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[{"uuid":"947e0330-2d72-44c9-8ee2-fcb312babcd0","slug":"la-3g-une-technologie-encore-efficace-mais-bridee","title":"La 3G : une technologie encore efficace… mais bridée","category":"télécom","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2025-11-05 08:40:01","created_at":"2025-11-05 08:40:01","updated_at":"2025-11-05 08:40:01","tags":[],"plain":"Définition technique\r\n\r\nLa 3G, ou UMTS/HSPA (Universal Mobile Telecommunications System / High Speed Packet Access), représente la troisième génération de réseaux mobiles. Déployée massivement au début des années 2000, elle a permis daugmenter significativement les débits par rapport à la 2G et de démocratiser linternet mobile.\r\n\r\n Débit théorique descendant : de 384 kbit/s (UMTS) à 42 Mbit/s (HSPA+)\r\n Débit théorique montant : de 64 kbit/s à 5,76 Mbit/s selon la version HSPA+\r\n Latence moyenne : 150200 ms\r\n\r\nGrâce à ces caractéristiques, la 3G pouvait supporter des usages multimédias modérés et une communication fluide pour des applications professionnelles légères.\r\n--\r\n\r\nUsages typiques de la 3G\r\n\r\nLa 3G reste adaptée pour :\r\n\r\n Email et messagerie instantanée : navigation fluide pour les échanges professionnels ou personnels.\r\n Surf web : pages web standardisées et consultation de contenus multimédias légers.\r\n Visioconférence légère : qualité suffisante pour des appels vidéo 480p.\r\n VoIP : appels téléphoniques via internet, avec une qualité correcte sur réseaux non saturés.\r\n\r\nCes usages font de la 3G une technologie encore fonctionnelle, notamment dans les zones rurales ou pour les utilisateurs peu exigeants en débits élevés.\r\n--\r\n\r\nExemple concret : Free Mobile et bridage en itinérance\r\n\r\nAvec lessor de la 4G et, plus récemment, de la 5G, certains opérateurs ont commencé à réduire volontairement les performances de la 3G pour encourager la migration vers les nouvelles générations. Free Mobile, en itinérance sur le réseau Orange, est un exemple emblématique :\r\n\r\n Depuis 2020, le débit est limité à 384 kbit/s dans les deux sens pour la 3G en itinérance.\r\n Le calendrier de réduction progressive a été le suivant :\r\n\r\n 2016 : 5 Mbit/s descendant\r\n 2017 : 1 Mbit/s descendant\r\n 2019 : 768 kbit/s descendant, 384 kbit/s montant\r\n 2020 : 384 kbit/s descendant et montant\r\n\r\nCe bridage transforme la 3G dune technologie performante en un réseau à très faible débit, affectant la fluidité des usages cités ci-dessus.\r\n--\r\n\r\nComparaison débits théoriques vs réels\r\nTechnologie | Débit théorique descendant | Débit réel Free Mobile itinérance 3G |\r\n----------- | -------------------------- | ------------------------------------ |\r\nUMTS | 384 kbit/s 2 Mbit/s | 384 kbit/s |\r\nHSPA | 1,8 7,2 Mbit/s | 384768 kbit/s |\r\nHSPA+ | 21 42 Mbit/s | 384 kbit/s |\r\n\r\nSchéma suggéré : visualiser le décalage entre débit théorique et débit réel selon génération et itinérance. Cela montre clairement la dégradation volontaire de la 3G.\r\n--\r\n\r\nImpact pour lutilisateur\r\n\r\n Navigation ralentie, streaming limité à une résolution faible.\r\n Visioconférences perturbées ou coupures fréquentes.\r\n Motivation implicite à migrer vers la 4G ou la 5G pour bénéficier de débits normaux.\r\n\r\nEn résumé, la 3G demeure techniquement suffisante pour de nombreux usages, mais les opérateurs réduisent volontairement les performances, transformant un service pleinement fonctionnel en expérience limitée.\r\n--\r\n\r\nRéférences\r\n\r\n 01net.com Free Mobile et bridage 3G\r\n Fiche Free Mobile Débits 3G (PDF)"},{"uuid":"2bd30656-b34b-45b3-86b7-610503fa92fe","slug":"la-4g-un-bond-en-avant-technologique","title":"La 4G : un bond en avant technologique","category":"télécom","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2025-11-05 08:42:20","created_at":"2025-11-05 08:42:20","updated_at":"2025-11-05 08:42:20","tags":[],"plain":"Définition technique\r\n\r\nLa 4G, ou LTE (Long Term Evolution), représente la quatrième génération des réseaux mobiles. Déployée massivement en France à partir de 2012, elle a transformé lexpérience utilisateur grâce à des débits élevés et une latence nettement réduite.\r\n\r\n Débit descendant : 100 Mbit/s en LTE standard, jusqu’à 1 Gbit/s avec LTE Advanced.\r\n Débit montant : 50 Mbit/s en LTE standard, jusqu’à 500 Mbit/s en LTE Advanced.\r\n Latence moyenne : 3050 ms (contre 150200 ms en 3G).\r\n\r\nCette réduction de latence et laugmentation des débits ont ouvert la voie à des usages auparavant difficiles en 3G, comme le streaming vidéo HD, le cloud computing mobile et lInternet des objets (IoT).\r\n--\r\n\r\nAvantages technologiques\r\n\r\nLa 4G introduit plusieurs améliorations fondamentales :\r\n\r\n1. Efficacité spectrale accrue : meilleure utilisation des fréquences disponibles, permettant de transporter plus de données par MHz.\r\n2. Support des contenus multimédias HD : vidéo, audio et streaming en haute définition.\r\n3. Réduction de la latence : améliore la fluidité des jeux en ligne, visioconférences et applications temps réel.\r\n4. Architecture simplifiée : la 4G supprime le RNC (Radio Network Controller) de la 3G et introduit leNodeB, un contrôleur intégré qui réduit les délais et complexifie moins le réseau.\r\n--\r\n\r\nSchéma suggéré : architecture 3G vs 4G\r\nComparaison : la 4G simplifie larchitecture en fusionnant certaines fonctions du RNC dans leNodeB, ce qui réduit la latence et améliore le débit effectif.\r\n--\r\n\r\nExemples opérateurs et impact utilisateur\r\n\r\n Free Mobile : couverture 4G de 96% de la population française.\r\n Orange, SFR, Bouygues : déploiement complet dans les grandes villes et axes principaux.\r\n\r\nConséquences sur la 3G :\r\n\r\n Les services qui fonctionnaient bien sur la 3G deviennent limités, notamment en itinérance.\r\n Le bridage progressif de la 3G force les utilisateurs hors des grandes villes à adopter la 4G pour retrouver des débits satisfaisants.\r\nLa 4G est ainsi la première technologie à réellement “forcer” la migration depuis la 3G, en combinant avantages techniques et pression indirecte sur les utilisateurs.\r\n--\r\n\r\nLa 4G nest pas seulement une évolution des débits : elle représente un changement architectural et économique majeur.\r\n\r\n Elle permet des usages jusqualors impossibles en 3G.\r\n Elle améliore lefficacité réseau et réduit les coûts par bit transmis.\r\n Elle sert de levier pour pousser progressivement les abonnés 3G vers une expérience moderne, plus fluide et adaptée aux besoins actuels."},{"uuid":"104a8694-4268-4e0a-99c7-e7ecfd47af1e","slug":"auto-heberger-son-serveur-mail-en-2026","title":"Auto-héberger son serveur mail en 2026","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.svg","published":true,"published_at":"2026-05-12 08:35","created_at":"2026-05-12 08:38:14","updated_at":"2026-05-12 08:40:06","tags":[],"plain":"Survivre aux règles de Gmail, Outlook et consorts\r\nContexte — Cet article de Clubic (lien) rappelle une vérité technique : SMTP date de 1982, n'a aucune sécurité native, et toutes les \"rustines\" (SPF, DKIM, DMARC, MTA-STS, DANE) ont été conçues par Yahoo, Cisco, Microsoft, Google. Depuis février 2024 (Google) et mai 2025 (Microsoft), tout expéditeur dépassant 5000 mails/jour vers Gmail/Outlook doit configurer SPF + DKIM + DMARC, maintenir un taux de spam < 0,1 %, et fournir un lien de désinscription en un clic.\r\nMais même en dessous de 5000/jour, ces règles s'appliquent en pratique : sans elles, ton mail finit en spam ou est rejeté. Ce dossier décrit comment monter son propre serveur mail tout en passant à travers ces filtres.\r\n--\r\n\r\nSommaire\r\n\r\n1. Avant de commencer : est-ce vraiment une bonne idée ?\r\n2. Prérequis techniques\r\n3. Architecture cible\r\n4. Choix du fournisseur et de l'IP\r\n5. Configuration DNS complète\r\n6. Installation du stack mail\r\n7. SPF, DKIM, DMARC : les rustines obligatoires\r\n8. MTA-STS, TLS-RPT, DANE : aller plus loin\r\n9. PTR (reverse DNS) et HELO\r\n10. Warmup d'IP : la phase la plus délicate\r\n11. Postmaster Tools, SNDS, FBL\r\n12. Liste de désinscription en un clic (RFC 8058)\r\n13. Anti-spam entrant et hygiène\r\n14. Monitoring, logs, alertes\r\n15. Que faire quand Gmail rejette quand même ?\r\n16. Checklist finale avant mise en prod\r\n17. Annexes : commandes utiles\r\n--\r\n\r\n1. Avant de commencer : est-ce vraiment une bonne idée ?\r\n\r\nL'auto-hébergement mail est techniquement possible, mais c'est probablement le service le plus pénible à maintenir en 2026. Avant de te lancer, lis ça :\r\n\r\nCe qui marche bien en auto-hébergé :\r\nRecevoir du mail (presque tout le monde te livre).\r\nEnvoyer vers d'autres serveurs auto-hébergés ou pros bien configurés.\r\nGarder le contrôle sur tes données, tes alias, tes domaines.\r\n\r\nCe qui est dur :\r\nEnvoyer vers Gmail / Outlook / Yahoo / iCloud sans atterrir en spam.\r\nSortir d'une blacklist une fois dedans.\r\nMaintenir un score de réputation IP correct sur la durée.\r\nSurvivre à un changement unilatéral des règles côté gros acteurs (cf. février 2024 et mai 2025).\r\n\r\nStratégie réaliste recommandée :\r\nRéception entrante : auto-hébergée à 100 %. Aucun risque, full contrôle.\r\nEnvoi sortant : deux options, selon ton volume et ton tolérance au risque.\r\nOption A — Pure auto-hébergée : tu envoies directement depuis ton serveur. Faisable, mais demande un warmup, une IP propre, et un suivi continu.\r\nOption B — Smart host sortant : tu envoies via un relais réputé (un autre de tes serveurs avec une IP qui a déjà sa réputation, ou un service type Mailjet/Sendgrid/SMTP2GO en bas volume gratuit). Tes mails sortent depuis l'IP du relais, qui a déjà sa réputation faite. C'est un compromis : tu perds une partie de la souveraineté technique, mais tu gagnes énormément en délivrabilité.\r\n\r\nLe reste du dossier suit l'option A — tout en t'expliquant comment basculer en B si nécessaire.\r\n--\r\n\r\n2. Prérequis techniques\r\nÉlément | Détail |\r\n---|---|\r\nDomaine | À toi, registrar peu importe, mais avec DNSSEC activable (cf. §8 pour DANE). |\r\nServeur | VPS ou dédié, 2 vCPU / 4 Go RAM minimum, Debian 12+ ou Ubuntu 24.04 LTS. |\r\nIP fixe v4 | Indispensable. IP \"résidentielle\" ou IP de datacenter récemment recyclée = exclues. |\r\nIP fixe v6 | Recommandée, mais désactivable si l'IPv6 du fournisseur est blacklistée. |\r\nPTR / reverse DNS | Modifiable par toi. Si l'hébergeur ne te le permet pas, change d'hébergeur. |\r\nPorts | 25, 465, 587, 993, 4190 ouverts sortants ET entrants. Le port 25 sortant est bloqué chez beaucoup d'hébergeurs grand public (OVH résidentiel, Free, etc.) : vérifie avant. |\r\nTLS | Certificat valide (Let's Encrypt suffit). |\r\n\r\nCompétences attendues : Linux en ligne de commande, DNS (champs A/AAAA/MX/TXT/SRV/CAA/TLSA), notion de TLS, lecture de logs et .\r\n--\r\n\r\n3. Architecture cible\r\n\r\nUn stack standard, éprouvé, en logiciels libres :\r\n\r\n\r\n\r\nComposants :\r\nPostfix : MTA. Reçoit, route, envoie le SMTP.\r\nDovecot : serveur IMAP/POP3, livraison locale (LMTP), authentification SASL pour Postfix, gestion Sieve (filtres).\r\nRspamd : antispam moderne, fait aussi la vérification SPF/DKIM/DMARC entrante, le greylisting, et — option recommandée — la signature DKIM sortante (en remplacement d'OpenDKIM).\r\nLet's Encrypt (certbot) : TLS.\r\n(Optionnel) Roundcube ou SnappyMail : webmail.\r\n\r\nAlternative tout-en-un : Mailcow ou Mailu, basés sur Docker, qui empaquètent tout ça avec une interface admin. Si tu préfères ne pas tout configurer à la main, c'est légitime — la majorité des règles DNS et de délivrabilité de ce dossier restent identiques.\r\n--\r\n\r\n4. Choix du fournisseur et de l'IP\r\n\r\nLe choix de l'hébergeur conditionne la moitié de ta délivrabilité. Avant de prendre un VPS :\r\n\r\n1. Le port 25 sortant est-il ouvert ? Beaucoup d'hébergeurs le bloquent par défaut pour limiter le spam (Hetzner l'ouvre sur demande, OVH l'ouvre selon le produit, Scaleway l'ouvre selon le compte). Pose la question au support avant de payer.\r\n2. Le PTR est-il configurable ? Si non, change.\r\n3. L'IP a-t-elle été utilisée par un spammeur ? Avant d'acheter le VPS, demande l'IP qu'on te donnera. Vérifie sur :\r\nmxtoolbox.com/blacklists.aspx\r\nmultirbl.valli.org\r\ntalosintelligence.com (Cisco)\r\nsenderscore.org\r\n \r\n Si l'IP est listée sur Spamhaus, Barracuda, SORBS, SpamCop, demande à l'hébergeur de te l'échanger ou prends un autre VPS. Une fois listée, tu vas y passer des semaines.\r\n4. Réputation du subnet (). Même si ton IP est propre, si le est pourri (beaucoup de spammeurs voisins), Gmail va te traiter avec méfiance. Vérifie sur senderscore.org en saisissant ton IP — le score du subnet apparaît.\r\n\r\nHébergeurs réputés corrects pour le mail : Hetzner, OVH (gamme dédiée, pas SoYouStart), Scaleway, Infomaniak (en VPS), Netcup. À éviter pour de l'envoi : DigitalOcean (subnets souvent grillés), Linode/Akamai (idem), AWS EC2 (le port 25 est limité par défaut, et la rate-limit est costaude).\r\n--\r\n\r\n5. Configuration DNS complète\r\n\r\nPour un domaine avec un serveur mail sur à l'IP (et en v6) :\r\n\r\n\r\n\r\nDétails dans les sections dédiées plus bas.\r\n\r\nÀ ne pas oublier : l'enregistrement PTR (reverse DNS) se configure chez ton hébergeur, pas dans ta zone DNS. Il doit pointer . C'est traité au §9.\r\n--\r\n\r\n6. Installation du stack mail\r\n\r\nSur Debian 12. Ce qui suit est volontairement condensé — pour une configuration ligne par ligne, suis le tutoriel de référence de Workaround.org qui est l'étalon depuis 20 ans.\r\n\r\n\r\n\r\nPostfix : configuration minimale-mais-saine\r\n\r\n\r\n\r\nDovecot, Rspamd\r\n\r\nCes composants demandent leurs propres fichiers de configuration. Renvoi explicite vers les tutos qui font autorité :\r\nWorkaround.org / ISPmail : https://workaround.org/ispmail/ — référence francophone et anglophone, mise à jour à chaque version Debian.\r\nRspamd quickstart : https://www.rspamd.com/doc/tutorials/quickstart.html\r\nDovecot wiki : https://doc.dovecot.org/\r\n\r\nSi tu veux gagner du temps, Mailcow () est aujourd'hui la solution clé-en-main la plus fiable.\r\n--\r\n\r\n7. SPF, DKIM, DMARC : les rustines obligatoires\r\n\r\nSans ces trois enregistrements correctement configurés, Gmail et Outlook rejetteront ou marqueront en spam la majorité de tes messages — peu importe ton volume.\r\n\r\nSPF (Sender Policy Framework)\r\n\r\nDéclare qui a le droit d'envoyer du mail pour ton domaine.\r\n: autorise les serveurs listés dans le MX du domaine.\r\n: rejet strict de tout le reste. Indispensable pour la réputation. Ne jamais utiliser (softfail) en prod : Gmail aujourd'hui considère comme un signal faible.\r\n\r\nSi tu envoies aussi via un relais externe (smart host) : ajoute son , ex. .\r\n\r\nLimite : un enregistrement SPF doit tenir en 10 lookups DNS maximum. Au-delà, il est invalide. Vérifie avec https://www.kitterman.com/spf/validate.html.\r\n\r\nDKIM (DomainKeys Identified Mail)\r\n\r\nSigne chaque mail sortant avec une clé privée. Le destinataire vérifie la signature via la clé publique publiée en DNS.\r\n\r\nGénération de la clé (Rspamd, sélecteur , clé 2048 bits) :\r\n\r\n\r\n\r\nLe fichier contient l'enregistrement DNS à publier :\r\n\r\n\r\n\r\nConfiguration Rspamd () :\r\n\r\n\r\n\r\nRecharge : .\r\n\r\nVérification : envoie un mail à check-auth@verifier.port25.com, tu reçois un rapport complet SPF/DKIM/DMARC en retour. Ou utilise https://www.mail-tester.com/ (note sur 10).\r\n\r\nDMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance)\r\n\r\nDit aux serveurs distants quoi faire en cas d'échec SPF/DKIM, et te renvoie des rapports sur ce qui passe et ce qui rate.\r\n: surveillance seule, à utiliser pendant 2-4 semaines en démarrage pour collecter les rapports sans pénaliser.\r\n: mise en spam des mails non authentifiés. Cible normale.\r\n: rejet pur. À atteindre en cible finale, après avoir vérifié 4 semaines de rapports propres.\r\n: adresse pour les rapports agrégés (quotidiens).\r\n: rapports forensiques (par message). Optionnel.\r\n: alignement strict — le domaine de signature DKIM et le domaine SPF doivent exactement correspondre au domaine .\r\n\r\nLecture des rapports DMARC : ils arrivent en XML, illisibles. Utilise un parseur :\r\nPostmark DMARC Monitoring (gratuit, agrège les rapports dans une UI).\r\nparsedmarc (auto-hébergeable, envoie dans Elasticsearch/Splunk/Grafana).\r\n--\r\n\r\n8. MTA-STS, TLS-RPT, DANE : aller plus loin\r\n\r\nCes standards sécurisent le transport entre serveurs (chiffrement TLS forcé). Gmail les regarde, Microsoft aussi. Pas obligatoires, mais ils boostent ta réputation.\r\n\r\nMTA-STS\r\n\r\nForce les serveurs distants à utiliser TLS pour t'envoyer des mails. Trois éléments :\r\n\r\n1. Enregistrement DNS TXT :\r\n\r\n\r\n2. Sous-domaine servant un fichier en HTTPS à :\r\n\r\n\r\n est la cible. En démarrage, mets pendant 1-2 semaines.\r\n\r\n3. Certificat TLS valide sur ce sous-domaine (déjà fait via certbot au §6).\r\n\r\nTLS-RPT\r\n\r\nDemande aux serveurs distants de t'envoyer des rapports en cas d'échec TLS.\r\n\r\n\r\n\r\nDANE (DNS-based Authentication of Named Entities)\r\n\r\nEncore plus solide que MTA-STS, mais nécessite DNSSEC activé sur ton domaine. Si ton registrar ne supporte pas DNSSEC, oublie DANE.\r\n\r\nDANE publie un hash du certificat TLS dans un enregistrement TLSA :\r\n\r\n\r\n\r\nOu plus simplement avec https://www.huque.com/bin/gentlsa :\r\n\r\n\r\n\r\nVérification globale de tout ton setup TLS+DANE : https://internet.nl/mail/ (excellent, recommandé).\r\n--\r\n\r\n9. PTR (reverse DNS) et HELO\r\n\r\nLe PTR est probablement la cause la plus fréquente de rejet par Gmail/Outlook chez les nouveaux auto-hébergés.\r\n\r\nRègle absolue : , et tout doit être un FQDN cohérent.\r\n\r\nConfigure le PTR dans le panneau de ton hébergeur (chez OVH : \"IP\" → \"Reverse DNS\") :\r\n\r\n\r\nVérifie :\r\n\r\n\r\nDans Postfix, et c'est ce qui est annoncé en HELO. Cohérence garantie.\r\n--\r\n\r\n10. Warmup d'IP : la phase la plus délicate\r\n\r\nUne IP neuve = pas de réputation = défiance maximale des gros acteurs. Tu ne peux pas envoyer 1000 mails le jour 1 sans te griller.\r\n\r\nPlan de warmup sur 4 à 6 semaines\r\nSemaine | Volume max/jour vers Gmail+Outlook | Volume max/jour total | Contenu |\r\n---|---|---|---|\r\n1 | 20-50 | 100 | Mails à toi-même, comptes test sur Gmail/Outlook/Yahoo. Réponds-y, marque \"non spam\" si en spam. |\r\n2 | 100 | 300 | Cercle proche qui sait répondre / interagir. |\r\n3 | 300 | 1000 | Élargissement progressif. |\r\n4 | 800 | 3000 | Ouvre aux usages normaux. |\r\n5+ | 2000+ | volume cible | Stable. |\r\n\r\nRègles d'or pendant le warmup :\r\nPas de mailing list, pas de notifs automatiques en masse. Privilégie des mails 1-à-1 conversationnels.\r\nDemande aux destinataires de répondre — un mail avec réponse a 100x le poids d'un mail ouvert silencieusement.\r\nAucun lien raccourci, aucun pixel de tracking, aucune image lourde.\r\nStop net si ton score Senderscore baisse ou si Gmail Postmaster Tools (cf. §11) montre du rouge.\r\n\r\nSi tu as un volume immédiat à envoyer\r\n\r\nBascule en option B (smart host) le temps du warmup, puis rapatrie progressivement en interne en répliquant les volumes ci-dessus.\r\n--\r\n\r\n11. Postmaster Tools, SNDS, FBL\r\n\r\nLes gros acteurs te donnent des dashboards dédiés. Inscris-toi à tous, dès la création du domaine.\r\nService | Acteur | Usage |\r\n---|---|---|\r\nGoogle Postmaster Tools | Gmail | Réputation IP+domaine, taux de spam, authentification, encryption. Indispensable. |\r\nMicrosoft SNDS | Outlook/Hotmail | Smart Network Data Services, qualité de l'IP. |\r\nMicrosoft JMRP | Outlook | Junk Mail Reporting Program, FBL Microsoft. |\r\nYahoo CFL | Yahoo | Complaint Feedback Loop. |\r\nValidity Sender Score | Indépendant | Score sur 100, à surveiller. |\r\n\r\nConfigure les feedback loops (FBL) : quand un destinataire clique \"spam\", tu reçois une notification. Ça te permet de désinscrire l'utilisateur avant qu'il ne dégrade ta réputation.\r\n--\r\n\r\n12. Liste de désinscription en un clic (RFC 8058)\r\n\r\nExigence Google/Microsoft pour les expéditeurs en volume, mais à mettre en place dès le début même en bas volume.\r\n\r\nAjoute deux en-têtes à tous les mails non-strictement-personnels :\r\n\r\n\r\n\r\nL'URL HTTPS doit accepter une requête POST (pas seulement GET) avec dans le corps, et désinscrire immédiatement et silencieusement sans demander de confirmation.\r\n--\r\n\r\n13. Anti-spam entrant et hygiène\r\n\r\nUn serveur mail mal configuré côté entrée devient vite un relais de spam ou une cible. Configuration Rspamd minimale :\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\nActive aussi :\r\nVérification SPF/DKIM/DMARC entrante (par défaut activée dans Rspamd).\r\nRBL (Realtime Blackhole Lists) : Spamhaus ZEN, Barracuda. Attention à ne pas multiplier — 2 ou 3 RBL fiables suffisent.\r\nGreylisting : refuse temporairement les premiers contacts, ce qui élimine 80% du spam basique. Ne pas activer sur un domaine à fort volume transactionnel (gêne les notifs).\r\nBayes : laisse Rspamd apprendre via le dossier de Dovecot (signal / ).\r\n\r\nMises à jour : activé, redémarrage planifié, lecture des annonces sécu Postfix/Dovecot.\r\n--\r\n\r\n14. Monitoring, logs, alertes\r\n\r\nSans monitoring, tu découvres les problèmes par les utilisateurs. À mettre en place :\r\nLecture des logs : , , web UI de Rspamd sur .\r\nMétriques : exporter Postfix/Dovecot vers Prometheus + Grafana (, ).\r\nAlertes sur :\r\nFile d'attente Postfix > 50 messages ().\r\nScore Senderscore qui chute.\r\nApparition sur une RBL : surveillance automatisée par https://multirbl.valli.org/ ou via un script qui interroge plusieurs DNSBL en cron.\r\nÉchec TLS-RPT (rapport entrant signalant une connexion non chiffrée).\r\nRapports DMARC parsés régulièrement (cf. §7).\r\n--\r\n\r\n15. Que faire quand Gmail rejette quand même ?\r\n\r\nÇa arrive. Diagnostic dans l'ordre :\r\n\r\n1. Lis le code de rejet SMTP dans . Gmail renvoie des codes très explicites :\r\n→ contenu jugé spammy. Revois le contenu, ajoute du texte conversationnel, retire les liens douteux.\r\n→ tu as dépassé un seuil. Ralentis immédiatement, attends 24-48h, reprends doucement.\r\n→ ton DMARC ne passe pas. Revérifie SPF/DKIM/alignement.\r\n→ tu es sur une RBL. Va sur spamhaus.org/lookup/ pour vérifier et demander la sortie.\r\n2. Va dans Postmaster Tools (§11). Si \"IP reputation\" est rouge ou orange, regarde le contenu et le timing de tes envois récents.\r\n3. Test mail-tester : envoie à une adresse fournie par mail-tester.com, obtiens une note sur 10. Vise 10/10. Toute case manquante doit être corrigée.\r\n4. Sortie de blacklist : la plupart des RBL (Spamhaus, Barracuda) ont un formulaire de retrait. Spamhaus retire en quelques heures si tu corriges la cause. SORBS est plus lent. UCEPROTECT exige souvent de payer — ignore-la, peu de serveurs sérieux la consultent.\r\n5. Si rien ne marche, change d'IP. C'est parfois la seule issue. Demande à ton hébergeur une IP fraîche, refais un warmup.\r\n--\r\n\r\n16. Checklist finale avant mise en prod\r\n\r\nAvant d'envoyer le premier vrai mail :\r\n[ ] Domaine avec DNSSEC activé.\r\n[ ] IP testée sur 5+ blacklists, propre.\r\n[ ] Port 25 sortant ouvert et testé ().\r\n[ ] PTR configuré et cohérent avec le HELO.\r\n[ ] MX, A, AAAA, SPF, DKIM, DMARC publiés et validés via mxtoolbox.com.\r\n[ ] MTA-STS publié (mode au démarrage).\r\n[ ] TLS-RPT publié.\r\n[ ] DANE/TLSA publié (si DNSSEC OK).\r\n[ ] CAA publié.\r\n[ ] Test envoyé à : tout en .\r\n[ ] Test mail-tester.com : 10/10.\r\n[ ] Test internet.nl/mail/ : 100%.\r\n[ ] Inscription Postmaster Tools, SNDS, JMRP, Yahoo CFL.\r\n[ ] DMARC au démarrage, parser de rapports en place.\r\n[ ] List-Unsubscribe + List-Unsubscribe-Post implémentés.\r\n[ ] Plan de warmup affiché et respecté.\r\n[ ] Monitoring file d'attente + RBL en place.\r\n[ ] Backup chiffré des Maildir.\r\n\r\nAu bout de 4 semaines de rapports DMARC propres : passage à . Au bout de 8-12 semaines : .\r\n--\r\n\r\n17. Annexes : commandes utiles\r\n\r\n\r\n\r\nOutils web à mettre en favoris\r\nhttps://www.mail-tester.com/ — score sur 10\r\nhttps://internet.nl/mail/ — audit complet\r\nhttps://mxtoolbox.com/SuperTool.aspx — DNS, blacklists\r\nhttps://dmarcian.com/dmarc-inspector/ — vérif DMARC\r\nhttps://www.kitterman.com/spf/validate.html — vérif SPF\r\nhttps://postmaster.google.com/ — Google Postmaster\r\nhttps://senderscore.org/ — réputation IP\r\n\r\nDocumentation de référence\r\nISPmail / Workaround.org — https://workaround.org/ispmail/ — le tutoriel le plus complet et tenu à jour, par version Debian.\r\nMailcow docs — https://docs.mailcow.email/ — pour la version conteneurisée clé-en-main.\r\nPostfix officiel — https://www.postfix.org/documentation.html\r\nRspamd docs — https://www.rspamd.com/doc/\r\nRFCs essentielles** : 5321 (SMTP moderne), 7208 (SPF), 6376 (DKIM), 7489 (DMARC), 8461 (MTA-STS), 8460 (TLS-RPT), 7672 (DANE-SMTP), 8058 (One-Click Unsubscribe).\r\n--\r\n\r\nL'auto-hébergement mail en 2026 reste possible, mais c'est devenu un sport : les règles changent, les gros acteurs durcissent leurs critères, et l'écosystème pousse vers la centralisation. Si tu réussis le warmup et tiens 6 mois sans incident, tu as gagné — mais ne baisse pas la garde, un changement unilatéral de Google peut survenir à tout moment, comme en février 2024."},{"uuid":"0230a214-bfd2-44dd-9bd2-67889306565d","slug":"electronique","title":"Technologies","category":"Électronique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-02 14:18:08","created_at":"2023-02-02 14:18:08","updated_at":"2023-02-02 14:18:08","tags":[],"plain":"La passion des sciences et de la technologie. On en parle ? Électronique, Arduino, Raspberry Pi et composants sont les thèmes de cette section. Table des matières\nintroduction Les pages\n<nav stacked=\"true\" fade=\"true\"> </nav> Les sous-catégories\n<nav stacked=\"true\" fade=\"true\"> </nav>"},{"uuid":"f8184dc2-72f0-408d-ac3c-47d117e0d04c","slug":"actualite-burger-tech-sinformer-sur-le-high-tech","title":"S'informer sur la technologie","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2020-04-17 18:06:16","created_at":"2020-04-17 18:06:16","updated_at":"2020-04-17 18:06:16","tags":[],"plain":"14 avril 2019\nLe Wi-Fi 6 met le cap sur la bande des 6 GHz\nTechnologie : La Wi-Fi Alliance a annoncé l'adoption d'une nouvelle terminologie, Wi-Fi 6E, pour les appareils pouvant fonctionner sur la bande des 6 GHz. Une bande qui promet un débit encore supérieur à ceux promis par le Wi-Fi 6.\nPierre Benhamou Par Pierre Benhamou | Lundi 06 Janvier 2020 Le Wi-Fi 6 met le cap sur la bande des 6 GHz Alors que le Wi-Fi 6 montre petit à petit le bout de son nez, la Wi-Fi Alliance, le consortium en charge de cette technologie, a annoncé en fin de semaine dernière avoir adopté une nouvelle terminologie pour les les appareils Wi-Fi 6 capables de fonctionner sur la bande des 6 GHz. Ces derniers porteront désormais le nom de Wi-Fi 6E, alors que les appareils compatibles avec la nouvelle norme Wi-Fi 6 mais fonctionnant uniquement sur les bandes des 2,4 GHz et 5 GHz continueront à se voir classifiés comme Wi-Fi 6. « La Wi-Fi 6E apporte un nom commun dans l'industrie pour les utilisateurs de Wi-Fi, afin d'identifier les appareils qui offriront les caractéristiques et les capacités de la Wi-Fi 6 - y compris une performance plus élevée, une latence plus faible et des débits de données plus rapides - étendues à la bande des 6 GHz », a fait savoir le consortium avant de vanter les multiples mérites de ces nouveaux appareils capables d'avoir recours à cette bande des 6 GHz, « une partie importante du spectre sans licence qui pourrait bientôt être mise à disposition par les régulateurs du monde entier ». Selon la Wi-Fi Alliance, la bande des 6 GHz a de multiples mérites. Elle dispose en effet d'assez de spectre contigu pour fournir 7 canaux de 160 MHz et 14 canaux de 80 MHz, a fait savoir l'organisation, qui relève qu'un tel spectre supplémentaire est nécessaire pour gérer les applications à large bande passante telles que la diffusion vidéo haute définition et la réalité virtuelle. En outre, cette bande « est bien adaptée pour faciliter la croissance continue du Wi-Fi dans les zones mal desservies en raison de sa proximité avec la fréquence de 5 GHz où le Wi-Fi fonctionne déjà, de la plus grande disponibilité de canaux de plus grande taille et de l'accessibilité à un spectre clair avec moins d'interférence des appareils Wi-Fi 4 ou Wi-Fi 5 existants », précise-t-elle. publicité\nDe quoi renforcer l'implantation du Wi-Fi 6 ? Les appareils avec la marque Wi-Fi 6E devraient apparaître une fois que les approbations réglementaires dans le monde entier commenceront à se produire. « Alors que l'application et la demande globale de Wi-Fi continuent à augmenter, l'accès au spectre sans licence du 6 GHz permettra au Wi-Fi de continuer à apporter les vastes innovations et les avantages socio-économiques qu'elle apporte aujourd'hui au marché, tout en contribuant à garantir que le Wi-Fi puisse répondre aux nouvelles promesses de l'ère de la 5G et au-delà », a indiqué Chuck Lukaszewski, le vice-président des normes et de la stratégie sans fil. « La bande des 6 GHz aidera à répondre au besoin croissant de capacité du spectre Wi-Fi pour que les utilisateurs de Wi-Fi continuent à bénéficier de la même excellente expérience d'utilisation avec leurs appareils », a de son côté appuyé le président de la Wi-Fi Alliance, Edgar Figueroa. Le Wi-Fi 6E devrait encore renforcer l'essor du Wi-Fi 6 qui fait, depuis septembre dernier, l'objet d'un programme de certification permettant à des entreprises comme Apple et Samsung de labelliser officiellement leurs appareils comme étant capables de prendre en charge le protocole IEEE 802.11ax, de plus grande capacité. Pour rappel, ce protocole, qui fonctionne dans les bandes 2,4 GHz et 5 GHz - à l'instar des générations précédentes de la technologie sans fil IEEE 802.11 - promet plus de capacité et de performances lorsque de nombreux périphériques se connectent au même routeur. S'il reprend les fréquences déjà adoptées par ses aînés, le Wi-Fi 6 - ou 802.11ax - promet en effet des débits entre 20 et 40 % supérieurs à la version précédente, le Wi-Fi 5, aussi connu sous l'appellation technique de 802.11ac. Comment ? Grâce à un meilleur encodage des données qui permet de faire transiter plus de datas sur une même fréquence et à des processus d'encodage et de décodage améliorés du côté des processeurs compatibles, à l'image du mode de modulation d'amplitude en quadrature 1024 (1024-QAM). Mais si l'utilisation de la bande des 6 GHz devrait encore amplifier la puissance du Wi-Fi 6, son effet sur la généralisation de cette nouvelle technologie reste encore à prouver dans les faits. Source : https:www.zdnet.fr/actualites/le-wi-fi-6-met-le-cap-sur-la-bande-des-6-ghz-39896751.htm\nLe Wifi de Google aux abonnés absents\nSi votre travail consiste à protéger l'infrastructure informatique, il pourrait bien valoir la peine de lire le nouveau livre gratuit de 500 pages de Google qui détaille les nombreuses défaillances affectant les systèmes internes de Google et des produits comme YouTube. Il est important de noter que ce nouveau livre révèle également comment ses équipes d'ingénierie et de sécurité des sites coopèrent pour protéger les systèmes clés de Google, d'Android à Chrome, en passant par Gmail, Search et Google Cloud. Une vue maison sur le SRE (Site Reliability Engineering) Peu d'entreprises dans le monde opèrent à l'échelle de Google, mais il y a néanmoins des leçons à tirer de ce document, qui est publié alors que la pandémie de Coronavirus COVID-19 rend plus important que jamais la fiabilité des systèmes en ligne. Le livre présente les points de vue d'équipes qui pratiquent ce qu'on appelle l'ingénierie de la fiabilité des sites (SRE - Site Reliability Engineering), l'approche de Google pour coordonner les ingénieurs en logiciels qui développent ses produits et ses systèmes, et les équipes opérationnelles qui assurent le fonctionnement du produit. Google, qui utilise les principes de l'ESR depuis près de deux décennies, le définit comme \"ce que vous obtenez lorsque vous traitez les opérations comme s'il s'agissait d'un problème de logiciel\". Le lien sécurité entre les développeurs et les équipes opérationnelles Le texte, intitulé 'Building Secure and Reliable Systems', se concentre sur la façon dont Google apporte une approche SRE à la sécurité, et le rôle de la sécurité dans le développement et les opérations de produits logiciels. Les précédents ouvrages de Google sur le SRE couvraient les meilleures pratiques en la matière, mais ne traitaient pas des liens entre fiabilité et sécurité. \"Pour de bonnes raisons, les équipes de sécurité des entreprises ont largement mis l'accent sur la confidentialité. Cependant, les entreprises reconnaissent souvent que l'intégrité et la disponibilité des données sont tout aussi importantes, et abordent ces domaines avec des équipes différentes\", explique Royal Hansen, l'un des premiers responsables SRE pour Gmail et l'actuel vice-président de l'ingénierie de la sécurité de Google. \"La fonction SRE est une approche de la fiabilité qui est la meilleure de sa catégorie. Toutefois, elle joue également un rôle dans la détection en temps réel des problèmes techniques et la réponse à ceux-ci - y compris les attaques liées à la sécurité sur les accès ou les données sensibles. En fin de compte, si les équipes d'ingénieurs sont souvent séparées sur le plan organisationnel en fonction de compétences spécialisées, elles ont un objectif commun : assurer la qualité et la sécurité du système ou de l'application\". Un système peut-il être fiable s'il n'est pas fondamentalement sûr ? Ou peut-il être sûr s'il n'est pas fiable ? Le livre s'ouvre sur les questions suivantes : un système peut-il être considéré comme vraiment fiable s'il n'est pas fondamentalement sûr ? Ou peut-il être considéré comme sûr s'il n'est pas fiable ? La première histoire mentionnée par Google est celle d'un échec en cascade en 2012, après que son service de transport ait annoncé que le mot de passe Wi-Fi de ses bus reliant ses campus de la baie de San Francisco avait changé. Le flot d'employés essayant de changer leur mot de passe a surchargé son gestionnaire de mots de passe et l'a mis hors ligne, ainsi que ses trois services de secours. Google avait besoin d'une carte à puce pour redémarrer le système et en disposait dans plusieurs bureaux à travers le monde, mais ne pouvait pas y accéder aux États-Unis. L'entreprise a donc fait appel à des ingénieurs en Australie pour en trouver une là-bas. Il s'est avéré qu'elle était enfermée dans un coffre-fort avec un code que l'ingénieur avait oublié. Google et le mystère de la carte à puce Et où le code avait-il été sauvegardé ? Bien sûr, dans le gestionnaire de mots de passe qui était désormais inaccessible. Mais il y a eu encore plus de problèmes lorsque les ingénieurs ont tenté de redémarrer le gestionnaire de mots de passe. \"Ce jour-là, en septembre, l'équipe des transports de l'entreprise a envoyé un courriel à des milliers d'employés pour leur annoncer que le mot de passe du WiFi avait changé. Le pic de trafic qui en a résulté était bien plus important que ce que le système de gestion des mots de passe - qui avait été développé des années auparavant pour un petit groupe d'administrateurs système - pouvait gérer\". \"La charge a fait que la réplique primaire du gestionnaire de mots de passe ne répondait plus, de sorte que l'équilibreur de charge a détourné le trafic vers la réplique secondaire, qui a rapidement échoué de la même manière. À ce stade, le système a bipé l'ingénieur de garde. L'ingénieur n'avait aucune expérience en matière de réponse aux pannes du service : le gestionnaire de mots de passe était supporté au mieux de ses capacités et n'avait jamais subi de panne au cours de ses cinq années d'existence. L'ingénieur a tenté de redémarrer le service, mais ne savait pas qu'un redémarrage nécessitait une carte à puce\". De l'avantage d'insérer correctement une carte dans un lecteur \"Ces cartes à puce étaient stockées dans plusieurs coffres-forts dans différents bureaux de Google à travers le monde, mais pas à New York, où se trouvait l'ingénieur de garde. Lorsque le service n'a pas pu redémarrer, l'ingénieur a contacté un collègue en Australie pour récupérer une carte à puce. À son grand désarroi, l'ingénieur australien n'a pas pu ouvrir le coffre-fort car la combinaison était stockée dans le gestionnaire de mots de passe désormais hors ligne. Heureusement, un autre collègue en Californie avait mémorisé la combinaison dans le coffre-fort sur place et a pu récupérer une carte à puce\". \"Cependant, même après que l'ingénieur californien ait inséré la carte dans un lecteur, le service n'a pas redémarré et affichait l'erreur incompréhensible suivante : \"Le mot de passe ne peut charger aucune des cartes protégeant cette clé\". Les ingénieurs australiens ont alors décidé qu'une approche de force brute était justifiée pour résoudre leur problème de sécurité et ont utilisé une perceuse électrique pour cela. Une heure plus tard, le coffre-fort était ouvert - mais les cartes récupérées dedans ont déclenché le même message d'erreur. \"Il a fallu une heure supplémentaire pour que l'équipe se rende compte que la carte n'avait pas été insérée correctement. Lorsque les ingénieurs ont retourné la carte, le service a redémarré et la panne a pris fin\". Source : \"ZDNet.com\" Source : https:www.zdnet.fr/actualites/google-comment-la-reinitialisation-de-mot-de-passe-wi-fi-a-paralyse-l-un-de-nos-systemes-39902079.htm\n06 avril 2019\nAttestation de déplacement sur mobile\nLe générateur de QR code est disponible depuis le 06 avril 2020. Il permet de générer un QR code qui devra être présenté en cas de contrôle. Limpression ou la version manuscrite de lattestation dérogatoire est encore possible. Une seule adresse : https:media.interieur.gouv.fr/deplacement-covid-19/ Une fois sur la page, la personne remplit son formulaire de la même façon que la version papier (nom, prénom, adresse, date de naissance, lieu de naissance, date et heure de sortie, raison). Toutes les informations doivent être renseignées. Une fois cette démarche réalisée, un PDF sera généré. Il inclus un QR code qui devra être présenté aux policiers ou aux gendarmes en cas de contrôle. Les gendarmes et la police seront équipés de lapplication Android sur des terminaux sécurisés. L'application nommée CovidReader, a été développée par le STI2S (service des technologies et des SI de la sécurité intérieure). A voir si celle-ci pourra être utilisée pour enregistrer les sorties et réaliser des statistiques. Exemple de sortie du QR code :\n<pre>\nCree le: 06/04/2020 a 20h38; Nom: Dupont; Prenom: Jean; Naissance: 01/01/1970 a Lyon; Adresse: 999 avenue de france 75001 Paris; Sortie: 06/04/2020 a 20h38; Motifs: \n</pre> Source : https:www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-attestation-de-deplacement-sur-mobile-le-generateur-de-qr-code-disponible-78675.html\nCovid-19 : Google libère les données de géolocalisation dans 131 pays\nQuelques jours après Orange, c'est au tour de Google de lâcher dans la nature les données de géolocalisation - anonymisées - des centaines de millions d'utilisateurs de son service Maps. « À partir d'aujourd'hui, nous publions une version anticipée de nos rapports sur la mobilité communautaire COVID-19 pour donner un aperçu de ce qui a changé en réponse au travail à domicile, au logement sur place et à d'autres politiques visant à aplanir la courbe de cette pandémie, a expliqué la société dans un billet de blog. Au total, une analyse de l'évolution des déplacements a été effectuée pour 131 pays dont la France, accessible depuis ce site. Les données pour la France sont assez représentatives des conséquences des mesures de confinement prises par le gouvernement pour faire face à la pandémie Covid-19 qui affecté 59 105 personnes et provoqué le décès de 4 503 d'entre elles d'après les données de Santé Publique France au 2 avril 2020. Parmi les principaux enseignements du rapport concernant l'Hexagone, Google fait état d'une chute de 88% des déplacements pour se rendre dans des magasins, restaurants, cafés ou encore des parcs de loisirs, musés, bibliothèques ou encore cinémas. Covid-19 Evolution des déplacements en France selon les données de géolocalisation anonymisées émanant de Google Maps. (crédit : Google) Concernant les commerces alimentaires et les pharmacies, la baisse est moindre (-72%) qui s'explique par la mise en place de dérogations pour permettre aux Français de se rendre dans des commerces pour répondre à des besoins de première nécessité. Les trajets vers les parcs et places publiques sont aussi en chute libre (-82%), tout comme les grands lieux de transits et de transports (stations, gares...) affichant un recul abyssal de 87%. En revanche, les déplacements vers les lieux de travail sont, certes, également touchés (-56%) preuve que le télétravail - ou la contrainte liée au chômage partiel et donc le fait de rester confiné à la maison - fonctionnent à plein mais aussi qu'une bonne partie de la population poursuit ses déplacements à titre professionnel vers leurs lieux de travail, bénéficiant également d'une possible dérogation. A noter que l'étude de Google s'intéresse aux évolutions des déplacements par régions. L'occasion de remarquer par exemple que l'Ile-de-France tient la palme en matière de recul des déplacements vers les lieux de travail (-63%), pouvant s'expliquer pour une prédisposition « naturelle » des salariés pour le télétravail. Source : https:www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-covid-19-google-libere-les-donnees-de-geolocalisation-dans-131-pays-78674.html\n3 000 machines avec SQL Server infectées par jour depuis 2018\nChaque jour depuis deux ans entre 2 à 3 000 serveurs dédiés à Microsoft SQL Server sont contaminés dans le monde. D'après une dernière étude de Guardicore, les principaux pays concernés sont la Chine, l'Inde, les Etats-Unis, la Corée du Sud et la Turquie. Les entreprises ayant des activités à l'international dans ces pays ont donc intérêt à redoubler de vigilance, leurs systèmes étant susceptibles d'être victimes d'attaques aussi variées que redoutables : DDoS, backdoors, exécution de logiciels malveillants de contrôle d'accès à distant, cryptomineurs en font parti. « Les victimes appartiennent à divers secteurs industriels, notamment les soins de santé, l'aviation, l'informatique et les télécommunications et l'enseignement supérieur », indique Guardicore Labs. Le premier incident de ce type a avoir été identifé par Guardicore Labs remonte à mai 2018 via son réseau de capteurs mondial (Global Sensors Network) servant d'honeypot. Depuis, un pic d'attaques ciblant les serveurs MS SQL Server a été enregistré en décembre dernier. En analysant de près les fichiers de logs, les chercheurs en sécurité du fournisseur ont été en mesure de déterminer que 60% des machines touchées restent infectées pour une période courte de temps, mais que près de 20% restent vulnérables pendant une semaine voire plus laissant le temps aux cyberattaquants d'agir. « Nous avons remarqué que 10% des victimes ont été re-infectés par un malware », indique Guardicore Labs. « Ce modèle de réinfection a déjà été observé dans l'analyse de la campagne Smominru, et suggère que la suppression des logiciels malveillants se fait souvent de manière partielle, sans enquête approfondie sur la cause profonde de l'infection ».\nEliminer la concurrence pour régner en maitre sur les systèmes infectés Au global, ces attaques baptisées « Vollgar » par Guardicore Labs émanent de plus de 120 adresses IP. La brèche initiale exploitée commence avec des attaques par force brute pouvant aboutir à des changements de configuration dans les bases de données permettant de préparer le terrain à de futures exécutions de commandes malveillantes. Par la suite, les pirates effectuent plusieurs étapes pour rendre le système le plus ouvert possible, en commençant par la validation de certaines classes COM (WbemScripting.SWbemLocator, Microsoft.Jet.OLEDB.4.0 et Windows Script Host Object Model. « Ces classes prennent en charge à la fois les scripts WMI et l'exécution de commandes via MS-SQL, qui seront ensuite utilisées pour télécharger le binaire malveillant initial », indique le fournisseur. « L'attaquant Vollgar s'assure également que les fichiers stratégiques tels que cmd.exe et ftp.exe disposent des autorisations d'exécution ». De quoi permettre l'installation de backdoors et des attaques par escalade de privilèges utilisateurs. Bien souvent les pirates essaient par tous les moyens d'éliminer la concurrence. Sans surprise, c'est également le cas ici encore avec des efforts réalisés en semant leur trace. Cela passe par l'effacement de la clé HKLM\\SOFTWARE\\Microsoft\\Command Processor\\Autorun utilisée pour des attaques persistantes ou encore de valeurs depuis Image File Execution Options. « En supprimant ces valeurs, Vollgar garantit qu'aucun autre malware n'est attaché aux processus légitimes, tels que cmd.exe, ftp.exe, net.exe et les hôtes de script Windows tels que wscript.exe et cscript.exe ». Des charges malveillantes peuvent ensuite être activées. « La charge utile initiale, nommée SQLAGENTIDC.exe ou SQLAGENTVDC.exe, commence par exécuter taskkill sur une longue liste de processus, dans le but d'éliminer les concurrents et de gagner plus de ressources informatiques. Ces processus incluent Rnaphin.exe, xmr.exe et winxmr.exe, pour n'en nommer que quelques-uns. Ensuite, la charge utile se copie dans le dossier AppData de l'utilisateur et exécute la copie. Le nouveau processus vérifie la connectivité Internet, puis interroge Baidu Maps pour obtenir l'IP et la géolocalisation de la victime qu'il envoie ensuite au C&C. Ensuite, quelques charges utiles supplémentaires sont téléchargées sur la machine infectée - plusieurs modules RAT et un cryptominer basé sur XMRig ».\nDeux serveurs C&C opérés depuis la Chine Deux serveurs de commande et de contrôle (C&C) ont été identifiés par Guardicore Labs en lien avec les attaques Vollgar, dotés de capacités en téléchargement de fichiers, installation de services Windows, enregistreurs de frappes, captures d'écran, exécution d'un terminal shell dynamique, activation des caméras et microphones, initialisation d'attaques DDoS... Pour se prémunir de ce type d'attaques, le fournisseur propose un script Powershell permettant de détecter ce vecteur d'attaque. Contrôler les communications réseau avec des serveurs distants et activer des blocages en conséquence est bien évidemment recommandé, en se basant par exemple sur un service de réputation adossé à son firewall. Source : https:www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-3-000-machines-avec-sql-server-infectees-par-jour-depuis-2018-78660.html\nLe ransomware visant Marseille perturbe le décompte des décès Covid-19\nLes dommages des ransomwares ont parfois des conséquences inattendues et celui qui a touché la ville de Marseille il y a quelques semaines refait ainsi parler de lui. Alors que la ville se remet petit à petit des impacts sur son système d'information de cette cyberattaque - à l'image d'Antibes et également de la Métropole Provence Alpes Côte d'Azur - l'INSEE a publié vendredi dernier les données de mortalité liées au coronavirus. Quel rapport ? En raison du ransomware, les services administratifs de la ville de Marseille n'ont pas pu faire remonter les informations requises à des fins de traitement statistiques demandées par l'institut. « La rapidité de remontée de ces informations varie également selon les départements et pourrait être perturbée par les mesures de confinement, de même que le choix des modalités de transmission (dématérialisé ou courrier postal). Les dernières données quotidiennes sont donc à prendre avec précaution ; elles seront révisées », a précisé l'INSEE dans une note méthodologique. « Depuis le 13 mars, la mairie de Marseille na pu transmettre aucun nouveau décès du fait dun problème technique. Cest pourquoi les données des Bouches-du-Rhône sont pour le moment arrêtées au 11 mars ».\nUn retour temporaire au registre papier Contactée par notre confrère LCI, l'INSEE a apporté la précision suivante : « La comptabilisation des décès est, en effet, suspendue en raison dun problème informatique à la mairie de Marseille [...] La seule commune de Marseille enregistrant la moitié des décès pour toutes les Bouches-du-Rhône, publier des résultats de ce département sans ses chiffres serait peu représentatif ». Et la mairie de Marseille d'indiquer de son côté : « L'attaque a mis à mal nos capacités et nous n'avons pas pu envoyer nos informations à l'Insee dans les délais requis. » En attendant la mise à jour du logiciel habituellement utilisé pour saisir et transmettre ses données à l'Insee et à la Préfecture, la ville de Marseille se résout en attendant à tenir à jour un registre papier. Ce problème intervient dans un contexte de tensions autour du protocole à base de chloroquine promue par la professeur Raoult de l'IHU Méditerranée. Source : https:www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-ransomware-visant-marseille-perturbe-le-decompte-des-deces-covid-19-78684.html\nles dépenses en infrastructure cloud ont dépassé les dépenses en infrastructure informatique traditionnelle\nSelon le cabinet de recherche IDC, le total des dépenses des utilisateurs finaux en produits d'infrastructure informatique (serveur, stockage d'entreprise et commutateur réseau) pour les environnements cloud, y compris le cloud public et privé, a renoué avec la croissance au quatrième trimestre 2019 après deux trimestres consécutifs de baisse. La croissance de 12,4 % d'une année sur l'autre au 4T19 a généré 19,4 milliards de dollars de dépenses. Les résultats du quatrième trimestre ont également permis de faire passer lannée au vert avec une croissance annuelle de 2,1 % et des dépenses totales de 66,8 milliards de dollars pour 2019. Parallèlement, le marché global des infrastructures informatiques a éprouvé de la difficulté après sa solide performance en 2018, en hausse de 3,3 % à 38,1 milliards de dollars au 4T19 mais en baisse de 1,1 % à 134,4 milliards de dollars pour l'ensemble de l'année. L'infrastructure informatique non cloud a baissé de 4,6 % à 18,7 milliards de dollars pour le trimestre et a baissé de 4,1 % à 67,7 milliards de dollars pour l'année. Au 4T19, la croissance des dépenses en infrastructure informatique cloud a été tirée par le segment du cloud public, qui a augmenté de 14,5 % d'une année sur l'autre pour atteindre 13,3 milliards de dollars; le cloud privé a augmenté de 8,2 % pour atteindre 6,1 milliards de dollars. Comme le segment global est généralement à la hausse, il a tendance à être plus volatil au niveau trimestriel, car une partie importante du segment informatique du cloud public est représentée par quelques fournisseurs de services à grande échelle. Après un milieu d'année plus faible, le cloud public a terminé 2019 à peine en hausse de 0,1 % à 45,2 milliards de dollars. Le cloud privé a augmenté de 6,6 % en 2019 pour atteindre 21,6 milliards de dollars. Alors que les investissements dans l'infrastructure informatique cloud continuent d'augmenter, avec des fluctuations durant les trimestres intermédiaires, IDC note que ce secteur approche le point où les dépenses en infrastructure informatique cloud dépassent systématiquement les dépenses en infrastructure informatique non cloud. Le quatrième trimestre 2019 a marqué le troisième trimestre consécutif de leadership informatique cloud avec une part annuelle légèrement inférieure au point médian (49,7 %). Désormais, IDC s'attend à ce que l'infrastructure informatique cloud reste au-dessus de 50 % du marché de l'infrastructure informatique aux niveaux trimestriel et annuel, atteignant 60,5 % par an en 2024. Dans les trois domaines technologiques de l'infrastructure informatique, les plateformes de stockage ont connu la croissance la plus rapide d'une année sur l'autre au 4T19 à 15,1 %, les dépenses atteignant 6,6 milliards de dollars. Les plateformes de calcul ont augmenté de 14,5 % d'une année sur l'autre avec 10,8 milliards de dollars de dépenses, tandis que les commutateurs réseau ont diminué de 3,9 % pour s'établir à 2,0 milliards de dollars. Pour l'ensemble de l'année 2019, les commutateurs réseau ont dominé avec une croissance d'une année sur l'autre de 5,0 % et 8,2 milliards de dollars de dépenses, suivis des plateformes de stockage avec une croissance de 1,9 % et des dépenses de 23,1 milliards de dollars, et des plateformes de calcul avec une croissance de 1,5 % et des dépenses de 35,5 milliards de dollars. Prévisions du marché de l'infrastructure informatique cloud Après avoir pris en comptes les répercussions de la pandémie COVID-19 et de la crise économique qui sen est suivi, IDC estime quen 2020 les dépenses en infrastructure informatique cloud vont s’élever à 69,2 milliards de dollars, soit une augmentation annuelle prévue de 3,6 % par rapport à 2019. Les dépenses d'infrastructure informatique non cloud sont devrait reculer de 9,2 % pour atteindre 61,4 milliards de dollars en 2020. Ensemble, les dépenses globales en infrastructure informatique devraient reculer de 2,9 % pour s'établir à 130,6 milliards. La pandémie de COVID-19 représente une grave menace pour la croissance mondiale. Avant l'épidémie, la croissance mondiale prévue était de 2,3 % (aux taux de change du marché) en 2020. L'émergence de l'épidémie en Chine change la donne et la croissance attendue pour 2020 est désormais de -0,2 %, la plus lente depuis la crise financière mondiale. L'effet négatif sur la croissance proviendra à la fois des canaux de demande et d'approvisionnement. D'une part, les mesures de quarantaine, la maladie et le sentiment négatif des consommateurs et des entreprises vont supprimer la demande dans des domaines spécifiques, tandis que certaines poches de demande feront surface, telles que les plateformes cloud pour les charges de travail de communication et de collaboration. Dans le même temps, la fermeture de certaines usines et la perturbation des chaînes d'approvisionnement créeront des goulots d'étranglement. IDC s'attend à ce que ces effets soient répartis de manière inégale dans le paysage du marché. « Alors que le début de 2020 a été marqué par des problèmes de chaîne d'approvisionnement qui devraient être résolus avant la fin du deuxième trimestre, l'impact économique négatif affectera les dépenses en CAPEX des entreprises », a déclaré Kuba Stolarski, directeur de la recherche, Infrastructure Systems, Platforms and Technologies. chez IDC. « Alors que les budgets informatiques des entreprises se resserrent tout au long de l'année, le cloud public verra une augmentation de la demande de services. Cette augmentation proviendra en partie de la montée en puissance des employés travaillant à domicile utilisant des outils de collaboration en ligne, mais aussi de la migration de la charge de travail vers le cloud public tandis que les entreprises cherchent des moyens d'économiser de l'argent pour l'année en cours. Une fois la pandémie passée, IDC s'attend à ce qu'une partie de cette nouvelle demande de services cloud reste constante à l'avenir ». Les nouvelles prévisions quinquennales d'IDC prévoient que les dépenses d'infrastructure informatique cloud atteindront 100,1 milliards de dollars en 2024 avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 8,4 %. Les dépenses d'infrastructure informatique hors cloud diminueront légèrement à 65,3 milliards de dollars avec un TCAC de -0,7 %. L'infrastructure informatique totale devrait croître à un TCAC de 4,2 % et produire des dépenses de 165,4 milliards de dollars en 2024. Source : IDC Source : https:cloud-computing.developpez.com/actu/299145/IDC-les-depenses-en-infrastructure-cloud-ont-depasse-les-depenses-en-infrastructure-informatique-traditionnelle-pour-le-troisieme-trimestre-consecutif/\nZoom a routé des appels vers la Chine\nZoom a routé des appels vers la Chine. Le 3 avril, Eric Yuan, CEO de Zoom, a admis que des appels dans son application avaient été routés par erreur vers la Chine. Cela sest déroulé au démarrage de la pandémie, quand lentreprise a augmenté sa capacité à gérer la demande, en commençant par Wuhan. Dans la précipitation, lAméricain avoue ne pas avoir appliqué ses habituelles bonnes pratiques de géo-fencing. Les chercheurs canadiens qui ont identifié le problème ont également découvert que le contenu de conversations Zoom entre deux utilisateurs nord-américains pouvait être chiffré avec des clés venant de serveurs situés en Chine. De nouveaux problèmes pour lAméricain déjà fortement critiqué pour ses failles de sécurité. Source : https:www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-telex-ap-hp-imprime-des-equipements-en-3d-zoom-a-route-des-appels-vers-la-chine-edge-detrone-firefox-78687.html\nChrome : face au coronavirus, Google fait marche arrière vis-à-vis des cookies\nAfin dassurer la stabilité des sites web en ces temps de crise, Google a décidé de suspendre une importante mesure de sécurité introduite en février dernier. Face à la crise du Covid-19, Google rétropédale sur une nouvelle mesure de sécurité introduite en février dernier avec larrivée de Chrome 80. A savoir le blocage par défaut des cookies de tiers. Ces derniers, en effet, peuvent représenter un risque de vol de données personnelles ou de piratage (attaques de type Cross-Site Request Forgery). Pour éviter le blocage de cookies tiers, les éditeurs de site sont désormais contraints de les identifier explicitement, et donc de donner dune certaine manière leur approbation. Concrètement, cela revient à rajouter un tag baptisé « SameSite » dans le code du site web pour lensemble des cookies utilisés.\nA découvrir aussi en vidéo Mais avec la crise du coronavirus, beaucoup dorganisations nont pas eu le temps dappliquer ces changements. Et dans certains cas, cela risque de casser le fonctionnement de leur site. Cest le cas, par exemple, si elles utilisent des services didentification tiers tels que Facebook Login. Afin de préserver la stabilité des sites, Google a donc décidé de suspendre cette mesure de sécurité. Source : Google Source : https:www.01net.com/actualites/chrome-face-au-coronavirus-google-fait-marche-arriere-vis-a-vis-des-cookies-1889721.html\nAu Royaume-Uni, des antennes 5G incendiées à cause dune théorie du complot\nBirmingham, Liverpool, Melling (Meyerside)… au cours de la semaine écoulée, trois antennes téléphoniques ont été incendiées au Royaume-Uni, rapporte la presse britannique. Au moins quatre antennes ont été visées par des tentatives de dégradations durant le week-end du 4 et 5 avril, rapporte lopérateur Vodafone — un départ dincendie a également été signalé à Belfast, en Irlande du Nord. Ces trois incendies, dont lorigine criminelle ne fait guère de doute, se sont produits alors quune théorie du complot très populaire outre-Manche fait le lien entre lapparition du coronavirus et le déploiement des antennes 5G dans le pays. Particulièrement fantasque, cette hypothèse, dont il existe plusieurs variantes, prétend soit que l’épidémie a été « inventée » pour « couvrir » les conséquences sur la santé de la 5G, soit que les ondes 5G « chassent » lair des poumons et ont facilité ou provoqué les contaminations de Covid-19. Ces théories ont également été propagées par certaines célébrités britanniques, dont Amanda Holden, la juge de l’émission de télé-réalité « Britains got talent », qui a diffusé, à ses presque deux millions dabonnés Twitter, une pétition liant la 5G à l’épidémie. Dans un communiqué, le régulateur des télécommunications britannique précise : « Nous avons reçu plusieurs rapports de vandalisme visant des antennes téléphoniques, mais aussi dagressions demployés des télécommunications, inspirées par des théories cinglées du complot qui circulent sur Internet. Les responsables de ces actes seront poursuivis avec la plus grande sévérité. » Des salariés dune filiale de British Telecom (BT) chargés dinstaller les raccordements à Internet dans les foyers britanniques ont également publié plusieurs appels au calme sur les réseaux sociaux, après plusieurs incidents au cours desquels des employés ont été menacés dans la rue. Le maire de Liverpool, Joe Anderson, a dit avoir reçu des menaces après avoir dénoncé ces théories.\nDes limitations sur les réseaux sociaux Certains réseaux sociaux, dont YouTube, ont annoncé quils mettraient en place de nouvelles mesures pour limiter la diffusion des vidéos complotistes liant la technologie 5G à l’épidémie de Covid-19 : « Nous avons commencé à diminuer la place des vidéos qui promeuvent les théories du complot sur la 5G et l’épidémie, qui désinforment nos utilisateurs de manière dangereuse. » Les vidéos devraient désormais apparaître moins fréquemment dans les suggestions de vidéos à regarder, qui sont une gigantesque source de trafic sur la plate-forme. Sur Facebook, une recherche « 5G coronavirus » affiche, dans ses premiers résultats, plusieurs messages défendant cette théorie du complot, avant ceux des autorités sanitaires, a pu constater Le Monde, lundi matin. Mais le problème ne touche pas que les réseaux sociaux : le régulateur des médias britannique a également sanctionné une radio locale qui avait donné une large place sur son antenne à une personne propageant cette théorie.\nLire aussi Facebook, YouTube… les grandes plates-formes dInternet face au défi du coronavirus Ces attaques contre le réseau téléphonique inquiètent également les responsables du réseau de santé britannique. Stephen Powis, le directeur médical du National Health Service, le service de santé britannique, a vivement dénoncé ces actes de vandalisme : « La réalité est que les réseaux mobiles sont absolument critiques pour nous tous, alors que nous demandons à tous les citoyens de rester chez eux et de ne pas voir leurs parents et amis. Mais plus particulièrement, ces réseaux sont utilisés par nos services de secours et les travailleurs du système de santé, et je suis totalement furieux, totalement dégoûté de voir quil y a des attaques contre les infrastructures mêmes qui nous permettent de répondre à cette urgence sanitaire. » Les antennes incendiées ces derniers jours n’étaient pas toutes des antennes 5G. Selon la BBC, au moins lune des tours incendiées semblait ne pas contenir dantenne 5G. Source : https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/04/06/au-royaume-uni-des-antennes-5g-incendiees-a-cause-d-une-theorie-du-complot-sur-le-coronavirus60357184408996.html"}]