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[{"uuid":"cb93c086-4b6f-4c32-82a5-208adb14d0bf","slug":"esp8266-panorama-du-soc-des-modules-et-des-cartes-de-developpement","title":"ESP8266 : panorama du SoC, des modules et des cartes de développement","category":"Électronique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2022-01-28 10:47","created_at":"2022-01-28 10:47:26","updated_at":"2026-05-13 18:32:46","tags":[],"plain":"Présentation\r\n\r\nL'ESP8266 est un microcontrôleur économique intégrant nativement une interface Wi-Fi 2,4 GHz (IEEE 802.11 b/g/n) et une pile TCP/IP. Il est conçu et commercialisé par Espressif Systems, une société chinoise basée à Shanghai et présente à l'international (États-Unis, Inde, République tchèque, Brésil, Singapour).\r\n\r\nLancé fin 2014, l'ESP8266 a connu un succès très rapide grâce à un rapport prix / fonctionnalités sans précédent : pour quelques euros, il met à disposition un microcontrôleur 32 bits cadencé à 80 MHz et une connectivité Wi-Fi complète. Sa version la plus connue, l'ESP-01, est devenue la porte d'entrée standard vers l'IoT pour le grand public.\r\n\r\nLe SoC a depuis été complété par la famille ESP32 (cœur Xtensa LX6/LX7 dual-core, Bluetooth en plus du Wi-Fi), puis par les ESP32-Cx / ESP32-Sx / ESP32-Hx, mais l'ESP8266 reste massivement utilisé pour les projets simples et peu gourmands.\r\n\r\nTrois niveaux à ne pas confondre\r\n\r\nAvant d'entrer dans les spécifications, une clarification utile sur le vocabulaire — fréquemment mélangé dans la documentation amateur :\r\nNiveau | Définition | Exemples |\r\n---|---|---|\r\nSoC (System on Chip) | Le circuit intégré nu, vendu par Espressif. | ESP8266EX |\r\nModule | Un petit PCB qui embarque le SoC, sa flash, son antenne et un brochage standardisé. | ESP-01, ESP-12E, ESP-WROOM-02 |\r\nCarte de développement | Une carte plus large qui embarque un module + un USB-série + un régulateur + des boutons + des broches au pas standard. | NodeMCU, WeMos D1 mini, Adafruit HUZZAH |\r\n\r\nL'ESP-01 est donc un module (vendu par AI-Thinker), pas un SoC ni une carte de développement à proprement parler.\r\n\r\nSpécifications techniques du SoC ESP8266EX\r\n\r\nProcesseur\r\ncœur Tensilica Xtensa LX106, RISC 32 bits ;\r\ncadencé à 80 MHz par défaut, 160 MHz en mode overclock logiciel.\r\n\r\nMémoire\r\n32 Kio d'IRAM (instructions) ;\r\n32 Kio de cache d'instructions ;\r\n80 Kio de RAM utilisateur ;\r\n16 Kio de RAM système réservée à l'ETS ;\r\npas de ROM ni de flash interne : le code est chargé depuis une flash SPI externe (QSPI) pouvant atteindre 16 Mio, généralement comprise entre 512 Kio et 4 Mio sur les modules vendus.\r\n\r\nRadio Wi-Fi\r\nnorme IEEE 802.11 b/g/n (2,4 GHz uniquement) ;\r\nchiffrement WEP, WPA, WPA2 (mais pas WPA3) ;\r\nmodes station, point d'accès et mixte (STA+AP) ;\r\nbloc RF intégré (TR switch, balun, LNA, PA, matching network) — le module n'a besoin que de son antenne.\r\n\r\nPériphériques\r\n17 GPIO théoriques au niveau du SoC (mais beaucoup sont préemptées par la flash SPI ou non exposées sur les modules courants) ;\r\nSPI matériel ;\r\nI²C logiciel (bit-banging, pas de contrôleur dédié) ;\r\nI²S avec DMA ;\r\nUART matérielle complète sur des broches dédiées ; un second UART en émission seule peut être activé sur GPIO2 ;\r\nun ADC 10 bits unique, par approximations successives, lisible sur la broche TOUT/ADC0.\r\n\r\nAlimentation\r\ntension d'alimentation 3,0 à 3,6 V (nominal 3,3 V) ;\r\npics de courant pouvant atteindre environ 300 mA lors des émissions Wi-Fi.\r\n\r\nModules à base d'ESP8266\r\n\r\nDeux familles principales coexistent. AI-Thinker a inondé le marché avec la série « ESP-0x / ESP-1x », pendant qu'Espressif a publié sa propre gamme « ESP-WROOM » plus tardive.\r\n\r\nModules AI-Thinker\r\n\r\n\r\n\r\nAI-Thinker a produit une longue série de modules, qui se distinguent essentiellement par leur facteur de forme, leur antenne (PCB, céramique, IPEX), leur nombre de broches exposées et la taille de la flash soudée.\r\n\r\nLes plus connus :\r\nModule | Particularités |\r\n---|---|\r\nESP-01 | Le plus compact, 8 broches, antenne PCB, 1 Mo de flash sur les versions noires. Le plus économique, mais GPIO très limités. |\r\nESP-01S | Version améliorée de l'ESP-01, généralement 1 Mo de flash et LED câblée différemment. |\r\nESP-07 | 16 broches, antenne céramique + connecteur IPEX pour antenne externe, blindage RF. |\r\nESP-12E / ESP-12F / ESP-12S | Format SMD 22 broches, blindé, antenne PCB. Base de la quasi-totalité des cartes NodeMCU et WeMos. |\r\n\r\nLes autres références (ESP-02 à ESP-11, ESP-13, ESP-14) existent mais ont peu percé en pratique. La plupart sont aujourd'hui difficiles à trouver et n'ont pas d'intérêt particulier face aux ESP-12x.\r\n\r\nModules Espressif\r\n\r\n\r\n\r\nEspressif a publié sa propre gamme « WROOM » certifiée FCC/CE, souvent privilégiée pour les produits commerciaux :\r\nModule | Antenne |\r\n---|---|\r\nESP-WROOM-02 | PCB |\r\nESP-WROOM-02D | PCB (version révisée) |\r\nESP-WROOM-02U | Connecteur U.FL pour antenne externe |\r\nESP-WROOM-S2 | Variante avec SDIO |\r\n\r\nListe détaillée et historique des modules sur Wikipédia : <https://en.wikipedia.org/wiki/ESP8266>\r\n\r\nCartes de développement\r\n\r\nLes cartes de développement embarquent un module ESP8266 et tout le nécessaire pour démarrer immédiatement : convertisseur USB-série, régulateur 3,3 V, boutons RESET et FLASH, broches au pas de 2,54 mm, parfois LED utilisateur.\r\n\r\nNodeMCU\r\n\r\n\r\n\r\nLa carte la plus populaire de la famille. Elle existe en plusieurs révisions :\r\nv0.9 : module ESP-12, format « large » 47 mm de large ;\r\nv1.0 (DEVKIT v1.0) : module ESP-12E, USB-série CP2102, format normalisé ;\r\nv3 (« LoLin » et clones) : module ESP-12E ou ESP-12F, USB-série CH340. C'est la version la plus répandue, bien que la numérotation « v3 » soit purement commerciale (non officielle).\r\n\r\nLa carte expose la plupart des GPIO du module sous des noms D0 à D8 propres à NodeMCU, qui ne correspondent pas directement aux numéros GPIO de l'ESP8266. Une table de correspondance est indispensable :\r\nÉtiquette NodeMCU | GPIO ESP8266 |\r\n---|---|\r\nD0 | GPIO16 |\r\nD1 | GPIO5 |\r\nD2 | GPIO4 |\r\nD3 | GPIO0 |\r\nD4 | GPIO2 (LED interne) |\r\nD5 | GPIO14 |\r\nD6 | GPIO12 |\r\nD7 | GPIO13 |\r\nD8 | GPIO15 |\r\n\r\nWeMos D1 mini\r\n\r\nFormat compact (34 × 25 mm), module ESP-12F, USB-série CH340. Compatible mécaniquement avec un large écosystème de shields empilables (relais, OLED, batterie, capteur DHT…). C'est aujourd'hui la carte la plus utilisée pour des projets domotiques.\r\n\r\nAdafruit HUZZAH\r\n\r\nCarte haut de gamme avec module ESP-12E, régulateur 500 mA, niveau logique compatible avec une logique 5 V via résistances de pull-up. Idéale pour prototyper de manière fiable, mais plus chère et nécessite un FTDI externe sur la version sans USB.\r\n\r\nEspressif ESP-12E (module)\r\n\r\nLe module ESP-12E n'est pas une carte de développement à proprement parler : c'est le module SMD soudé sur la majorité des NodeMCU et WeMos. Son brochage est cependant utile à connaître lorsqu'on veut concevoir sa propre carte autour de lui.\r\n\r\n\r\n\r\nDOIT ESP-12F\r\n\r\nCarte de prototypage à base de module ESP-12F, comparable à une NodeMCU v3, parfois vendue sous le nom DOIT DevKit V1.\r\n\r\nPour aller plus loin\r\nL'ESP-01 : présentation et premiers pas\r\nPremier programme ESP-01 : afficher les informations système\r\nESP8266 : commandes AT\r\nDocumentation officielle Espressif : <https://www.espressif.com/en/products/socs/esp8266>\r\nArticle Wikipédia (en anglais), plus complet : <https://en.wikipedia.org/wiki/ESP8266>\r\n```"},{"uuid":"e739bf3c-b380-4567-90aa-32da12f56bc5","slug":"50g-pon-la-fibre-optique-du-futur","title":"50G-PON : la fibre optique du futur","category":"télécom","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2025-11-05 08:48","created_at":"2025-11-05 08:48:01","updated_at":"2026-05-11 23:54:38","tags":[],"plain":"La fibre optique a déjà remplacé le cuivre dans la plupart des déploiements neufs, et les opérateurs ont passé la dernière décennie à généraliser le GPON puis le XGS-PON. Mais la course aux débits ne s'arrête pas là. La prochaine marche s'appelle le 50G-PON, et elle est en train de passer du statut de standard sur le papier à celui de technologie qu'on commence à voir en démonstration chez les équipementiers. Voilà ce qu'il faut en retenir.\r\n\r\nCe que c'est\r\n\r\nLe 50G-PON est la dernière génération de réseau optique passif normalisée par l'ITU-T sous la référence G.9804. Comme ses prédécesseurs, il repose sur le principe d'une fibre unique partagée entre plusieurs abonnés via des splitters passifs — pas d'électronique active entre le central et le client. Ce qui change, c'est le débit : 50 Gbit/s symétriques sur une seule longueur d'onde.\r\n\r\nPour situer la techno dans sa famille :\r\nGPON : 2,5 Gbit/s descendant / 1,25 Gbit/s montant — la base du déploiement résidentiel actuel\r\nXGS-PON : 10 Gbit/s symétriques — la génération qui prend le relais aujourd'hui\r\nNG-PON2 : 40 Gbit/s, obtenus en agrégeant quatre canaux de 10 Gbit/s sur des longueurs d'onde différentes\r\n50G-PON : 50 Gbit/s symétriques sur une longueur d'onde unique\r\n\r\nLe point intéressant, c'est précisément ce dernier détail. Là où NG-PON2 multipliait les canaux pour atteindre 40 Gbit/s — au prix d'une électronique plus complexe et plus chère — le 50G-PON tape les 50 Gbit/s sur une seule porteuse. C'est techniquement plus exigeant côté composants optiques, mais beaucoup plus simple à industrialiser et à exploiter.\r\n\r\nComment ça marche\r\n\r\nL'architecture reste celle du PON classique, ce qui est un choix volontaire pour garantir la coexistence avec les générations précédentes :\r\nL'OLT (Optical Line Terminal), côté opérateur, pilote le réseau et émet le signal.\r\nLes splitters passifs dupliquent le signal lumineux pour le distribuer, sans alimentation ni amplification.\r\nL'ONT (Optical Network Terminal), chez l'abonné, fait la conversion optique-électrique.\r\n\r\nL'astuce du 50G-PON, c'est qu'il utilise des longueurs d'onde différentes de celles du GPON et du XGS-PON. Concrètement, les trois technologies peuvent cohabiter sur la même fibre physique : un opérateur peut continuer à servir ses abonnés GPON existants tout en branchant des nouveaux clients en XGS-PON ou en 50G-PON, sans retoucher l'infrastructure passive. C'est un point décisif pour le déploiement, parce qu'il évite la rupture de service et étale l'investissement.\r\n\r\nPourquoi ça compte\r\n\r\nÀ 50 Gbit/s symétriques, on n'est plus dans la logique du « plus de débit pour le particulier ». L'enjeu est ailleurs, et il est triple.\r\n\r\nD'abord, les usages professionnels qui tournent en limite sur XGS-PON. Sauvegarde cloud à l'échelle d'une entreprise, synchronisation inter-sites, stockage partagé, environnements de travail virtualisés : ces flux ont besoin de débit symétrique et constant, et 10 Gbit/s commencent à serrer dans certains contextes.\r\n\r\nEnsuite, le transport pour le mobile. Une antenne 5G — et a fortiori 6G — doit être raccordée au cœur de réseau par un lien capable d'encaisser le trafic agrégé de tous les utilisateurs qu'elle sert. C'est ce qu'on appelle le fronthaul ou le backhaul selon l'architecture. Le 50G-PON est un candidat sérieux pour ce rôle, parce qu'il offre les bons débits avec une infrastructure mutualisable et peu coûteuse à exploiter.\r\n\r\nEnfin, l'évolutivité. La même fibre, le même splitter, le même chemin physique pourront porter le 50G-PON aujourd'hui et la génération suivante — déjà en discussion à l'ITU-T sous le nom de 100G-PON — demain. C'est ce qui justifie qu'on déploie du 50G-PON même si tous les abonnés n'en ont pas l'usage immédiat : ce n'est pas l'équipement client qui coûte cher, c'est la fibre dans la rue, et elle est déjà là.\r\n\r\nCe qui freine encore\r\n\r\nLe 50G-PON existe, il est standardisé, et plusieurs équipementiers proposent du matériel compatible. Pour autant, le déploiement à grande échelle prendra du temps, pour quelques raisons concrètes.\r\n\r\nLe coût des équipements reste élevé. Les composants optiques capables de moduler proprement à 50 Gbit/s sur une seule porteuse sont à un stade industriel récent, et les volumes ne sont pas encore là pour faire baisser les prix. Pour la majorité des foyers, le XGS-PON couvre largement les besoins et coûte beaucoup moins cher.\r\n\r\nLa consommation énergétique est plus importante que sur les générations précédentes. Ce n'est pas rédhibitoire, mais ça compte dans le bilan d'exploitation, surtout à l'échelle d'un opérateur.\r\n\r\nEnfin, le marché n'est pas pressé. Les box résidentielles actuelles n'exploiteraient même pas 10 Gbit/s symétriques, et les usages qui justifient le 50G-PON sont aujourd'hui concentrés sur des segments précis — entreprises, datacenters, opérateurs mobiles. Le déploiement va donc se faire par couches, en commençant par les zones où la demande existe vraiment.\r\n\r\nEn résumé\r\nTechnologie | Débit symétrique | Cible principale |\r\n---|---|---|\r\nGPON | 1 Gbit/s | Résidentiel actuel |\r\nXGS-PON | 10 Gbit/s | Résidentiel haut de gamme, PME |\r\nNG-PON2 | 40 Gbit/s (4 × 10) | Niche, peu déployé |\r\n50G-PON | 50 Gbit/s | Entreprises, datacenters, transport mobile |\r\n\r\nLe 50G-PON n'est pas la techno qui va arriver dans les box grand public dans les six mois. C'est la brique d'infrastructure qui prépare la décennie qui vient : celle qui permettra aux opérateurs de répondre à la fois aux besoins des entreprises, au raccordement des antennes mobiles de prochaine génération, et à la montée en puissance progressive du résidentiel — sans toucher à la fibre déjà tirée. Et c'est exactement ce qu'on attend d'une bonne infrastructure : qu'elle se mette en place sans bruit, et qu'elle dure."},{"uuid":"0eaa0f05-7f48-47b4-91d3-3ba4ac80fe50","slug":"clearview-ai-quand-l-intelligence-artificielle-depasse-les-limites-du-public","title":"Clearview AI : quand l’intelligence artificielle dépasse les limites du « public »","category":"actualité","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2025-11-05 07:15:36","created_at":"2025-11-05 07:15:36","updated_at":"2025-11-05 07:15:36","tags":[],"plain":"En 2019, une start-up américaine du nom de Clearview AI fait irruption dans le monde de la reconnaissance faciale. Son idée paraît révolutionnaire : créer une base de données géante pour identifier n’importe qui à partir d’une simple photo. Pour nourrir son intelligence artificielle, l’entreprise collecte des milliards d’images publiques issues de plateformes comme Facebook, LinkedIn, Twitter ou encore YouTube. Chaque cliché, chaque visage devient une donnée utile à l’algorithme — mais sans que les personnes concernées n’en soient informées, ni qu’elles aient donné leur consentement.\r\n\r\nRapidement, l’ampleur du projet suscite la controverse. Des journalistes révèlent les pratiques de Clearview, et les autorités de protection des données s’en emparent. En France, la CNIL sanctionne l’entreprise pour traitement illégal de données biométriques. Le régulateur britannique fait de même, imposant des amendes et interdisant l’usage de ces données en Europe. Ce scandale devient un symbole : il montre que même à l’ère numérique, la vie privée reste un droit fondamental, et que la technologie ne peut pas s’affranchir des règles éthiques et juridiques.\r\n\r\nL’affaire Clearview soulève un enjeu majeur : la frontière entre le contenu public et le contenu libre d’usage. Ce n’est pas parce qu’une image est visible en ligne qu’elle peut être exploitée pour entraîner une IA. Cette logique s’applique aussi à des plateformes comme LinkedIn : les informations qu’on y partage publiquement ne deviennent pas pour autant un matériau libre pour les algorithmes.\r\n\r\nAinsi, Clearview AI incarne à la fois la puissance et le danger de l’intelligence artificielle : un outil capable du meilleur, mais aussi du pire, lorsqu’il franchit la ligne fragile entre innovation et intrusion."},{"uuid":"3d6d8b38-c514-46dc-93dc-b4b2f19112e9","slug":"l-histoire-du-million-de-dollars-offert-par-george-clooney","title":"L'histoire du million de dollars offert par George Clooney","category":"loisirs","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2025-11-04 22:02:12","created_at":"2025-11-04 22:02:12","updated_at":"2025-11-04 22:02:12","tags":[],"plain":"Le Dîner aux Quatorze Valises\r\n\r\nL’air de Los Angeles avait ce soir-là une douceur presque irréelle. Le soleil s’était retiré derrière les collines, laissant sur la ville un voile d’or et de pourpre. Dans sa villa perchée sur les hauteurs, George Clooney observait le crépuscule à travers les baies vitrées. Il tenait un verre de tequila — pas encore la sienne, pas encore Casamigos — et laissait son esprit vagabonder vers le passé.\r\n\r\nDepuis quelques années, tout semblait lui sourire. Les films, les récompenses, la reconnaissance. Pourtant, au fond de lui, subsistait un souvenir tenace : celui des jours sans gloire, des auditions ratées, des loyers impayés, des doutes qui rongent. Et dans chacun de ces souvenirs, un visage revenait, puis un autre, et encore un autre. Ses amis. Ceux qui avaient cru en lui avant tout le monde.\r\n« S’ils ne m’avaient pas aidé, je n’aurais rien aujourd’hui », murmura-t-il.\r\n\r\nC’est à cet instant que naquit l’idée. Folle. Impossible. Parfaite.\r\n--\r\n\r\nLe Plan Clooney\r\n\r\nQuelques jours plus tard, l’acteur décrocha son téléphone. À l’autre bout du fil, un vieil ami, discret, habitué à gérer des affaires où la confidentialité valait plus que l’or.\r\nClooney parla calmement, comme s’il commandait un dîner.\r\n— J’aurais besoin de quatorze valises.\r\n— Quatorze valises ? Pour voyager ?\r\n— Non. Pour les remplir.\r\n— Les remplir de quoi ?\r\n— De cash. Un million dans chacune.\r\n\r\nUn silence. Puis un rire, incrédule. Mais Clooney ne riait pas.\r\n\r\nL’homme comprit. Ce n’était pas une blague. Le lendemain, ils se retrouvèrent dans une salle sécurisée d’une banque privée. Les employés, discrets et médusés, empilaient des liasses de billets de 20 dollars, soigneusement compressées, jusqu’à atteindre la somme vertigineuse de 14 millions.\r\nLes valises en cuir sombre furent disposées comme dans une scène d’Ocean’s Eleven. Sauf que cette fois, George Clooney ne tournait pas un film : il écrivait sa propre légende.\r\n--\r\n\r\nLe Dîner\r\n\r\nNous sommes en 2013. Le ciel de Californie s’enrobe de lumière chaude.\r\nClooney organise un dîner chez lui. Rien d’extravagant à première vue — juste une soirée entre amis, ces mêmes amis qu’il connaît depuis vingt, trente ans. Des visages familiers : Rande Gerber, Mike Meldman, Grant Heslov, Richard Kind, Tom Mathews… et d’autres dont le monde n’aura jamais le nom.\r\n\r\nIls arrivent un à un, souriants, décontractés. Sur la grande table, dressée simplement, chaque convive remarque une valise en cuir posée à sa place. Ils se jettent des regards curieux, croyant à une plaisanterie.\r\n\r\nLe dîner se déroule dans les rires et les souvenirs. Puis, entre deux verres de vin, Clooney se lève. Le silence s’installe. Il les regarde, les uns après les autres. Ses amis. Sa famille de cœur.\r\n« Les gars, vous avez été là quand je n’avais rien. Quand je dormais sur vos canapés, quand je n’avais pas de rôle, ni d’argent, ni de plan. Vous avez cru en moi. Vous avez partagé vos repas, vos toits, votre temps. Aujourd’hui, j’ai envie de vous dire merci. »\r\n\r\nIl désigne les valises.\r\n« Chacune contient un million de dollars en cash. C’est ma façon de vous rendre ce que vous m’avez donné : la chance, la loyauté, l’amitié. »\r\n\r\nUn murmure traverse la pièce. Certains rient nerveusement, d’autres restent figés.\r\nClooney ouvre une valise. Des liasses impeccables, empilées comme dans les films. Le choc est réel.\r\n\r\nPuis il ajoute, avec ce demi-sourire qu’on lui connaît :\r\n« Et avant que vous ne paniquiez, j’ai aussi payé les impôts pour vous. Vous n’aurez rien à déclarer. C’est du net. »\r\n--\r\n\r\nLes Réactions\r\n\r\nRande Gerber, son plus proche complice, éclate de rire avant de secouer la tête.\r\n— George, je ne peux pas accepter ça.\r\n\r\nClooney lui répond calmement :\r\n— Si tu refuses, personne ne reçoit rien.\r\n\r\nAlors Gerber accepte. Et, plus tard, il reverse son million à une œuvre caritative.\r\nCe geste, à lui seul, résume toute la soirée : de la générosité en cascade.\r\n\r\nLes autres ouvrent leurs valises, les mains tremblantes, mi-hilaires, mi-hébétés. Dans cette maison perchée sur les collines, les dollars ne représentent plus la richesse — mais la gratitude.\r\n--\r\n\r\nL’Héritage d’un Geste\r\n\r\nL’histoire reste secrète pendant des années.\r\nC’est seulement en 2017, quand Rande Gerber la raconte publiquement, que le monde découvre ce qu’on appellera bientôt “Le Coup de Clooney”.\r\n\r\nBeaucoup y voient une extravagance hollywoodienne, un coup d’éclat digne d’un scénario. Mais ceux qui connaissent Clooney savent que c’est autre chose. C’est la reconnaissance d’un homme qui n’a jamais oublié les soirs de galère, ni les mains tendues.\r\n“J’ai pensé : si je me fais renverser par un bus demain, je suis comblé.\r\nMais tout ça n’aurait aucun sens si je n’avais pas ces gars à mes côtés.”\r\n— George Clooney, dans GQ, 2020\r\n--\r\n\r\nÉpilogue\r\n\r\nAujourd’hui encore, la légende circule à Hollywood comme un conte moderne.\r\nQuatorze valises, quatorze millions, quatorze amitiés.\r\nUne scène digne d’un film — mais sans caméra, sans public, sans scénario.\r\n\r\nSeulement un homme, ses amis, et un merci plus fort que tout l’or du monde."},{"uuid":"44f45a3a-e882-48db-9e2d-9a5d3f4cb3ec","slug":"2024-07-17-firefox-keyword-enable","title":"Contrôle du comportement de la barre d'adresse dans Firefox","category":"Journal geek","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2024-07-17 11:08:00","created_at":"2024-07-17 11:08:00","updated_at":"2024-07-17 11:08:00","tags":[],"plain":"Dans Firefox, le paramètre est une option de configuration qui permet de contrôler la manière dont Firefox gère les recherches effectuées à partir de la barre d'adresse. Fonctionnement de \nActivé (valeur par défaut): Lorsque ce paramètre est activé (), Firefox traite les termes de recherche saisis dans la barre d'adresse comme des recherches Web par défaut. Si vous tapez un mot ou une phrase sans protocole (comme ou ), Firefox interprète cela comme une recherche et utilise le moteur de recherche par défaut configuré dans le navigateur pour afficher les résultats.\nDésactivé: Lorsque ce paramètre est désactivé (), Firefox essaie de traiter les termes saisis dans la barre d'adresse comme des URL directes plutôt que comme des recherches. Si l'URL est invalide, une erreur de page introuvable peut être affichée au lieu de lancer une recherche. Comment configurer \nPour configurer ce paramètre, vous devez accéder à la page de configuration avancée de Firefox. Voici les étapes : 1. Ouvrez Firefox.\n1. Dans la barre d'adresse, tapez et appuyez sur Entrée.\n1. Un avertissement peut apparaître, vous indiquant que cela peut annuler votre garantie. Cliquez sur \"Accepter le risque et continuer\" pour accéder à la page de configuration avancée.\n1. Dans le champ de recherche en haut de la page, tapez .\n1. Vous verrez le paramètre apparaître dans la liste des préférences.\n1. Pour changer sa valeur, cliquez sur le bouton à droite du paramètre. Si la valeur est actuellement (activée), cliquer sur le bouton la passera à (désactivée) et vice versa. Mon avis\nConfigurer keyword.enabled sur false est bénéfique pour un accès à des URL spécifiques ou intranet fréquemment utilisées. Cependant, cela peut réduire la commodité des recherches rapides et nécessite une gestion plus attentive des saisies. Mais à ce stade, autant privilégier un l'accès à moteur de recherche et ou site de favoris que l'on mettrait dans la barre de raccourcis."}] |