1 line
17 KiB
JSON
1 line
17 KiB
JSON
[{"uuid":"c55f81b2-4dd6-411c-890d-8e983dc930b1","slug":"20230210-resoudre-les-erreurs-de-certificat-ssl-avec-un-script-bash-pour-dovecot","title":"Résoudre les erreurs de certificat SSL avec un script BASH pour Dovecot","category":"Journal geek","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-10 22:20:48","created_at":"2023-02-10 22:20:48","updated_at":"2023-02-10 22:20:48","tags":[],"plain":"Le certificat de Dovecot est un élément crucial pour la sécurité et la confidentialité des communications par courrier électronique. Dovecot est un serveur de messagerie populaire qui permet aux utilisateurs de gérer leurs e-mails sur leur propre serveur avec le protocole IMAP. Cependant, pour assurer la sécurité des données, un certificat de sécurité valide est nécessaire pour établir une connexion sécurisée entre le serveur et les clients de messagerie. Malheureusement, même lorsque le certificat de Dovecot est correctement renouvelé, il peut arriver que le certificat fourni par Dovecot reste sur les anciennes propriétés, ce qui peut entraîner une erreur de certificat. C'est ce qui est arrivé récemment, causant des problèmes pour les utilisateurs de la messagerie abonnel.fr. Pour résoudre ce problème, j'ai mis en place un script en ligne de commande (ou script BASH) pour vérifier la date de validité du certificat disponible sur le port 993. Si le certificat était à 10 jours d'expiration, le script relance automatiquement le service Dovecot. Cependant, si cela ne suffit pas à résoudre le problème, est que le certificat est toujours à moins de 10 jours d'expiration, le script envoie un e-mail d'alerte à l'administrateur système pour qu'il puisse prendre les mesures nécessaires pour résoudre le problème. Grâce à ce script, nous pouvons maintenant être sûrs que le certificat de Dovecot est toujours valide et que le service est disponible pour les utilisateurs. Pour en savoir plus sur Dovecot et comment configurer un certificat de sécurité pour votre serveur de messagerie, je vous invite à consulter l'article sur Dovecot."},{"uuid":"ac1e56af-57b3-443f-bbae-5d6ad7db153c","slug":"creer-un-script-de-hook-let-s-encrypt-pour-dovecot","title":"Créer un script de Hook Let's Encrypt pour Dovecot","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-12-29 17:14:22","created_at":"2023-12-29 17:14:22","updated_at":"2023-12-29 17:14:22","tags":[],"plain":"Pour mettre en place un hook qui redémarre Dovecot après chaque renouvellement de certificat avec Let's Encrypt (généralement géré par Certbot), vous devez ajouter un script de hook dans le répertoire approprié ou spécifier le hook directement dans la commande de renouvellement de Certbot. Voici comment vous pouvez procéder : 1. Création d'un Script de Hook\nVous pouvez créer un script qui redémarre Dovecot. Par exemple: Enregistrez ce script quelque part sur votre système, par exemple, . Assurez-vous de rendre le script exécutable : 2. Utiliser Certbot avec le Hook\nLorsque vous exécutez Certbot pour renouveler vos certificats, vous pouvez spécifier des hooks à exécuter avant ou après le renouvellement. Ajouter le Hook de Renouvellement Automatique : Si vous avez configuré Certbot pour renouveler automatiquement vos certificats (ce qui est la configuration recommandée), vous pouvez ajouter votre script de hook directement dans la configuration de renouvellement de Certbot. Pour chaque certificat dans , il y a un fichier de configuration correspondant. Vous pouvez ajouter les lignes suivantes au fichier de configuration de votre domaine (par exemple, ): 3. Utiliser des Hooks Directoires\nCertbot vérifie également automatiquement trois répertoires pour les scripts à exécuter comme hooks :\n: Avant le renouvellement.\n: Après le renouvellement réussi d'un certificat.\n: Après la tentative de renouvellement (qu'elle soit réussie ou non). Placer votre script dans assurera qu'il s'exécute après chaque tentative de renouvellement, ce qui est idéal pour des actions comme redémarrer Dovecot. 4. Testez votre Configuration\nAprès avoir mis en place le hook, vous devriez tester le processus pour vous assurer que tout fonctionne comme prévu. Vous pouvez simuler un renouvellement avec Certbot en utilisant une option de test (cela ne remplacera pas vos certificats actuels) : Si tout est correctement configuré, Certbot renouvellera le certificat en mode test et exécutera votre script pour redémarrer Dovecot. Assurez-vous que Dovecot fonctionne correctement après l'exécution du script. Notes Importantes :\nSécurité : Vérifiez que seuls les utilisateurs appropriés ont des permissions d'écriture sur le script et les fichiers de configuration pour éviter des modifications non autorisées.\nLogs : Surveillez vos logs pour vous assurer que les renouvellements et les redémarrages de Dovecot se passent comme prévu. Certbot et Dovecot écrivent tous deux des logs qui peuvent être utiles en cas de problème.\nCompatibilité : Vérifiez que les versions de Certbot et Dovecot que vous utilisez supportent les configurations et méthodes décrites ici, car les logiciels peuvent changer avec le temps. En ayant un hook bien configuré, vous vous assurez que Dovecot utilise toujours un certificat à jour, maintenant ainsi la sécurité de votre service de messagerie."},{"uuid":"3cfed057-4f41-4a40-8361-0215c89633c3","slug":"fournisseur-electricite-barry","title":"Barry, le fournisseur d'électricité orienté Tech et pas cher","category":"Électronique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2021-03-21 18:17:43","created_at":"2021-03-21 18:17:43","updated_at":"2021-03-21 18:17:43","tags":[],"plain":"GOTO>electronique:fournisseur-electricite-barry:"},{"uuid":"0e0b8d1d-3352-4ab7-bc70-7bc1f02ee485","slug":"imagemagick-sur-debian-pourquoi-convert-im6-et-ou-trouver-magick","title":"ImageMagick sur Debian : pourquoi `convert-im6` et où trouver `magick`","category":"linux","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.svg","published":true,"published_at":"2025-12-28 15:32","created_at":"2025-12-28 15:32:01","updated_at":"2026-05-12 00:29:00","tags":[],"plain":"Si tu as déjà installé ImageMagick sur un serveur Debian, tu es probablement tombé sur cette étrangeté : la commande historique est là, mais elle s'appelle . Et la commande moderne , présente partout ailleurs, semble manquer à l'appel — sauf si tu es sur Debian 13, où elle est revenue.\r\n\r\nLe sujet est un peu plus subtil qu'il n'y paraît, et beaucoup d'explications qui circulent sur le web sont fausses (notamment celle qui prétend que entrerait en conflit avec un binaire de — c'est un mythe). Voilà ce qui se passe réellement.\r\n\r\nUn peu de contexte sur ImageMagick\r\n\r\nImageMagick, c'est une suite d'outils en ligne de commande pour manipuler des images : conversion de formats, redimensionnement, compression, génération de vignettes, watermarks, lecture de métadonnées… Le genre d'outil qu'on retrouve aussi bien dans un script bash de cinq lignes que dans une chaîne de traitement industrielle ou un pipeline CI.\r\n\r\nHistoriquement, la suite est composée de plusieurs binaires distincts, chacun avec son rôle : pour la conversion, pour lire les métadonnées, pour le traitement par lot, pour combiner des images, pour les planches. C'est l'architecture d'ImageMagick 6, la version qui a régné en maître pendant une bonne quinzaine d'années.\r\n\r\nDepuis 2016, ImageMagick 7 est disponible. Le grand changement, c'est qu'il unifie tout derrière une seule commande : . Les anciennes commandes deviennent des sous-commandes (, , etc.), même si pour la rétrocompatibilité un binaire peut continuer à se comporter comme quand on l'appelle avec une syntaxe d'IM6.\r\n\r\nPourquoi le suffixe sur Debian\r\n\r\nC'est ici que beaucoup d'articles racontent n'importe quoi. La vraie raison n'a rien à voir avec un conflit avec — je l'ai vérifié, aucun paquet système ne fournit de commande . Tu peux le vérifier toi-même : ne renvoie rien qui vienne de util-linux.\r\n\r\nLa vraie raison est plus prosaïque. Pendant des années, Debian a voulu pouvoir packager IM6 et IM7 en parallèle dans la même distribution, pour permettre une transition en douceur. Le souci, c'est que les deux versions fournissent des binaires aux mêmes noms (, , …) avec des comportements légèrement différents. Impossible de les installer côte à côte sans renommer.\r\n\r\nLa solution adoptée par les mainteneurs Debian a été d'ajouter un suffixe explicite au nom de chaque binaire :\r\nles outils d'IM6 deviennent , , etc.\r\nles outils d'IM7 deviennent et compagnie\r\n\r\nLe indique la profondeur quantique du binaire (16 bits par canal, la valeur par défaut), et le / indique la version d'ImageMagick. Les noms classiques (, ) ne sont alors que des symlinks gérés par , qui pointent vers la version active. C'est le même mécanisme que pour , , ou à une époque.\r\n\r\nCe qui change entre Debian 11, 12 et 13\r\n\r\nC'est l'autre point que la plupart des articles ratent : la situation n'est pas la même selon la version de Debian.\r\n\r\nSur Debian 11 (bullseye) et 12 (bookworm), le paquet installe IM6 (version 6.9.11.60). Tu n'as que et ses copains, et n'existe pas dans les dépôts officiels (le paquet existe mais n'est pas le défaut). C'est cette situation que décrivent la plupart des tutoriels qui traînent sur le web.\r\n\r\nSur Debian 13 (trixie), sorti en août 2025, le défaut a basculé sur IM7 (version 7.1.1.43). La commande est disponible, et est désormais un symlink vers . Tu peux le vérifier :\r\n\r\n\r\n\r\nAutrement dit, sur Trixie, si tu écris , tu appelles en réalité IM7 sous un nom d'IM6. Ça fonctionne pour la plupart des usages, mais attention : IM7 est plus strict sur l'ordre des arguments en ligne de commande (), donc certains scripts anciens peuvent grogner.\r\n\r\nCorrespondance entre les deux versions\r\nImageMagick 6 (Debian 11/12) | ImageMagick 7 (Debian 13) |\r\n---------------------------- | ------------------------- |\r\n| |\r\n| |\r\n| |\r\n| |\r\n\r\nPour les cas simples, le comportement est identique. Une commande de redimensionnement classique passe sans modification :\r\n\r\n\r\n\r\nFaut-il s'inquiéter sur un serveur en production ?\r\n\r\nSi tu administres une machine Debian 12 ou plus ancienne, non. IM6 est toujours activement maintenu pour les CVE (les correctifs sont régulièrement backportés dans les paquets stable), et la plupart des scripts existants continueront de fonctionner. Le dans le nom du binaire est juste du marquage, pas une dépréciation.\r\n\r\nSi tu migres vers Debian 13, prévois un peu de temps pour relire tes scripts. Les pièges classiques :\r\nl'ordre des options qui devient plus strict ;\r\nquelques comportements de couleur et d'alpha qui ont changé entre les deux versions, notamment sur les opérations chaînées ;\r\nle fichier qui a déménagé : devient . Si tu avais assoupli les restrictions sur les PDF ou PostScript (un grand classique), il faut reporter la modification.\r\n\r\nPour un projet PHP comme les tiens, l'extension Imagick côté PHP est sensible à cette transition : la version compilée doit correspondre à la version d'IM installée, sinon échoue. Sur Trixie, c'est IM7 qu'il faut lier.\r\n\r\nEn pratique\r\n\r\nSur Debian 11/12, utilise , , etc. C'est la convention locale, pas une version dégradée. Si tu veux malgré tout, tu peux installer le paquet (présent dans les dépôts depuis bookworm) et basculer les alternatives manuellement, mais ce n'est presque jamais nécessaire.\r\n\r\nSur Debian 13, utilise directement. La commande reste disponible par compatibilité, mais elle pointe en réalité vers IM7 — autant utiliser le nom officiel.\r\n\r\nEt dans tous les cas, évite les alias globaux qui réécrivent : ça finit toujours par mordre quelqu'un, soit toi dans six mois, soit le prochain qui reprendra le serveur."},{"uuid":"32242b73-c564-41b0-892a-ae97b0e1861e","slug":"spf-ou-comment-votre-boite-mail-repere-les-imposteurs","title":"SPF, ou comment votre boîte mail repère les imposteurs","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.svg","published":true,"published_at":"2026-05-18 07:18","created_at":"2026-05-12 11:18:53","updated_at":"2026-05-12 12:58:33","tags":[],"plain":"Vous recevez un mail qui semble venir de votre banque. L'adresse a l'air correcte, le logo est bon, le ton est sérieux. Sauf que ce mail n'a peut-être jamais été envoyé par votre banque. N'importe qui, depuis n'importe quel ordinateur, peut techniquement écrire « De : votre-banque@exemple.fr » en haut d'un mail. C'est ce qu'on appelle l'usurpation d'expéditeur, et c'est à la base de la quasi-totalité des arnaques par mail.\r\n\r\nLe SPF, ou Sender Policy Framework, est l'un des mécanismes inventés pour limiter ce problème. C'est une technologie discrète, invisible à l'utilisateur, mais qui tourne en arrière-plan chaque fois qu'un mail arrive dans votre boîte.\r\n\r\nL'analogie de l'enveloppe et de la liste d'invités\r\n\r\nImaginez que chaque domaine de mail (par exemple ) soit une grande entreprise qui envoie du courrier. Cette entreprise a plusieurs bureaux de poste autorisés : son siège, sa filiale belge, son prestataire de marketing. Tous ces bureaux ont le droit d'envoyer du courrier en son nom.\r\n\r\nLe SPF, c'est tout simplement la liste publique de ces bureaux autorisés, affichée à la vue de tous. L'entreprise publie quelque part : « Le courrier authentique en mon nom ne peut venir que de ces adresses précises. Toute autre origine est suspecte. »\r\n\r\nQuand un mail prétendument envoyé par arrive chez votre fournisseur (Gmail, Orange, Free…), celui-ci fait deux choses :\r\n\r\n1. Il regarde l'adresse IP du serveur qui lui livre le mail.\r\n2. Il consulte la liste SPF publiée par .\r\n\r\nSi l'IP figure sur la liste, le mail est considéré comme légitime de ce point de vue. Sinon, c'est un signal d'alerte.\r\n\r\nPourquoi ça existe\r\n\r\nÀ l'origine d'internet, personne n'avait imaginé que le mail servirait à frauder à grande échelle. Le protocole d'envoi (SMTP) a été conçu avec une confiance totale : on déclare son identité et on est cru sur parole. Aucun mécanisme natif ne vérifie quoi que ce soit.\r\n\r\nLe SPF a été ajouté par-dessus, dans les années 2000, pour combler ce trou. C'est volontairement simple : une liste, une vérification, un verdict. L'idée n'est pas de tout résoudre, mais de filtrer les usurpations les plus grossières — celles où un escroc envoie depuis un serveur quelconque en se faisant passer pour une grande marque.\r\n\r\nCe que le SPF fait, et ce qu'il ne fait pas\r\n\r\nLe SPF vérifie d'où vient le mail, pas ce qu'il contient. Un mail légitime envoyé depuis un serveur autorisé peut très bien contenir une arnaque (cas typique : un compte interne piraté). Inversement, un mail forwardé par un ami passe parfois pour suspect alors qu'il est inoffensif, parce que le serveur de transfert n'est évidemment pas sur la liste du domaine d'origine.\r\n\r\nLe SPF n'agit pas non plus sur le contenu visible. Il regarde une information technique — l'identité du serveur émetteur — que l'utilisateur ne voit jamais. C'est précisément ce qui le rend utile : un escroc peut falsifier le « De : » affiché, mais il ne peut pas falsifier l'adresse IP de la machine qui établit la connexion.\r\n\r\nPour une vraie protection, le SPF est combiné à deux autres mécanismes : DKIM (qui signe cryptographiquement le mail) et DMARC (qui indique au destinataire quoi faire quand SPF ou DKIM échoue). Les trois ensemble forment le socle de l'authentification mail moderne. Aucun n'est suffisant seul.\r\n\r\nCe qui se passe concrètement à la réception\r\n\r\nQuand votre fournisseur reçoit un mail, la vérification SPF aboutit à l'un de ces verdicts : autorisé, refusé, douteux, ou indéterminé. Selon le résultat, le mail peut être livré normalement, placé en spam, ou rejeté avant même d'arriver dans votre boîte.\r\n\r\nVous ne voyez jamais cette décision. Elle est inscrite dans les en-têtes techniques du mail, consultables si on creuse, mais transparente pour l'usage quotidien. C'est précisément le but : une protection silencieuse qui élimine une partie du bruit avant qu'il ne vous atteigne.\r\n\r\nEt pour les expéditeurs ?\r\n\r\nSi vous gérez un site, une newsletter, ou même simplement une adresse mail professionnelle sur votre propre domaine, configurer correctement le SPF est devenu indispensable. Sans SPF, vos mails légitimes ont de plus en plus de chances d'être marqués comme suspects par les grands fournisseurs. Avec un SPF bien réglé, vous dites au monde entier : « voici exactement qui a le droit d'écrire en mon nom », et le reste devient automatiquement reconnaissable comme une usurpation.\r\n\r\nC'est un de ces réglages qu'on fait une fois, qu'on oublie ensuite, mais qui décide silencieusement chaque jour du sort de millions de mails."}] |