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[{"uuid":"1bdf2551-dd9b-461a-bc5c-c8e8b1bf33f5","slug":"codage-alphanumerique","title":"Codage : code alphanumérique","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2020-04-17 18:06:19","created_at":"2020-04-17 18:06:19","updated_at":"2020-04-17 18:06:19","tags":[],"plain":"Les transmissions d'informations locales, clavier vers ordinateur par exemple, se font à l'aide du code ASCII (American Standard Code for Information Interchange). Le codage s'effectue sur 2 caractères hexadécimaux, ce qui représente 8 bits, un octet. Le code ASCII se fait de à en hexadécimal, soit à , soit de à en décimal. Le bit de poids fort servira de bit de parité (contrôle d'erreur). De nouvelles normes ISO donnes un code numérique tenant sur 8 bits aux caractères de l'alphabet latin utilisés en allemand, anglais, basque, catalan, danois, espagnol, finnois, français, italien, néerlandais, norvégien, portugais et suédois (parmi d'autres langues européennes). C'est le cas de la norme ISO/CEI 8859-1. <u>Pour résumer</u>, à chaque code ASCII correspond une représentation graphique. Nous y retrouvons notre alphabet, en majuscule et minuscule, ainsi que toutes les variantes accentuées. Nous retrouvons également des chiffres, de 0 à 9 et des symboles. Par convention, les caractères communs a plusieurs pays se retrouvent avec le même code. C'est pour cette raison qu'un texte écrit à l'aide d'un code ASCII en français, puis décodé avec le code ASCII américain est presque lisible. Les variations accentuées des caractères ne seront pas retranscrites correctement. À la fin des années 1990, une mise à jour de la norme ISO/CEI 8859-1 est nécessaire avec le symbole de l’euro qui est devenu nécessaire avec l'introduction de la monnaie unique. C'est la norme ISO/CEI 8859-15. Quant à l'UNICODE, il permet un codage sur 2 octets, 16 bits. Cela représente 63536 possibilités. Cela permet d'avoir plus de possibilités et de n'avoir plus qu'un seul codage pour représenter toutes les variantes des alphabets mondiaux."},{"uuid":"0bba1ad7-e4cb-49a6-9467-fcfac2e09a93","slug":"deuxiemes-pas-devops-durcir-et-fiabiliser-un-serveur-debian","title":"Deuxièmes pas DevOps : durcir et fiabiliser un serveur Debian","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2026-06-08 07:00","created_at":"2026-05-12 23:01:34","updated_at":"2026-05-13 22:53:46","tags":{"logiciels":["Fail2ban","Debian"]},"plain":"Une fois le système de base configuré (dépôts, mises à jour, , identification — sujets traités dans l'article précédent), la machine est fonctionnelle mais encore vulnérable et un peu fragile pour un usage sérieux. Ce deuxième article s'attaque aux gestes qui transforment un serveur « qui marche » en un serveur sur lequel on peut raisonnablement faire tourner quelque chose : sécuriser l'accès SSH, mettre en place un pare-feu, automatiser les correctifs de sécurité et soigner quelques détails opérationnels.\r\n\r\nSécuriser l'accès SSH\r\n\r\nSSH est la porte d'entrée principale d'un serveur Linux. C'est aussi, statistiquement, la cible la plus attaquée : n'importe quelle IP publique reçoit en permanence des tentatives de connexion automatisées. Deux gestes simples changent radicalement la donne.\r\n\r\nPasser à l'authentification par clé\r\n\r\nLes mots de passe, même longs, restent vulnérables aux attaques par force brute et au phishing. Une paire de clés cryptographiques est à la fois plus sûre et plus pratique au quotidien.\r\n\r\nCôté poste de travail, on génère une paire de clés modernes :\r\n\r\n\r\n\r\nL'algorithme est aujourd'hui le choix par défaut recommandé : clés courtes, signatures rapides, sécurité solide. Le commentaire () facilite l'identification de la clé quand on en gère plusieurs.\r\n\r\nOn copie ensuite la clé publique sur le serveur :\r\n\r\n\r\n\r\nCette commande dépose la clé publique dans côté serveur avec les bonnes permissions. À partir de là, la connexion se fait sans saisir de mot de passe — il faut tester depuis une nouvelle session avant de passer à l'étape suivante, sous peine de risquer de se retrouver enfermé dehors.\r\n\r\nDésactiver la connexion root et les mots de passe\r\n\r\nUne fois la connexion par clé validée, on durcit la configuration SSH. Le fichier à modifier est :\r\n\r\n\r\n\r\nLes directives importantes à positionner (ou décommenter) sont :\r\n\r\n\r\n\r\nLa première interdit toute connexion directe en via SSH : on devra obligatoirement se connecter avec un utilisateur normal puis élever ses droits via . La deuxième supprime complètement l'authentification par mot de passe, ne laissant plus que les clés. La troisième confirme explicitement que l'authentification par clé est active.\r\n\r\nOn recharge ensuite le service pour appliquer les changements :\r\n\r\n\r\n\r\nImportant : garder la session SSH actuelle ouverte et tester la nouvelle configuration depuis un autre terminal avant de fermer la première. En cas de problème, on peut encore corriger le tir.\r\n\r\nPour aller un cran plus loin, changer le port SSH par défaut (22) vers un port moins évident réduit considérablement le bruit dans les logs. Ce n'est pas de la sécurité au sens strict (un scan le retrouvera), mais c'est un filtre efficace contre les attaques automatisées.\r\n\r\nMettre en place un pare-feu\r\n\r\nPar défaut, Debian n'a aucun pare-feu actif. Tout port ouvert par un service installé sera donc directement exposé. Deux outils standards existent : (le successeur officiel d', bas niveau et puissant) et (une surcouche pensée pour la simplicité). Pour démarrer, est le bon compromis.\r\n\r\n\r\n\r\nLa logique consiste à tout bloquer en entrée par défaut, puis à n'ouvrir explicitement que ce qui doit l'être :\r\n\r\n\r\n\r\nSi SSH écoute sur un port non standard, remplacer par (ou le port choisi). Oublier cette étape avant un est un grand classique du verrouillage involontaire.\r\n\r\nPour les services web, on ouvrira typiquement les ports 80 et 443 :\r\n\r\n\r\n\r\nL'état du pare-feu se vérifie avec :\r\n\r\n\r\n\r\nSur une architecture où la machine est derrière un reverse proxy (cas fréquent quand on expose plusieurs services sur un même domaine), seuls les ports utiles côté proxy doivent être ouverts au monde extérieur. Les services applicatifs eux-mêmes restent accessibles uniquement depuis le réseau interne.\r\n\r\nAutomatiser les correctifs de sécurité\r\n\r\nLes failles de sécurité ne préviennent pas, et personne n'a envie de lancer manuellement chaque matin sur dix machines. Le paquet applique automatiquement les mises à jour du dépôt .\r\n\r\n\r\n\r\nLa configuration se trouve ensuite dans . Par défaut, seuls les correctifs de sécurité sont appliqués automatiquement, ce qui est généralement le bon compromis : on profite des patches critiques sans risquer qu'une mise à jour fonctionnelle introduise une régression sur un service en production.\r\n\r\nQuelques options qui méritent l'attention dans ce fichier :\r\n: à régler sur si l'on accepte les redémarrages automatiques après une mise à jour de noyau, ou si l'on préfère les piloter à la main. La directive permet alors de choisir l'horaire.\r\n: pour recevoir un rapport par mail des mises à jour appliquées, à condition d'avoir un MTA configuré sur la machine.\r\n\r\nLe bon réflexe consiste à vérifier de temps en temps les logs dans pour s'assurer que tout se déroule sans heurts.\r\n\r\nSoigner les détails opérationnels\r\n\r\nQuelques outils complémentaires améliorent significativement le confort et la résilience d'un serveur.\r\n\r\nFail2ban surveille les logs d'authentification et bannit temporairement les IP qui tentent trop de connexions échouées. Même avec SSH par clé uniquement, le service réduit considérablement le bruit dans les journaux :\r\n\r\n\r\n\r\nLa configuration par défaut surveille déjà SSH ; elle peut être étendue à d'autres services (nginx, Postfix, etc.) via des fichiers dans .\r\n\r\nLogwatch ou journalctl méritent qu'on s'y attarde. Sur une Debian récente, est l'outil central pour consulter les logs systemd :\r\n\r\n\r\n\r\nPrendre l'habitude de jeter un œil aux logs régulièrement — ou de mettre en place une remontée centralisée si l'on gère plusieurs machines — change beaucoup de choses en exploitation.\r\n\r\nUn swap raisonnable, sur une VM ou un serveur dédié, évite que la machine ne devienne complètement injoignable en cas de pic de consommation mémoire. Sur un conteneur LXC en revanche, c'est généralement géré au niveau de l'hyperviseur.\r\n\r\nEt après ?\r\n\r\nAvec ces réglages, le serveur est dans un état correct pour accueillir des services réels : la surface d'attaque est réduite, les correctifs s'appliquent tout seuls, et les logs racontent ce qui se passe. La suite logique est l'installation de la pile applicative proprement dite (serveur web, base de données, runtime) et la mise en place d'un reverse proxy pour exposer plusieurs services derrière un même point d'entrée.\r\n\r\nComme évoqué dans le premier article, le moment où l'on commence à enchaîner ces étapes sur plusieurs machines est exactement celui où il faut basculer vers de l'automatisation : un script shell bien rangé pour commencer, puis Ansible ou un équivalent quand le parc grossit. Une bonne pratique consiste à versionner ces scripts dans un dépôt Git dédié à l'infrastructure, au même titre que le code applicatif."},{"uuid":"586c5ab7-e960-465b-b499-83e0209890fe","slug":"quand-alt-ne-repond-plus-anatomie-d-un-bug-clavier-sous-gnome-wayland","title":"Quand Alt ne répond plus : anatomie d'un bug clavier sous GNOME/Wayland","category":"informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.png","published":true,"published_at":"2026-05-25 07:27","created_at":"2026-05-12 13:35:47","updated_at":"2026-05-12 13:40:34","tags":[],"plain":"Comment une option de clavier a priori anodine peut désactiver Alt+Tab, Alt+F4 et tous les raccourcis Alt — et comment diagnostiquer ce genre de problème de façon méthodique.\r\n\r\nLe symptôme\r\n\r\nUn beau matin, les raccourcis clavier ne répondent plus. Pas tous : seulement ceux qui utilisent la touche Alt gauche.\r\nne change plus de fenêtre\r\nne ferme plus l'application active\r\nDans un terminal, les raccourcis (édition de ligne readline, raccourcis dans une applicaiton, navigation tmux…) restent sans effet\r\nLa touche AltGr (Alt droite), elle, fonctionne toujours : on peut taper , , , les caractères normalement obtenus via Alt droite sur un clavier français azerty\r\n\r\nPremier réflexe naturel : « Le clavier est cassé ». Sauf que la touche physique répond bien — elle ne déclenche simplement plus ce qu'on attend d'elle.\r\n\r\nComprendre ce qui se passe (sans connaître Linux par cœur)\r\n\r\nPour saisir le bug, il faut comprendre un détail qu'on ignore généralement : une touche physique du clavier et la fonction qu'elle déclenche sont deux choses différentes.\r\n\r\nQuand on appuie sur la touche marquée « Alt » à gauche du clavier, le système reçoit d'abord un signal matériel — un code brut, sous Linux. Ce signal est ensuite traduit en une fonction logique par une couche logicielle appelée xkb (X Keyboard Extension). C'est xkb qui décide que signifie « modificateur Alt gauche » (le fameux ).\r\n\r\nMais xkb peut être configuré pour faire autre chose de ce même signal. Et c'est exactement ce qui s'était passé ici. Une option xkb nommée indiquait à la couche de traduction :\r\n« Quand tu reçois , ne génère pas . Génère à la place. »\r\n\r\n, c'est le nom technique de AltGr : la touche modificatrice qui permet d'accéder au « troisième niveau » d'une touche (le au-dessus du , le au-dessus du , etc.). En clair, l'option transformait Alt gauche en un deuxième AltGr.\r\n\r\nConséquence : du point de vue des applications, personne n'appuie jamais sur Alt. Le gestionnaire de fenêtres (mutter, dans GNOME) attend un événement qui ne vient jamais ; le terminal attend un préfixe Alt qui ne vient jamais non plus ; AltGr fonctionne toujours parce que c'est lui le « vrai » Level 3 Shift sur azerty, par défaut.\r\n\r\nC'est l'analogie d'un interrupteur dont on aurait inversé deux fils dans le mur : l'interrupteur marche, mais il commande une autre lampe.\r\n\r\nLa cause exacte\r\n\r\nSous GNOME, les options xkb sont stockées dans la base de configuration dconf, accessible via la commande . La clé concernée :\r\n\r\n\r\n\r\nSur le système concerné, la commande retournait :\r\n\r\n\r\n\r\nD'où venait cette option ? Plusieurs hypothèses plausibles :\r\nSélectionnée par erreur dans Paramètres → Clavier → Options de disposition lors d'une configuration ancienne\r\nImportée depuis une ancienne machine via la synchronisation du profil\r\nActivée par un script ou un outil de personnalisation (GNOME Tweaks, dconf-editor)\r\nHéritée d'une habitude QWERTY où certains préfèrent un second AltGr à gauche\r\n\r\nSur un clavier français azerty, cette option n'a aucun intérêt pratique : AltGr est déjà sur la touche Alt droite, là où l'index droit peut l'atteindre naturellement. Ajouter un second AltGr sur la touche Alt gauche revient à perdre Alt sans gagner quoi que ce soit.\r\n\r\nLe diagnostic, étape par étape\r\n\r\nVoici la séquence de commandes pour confirmer le problème — utile à mémoriser parce qu'elle s'applique à tout symptôme similaire sur GNOME/Wayland.\r\n\r\n1. Confirmer l'environnement de session. Les commandes qui suivent supposent GNOME sous Wayland ; sous X11 ou KDE, le diagnostic diffère.\r\n\r\n\r\n\r\n2. Inspecter les options xkb. C'est le test diagnostic principal pour ce genre de panne.\r\n\r\n\r\n\r\nSi la sortie n'est pas (liste vide) ou une option clairement intentionnelle, on tient probablement le coupable. Les options les plus susceptibles de casser des raccourcis :\r\n— transforme Alt gauche en AltGr (le cas présent)\r\n— échange Alt et Super (la touche Windows)\r\n— échange Caps Lock et Échap (anodin pour Alt, mais peut surprendre)\r\n, — transforment Caps Lock en Ctrl\r\n\r\n3. Vérifier que les raccourcis WM sont bien définis. Cela permet d'éliminer une mauvaise piste : si ne marchait pas parce que le raccourci avait été effacé, ce serait visible ici.\r\n\r\n\r\n\r\nLa sortie attendue est ou équivalent. Si y figure, le gestionnaire de fenêtres est correctement configuré — la panne est ailleurs.\r\n\r\n4. Vérifier les options d'accessibilité. Les touches rémanentes (StickyKeys), touches lentes (SlowKeys) ou touches rebonds (BounceKeys) peuvent provoquer des comportements clavier surprenants quand elles sont activées par erreur.\r\n\r\n\r\n\r\nToutes les trois doivent normalement renvoyer sauf besoin spécifique.\r\n\r\n5. Tester au niveau matériel si rien d'autre n'explique. Si toutes les vérifications logicielles sont propres, on vérifie que la touche envoie bien un signal au noyau :\r\n\r\n\r\n\r\nL'outil demande de choisir un périphérique (le clavier), puis affiche en direct chaque événement reçu. En appuyant sur Alt gauche, une ligne contenant doit apparaître. Si rien ne s'affiche, le problème est matériel ou dans le pilote — ce qui sort du cadre de cette fiche.\r\n\r\nLa correction\r\n\r\nUne seule commande suffit dans le cas présent :\r\n\r\n\r\n\r\nL'effet est immédiat : mutter recharge la configuration clavier à la volée, sans qu'on ait besoin de fermer sa session. Si pour une raison ou une autre l'effet ne se voit pas (vieux processus qui a mis en cache la configuration, terminal récalcitrant…), une déconnexion/reconnexion de la session GNOME suffit à tout réinitialiser.\r\n\r\nPour vérifier que la valeur est bien revenue à vide :\r\n\r\n\r\n\r\nEt si on voulait vraiment garder l'option ?\r\n\r\nPour information, la commande inverse est :\r\n\r\n\r\n\r\nÀ réserver aux cas où l'on tape énormément de caractères de troisième niveau de la main gauche et où on accepte de perdre Alt+Tab.\r\n\r\nLa méthode à retenir, au-delà de ce bug précis\r\n\r\nL'intérêt de cette fiche n'est pas tant la solution — une ligne de commande — que la logique de diagnostic. Quand une touche cesse de fonctionner sous Linux, on remonte la chaîne des responsabilités, du plus haut niveau au plus bas :\r\n\r\n1. Le gestionnaire de fenêtres a-t-il bien le raccourci ? ()\r\n2. Les options d'accessibilité ne brouillent-elles pas la frappe ? ()\r\n3. La couche xkb traduit-elle correctement la touche en modificateur ? ()\r\n4. Le noyau reçoit-il un signal matériel quand on appuie ? ()\r\n\r\nÀ chaque étage, une commande, une sortie attendue, et un verdict clair. La grande force de Linux dans ce genre de situation, c'est que chaque couche est inspectable séparément. Le réflexe à acquérir n'est pas « ça ne marche pas, je redémarre » mais « ça ne marche pas, je trouve quelle couche ment ».\r\n\r\nChecklist mémo\r\n\r\nModificateur (Alt / Super / Ctrl) qui ne répond plus sous GNOME/Wayland :\r\n\r\n1. — surveiller , , , \r\n2. — confirmer que le raccourci existe\r\n3. (puis , )\r\n4. → choisir le clavier → presser la touche → doit afficher le bon code (, , etc.)\r\n\r\nQuatre commandes, quatre couches, et 95 % des bugs clavier de session graphique sont localisés."},{"uuid":"1363f454-ca59-4264-a8f0-a2446d645ebc","slug":"installation-et-mise-en-service-d-une-borne-de-recharge-murale-goneo-7-4-kw","title":"Installation et mise en service d'une borne de recharge murale GONEO 7,4 kW","category":"","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2026-05-13 11:04","created_at":"2026-05-13 11:23:38","updated_at":"2026-05-13 15:17:04","tags":{"logiciels":["Home Assistant"]},"plain":"Une borne de recharge murale GONEO a été récemment acquise (référence Amazon B0FP288GM7). Il s'agit d'une wallbox monophasée 7,4 kW (32 A, 230 V), équipée d'un connecteur Type 2, d'un lecteur RFID, et pilotable via Wi-Fi, Bluetooth. La gamme constructeur est documentée sur le site officiel GONEO Global et son catalogue EV Charger sur it.goneoglobal.com.\r\n\r\nCaractéristiques techniques\r\n\r\nD'après les fiches constructeur et revendeurs, le modèle présente les caractéristiques suivantes :\r\nPuissance : jusqu'à 7 kW en monophasé (annoncée 7,4 kW selon le réglage de courant)\r\nCourant réglable : 8 A à 32 A\r\nTension : 230 V monophasé\r\nConnecteur : Type 2 (IEC 62196-2)\r\nProtection : IP65, IK10, ignifuge UL94 V-0, plage -30 °C à +55 °C\r\nDétection de défaut intégrée : protection de fuite Type A 30 mA + DC 6 mA\r\nConnectivité : Wi-Fi, Bluetooth, compatible OCPP et Home Assistant\r\nApplication : Goneo EV Charger (Android / iOS)\r\n\r\nCâblage et raccordement\r\n\r\nLe câble d'alimentation a été tiré soi-même, en s'appuyant sur les règles de dimensionnement détaillées dans cet article. La section retenue est conforme aux préconisations constructeur : câble 3G6 mm² pour un courant maximum de 32 A, avec en amont un disjoncteur 40 A et un interrupteur différentiel type A 40 A.\r\n\r\nUn soin particulier a été apporté au serrage des borniers : un serrage insuffisant entraîne une résistance de contact accrue, source d'échauffement et de chute de tension sous charge — risque non négligeable compte tenu des intensités mises en jeu (jusqu'à 32 A en continu pendant plusieurs heures).\r\n\r\nVérifications avant mise sous tension\r\n\r\nUne fois le raccordement effectué, les mesures suivantes ont été réalisées au multimètre :\r\nPhase – Neutre : 230 V (tension nominale du réseau)\r\nPhase – Terre : 230 V (confirme la continuité de la phase et de la terre)\r\nNeutre – Terre : 0 V (idéalement quelques volts maximum ; une valeur significative trahirait un défaut de neutre ou de mise à la terre)\r\n\r\nÀ noter : la protection différentielle intégrée à la borne couvre la composante DC (6 mA), ce qui permet en théorie de se contenter d'un différentiel type A en amont — là où une borne sans détection DC interne exigerait un type B beaucoup plus onéreux. La vérification de la valeur de la prise de terre au telluromètre et le test du déclenchement du différentiel restent recommandés.\r\n\r\nMise en service\r\n\r\nLa mise en service s'effectue via le Wi-Fi de l'appareil et l'application propriétaire Goneo EV Charger. Points à anticiper :\r\nTélécharger l'application avant de commencer la procédure.\r\nCréer un compte utilisateur.\r\nS'assurer que le téléphone est connecté à un réseau Wi-Fi 2,4 GHz et que le Bluetooth est activé ; la borne doit être à portée du signal Wi-Fi.\r\nAssocier la borne au compte (un appui court sur le bouton règle l'alimentation, un double appui lance la configuration Wi-Fi).\r\n\r\nLa borne ayant été achetée d'occasion, elle n'avait pas été dissociée du compte du précédent propriétaire — situation fréquente sur ce type d'achat. Un message au SAV par mail (info@goneoglobal.com) a suffi : la réponse a été rapide et la dissociation effectuée sans difficulté. Réflexe à prendre lors d'un achat d'occasion : demander au vendeur de procéder à la dissociation avant l'expédition.\r\n\r\nUsage au quotidien\r\n\r\nDeux modes d'utilisation cohabitent :\r\nProfil horaire programmé via l'application : pratique pour caler les sessions sur les heures creuses.\r\nBadge RFID** fourni avec la borne : démarrer ou arrêter une session par simple présentation du badge, sans passer par l'application.\r\n--\r\n\r\nÀ noter sur le plan réglementaire : depuis 2017, l'installation d'une borne de recharge d'une puissance supérieure à 3,7 kW à domicile relève en principe d'un électricien qualifié IRVE. Le fait de procéder soi-même au tirage du câble et au raccordement reste possible techniquement, mais sort du cadre permettant de prétendre aux aides publiques (crédit d'impôt, prime ADVENIR) et peut avoir des conséquences en matière d'assurance."},{"uuid":"75bf96ba-e110-4a9e-8163-95890562aecf","slug":"souverainete-numerique-le-paradoxe-d-orange-face-aux-clouds-americains","title":"Orange dans les bras d'Amazon : l'aveu d'un échec européen","category":"actualité","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2026-01-16 11:17","created_at":"2026-01-16 11:17:19","updated_at":"2026-05-11 21:44:15","tags":[],"plain":"Orange utilise massivement AWS, Azure et Google Cloud. Dit comme ça, c'est presque une blague. L'ancien France Télécom, opérateur historique, fleuron des télécoms français, héritier du service public, branché sur les serveurs de la Silicon Valley. À l'heure où on ne parle que de souveraineté numérique, on pourrait croire à une trahison. C'est plus compliqué que ça.\r\n\r\nLa raison principale est bête : les Américains ont gagné la course. En quinze ans, AWS, Microsoft et Google ont construit une avance que personne ne sait combler aujourd'hui. Et ils ne vendent plus seulement du stockage ou de la puissance de calcul. Ils vendent un écosystème entier : de l'IA prête à l'emploi, des outils d'analyse de données, de l'automatisation, de la cybersécurité, des garanties de disponibilité à neuf chiffres. Pour Orange, qui doit faire tourner ses services dans une vingtaine de pays sans tomber en panne, ce niveau de maturité pèse lourd dans la balance.\r\n\r\nSauf que ce choix rationnel a un prix politique. En confiant ses infrastructures à des entreprises soumises au droit américain, Orange entre dans une zone de dépendance dont on ne sort pas facilement. Le Cloud Act permet aux autorités américaines de réclamer des données hébergées par ces sociétés, même quand ces données sont physiquement en Europe. On peut chiffrer, cloisonner, négocier des clauses dans tous les sens, le fait reste que la décision finale échappe au juge européen. Pour un opérateur télécoms qui manipule des données de millions d'abonnés, ce n'est pas un détail.\r\n\r\nLe plus rageant, c'est qu'on a des alternatives. OVHcloud, Scaleway, Outscale, IONOS en Allemagne, sans parler des projets autour de Deutsche Telekom. Ces acteurs existent, ils sont sérieux, ils savent faire. Alors pourquoi Orange ne s'allie pas avec eux pour construire quelque chose de crédible à l'échelle européenne ?\r\n\r\nParce que l'écart de moyens est vertigineux. AWS et Microsoft investissent chacun plus de cinquante milliards de dollars par an dans leurs infrastructures. Ils ont leurs propres câbles sous-marins, leurs propres réseaux mondiaux, et ils raflent une bonne partie des ingénieurs qui sortent des écoles. Un OVH, même bien géré, ne joue pas dans la même catégorie financière. Il faudrait une alliance européenne soutenue politiquement, financée sur vingt ou trente ans, pour espérer rattraper. On a essayé avec Gaia-X. Le résultat parle de lui-même.\r\n\r\nDu coup, Orange est coincé. Tout miser sur l'européen aujourd'hui, ça veut dire accepter des services moins performants, moins riches, et perdre du terrain face à ses concurrents qui, eux, n'auront pas ces scrupules. Dans un marché où les marges fondent et où chaque innovation compte, c'est un pari risqué. Continuer avec les Américains, c'est rester dans la course mais accepter une dépendance qui peut, du jour au lendemain, devenir un problème géopolitique.\r\n\r\nD'où la solution batarde que tout le monde adopte : l'hybride. On met chez Amazon ou Microsoft ce qui doit aller vite, innover, scaler. On garde en Europe, parfois sur des clouds \"de confiance\" labellisés SecNumCloud, ce qui touche aux données sensibles, aux clients régulés, à l'État. Ce n'est pas glorieux, mais ça permet de tenir les deux bouts.\r\n\r\nPour les défenseurs de la souveraineté numérique, ce compromis a un goût amer. On a l'impression d'une Europe qui se résigne, qui joue le match sur le terrain de l'adversaire avec ses règles. Mais en pointant Orange du doigt, on rate la cible. Le vrai problème n'est pas dans les choix d'une entreprise, il est en amont. Tant qu'on traitera le cloud comme un simple marché et pas comme une infrastructure critique, au même titre que l'électricité ou les chemins de fer, les industriels feront ce qu'ils ont toujours fait : choisir ce qui marche, là, maintenant.\r\n\r\nLa bonne question n'est donc pas \"pourquoi Orange utilise AWS\". Elle est \"pourquoi, vingt ans après l'arrivée du cloud, l'Europe n'a toujours pas mis sur la table de quoi rendre ce choix évitable\". La souveraineté ne se décrète pas dans des communiqués. Elle se paie. En milliards, en années, en décisions politiques qui survivent aux changements de gouvernement. Tant qu'on ne sera pas prêts à ce niveau d'engagement, on continuera à tenir un discours sur l'indépendance numérique en signant des contrats avec Seattle et Redmond."}] |