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[{"uuid":"8da6da4b-5b28-4f67-b6f7-277ee42843ce","slug":"de-zigbee2mqtt-a-proxmox-l-effet-papillon-d-un-switch-defaillant","title":"De Zigbee2MQTT à Proxmox : l’effet papillon d’un switch défaillant","category":"domotique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2025-05-25 06:01:36","created_at":"2025-05-25 06:01:36","updated_at":"2025-05-25 06:01:36","tags":{"logiciels":["Home Assistant"]},"plain":"Contexte initial\r\n\r\nDepuis plusieurs semaines, je soupçonnais mon coordinateur Zigbee SLZB-06M (Ethernet + PoE) de provoquer des instabilités réseau sous Zigbee2MQTT. Les symptômes étaient clairs : redémarrages en boucle du service, erreurs , commandes Zigbee échouées… Bref, une stack Zigbee instable malgré une configuration soignée.\r\n\r\nJ’avais tout envisagé : firmware Ember instable, problème d’alimentation PoE, bugs dans le bridge UART-to-TCP, saturation du port TCP 6638. J’ai même reflashé le dongle et validé la configuration YAML ligne par ligne. Sans succès. Toujours les mêmes erreurs :\r\n\r\n\r\n\r\nJ’envisageais déjà de tout remplacer : passer à un dongle USB, revoir le routage, refaire un mesh propre. Et puis...\r\n--\r\n\r\nL’incident du lundi matin\r\n\r\nUn blackout complet frappe mon infra : plus aucun service local ou distant ne répond. Proxmox, Zigbee2MQTT, partages NFS, Home Assistant, NAS — tout semble mort. Même l’accès Internet est intact, mais tout ce qui repose sur mon réseau interne est figé.\r\n\r\nJ’isole alors le NAS (la machine hôte centrale qui héberge tout le stockage via Proxmox), le connecte localement via un boîtier d’acquisition HDMI. Rien. Écran noir.\r\n\r\nJe commence à douter de tout : le câble DisplayPort ? Le boîtier HDMI ? Le BIOS ? Je teste, redémarre, écoute. Trois bips longs. Rien à l’écran. Jusqu’à ce que je réalise que j’attendais une image 1080p… alors que le BIOS sort du 640x480. Je reconfigure OBS (oui, parce que je passe par OBS pour afficher mes périphériques), ajuste la fréquence… et là, miracle :\r\n« Press to enter Setup or to enter Boot Menu »\r\n\r\nS’ensuivent des erreurs BIOS typiques :\r\n--\r\n\r\nLe coupable n°1 : la pile CMOS\r\n\r\nLa pile bouton est morte. Résultat : perte des paramètres BIOS à chaque redémarrage, y compris le boot sur disque. Je la remplace par une neuve (CR2032 à 3,1V), et tout rentre dans l’ordre… en apparence.\r\n\r\nJe replace le serveur. Et là, à nouveau : plus rien. Ping muet. Services inaccessibles. Home Assistant muet. Zigbee2MQTT en erreur.\r\n--\r\n\r\nLe vrai coupable : le switch réseau\r\n\r\nUn doute m’envahit. Je regarde le switch PoE. Il est éteint. Plus une LED.\r\n\r\nJe le remplace immédiatement. Nouveau switch, même câblage. Et tout revient :\r\n\r\n Proxmox opérationnel\r\n Partages NFS montés\r\n Home Assistant réactif\r\n Zigbee2MQTT sans erreur\r\n--\r\n\r\nLe lien entre les deux incidents\r\n\r\nC’est là que tout devient limpide.\r\n\r\n Le switch défaillant provoquait des microcoupures entre les VMs et le stockage.\r\n Les erreurs ECONNRESET de Zigbee2MQTT venaient du lien instable entre le coordinateur Ethernet et le service.\r\n L’instabilité du réseau expliquait les redémarrages en boucle, les commandes Zigbee échouées, les automatisations manquantes.\r\n\r\nEt pendant ce temps, je blâmais le coordinateur Zigbee, le firmware Ember ou un bug MQTT… alors que tout venait d’un simple transformateur à 10€ du switch.\r\n--\r\n\r\nBilan\r\n\r\nCe que j’ai appris :\r\n\r\n Ne jamais sous-estimer un composant “passif” : un switch, une pile, une alimentation.\r\n Un bug réseau peut se déguiser en bug applicatif.\r\n Les microcoupures sont pires que les pannes franches : elles érodent les services sans les faire crasher complètement, rendant le diagnostic flou.\r\n Observer avant d’agir, c’est vital. Sinon, on démonte tout… pour rien.\r\n--\r\n\r\nEt maintenant ?\r\n\r\nTout est reparti. Le coordinateur Zigbee SLZB-06M fonctionne parfaitement. Plus aucun redémarrage du service. Plus d’. Les automatisations sont de retour.\r\n\r\nParfois, c’est \"juste\" un switch qu'il faut changer !**"},{"uuid":"55a2c5eb-74d2-4c58-a7d1-19d1d824adf1","slug":"incident-acegrp-lan-2-tout-s-explique-enfin","title":"Incident acegrp.lan (2) : Tout s’explique enfin !","category":"domotique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2025-04-30 18:01:00","created_at":"2025-04-30 18:01:00","updated_at":"2025-05-01 04:30:09","tags":[],"plain":"Nous sommes lundi matin. Le silence numérique est assourdissant. Aucun service interne ne répond, et les plateformes A5L sur Internet sont totalement inaccessibles. Rien ne fonctionne. C’est un black-out complet. Le genre de panne qui érode patiemment ton calme et ton raisonnement, heure après heure. La veille, j’avais déjà tout tenté ou presque, sans succès. Et maintenant, le temps presse. Je décide de rapatrier la machine hôte qui fait tourner le NAS, la pièce centrale du puzzle. Ce mini-serveur, habituellement discret et stable, est suspect numéro un. Peut-être qu’en le branchant localement, j’aurai enfin un retour vidéo. Je tente une nouvelle approche : je le connecte à un boîtier d’acquisition HDMI, en utilisant simplement un câble DisplayPort vers HDMI. L’idée est de faire apparaître quelque chose, n’importe quoi, dans OBS, sur mon poste de travail. Mais tout ce que j’obtiens, c’est un écran noir. Rien. Pas un pixel.\r\n\r\nÀ cet instant, tout devient flou. Je commence à remettre en question chaque élément de la chaîne. Le boîtier d’acquisition : fonctionne-t-il réellement ? Le câble : est-il compatible ? Le port DisplayPort : est-il actif au démarrage ? Et la machine elle-même ? Est-ce qu’elle boote seulement ? Je doute de tout. Ce sont les moments les plus pénibles. Quand la panne est silencieuse. Quand tout semble à la fois en cause, et que rien ne parle. C’est dans ces phases de doute profond que je suis le plus vulnérable. J’ai souvent réagi à l’instinct dans ces moments-là, en allant droit vers des actions irréversibles. Formater un disque, réinstaller un système, démonter un châssis complet… sans prendre le temps d’analyser, de poser les bonnes questions. Je le sais, je l’ai déjà vécu, mais aujourd’hui, j’essaie de faire mieux. Je prends une pause. J’observe. J’écoute.\r\n\r\nJe redémarre plusieurs fois la machine, et à chaque fois, j’entends trois bips, espacés, lents, presque inquiétants. Le disque dur semble tournoyer, sans conviction. Pas de réelle activité. L’écran reste noir. Et c’est là que je me souviens d’un paramètre que je n’ai pas vérifié : la configuration de sortie dans OBS. J’ouvre les paramètres d’entrée vidéo, et je me rends compte que la résolution, la fréquence, tout est réglé comme si j’attendais le signal d’une console de jeu en 1080p. Mais un BIOS ? Il sort en 640x480, peut-être 800x600 dans le meilleur des cas… Je change les réglages, ajuste la fréquence, et je relance.\r\n\r\nEt là, comme un miracle numérique, l’image apparaît. Épurée. Grise. En anglais. \r\n« Press <F2> to enter Setup or <F12> to enter Boot Menu. » \r\nEt puis s’enchaînent les erreurs : \r\nERROR - POST - Invalid date / time \r\nERROR - POST - Bad RTC Battery \r\nBIOS Settings defaults loaded. \r\nLa sentence est claire : la pile CMOS est à plat. Elle ne tient plus la date, plus les réglages, plus rien. C’est elle qui empêchait la machine de démarrer correctement, de retrouver ses marques. Quelle absurdité ! Une simple pile bouton de quelques grammes, dans un PC allumé 24h/24 depuis des années. Mais elle a rendu l’âme, discrètement, en silence, et tout s’est effondré autour.\r\n\r\nJe coupe l’alimentation, j’ouvre le boîtier, je localise la pile. Je la retire et la teste au multimètre : 2,5 volts. C’est insuffisant. Je la remplace immédiatement par une neuve, une bonne CR2032 à 3,1 volts. Je remonte le tout, referme le boîtier, rebranche les câbles, et relance. Et là, la magie opère : l’écran Proxmox s’affiche, le système boote, et — enfin — la machine répond au ping. C’est le genre de petit miracle qui donne envie de se lever et d’applaudir dans une pièce vide.\r\n\r\nJe replace donc le serveur à son emplacement habituel, je le redémarre avec confiance… et là, plus rien. Ping muet. Silence réseau. J’étrangle un soupir. Et si c’était… autre chose ? Mon regard se pose sur le switch réseau. Éteint. Plus une LED. Je débranche, rebranche, rien. Je prends un switch de rechange, je le connecte à la place du défaillant, je relie chaque câble avec soin. Et là, tous les services reviennent. Ping OK. Partages NFS OK. Proxmox OK. Le réseau reprend vie comme si de rien n’était.\r\n\r\nL’autopsie du switch est formelle : alimentation HS. Ce petit boîtier discret avait probablement commencé à agoniser lentement depuis plusieurs jours, provoquant des microcoupures entre le NAS et le serveur principal. Les VM avaient perdu l’accès à leur stockage. Les partages s’étaient effondrés. Et tout ça avait été pris pour un bug de Proxmox, un problème de VM… alors que tout partait d’une alimentation à 10 euros.\r\n\r\nAu final, tout s’explique. La pile. Le switch. Le lien entre les deux. \r\nEt moi, au milieu, à jongler entre câbles, BIOS, doutes et bips. \r\nUne tempête technique partie d’un simple maillon faible."},{"uuid":"3c9af6ba-9ba2-4263-8c61-ec1d5c273947","slug":"monter-son-nas","title":"NAS - espace de stockage réseau","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-10 22:48:30","created_at":"2023-02-10 22:48:30","updated_at":"2023-02-10 22:48:30","tags":[],"plain":"Voici quelques informations et idées pour monter un serveur NAS. Solution Raspberry Pi 4\nBoitier à 4 disques. Il est possible de connecter à n'importe quel ordinateur avec son port USB 3. C'est une connexion logicielles de JBODY. C'est à dire que chaque disque est vue de manière entière. Il n'y a pas de montage RAID ou de subterfuge qui modifierait les partitions des disques. Raspberry Pi 4 Solution x86 mini-ATX\nSolution qui permet de connecter 12 disques dur en SATA. Nombre de connecteurs SATA II: 4\\\\\nNombre de connecteurs SATA III: 8 Cette solution coute 755€. Voici le détail.\nJe ne l'ai pas mise en œuvre car elle est trop chère.\nCarte mère\nC2550D4I - ASROCK MAINBOARD MINI-ITX WITH INTEL AVOTON C2550 4-CORE CPU 12x SATA PORTS Amazon\\\\\nhttp:www.amazon.fr/C2550D4I-ASROCK-MAINBOARD-MINI-ITX-AVOTON/dp/B00GG94YDS/ref=sr16?ie=UTF8&qid=1448147086&sr=8-6\\\\\n306 EUR LDLC\\\\\nhttp:www.ldlc.com/fiche/PB00161902.html\\\\\n290 EUR Boitier\nSilverstone SST-DS380B Noir Amazon\\\\\nhttp:www.amazon.fr/Silverstone-71062-SST-DS380B-Noir/dp/B00HVKMI9S/ref=pdsim1472?ie=UTF8&dpID=41F2sZSzMvL&dpSrc=sims&preST=ACUL160SR157%2C160&refRID=0ANP2KDSHB27SS6A8NPT\\\\\n165 EUR LDLC\nhttp:www.ldlc.com/fiche/PB00165252.html\\\\\n199 EUR Mémoire\nCrucial DDR3 8 Go 1600 MHz ECC CL11\n à doubler LDLC\\\\\nhttp:www.ldlc.com/fiche/PB00170546.html\\\\\n2 x 90 EUR Alimentation\nSilverStone SFX ST45SF-G v2.0 LDLC\\\\\nhttp:www.ldlc.com/fiche/PB00157913.html\\\\\n120 EUR Amazon\\\\\nhttp://www.amazon.fr/SilverStone-SFX-ST45SF-G-v2-0-Alimentation/dp/B008VQ2Y4K/ref=sr12?ie=UTF8&qid=1448148144&sr=8-2\\\\\n165 EUR**"},{"uuid":"6b51d57a-faa7-48ef-8cd9-8a8cc98adc4d","slug":"motorola-68000","title":"Motorola 68000","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-09 19:05:51","created_at":"2023-02-09 19:05:51","updated_at":"2023-02-09 19:05:51","tags":[],"plain":"Le Motorola 68000 est un microprocesseur 16 bits fabriqué par Motorola. Il a été introduit en 1979 et a été utilisé dans de nombreux ordinateurs personnels et professionnels dans les années 1980 et 1990. Il possède une architecture de type Von Neumann, avec un bus de données de 16 bits et un bus d'adresses de 24 bits, permettant l'accès à 16 Mo de mémoire. Il est capable d'exécuter des instructions à une vitesse de 8 MHz. Le Motorola 68000 a un boîtier à 160 broches, qui permet l'accès à ses différents ports d'entrée/sortie, ainsi qu'à ses buses d'adresses et de données. Il consomme environ 3 watts à 8 MHz. Il est capable de fonctionner à des fréquences allant de 4 à 8 MHz en standard, mais certains modèles overclockés ont été utilisés jusqu'à 16 MHz. Il possède 29 registres internes. Le Motorola 68000 a été utilisé dans de nombreux systèmes informatiques célèbres, notamment :\nLes ordinateurs Macintosh d'Apple jusqu'à la fin des années 1990\nLes ordinateurs Atari ST et Atari Falcon\nLes ordinateurs Amiga d'Commodore\nLes ordinateurs Acorn Archimedes\nLes ordinateurs Sinclair QL\nLes ordinateurs HP 9000\nLes premiers ordinateurs NeXT\nLes ordinateurs Sun workstations.\nLe 68000 est aussi utilisé pour de nombreux systèmes embarqués et équipements industriels. Le Motorola 68000 est un microprocesseur 16 bits qui a été introduit en 1979 par la société Motorola. Conçu à l'origine pour être utilisé dans des applications industrielles et scientifiques, il a finalement été adopté par de nombreux fabricants d'ordinateurs personnels et professionnels. Il était considéré comme l'un des microprocesseurs les plus avancés de l'époque. L'un des plus célèbres systèmes qui utilisait le 68000 est les premiers ordinateurs Macintosh d'Apple. En utilisant ce processeur, les Macintosh ont pu se démarquer par rapport aux ordinateurs IBM compatibles de l'époque qui utilisaient des processeurs compatibles x86 moins puissants. Les ordinateurs Macintosh ont été un succès commercial, en grande partie grâce à leur puissance de traitement et à leur interface utilisateur intuitive. Le 68000 a également été utilisé dans de nombreux autres ordinateurs célèbres tels que les ordinateurs Atari ST et Atari Falcon, les ordinateurs Amiga de Commodore, qui étaient très populaires dans les milieux professionnels et des jeux vidéo. Les ordinateurs Archimedes d'Acorn ont également été utilisés dans les écoles britanniques dans les années 1980 et 1990 pour l'enseignement de l'informatique."},{"uuid":"79bd0f3b-a66d-4402-878c-6a6ba3af149b","slug":"panorama-des-familles-de-soc-espressif","title":"Panorama des familles de SoC Espressif","category":"Électronique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-03 19:45","created_at":"2023-02-03 19:45:47","updated_at":"2026-05-13 18:35:04","tags":[],"plain":"Introduction\r\n\r\nEspressif Systems produit plusieurs familles de System on Chip (SoC) dédiés à l'IoT, toutes orientées vers la connectivité sans fil et le faible coût. Les deux grandes lignées sont l'ESP8266 (Wi-Fi seul) et l'ESP32 (Wi-Fi + Bluetooth), cette dernière s'étant elle-même ramifiée en plusieurs sous-familles (S, C, H, P).\r\n\r\nLe tableau de synthèse ci-dessous donne un aperçu rapide ; chaque famille est ensuite détaillée.\r\nFamille | Année | Cœur | Wi-Fi | Bluetooth | Particularité |\r\n---|---|---|---|---|---|\r\nESP8266 | 2014 | Tensilica L106 32 bits, 1 cœur, 80 MHz | 802.11 b/g/n | non | Premier SoC Wi-Fi grand public bon marché |\r\nESP32 | 2016 | Tensilica LX6 32 bits, 1 ou 2 cœurs, 240 MHz | 802.11 b/g/n | BT 4.2 + BLE | Polyvalent, cœur double |\r\nESP32-S2 | 2020 | Tensilica LX7, 1 cœur | 802.11 b/g/n | non | USB OTG natif, faible consommation |\r\nESP32-S3 | 2021 | Tensilica LX7, 2 cœurs, 240 MHz | 802.11 b/g/n | BT 5.0 LE | Accélérateur d'instructions vectorielles pour l'IA |\r\nESP32-C3 | 2021 | RISC-V 32 bits, 1 cœur, 160 MHz | 802.11 b/g/n | BT 5.0 LE | Premier ESP en RISC-V |\r\nESP32-C6 | 2023 | RISC-V, 2 cœurs (HP + LP) | Wi-Fi 6 (802.11ax), Thread, Zigbee | BT 5.0 LE | Multi-protocoles |\r\nESP32-H2 | 2023 | RISC-V, 1 cœur | non | BT 5.0 LE, Thread, Zigbee | Sans Wi-Fi, dédié 802.15.4 |\r\nESP32-P4 | 2024 | RISC-V, 2 cœurs HP + 1 LP, 400 MHz | non (radio externe) | non | Application processor haute performance |\r\n\r\nESP8266 : le pionnier\r\n\r\n\r\n\r\nL'ESP8266 (sortie en 2014) est le SoC qui a démocratisé l'IoT Wi-Fi grand public. Pour quelques euros, il offre un cœur Tensilica Xtensa L106 32 bits à 80 MHz, une radio Wi-Fi 2,4 GHz complète (802.11 b/g/n) et une pile TCP/IP, le tout dans un boîtier QFN32 de 5 × 5 mm.\r\n\r\nCaractéristiques marquantes :\r\nun seul cœur, 80 ou 160 MHz ;\r\npas de Bluetooth, pas de BLE ;\r\npas de flash interne : code chargé depuis une flash SPI externe (généralement 512 Kio à 4 Mio) ;\r\n80 Kio de RAM utilisateur ;\r\n17 GPIO théoriques (mais peu exposées sur les petits modules comme l'ESP-01).\r\nCorrection d'une idée reçue fréquente : l'ESP8266 ne dispose pas de Bluetooth, et l'ESP32 n'est pas un membre de la famille ESP8266 mais un SoC distinct, sorti plus tard. Le Bluetooth n'est apparu chez Espressif qu'avec l'ESP32 en 2016.\r\n\r\nModules à base d'ESP8266\r\n\r\nLe SoC nu est rarement utilisé seul : il est généralement vendu intégré sur un petit module (PCB + flash + antenne + brochage standardisé) produit par AI-Thinker ou directement par Espressif.\r\nOrigine | Modules les plus utilisés |\r\n---|---|\r\nAI-Thinker | ESP-01, ESP-01S, ESP-07, ESP-12E, ESP-12F, ESP-12S |\r\nEspressif | ESP-WROOM-02, ESP-WROOM-02D, ESP-WROOM-02U, ESP-WROOM-S2 |\r\n\r\nLes références plus anciennes ou intermédiaires (ESP-02 à ESP-11, ESP-13, ESP-14, ESP-01M) existent mais n'ont jamais réellement percé ou ont été remplacées par les ESP-12x.\r\n\r\nListe complète sur Wikipédia : <https://en.wikipedia.org/wiki/ESP8266>\r\n\r\nESP32 : Wi-Fi et Bluetooth\r\n\r\n\r\n\r\nL'ESP32 (sortie en 2016) marque un saut générationnel. Au-delà du Wi-Fi déjà présent sur l'ESP8266, il ajoute le Bluetooth Classic 4.2 et le Bluetooth Low Energy (BLE), monte à 240 MHz, propose une version double cœur, et multiplie les périphériques.\r\n\r\nCaractéristiques marquantes :\r\ncœur Tensilica Xtensa LX6, mono ou double cœur selon les modèles ;\r\nWi-Fi 2,4 GHz + Bluetooth 4.2 + BLE ;\r\njusqu'à 520 Kio de SRAM ;\r\nnombreuses interfaces : 3 UART, 4 SPI, 2 I²C, 2 I²S, CAN, Ethernet MAC, capteur Hall, capteur tactile capacitif, ADC 12 bits sur jusqu'à 18 canaux ;\r\ncoprocesseur ULP (Ultra Low Power) capable de tourner pendant que les cœurs principaux dorment.\r\n\r\nModules ESP32 (Tensilica LX6)\r\n\r\nTous fabriqués par Espressif, certifiés FCC/CE :\r\nModule | Particularité |\r\n---|---|\r\nESP32-WROOM-32 | Le plus répandu, antenne PCB |\r\nESP32-WROOM-32D | Version révisée avec puce double cœur |\r\nESP32-WROOM-32U | Connecteur U.FL pour antenne externe |\r\nESP32-SOLO-1 | Variante mono-cœur |\r\nESP32-WROVER / WROVER-B / WROVER-I / WROVER-IB | Ajout d'une PSRAM (4 ou 8 Mio) pour les applications gourmandes en mémoire (caméra, audio) |\r\nESP32-PICO-V3-ZERO | SiP très compact intégrant flash + cristal |\r\n\r\nPlusieurs déclinaisons d'audiosystème et d'OEM existent autour de cette base (ESP32-A1S de AI-Thinker pour l'audio, NINA-W13x d'u-blox certifiés industriellement, etc.), mais ne sont que des reconditionnements du même SoC.\r\n\r\nListe détaillée : <https://en.wikipedia.org/wiki/ESP32>\r\n\r\nESP32-S : USB natif et IA embarquée\r\n\r\nLa série ESP32-S introduit le cœur Xtensa LX7, plus performant, et abandonne le Bluetooth sur la S2 (réintroduit sur la S3 en version BLE 5.0).\r\nSoC | Cœurs | Wi-Fi | BLE | Atout principal |\r\n---|---|---|---|---|\r\nESP32-S2 | 1 × LX7 | oui | non | USB OTG natif, faible consommation |\r\nESP32-S3 | 2 × LX7 | oui | BLE 5.0 | Accélération vectorielle pour TinyML / vision |\r\n\r\nModules courants :\r\nsérie S2 : , , , ;\r\nsérie S3 : , , .\r\n\r\nLe suffixe désigne un connecteur d'antenne externe (U.FL), le suffixe une variante industrielle (plage de température étendue).\r\n\r\nESP32-C : passage au RISC-V\r\n\r\nLa série ESP32-C marque le passage d'Espressif à l'architecture RISC-V open source. Plus simple, moins gourmande, et facturée moins cher que les cœurs Xtensa propriétaires.\r\nSoC | Cœur | Wi-Fi | BLE | Autres protocoles |\r\n---|---|---|---|---|\r\nESP32-C3 | RISC-V 32 bits, 160 MHz | 802.11 b/g/n | BLE 5.0 | — |\r\nESP32-C6 | 2 × RISC-V (HP 160 MHz + LP) | Wi-Fi 6 (802.11ax) | BLE 5.0 | Thread, Zigbee (802.15.4) |\r\n\r\nL'ESP32-C6 est particulièrement notable : c'est le premier SoC d'Espressif compatible Matter sur Thread et Wi-Fi.\r\n\r\nModules : , , et plus récemment les .\r\n\r\nESP32-H : 802.15.4 sans Wi-Fi\r\nSoC | Cœur | Wi-Fi | BLE | Autres |\r\n---|---|---|---|---|\r\nESP32-H2 | RISC-V 32 bits, 96 MHz | non | BLE 5.0 | Thread, Zigbee (802.15.4) |\r\n\r\nL'ESP32-H2 est conçu pour les nœuds Matter / Thread / Zigbee qui n'ont pas besoin de Wi-Fi (capteurs basse consommation derrière un routeur). Il se couple typiquement à un ESP32-C6 ou à une box compatible Thread.\r\n\r\nESP32-P : processeur d'application\r\nSoC | Cœurs | Connectivité | Rôle |\r\n---|---|---|---|\r\nESP32-P4 | 2 × RISC-V HP (400 MHz) + 1 LP | aucune radio interne | Application processor pour interfaces homme-machine évoluées (LCD haute résolution, caméra MIPI-CSI, audio…) |\r\n\r\nL'ESP32-P4 sort du modèle « SoC IoT autonome » : il est destiné à être couplé à un autre ESP (typiquement un C6) qui apporte la radio. C'est la première incursion d'Espressif sur le segment des microcontrôleurs applicatifs hautes performances.\r\n\r\nComment choisir\r\n\r\nQuelques règles simples pour s'y retrouver lors du choix d'un SoC :\r\nProjet simple, Wi-Fi seul, budget serré : ESP8266 (sur un module ESP-12F ou une WeMos D1 mini) suffit largement.\r\nProjet général, Wi-Fi + Bluetooth, beaucoup de GPIO : ESP32-WROOM-32 reste la valeur sûre.\r\nBesoin d'USB natif, de basse consommation, ou de TinyML : ESP32-S2 ou S3.\r\nCoût minimal et BLE moderne : ESP32-C3.\r\nThread, Zigbee, Matter, Wi-Fi 6 : ESP32-C6 (avec Wi-Fi) ou ESP32-H2 (sans Wi-Fi).\r\nIHM riche, écran haute définition, caméra : ESP32-P4 couplé à un C6.\r\n\r\nPour aller plus loin\r\nL'ESP-01 : présentation et premiers pas\r\nPremier programme ESP-01\r\nESP8266 : commandes AT\r\nPage produits Espressif : <https://www.espressif.com/en/products/socs>\r\nWikipédia ESP8266 : <https://en.wikipedia.org/wiki/ESP8266>\r\nWikipédia ESP32 : <https://en.wikipedia.org/wiki/ESP32>\r\n```"}] |