nouveau le lendemain à 2h, sans rattrapage, sans alerte.\r\n\r\nLes logs sont dispersés ou perdus. Par défaut, la sortie standard du job est envoyée par mail à l'utilisateur (si est défini et qu'un MTA tourne) ou simplement perdue. Le démon lui-même logue dans syslog quand il démarre un job, mais pas son contenu. Diagnostiquer pourquoi un job a échoué la semaine dernière relève souvent de l'archéologie.\r\n\r\nPas de dépendances. Un job qui doit attendre que le réseau soit monté, qu'un point de montage soit présent, qu'un autre service ait fini son démarrage : cron ne sait pas exprimer ça. La parade habituelle — un ou un suivi d'une boucle d'attente — fonctionne mais reste un bricolage.\r\n\r\nPas de recouvrement entre exécutions. Si un job de 5 minutes en prend 7 ce jour-là, cron lance la prochaine occurrence pile au moment où la précédente tourne encore. Deux instances simultanées d'un script de synchronisation, c'est rarement ce qu'on veut.\r\n\r\nPas de jitter, pas de randomisation. Quand cinquante VMs lancent leur toutes en même temps à 6h25 (l'heure d'anacron par défaut sur Debian), le pic de charge sur l'hyperviseur est garanti. Cron n'offre aucune primitive pour étaler les exécutions.\r\n\r\nPas de visibilité globale. Pour répondre à « quels jobs vont tourner aujourd'hui sur cette machine ? », il faut lire la crontab système, les crontabs utilisateur (), le contenu de , , , etc. Aucune commande ne donne la vue consolidée.\r\n\r\nPas d'isolation, pas de quota. Le job s'exécute avec les privilèges et les ressources du shell qui l'a lancé. Aucune façon native de limiter à 50 % de CPU, à 1 Go de RAM, ou de couper si ça dépasse 10 minutes.\r\n\r\nAucun de ces points ne rend cron inutilisable. Mais accumulés sur une dizaine de jobs critiques, ils transforment l'administration en travail de surveillance permanente.\r\n\r\nCe qu'apporte un timer systemd\r\n\r\nSur toute distribution Linux moderne basée sur systemd (la quasi-totalité, hors BSD, Alpine, Gentoo et quelques cas particuliers), une alternative native existe : les timers. Le principe est différent dès le départ.\r\n\r\nUn timer systemd, c'est deux fichiers au lieu d'une ligne :\r\nUn fichier qui décrit ce qu'il faut faire — exactement comme on décrit un service classique, en mode pour un job ponctuel\r\nUn fichier qui décrit quand le faire — ce sont les règles de déclenchement\r\n\r\nCette séparation entre le « quoi » et le « quand » est plus verbeuse au départ, mais elle débloque tout le reste.\r\n\r\nUne syntaxe d'horaire lisible\r\n\r\nLà où cron oblige à mentaliser , systemd écrit :\r\n\r\n\r\n\r\nEt la commande valide l'expression en montrant la prochaine exécution prévue. Une erreur de jour-de-semaine ou un décalage horaire ne plante pas en silence : on le voit avant de déployer.\r\n\r\nD'autres formes utiles que cron ne sait pas exprimer :\r\n\r\n\r\n\r\nLe support natif des fuseaux horaires est une avancée significative pour qui gère des serveurs distribués géographiquement — cron ignore tout du concept et tourne sur le fuseau du système.\r\n\r\nDu temps relatif, pas seulement du temps absolu\r\n\r\nCron raisonne uniquement en horloge murale (« tel jour, à telle heure »). systemd ajoute le temps monotone, relatif à un événement :\r\n\r\n\r\n\r\n règle proprement le problème des exécutions qui se chevauchent : la prochaine instance se déclenche 6 heures après la fin de la précédente, pas 6 heures après son démarrage. Aucune équivalence simple en cron.\r\n\r\nLe rattrapage des exécutions ratées\r\n\r\nUne seule ligne change tout :\r\n\r\n\r\n\r\nAvec cette option, systemd mémorise la dernière exécution réussie. Si la machine était éteinte au moment prévu, le job se déclenche dès le démarrage suivant (après le éventuel, voir plus bas). Pour un portable, un poste de développement, ou n'importe quelle machine qui n'est pas en service 24/7, c'est une différence majeure de fiabilité.\r\n\r\nDu jitter intégré\r\n\r\n\r\n\r\nLe déclenchement se fait à un instant aléatoire dans la fenêtre . Quand cinquante machines lancent leur mise à jour quotidienne, le pic de charge se lisse au lieu de tomber au même instant. C'est la fonctionnalité que tous les administrateurs de flottes finissent par re-bricoler en cron avec un peu élégant.\r\n\r\nLe logging gratuit dans journald\r\n\r\nTout ce que le service écrit sur stdout et stderr est capturé automatiquement par journald. Une seule commande pour tout consulter :\r\n\r\n\r\n\r\nPas de configuration, pas de redirection à la main, pas de à coller à chaque ligne de crontab. Et accessoirement, journald gère la rotation, la compression et la rétention.\r\n\r\nLes dépendances déclaratives\r\n\r\nDans le fichier , on peut dire au planificateur qu'un job nécessite que le réseau soit prêt, qu'un point de montage soit présent, qu'un autre service ait démarré :\r\n\r\n\r\n\r\nsystemd attend que ces conditions soient remplies avant de déclencher le service. Le job ne tente plus de s'exécuter sur un montage absent ou avant que la résolution DNS soit fonctionnelle.\r\n\r\nLe contrôle des ressources via cgroups\r\n\r\nPuisque chaque exécution passe par un service, on bénéficie de tout l'arsenal cgroups de systemd :\r\n\r\n\r\n\r\nUn job de sauvegarde qui pourrait saturer le disque ne sortira pas de son enveloppe. Cron n'offre rien d'équivalent — au mieux on enrobe la commande dans et , ce qui reste primitif.\r\n\r\nLa vue consolidée\r\n\r\n\r\n\r\nUne seule commande, toutes les exécutions planifiées du système, classées par prochaine échéance, avec date de dernière exécution. La question « qu'est-ce qui tourne automatiquement sur cette machine ? » trouve enfin une réponse en une ligne.\r\n\r\nUn exemple complet, pas-à-pas\r\n\r\nReprenons le job de sauvegarde initial — — et traduisons-le.\r\n\r\n :\r\n\r\n\r\n\r\n :\r\n\r\n\r\n\r\nActivation :\r\n\r\n\r\n\r\nVérifications :\r\n\r\n\r\n\r\nComparé à la ligne de crontab originale, c'est plus verbeux. Mais on a, sans rien ajouter : le rattrapage en cas d'arrêt machine, du jitter pour éviter les pics, l'attente du réseau, des limites de ressources, du logging structuré, et une commande pour tout inspecter.\r\n\r\nQuelques recettes utiles\r\n\r\nTous les jours à 3h sauf le dimanche :\r\n\r\n\r\n\r\nToutes les 15 minutes pendant les heures de bureau :\r\n\r\n\r\n\r\nLe premier lundi de chaque mois à 5h : pas faisable en une seule expression, mais combinable avec une condition qui vérifie la date et sort si ce n'est pas le bon jour. C'est l'une des rares zones où cron reste plus naturel ( + dans le script).\r\n\r\nToutes les six heures à partir du dernier passage (jamais de chevauchement) :\r\n\r\n\r\n\r\nTimer utilisateur, sans : dans , puis :\r\n\r\n\r\n\r\nQuand garder cron\r\n\r\nTout n'est pas à migrer. Cron reste le bon choix dans plusieurs cas :\r\nScripts portables vers BSD, macOS, ou des conteneurs minimaux. systemd n'existe pas dans Alpine Linux, sur les BSD, ni dans la plupart des images Docker légères.\r\nTâches utilisateur très simples sur un serveur partagé, où chaque utilisateur gère sa propre crontab sans privilèges admin.\r\nNotification par mail intégrée : si suivi d'une sortie sur stderr couvre déjà le besoin de monitoring, repasser par journald + un exporter Prometheus est de la sur-ingénierie.\r\nUn job de trente secondes à ajouter sur un serveur existant déjà couvert par cron. Mélanger les deux outils est sans risque — ils coexistent sans interférence — et créer deux fichiers pour un alias unique d'une ligne reste excessif.\r\n\r\nLa meilleure stratégie est rarement migratoire au pas de charge. Elle consiste à utiliser systemd pour toute nouvelle tâche planifiée, et à ne migrer les jobs cron existants que quand ils posent un problème concret : un job raté qu'il fallait rattraper, un log perdu qu'il fallait retrouver, un chevauchement qui a corrompu des données.\r\n\r\nEn résumé\r\n\r\nCron n'est pas obsolète, il est sous-dimensionné pour des besoins modernes. Les timers systemd ne remplacent pas la simplicité d'une ligne de crontab pour un job trivial, mais ils apportent à peu près tout ce qui manque dès qu'une tâche planifiée devient critique : rattrapage, logging, dépendances, isolation, observabilité.\r\n\r\nPour un DevOps qui construit aujourd'hui un nouveau service, le choix par défaut a basculé : commencer en systemd, et n'utiliser cron que par exception justifiée. La verbosité initiale des deux fichiers se rentabilise au premier incident de production qu'on diagnostique en au lieu de fouiller dans des logs disparates.\r\n\r\nEt même sans migrer quoi que ce soit, la commande mérite d'entrer dans le réflexe de tout audit de machine Linux. C'est là que se cache la moitié des tâches planifiées qu'on croit avoir comprises."},{"uuid":"586c5ab7-e960-465b-b499-83e0209890fe","slug":"quand-alt-ne-repond-plus-anatomie-d-un-bug-clavier-sous-gnome-wayland","title":"Quand Alt ne répond plus : anatomie d'un bug clavier sous GNOME/Wayland","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.png","published":true,"published_at":"2026-05-25 07:27","created_at":"2026-05-12 13:35:47","updated_at":"2026-05-12 13:40:34","tags":[],"plain":"Comment une option de clavier a priori anodine peut désactiver Alt+Tab, Alt+F4 et tous les raccourcis Alt — et comment diagnostiquer ce genre de problème de façon méthodique.\r\n\r\nLe symptôme\r\n\r\nUn beau matin, les raccourcis clavier ne répondent plus. Pas tous : seulement ceux qui utilisent la touche Alt gauche.\r\nne change plus de fenêtre\r\nne ferme plus l'application active\r\nDans un terminal, les raccourcis (édition de ligne readline, raccourcis dans une applicaiton, navigation tmux…) restent sans effet\r\nLa touche AltGr (Alt droite), elle, fonctionne toujours : on peut taper , , , les caractères normalement obtenus via Alt droite sur un clavier français azerty\r\n\r\nPremier réflexe naturel : « Le clavier est cassé ». Sauf que la touche physique répond bien — elle ne déclenche simplement plus ce qu'on attend d'elle.\r\n\r\nComprendre ce qui se passe (sans connaître Linux par cœur)\r\n\r\nPour saisir le bug, il faut comprendre un détail qu'on ignore généralement : une touche physique du clavier et la fonction qu'elle déclenche sont deux choses différentes.\r\n\r\nQuand on appuie sur la touche marquée « Alt » à gauche du clavier, le système reçoit d'abord un signal matériel — un code brut, sous Linux. Ce signal est ensuite traduit en une fonction logique par une couche logicielle appelée xkb (X Keyboard Extension). C'est xkb qui décide que signifie « modificateur Alt gauche » (le fameux ).\r\n\r\nMais xkb peut être configuré pour faire autre chose de ce même signal. Et c'est exactement ce qui s'était passé ici. Une option xkb nommée indiquait à la couche de traduction :\r\n« Quand tu reçois , ne génère pas . Génère à la place. »\r\n\r\n, c'est le nom technique de AltGr : la touche modificatrice qui permet d'accéder au « troisième niveau » d'une touche (le au-dessus du , le au-dessus du , etc.). En clair, l'option transformait Alt gauche en un deuxième AltGr.\r\n\r\nConséquence : du point de vue des applications, personne n'appuie jamais sur Alt. Le gestionnaire de fenêtres (mutter, dans GNOME) attend un événement qui ne vient jamais ; le terminal attend un préfixe Alt qui ne vient jamais non plus ; AltGr fonctionne toujours parce que c'est lui le « vrai » Level 3 Shift sur azerty, par défaut.\r\n\r\nC'est l'analogie d'un interrupteur dont on aurait inversé deux fils dans le mur : l'interrupteur marche, mais il commande une autre lampe.\r\n\r\nLa cause exacte\r\n\r\nSous GNOME, les options xkb sont stockées dans la base de configuration dconf, accessible via la commande . La clé concernée :\r\n\r\n\r\n\r\nSur le système concerné, la commande retournait :\r\n\r\n\r\n\r\nD'où venait cette option ? Plusieurs hypothèses plausibles :\r\nSélectionnée par erreur dans Paramètres → Clavier → Options de disposition lors d'une configuration ancienne\r\nImportée depuis une ancienne machine via la synchronisation du profil\r\nActivée par un script ou un outil de personnalisation (GNOME Tweaks, dconf-editor)\r\nHéritée d'une habitude QWERTY où certains préfèrent un second AltGr à gauche\r\n\r\nSur un clavier français azerty, cette option n'a aucun intérêt pratique : AltGr est déjà sur la touche Alt droite, là où l'index droit peut l'atteindre naturellement. Ajouter un second AltGr sur la touche Alt gauche revient à perdre Alt sans gagner quoi que ce soit.\r\n\r\nLe diagnostic, étape par étape\r\n\r\nVoici la séquence de commandes pour confirmer le problème — utile à mémoriser parce qu'elle s'applique à tout symptôme similaire sur GNOME/Wayland.\r\n\r\n1. Confirmer l'environnement de session. Les commandes qui suivent supposent GNOME sous Wayland ; sous X11 ou KDE, le diagnostic diffère.\r\n\r\n\r\n\r\n2. Inspecter les options xkb. C'est le test diagnostic principal pour ce genre de panne.\r\n\r\n\r\n\r\nSi la sortie n'est pas (liste vide) ou une option clairement intentionnelle, on tient probablement le coupable. Les options les plus susceptibles de casser des raccourcis :\r\n— transforme Alt gauche en AltGr (le cas présent)\r\n— échange Alt et Super (la touche Windows)\r\n— échange Caps Lock et Échap (anodin pour Alt, mais peut surprendre)\r\n, — transforment Caps Lock en Ctrl\r\n\r\n3. Vérifier que les raccourcis WM sont bien définis. Cela permet d'éliminer une mauvaise piste : si ne marchait pas parce que le raccourci avait été effacé, ce serait visible ici.\r\n\r\n\r\n\r\nLa sortie attendue est ou équivalent. Si y figure, le gestionnaire de fenêtres est correctement configuré — la panne est ailleurs.\r\n\r\n4. Vérifier les options d'accessibilité. Les touches rémanentes (StickyKeys), touches lentes (SlowKeys) ou touches rebonds (BounceKeys) peuvent provoquer des comportements clavier surprenants quand elles sont activées par erreur.\r\n\r\n\r\n\r\nToutes les trois doivent normalement renvoyer sauf besoin spécifique.\r\n\r\n5. Tester au niveau matériel si rien d'autre n'explique. Si toutes les vérifications logicielles sont propres, on vérifie que la touche envoie bien un signal au noyau :\r\n\r\n\r\n\r\nL'outil demande de choisir un périphérique (le clavier), puis affiche en direct chaque événement reçu. En appuyant sur Alt gauche, une ligne contenant doit apparaître. Si rien ne s'affiche, le problème est matériel ou dans le pilote — ce qui sort du cadre de cette fiche.\r\n\r\nLa correction\r\n\r\nUne seule commande suffit dans le cas présent :\r\n\r\n\r\n\r\nL'effet est immédiat : mutter recharge la configuration clavier à la volée, sans qu'on ait besoin de fermer sa session. Si pour une raison ou une autre l'effet ne se voit pas (vieux processus qui a mis en cache la configuration, terminal récalcitrant…), une déconnexion/reconnexion de la session GNOME suffit à tout réinitialiser.\r\n\r\nPour vérifier que la valeur est bien revenue à vide :\r\n\r\n\r\n\r\nEt si on voulait vraiment garder l'option ?\r\n\r\nPour information, la commande inverse est :\r\n\r\n\r\n\r\nÀ réserver aux cas où l'on tape énormément de caractères de troisième niveau de la main gauche et où on accepte de perdre Alt+Tab.\r\n\r\nLa méthode à retenir, au-delà de ce bug précis\r\n\r\nL'intérêt de cette fiche n'est pas tant la solution — une ligne de commande — que la logique de diagnostic. Quand une touche cesse de fonctionner sous Linux, on remonte la chaîne des responsabilités, du plus haut niveau au plus bas :\r\n\r\n1. Le gestionnaire de fenêtres a-t-il bien le raccourci ? ()\r\n2. Les options d'accessibilité ne brouillent-elles pas la frappe ? ()\r\n3. La couche xkb traduit-elle correctement la touche en modificateur ? ()\r\n4. Le noyau reçoit-il un signal matériel quand on appuie ? ()\r\n\r\nÀ chaque étage, une commande, une sortie attendue, et un verdict clair. La grande force de Linux dans ce genre de situation, c'est que chaque couche est inspectable séparément. Le réflexe à acquérir n'est pas « ça ne marche pas, je redémarre » mais « ça ne marche pas, je trouve quelle couche ment ».\r\n\r\nChecklist mémo\r\n\r\nModificateur (Alt / Super / Ctrl) qui ne répond plus sous GNOME/Wayland :\r\n\r\n1. — surveiller , , , \r\n2. — confirmer que le raccourci existe\r\n3. (puis , )\r\n4. → choisir le clavier → presser la touche → doit afficher le bon code (, , etc.)\r\n\r\nQuatre commandes, quatre couches, et 95 % des bugs clavier de session graphique sont localisés."}] |