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[{"uuid":"4f443bcb-b0d4-47f8-837d-61627e6c94f2","slug":"priorites-et-acces-au-reseau-en-4g-et-5g","title":"Pourquoi le réseau mobile ne s'effondre pas le jour où tout le monde téléphone en même temps","category":"télécom","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2026-01-06 22:21","created_at":"2026-01-06 22:21:04","updated_at":"2026-05-11 23:40:18","tags":[],"plain":"Un attentat, un séisme, un match du Stade de France, une grande panne d'électricité. Dans ces moments-là, des centaines de milliers de gens dégainent leur téléphone au même instant. Le réseau mobile est dimensionné pour un usage moyen, pas pour un pic massif simultané, et il devrait théoriquement s'effondrer. La plupart du temps, il tient. Pas parfaitement, pas pour tout le monde, mais il tient — et surtout, les appels d'urgence continuent de passer. C'est le résultat d'une série de mécanismes empilés depuis les années 1990, que la 4G a affinés et que la 5G a élargis. Cet article les passe en revue, et termine sur une question qu'on me pose souvent : est-ce que mon forfait à 50 € me donne une place prioritaire dans cette file d'attente ?\r\n\r\nTrois questions, pas une\r\n\r\nQuand une cellule commence à chauffer, l'opérateur doit répondre à trois questions distinctes. Qui a le droit de se connecter ? Une fois connecté, qui passe en premier ? Et quels services doivent absolument continuer à fonctionner, quoi qu'il arrive ?\r\n\r\nLa 2G ne savait répondre qu'à la première. Elle filtrait à l'entrée et basta. La 4G a ajouté la deuxième : une fois admis sur le réseau, votre trafic est traité différemment selon son importance. La 5G ajoute la troisième : elle peut créer des réseaux virtuels parallèles dont certains sont réservés à des usages critiques, totalement isolés des autres.\r\n\r\nLe filtrage à l'entrée\r\n\r\nChaque carte SIM porte un numéro de classe d'accès, hérité du GSM, entre 0 et 15. Les classes 0 à 9 couvrent le grand public — autrement dit nous tous. Les classes 11 à 15 sont réservées : services de secours, autorités publiques, personnel opérateur, usages militaires selon les pays.\r\n\r\nQuand une cellule est surchargée, l'eNodeB (la station de base 4G) diffuse une consigne aux téléphones du secteur : « les classes 0 à 9, vous attendez ». C'est l'Access Class Barring. Concrètement, votre téléphone reçoit ce message et bloque lui-même votre tentative d'appel ou de connexion data, sans même envoyer la demande à la station. C'est élégant parce que ça soulage la station avant même qu'elle ne soit sollicitée. Les classes prioritaires, elles, passent sans encombre.\r\n\r\nUne variante plus dure, l'Extended Access Barring, vise les objets connectés et les usages non urgents. Quand une vraie crise se déclare, l'opérateur peut couper les compteurs intelligents, les alarmes domestiques et autres équipements bavards pour préserver la bande passante humaine.\r\n\r\nEn 5G, ce mécanisme a été refondu sous le nom d'UAC — Unified Access Control, introduit dans la Release 15 du 3GPP. UAC unifie dans un seul cadre ce qui était auparavant éparpillé entre ACB, EAB et d'autres dispositifs spécifiques. Il repose sur deux notions complémentaires. Les Access Identities identifient qui vous êtes : utilisateur lambda, abonné à un service prioritaire type MPS ou MCS, personnel d'urgence, agent opérateur. Les Access Categories identifient ce que vous essayez de faire : appel d'urgence, connexion data normale, SMS, mise à jour de localisation. La combinaison des deux détermine si votre demande passe ou pas. La granularité gagnée par rapport à la 4G est réelle : on peut bloquer un type d'action précis pour un type d'utilisateur précis, par exemple « les abonnés grand public ne peuvent plus initier de nouveaux appels data, mais les SMS et les appels voix continuent ».\r\n\r\nLa priorité une fois connecté\r\n\r\nLà où la 4G a vraiment innové, c'est en introduisant le QCI — QoS Class Identifier. Chaque flux de données qui transite sur le réseau se voit attribuer un numéro entre 1 et 9 (avec quelques valeurs supplémentaires pour des cas spéciaux) qui dit à l'infrastructure comment le traiter.\r\nUsage | QCI | Traitement |\r\n---|---|---|\r\nAppel VoLTE (voix sur LTE) | 1 | Latence minimale, débit garanti |\r\nVisioconférence | 2 | Débit garanti |\r\nSignalisation réseau | 5 | Très haute priorité |\r\nStreaming vidéo | 6 ou 8 | Best effort prioritaire |\r\nWeb et internet général | 9 | Best effort standard |\r\n\r\nQuand la cellule est encombrée, le routeur sait quoi sacrifier en premier. YouTube va ralentir, les pages web vont mettre du temps à charger, mais l'appel téléphonique de votre voisin reste audible. C'est un compromis assumé : on dégrade volontairement les usages secondaires pour préserver les usages critiques.\r\n\r\nLa 5G a transposé ce mécanisme sous le nom de 5QI (5G QoS Identifier) avec davantage de niveaux et une meilleure prise en compte des cas que la 4G gérait mal — notamment les services à très basse latence pour les usines connectées ou la voiture autonome. La voix d'urgence garde son sommet, les données critiques industrielles s'intercalent juste après, le streaming et le web restent en bas de la pile.\r\n\r\nL'isolation par tranches : le network slicing\r\n\r\nC'est l'apport majeur de la 5G en matière de gestion de crise. Au lieu de partager une seule infrastructure entre tous les usages, on peut maintenant la découper logiciellement en tranches — des slices — qui se comportent comme autant de réseaux indépendants, alors qu'ils tournent sur les mêmes antennes et les mêmes câbles.\r\n\r\nUn opérateur peut par exemple maintenir une tranche pour le grand public avec ses millions d'abonnés et son trafic massif, une autre pour les services d'urgence dimensionnée pour rester fluide même quand le reste sature, une troisième pour les objets connectés industriels avec des garanties de latence, et une quatrième pour des opérateurs critiques type SNCF, EDF ou hôpitaux. Chaque tranche a ses propres règles d'admission, ses propres priorités, ses propres garanties de performance. Si la tranche grand public est totalement saturée, celle des secours ne le sait même pas.\r\n\r\nCette isolation est ce qui distingue le plus fondamentalement la 5G des générations précédentes. Avant, tout le monde se battait pour les mêmes ressources, avec juste des priorités différentes pour départager. Maintenant, certaines ressources sont retirées du combat dès le départ.\r\n\r\nRécapitulatif\r\nGénération | Ce qui est contrôlé | Comment |\r\n---|---|---|\r\n2G | L'accès au réseau | Classes d'accès 0-15 |\r\n4G | L'accès + la priorité du trafic | ACB / EAB + QCI |\r\n5G | L'accès + la priorité + l'isolation des services | UAC + 5QI + network slicing |\r\n\r\nTous ces mécanismes restent invisibles tant que tout va bien. Vous ne savez pas qu'ils existent. Vous découvrez leur existence le jour où votre voisin n'arrive plus à charger ses mails alors que les pompiers, eux, continuent de communiquer normalement. Ce jour-là, ce n'est pas de la magie. C'est trente ans d'ingénierie radio qui ont anticipé que ça arriverait.\r\n--\r\n\r\nEt mon forfait premium, alors ?\r\n\r\nQuestion logique à ce stade. Si le réseau sait techniquement prioriser certains flux par rapport à d'autres, qu'est-ce qui empêche un opérateur de faire passer ses abonnés à 50 € devant ceux à 10 € quand les antennes saturent ? La réponse honnête commence par un aveu : techniquement, rien. L'outil existe, il s'appelle Quality of Service (QoS), c'est exactement le mécanisme qu'on vient de décrire. Si demain Orange ou SFR voulaient créer une voie rapide pour leurs abonnés haut de gamme, ils auraient les outils dans la boîte. Pourtant, ils ne le font pas. Pour quatre raisons.\r\n\r\nLa loi européenne l'interdit\r\n\r\nLe règlement (UE) 2015/2120, dit « règlement internet ouvert », oblige les opérateurs à traiter tout le trafic de la même façon, sans discrimination liée à l'expéditeur, au destinataire, au contenu ou à l'application. Il a fêté ses dix ans en novembre 2025, et l'ARCEP a profité de l'anniversaire pour rappeler que c'est l'un des piliers du modèle numérique européen. Les sanctions sont sérieuses : jusqu'à 3 % du chiffre d'affaires de l'opérateur fautif. Un opérateur français qui annoncerait demain « avec notre forfait Premium, vous passez devant les autres » se retrouverait devant l'ARCEP dans la semaine.\r\n\r\nLe règlement laisse quelques portes ouvertes pour les services dits « spécialisés » qui ont besoin d'une qualité garantie — téléchirurgie, voiture connectée. Mais ces exceptions sont étroitement encadrées et ne couvrent absolument pas le confort d'un client haut de gamme qui voudrait charger son Instagram plus vite à 19h.\r\n\r\nAux États-Unis, l'histoire est différente. La FCC a tenté de restaurer la neutralité du net en 2024, mais en janvier 2025 la cour d'appel du sixième circuit a invalidé la décision, jugeant que la FCC n'avait pas l'autorité légale pour reclasser le haut débit comme service public. Avec l'arrivée de Brendan Carr à la tête de la FCC, ouvertement opposé à la neutralité du net, il n'y a aujourd'hui plus de règle fédérale outre-Atlantique. Quelques États (Californie, Washington, New York, Oregon) ont leurs propres lois qui maintiennent le principe, mais à l'échelle du pays, les opérateurs américains pourraient légalement faire ce que leurs homologues européens n'ont pas le droit de faire. Pourtant, ils ne le font pas ouvertement non plus, et la raison renvoie aux trois points suivants.\r\n\r\nC'est commercialement intenable\r\n\r\nImagine la publicité : « Forfait Premium à 50 € — passez devant les pauvres pendant les heures de pointe ». Le slogan ne se vend pas. Les directions marketing savent que dire à la moitié de leurs clients qu'ils sont des citoyens de seconde zone du réseau est le plus court chemin vers une crise de réputation. C'est pour ça qu'on vous vend « plus de Go », « 5G ultra rapide », « roaming inclus dans 110 pays » — des promesses qui sonnent positivement sans jamais dire à personne qu'il est désavantagé.\r\n\r\nL'effet boule de neige serait toxique\r\n\r\nImagine que ça se mette quand même en place. Les riches passent devant. Les antennes restent saturées pour les autres, qui se mettent à payer plus pour échapper à la saturation, ce qui sature encore plus les bas forfaits, ce qui pousse encore plus de gens à monter en gamme. Au bout de cinq ans, on a un réseau à deux vitesses où les forfaits modestes deviennent quasi inutilisables aux heures critiques, et où la connexion mobile correcte devient un service de luxe. Ce n'est plus un service de télécommunications, c'est un système de classes.\r\n\r\nC'est exactement ce que la neutralité du net cherche à empêcher. Pas par idéologie, mais parce qu'on a déjà vu où mène ce genre de spirale dans les pays où elle n'est pas protégée. Certains opérateurs proposent par exemple des forfaits où Facebook et WhatsApp sont gratuits mais où le reste est payant, ce qui revient à dire que le bon internet est celui que l'opérateur a choisi pour vous. Ce n'est plus tout à fait le même service.\r\n\r\nÇa ne résoudrait rien\r\n\r\nQuand un réseau sature, ce n'est pas un problème de répartition entre utilisateurs, c'est un problème de capacité totale. Faire passer Pierre avant Paul ne crée pas un seul bit de bande passante supplémentaire. Ça déplace juste le problème de l'un vers l'autre. La vraie solution, quand une cellule sature trop souvent, c'est d'installer plus d'antennes, de densifier le réseau, de basculer sur une fréquence plus performante ou de passer à la génération suivante. C'est cher, c'est long, ça implique des autorisations administratives et des négociations foncières, mais c'est la seule réponse qui tient la route. Prioriser, c'est rapide, mais ça repousse le mur, ça ne le déplace pas.\r\n\r\nC'est comme si on proposait une voie réservée aux Mercedes sur l'A7 un samedi de chassé-croisé. Techniquement, on peut peindre la ligne au sol et installer les panneaux dans la matinée. Mais cette voie ne réduit pas le bouchon, elle le concentre sur les voies restantes ; elle écorne le principe d'égalité d'accès à l'infrastructure publique ; et elle ne change rien au problème de fond, qui est qu'il y a trop de voitures pour la route disponible. La vraie solution reste la même qu'avant : élargir l'autoroute, ou convaincre une partie des gens de prendre le train.\r\n\r\nLe caveat 5G\r\n\r\nUne nuance honnête pour finir. Le network slicing complique le débat juridique. Un opérateur peut créer des tranches de réseau avec des qualités différenciées en toute légalité quand il s'agit d'usages spécialisés — santé, industrie, transports. La question qui agite régulateurs et juristes depuis plusieurs années est de savoir où finit le service spécialisé légitime et où commence le contournement déguisé de la neutralité du net. L'ARCEP a ouvert ce chantier, et c'est probablement là, plus que dans une revanche commerciale brutale sur les forfaits premium, que se jouera la prochaine bataille.\r\n\r\nMais pour répondre simplement à la question : non, votre forfait à 50 € ne vous donne pas la priorité réseau sur celui de votre voisin à 10 €. Il vous donne plus de data, parfois un meilleur débit théorique, des options en plus. Pas une place dans la file."},{"uuid":"5059c1e2-f3e6-406f-9595-7133bb835cdb","slug":"petits-colis-grands-impots-quand-la-taxation-punit-les-francais-sans-relancer-l-industrie","title":"Petits colis, grands impôts : quand la taxation punit les Français sans relancer l’industrie","category":"actualité","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.svg","published":true,"published_at":"2025-11-14 00:55","created_at":"2025-11-14 00:55:43","updated_at":"2026-05-12 08:59:31","tags":[],"plain":"Jusqu’à maintenant, les petits colis importés de l’étranger passaient presque inaperçus dans les foyers français. Shein, AliExpress, Temu… commander en Asie était simple et peu coûteux, grâce à l’exonération de droits de douane sur les produits d’une valeur inférieure à 150 euros. Mais depuis le 13 novembre 2025, ce statu quo est remis en cause : les ministres des Finances de l’Union européenne ont voté la suppression de cette exonération. Dès le premier trimestre 2026, chaque petit colis pourrait être taxé et soumis à des frais de traitement supplémentaires.\r\n\r\nÀ Bruxelles, on salue cette décision comme un moyen de protéger les consommateurs européens et le marché intérieur. La France, en particulier, s’en félicite, estimant qu’il s’agit d’une avancée pour la sécurité des produits et la souveraineté économique de l’UE. Mais pour beaucoup de Français, cette mesure ne fait qu’aggraver un problème de fond.\r\n\r\nCar la question n’est pas simplement celle des colis asiatiques. Depuis trente ans, la France est passée d’une puissance industrielle comparable à la moyenne européenne à un “nain industriel” avec seulement 7 % du PIB provenant de l’industrie, alors que nos voisins restent autour de 20 % ou plus. Les consommateurs se tournent vers l’Asie parce que les produits français sont trop chers, alourdis par des taxes, charges et coûts de production élevés. Taxer les colis importés aujourd’hui revient à punir les consommateurs pour un problème que nos politiques n’ont pas su résoudre : la perte de compétitivité de l’industrie française.\r\n\r\nPour ceux qui vivent près des frontières ou voyagent dans le sud de l’Europe, la différence est frappante. En Catalogne ou au Portugal, il est possible d’acheter des produits locaux compétitifs : bricolage, jardinage, vêtements ou matériel de pêche, fabriqués en Europe et à des prix abordables. La preuve qu’une production locale forte et des prix raisonnables sont possibles, quand la fiscalité et la réglementation ne pénalisent pas le producteur.\r\n\r\nCette nouvelle taxe sur les petits colis ne relancera pas l’industrie française, ni le commerce de centre-ville. Elle risque surtout de réduire le pouvoir d’achat des Français, tout en alimentant des caisses de l’État dont l’argent sera souvent gaspillé avant même d’être utile à l’économie réelle.\r\n\r\nEn résumé, ce n’est pas la faute des consommateurs qui cherchent le meilleur prix à l’étranger. C’est le résultat d’une politique fiscale et industrielle défaillante. Tant que l’État ne s’attaquera pas aux causes structurelles — charges trop élevées, fiscalité excessive, désindustrialisation — toutes les mesures de taxation des importations resteront des pansements sur une jambe de bois, au détriment des citoyens."},{"uuid":"b0b3ac59-87c5-4598-a549-f3168abb4429","slug":"quand-les-conversations-sont-devenues-une-matiere-premiere","title":"Quand les conversations sont devenues une matière première","category":"loisirs","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2025-11-05 07:17","created_at":"2025-11-05 07:17:02","updated_at":"2026-05-12 01:49:27","tags":{"logiciels":["Audacity"]},"plain":"Entre 2023 et 2024, quelque chose s'est rompu sur le web social. Pas un effondrement, pas une crise visible — plutôt un basculement discret, presque administratif, dans la manière dont les grandes plateformes ont commencé à regarder ce que produisaient leurs utilisateurs. Les messages, les fils de discussion, les commentaires sarcastiques sous une photo de chat, les longues confidences nocturnes sur Tumblr : tout cela, jusque-là considéré comme l'humus naturel des réseaux sociaux, est soudainement devenu autre chose. Une ressource. Un actif. Une matière brute.\r\n\r\nLe déclencheur s'appelle Reddit. Le 22 février 2024, le jour même où l'entreprise dépose son dossier d'introduction en Bourse, elle annonce un accord à 60 millions de dollars par an avec Google : le géant de la recherche pourra puiser dans les archives du forum, via son API, pour entraîner ses modèles d'intelligence artificielle. Quelques mois plus tard, OpenAI signe à son tour un accord similaire, estimé autour de 70 millions de dollars annuels par les analystes. Le message envoyé au marché est limpide : ces décennies de conversations humaines, agrégées par une communauté qui croyait simplement bavarder, valent désormais des centaines de millions de dollars. Steve Huffman, PDG de Reddit, vante un modèle économique enfin durable. Les analystes financiers, eux, parlent de mine d'or.\r\n\r\nTumblr rejoint la danse une semaine plus tard, mais par effraction. Le 27 février 2024, le site spécialisé 404 Media révèle qu'Automattic — la maison mère de Tumblr et WordPress.com — finalise des accords avec OpenAI et Midjourney pour leur fournir l'accès aux contenus publiés sur ses plateformes. La fuite est embarrassante : des documents internes montrent qu'une première extraction de données a même ratissé trop large, embarquant par erreur des posts privés, des blogs supprimés et des contenus normalement exclus. Automattic publie en urgence un communiqué annonçant un système d'opt-out — la possibilité pour les utilisateurs de refuser, à condition de cocher la bonne case dans les bons paramètres. Mais la communauté Tumblr, refuge historique d'artistes, d'écrivains amateurs, de communautés queer et de fanfic, n'a pas attendu la procédure officielle pour réagir : la nouvelle déclenche une vague de fermetures de comptes et d'effacements rétroactifs.\r\n\r\nX, sous la direction d'Elon Musk, emprunte un chemin parallèle mais plus solitaire. Plutôt que de vendre l'accès à ses données à des concurrents, Musk a verrouillé son robinet dès 2023 — au point d'introduire des plafonds de consultation tellement absurdes que la plateforme en est devenue inutilisable pendant quelques jours — et a réservé sa matière première à xAI, sa propre société d'intelligence artificielle, pour alimenter le chatbot Grok. En octobre 2024, X annonce une refonte de ses conditions d'utilisation, effective le 15 novembre. Le nouveau texte est explicite : tout contenu publié sur la plateforme peut être utilisé pour entraîner ses modèles d'apprentissage automatique, ainsi que ceux de « partenaires tiers » non nommés. L'option qui permettait jusque-là aux utilisateurs européens de refuser que leurs posts servent à entraîner Grok est, dans la foulée, devenue inaccessible pour beaucoup. Le principe reste le même que chez Reddit — les mots des utilisateurs deviennent du carburant — mais sans le détour d'un contrat externe.\r\n\r\nCar ce qui frappe, ce n'est pas tant chaque accord pris isolément que la rapidité avec laquelle l'idée s'est imposée. En quelques mois, exploiter les mots de ses utilisateurs pour entraîner de l'IA est devenu non plus une stratégie audacieuse, mais une évidence de marché. LinkedIn, propriété de Microsoft — qui se trouve aussi être le principal investisseur d'OpenAI —, suit le mouvement avec une discrétion remarquable. Le 18 septembre 2024, une mise à jour silencieuse de sa politique de confidentialité révèle que la plateforme entraîne déjà ses propres modèles d'IA générative à partir des posts, articles et données de profil de ses membres, partout dans le monde — y compris au Royaume-Uni. Personne n'a été prévenu en bonne et due forme ; le paramètre permettant de refuser ne se déclenche pas par défaut.\r\n\r\nL'épisode tourne court. En 48 heures, l'Information Commissioner's Office britannique, le régulateur des données, exige un arrêt immédiat de la pratique sur le territoire. Stephen Almond, son directeur exécutif chargé des risques réglementaires, déclare publiquement que la confiance du public dans l'IA générative dépend précisément du respect des droits à la vie privée dès le départ. LinkedIn suspend le traitement au Royaume-Uni, dans l'Espace économique européen et en Suisse. Pour le reste du monde — les États-Unis, l'Asie, le Canada, l'Amérique latine —, la collecte continue, opt-out par défaut.\r\n\r\nMais quelque chose, du côté des utilisateurs, n'a pas suivi.\r\n\r\nSur Reddit, des modérateurs ferment leurs subreddits en protestation. D'autres remplacent leurs anciens posts par des chaînes de caractères absurdes — du sabotage de données, en somme, pour rendre leurs contributions inutilisables. Sur Tumblr, on voit ressurgir un vieux geste internet : des comptes entiers passent en privé, des années d'écriture s'effacent en quelques clics. Des forums spécialisés évoquent une « grève des données ». Une phrase circule, amère, sur plusieurs plateformes à la fois : « Nos mots valent de l'or, mais pas pour nous. »\r\n\r\nC'est sans doute le paradoxe le plus profond de cette séquence. Pendant deux décennies, les grandes plateformes avaient bâti leur valeur sur un contrat tacite : vous nous donnez votre temps et votre attention, nous vous offrons un espace pour exister et nous monétisons votre regard auprès des annonceurs. Le deal était imparfait, mais lisible. À partir de 2024, un second contrat se superpose au premier sans avoir été négocié : votre langage, vos conversations, vos archives intimes deviennent aussi une matière première vendable, à votre insu le plus souvent, pour entraîner des intelligences qui à terme produiront le même langage que vous — mais en série, à coût marginal nul, et au bénéfice d'autres.\r\n\r\nLe web social était entré dans une nouvelle ère. Celle où les conversations des uns sont devenues l'apprentissage des autres.\r\n--\r\n\r\nSources\r\nVoici la liste des sources utilisées pour la vérification, organisée par thème pour que tu puisses les citer ou les ajouter en fin d'article.\r\n\r\nReddit – Google et OpenAI\r\nCBS News (23 février 2024) — Annonce de l'accord à 60 M$ entre Google et Reddit\r\nhttps://www.cbsnews.com/news/google-reddit-60-million-deal-ai-training/\r\nLutzker & Lutzker (18 mars 2024) — Analyse détaillée de l'accord et de l'usage de l'API Reddit\r\nhttps://www.lutzker.com/ipbitpieces/reddits-licensing-agreement-with-google/\r\nColumbia Journalism Review — Analyse de la stratégie globale de Reddit (mention de l'accord OpenAI à 70 M$/an)\r\nhttps://www.cjr.org/analysis/reddit-winning-ai-licensing-deals-openai-google-gemini-answers-rsl.php\r\n\r\nTumblr / Automattic – OpenAI et Midjourney\r\n404 Media (27 février 2024) — Article source qui a révélé l'affaire\r\nhttps://www.404media.co/tumblr-and-wordpress-to-sell-users-data-to-train-ai-tools/\r\nEngadget (27 février 2024) — Reprise détaillée avec la réponse officielle d'Automattic\r\nhttps://www.engadget.com/tumblr-and-wordpress-posts-will-reportedly-be-used-for-openai-and-midjourney-training-204425798.html\r\nWP Tavern (28 février 2024) — Angle communauté WordPress et critique de la politique d'opt-out\r\nhttps://wptavern.com/automattic-faces-scrutiny-over-ai-access-policy\r\nPopular Science (29 février 2024) — Mise en perspective sur l'inefficacité de l'opt-out\r\nhttps://www.popsci.com/technology/openai-wordpress-tumblr/\r\n\r\nX (Twitter) – Conditions d'utilisation et entraînement de Grok\r\nSocial Media Today (17 octobre 2024) — Analyse des nouvelles conditions effectives le 15 novembre 2024\r\nhttps://www.socialmediatoday.com/news/x-formerly-twitter-updates-terms-service/730223/\r\nCNN Business (21 octobre 2024) — Réaction des utilisateurs et flou sur l'opt-out\r\nhttps://www.cnn.com/2024/10/21/tech/x-twitter-terms-of-service\r\nCybernews (18 octobre 2024) — Sur la disparition de l'option d'opt-out\r\nhttps://cybernews.com/ai-news/updated-x-terms/\r\nGigazine — Déta#il des clauses ajoutées concernant les « partenaires tiers »\r\nhttps://gigazine.net/gscnews/en/20241018-x-privacy-policy-ai-training/\r\n\r\nLinkedIn – Intervention de l'ICO britannique\r\nTechCrunch (20 septembre 2024) — LinkedIn suspend l'entraînement IA au Royaume-Uni\r\nhttps://techcrunch.com/2024/09/20/linkedin-has-stopped-grabbing-u-k-users-data-for-ai/\r\nThe Record (Recorded Future News) (20 septembre 2024) — Le rôle de l'ICO dans l'arrêt\r\nhttps://therecord.media/uk-regulator-stops-linkedin-ai-models\r\nThe Hacker News (22 septembre 2024) — Synthèse incluant la mention de Meta en parallèle\r\nhttps://thehackernews.com/2024/09/linkedin-halts-ai-data-processing-in-uk.html\r\nLegal IT Insider (20 septembre 2024) — Citation complète de Stephen Almond (ICO)\r\nhttps://legaltechnology.com/2024/09/20/linkedin-suspends-opt-out-ai-model-training-for-uk-following-ico-concerns/"},{"uuid":"88340b94-e18a-4fef-8ff6-792a8512865e","slug":"20231127-blender-ddos-mitigation","title":"Attaque DDOS chez Blender.org","category":"Journal geek","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-11-24 23:10:30","created_at":"2023-11-24 23:10:30","updated_at":"2023-11-24 23:10:30","tags":[],"plain":"En novembre 2023, le site blender.org a subi une attaque DDoS majeure, qui a provoqué des interruptions intermittentes. L'équipe a finalement résolu le problème en se déplaçant derrière un service de mitigation DDoS. Les responsables de l'attaque et leurs motivations sont inconnus, mais aucune donnée de projet ou d'utilisateur n'a été compromise. Une attaque DDoS (Distributed Denial of Service) est une forme d'attaque informatique dans laquelle un grand nombre d'ordinateurs ou de dispositifs connectés, souvent rassemblés dans un botnet, envoient simultanément un grand volume de demandes de manière coordonnée vers un serveur ou un site web cible. L'objectif principal d'une attaque DDoS est de submerger la cible avec un trafic excessif, de sorte que les ressources du serveur sont épuisées, ce qui rend le service indisponible pour les utilisateurs légitimes. Cela peut entraîner des interruptions de service, des ralentissements ou même des pannes complètes du site web ou du serveur ciblé. Les attaques DDoS sont souvent utilisées pour perturber les services en ligne ou pour causer des nuisances à des organisations ou des individus. Il est possible de mettre en place des mesures pour se prémunir contre les attaques DDoS (Distributed Denial of Service). Voici quelques mesures que l'on peut prendre pour se protéger contre les attaques DDoS : 1. Utiliser des services de mitigation DDoS : Les services de mitigation DDoS sont conçus pour détecter et atténuer automatiquement les attaques DDoS en filtrant le trafic malveillant avant qu'il n'atteigne le serveur cible. De nombreuses entreprises proposent des solutions de mitigation DDoS, et il est judicieux d'envisager leur utilisation. 2. Surveillance du trafic réseau : Surveillez attentivement le trafic réseau pour détecter toute anomalie ou augmentation soudaine du trafic. Un système de détection des intrusions peut vous aider à repérer les signes d'une attaque en cours. 3. Mise à jour des systèmes et logiciels : Assurez-vous que vos systèmes et logiciels sont à jour avec les derniers correctifs de sécurité pour réduire les vulnérabilités qui pourraient être exploitées lors d'une attaque. 4. Plan de continuité d'activité : Élaborez un plan de continuité d'activité pour être prêt à réagir en cas d'attaque réussie. Ce plan devrait inclure des procédures pour restaurer rapidement les services après une interruption. 5. Limiter l'accès aux ressources : Restreignez l'accès aux ressources critiques en utilisant des pare-feu, des listes de contrôle d'accès et d'autres mécanismes de sécurité pour réduire la surface d'attaque potentielle. 6. Utilisation de la répartition de charge : Utilisez des solutions de répartition de charge pour distribuer le trafic entrant sur plusieurs serveurs, ce qui peut aider à atténuer l'impact des attaques en répartissant la charge de manière équilibrée. 7. Surveillance en temps réel : Mettez en place une surveillance en temps réel de vos systèmes et réseaux pour pouvoir réagir rapidement en cas d'attaque et prendre des mesures pour atténuer ses effets. Aucune mesure de sécurité n'est totalement infaillible, mais en combinant plusieurs de ces stratégies, vous pouvez réduire considérablement le risque et l'impact des attaques DDoS sur des services en ligne. Apache HTTP Server n'est pas spécifiquement conçu pour fonctionner comme un mitigateur DDoS, mais il peut être utilisé en conjonction avec d'autres solutions pour aider à atténuer les attaques DDoS dans une certaine mesure. Voici quelques méthodes que vous pourriez envisager : 1. Rate Limiting et modsecurity : Apache peut être configuré pour limiter le nombre de requêtes par seconde (Rate Limiting) en utilisant des modules tels que ou . Vous pouvez également utiliser le module pour détecter et bloquer les comportements de requête malveillants en fonction de règles définies. 2. Répartition de charge (Load Balancing) : Apache peut être configuré pour répartir la charge entre plusieurs serveurs backend. Cela peut aider à répartir la charge des attaques DDoS sur plusieurs serveurs et à réduire l'impact sur un seul serveur. Modproxybalancer est un module Apache qui permet de mettre en place une répartition de charge entre plusieurs serveurs backend. Voici un exemple de configuration de base : Dans cet exemple, nous avons configuré un serveur virtuel (VirtualHost) qui écoute sur le port 80 et répartit la charge entre trois serveurs backend (backend1.example.com, backend2.example.com et backend3.example.com) sur le port 8080. Vous pouvez ajouter ou supprimer des serveurs backend en utilisant la directive BalancerMember. Assurez-vous d'activer le module modproxy et modproxybalancer en utilisant a2enmod si ce n'est pas déjà fait. 3. Mise en cache (Caching) : L'utilisation de mécanismes de mise en cache, tels que , peut aider à réduire la charge sur le serveur en servant des copies mises en cache de pages web au lieu de générer dynamiquement chaque page à chaque demande. 4. Monitoring et alertes : Vous pouvez mettre en place des outils de surveillance pour surveiller le trafic entrant et être alerté en cas d'augmentation soudaine du trafic. Cela peut vous permettre de réagir rapidement à une attaque DDoS. Apache propose des modules qui permettent de surveiller les performances du serveur. L'un des modules les plus couramment utilisés est modstatus. Voici comment l'activer : Cette configuration permet d'accéder à la page de status en utilisant l'URL http:votre-serveur/server-status depuis localhost. Assurez-vous que le module est activé (utilisez sous Debian/Ubuntu). Pour une surveillance plus avancée et des alertes, vous pouvez utiliser des outils tiers tels que Nagios, Zabbix, Munin, ou d'autres solutions de monitoring. Ces outils permettent de surveiller les métriques du serveur Apache et de définir des alertes en fonction de seuils spécifiques. Par exemple, vous pouvez surveiller la charge CPU, l'utilisation de la mémoire, les requêtes par seconde, etc.\n- Cependant, ces mesures ne sont pas aussi robustes qu'un service de mitigation DDoS dédié. Les attaques DDoS peuvent être très sophistiquées et volumineuses, et un service de mitigation DDoS spécialisé est généralement mieux équipé pour faire face à de telles attaques. Il existe plusieurs solutions open source de mitigation DDoS que vous pouvez envisager d'utiliser pour renforcer la sécurité de votre infrastructure en ligne. Voici quelques-unes d'entre elles : 1. Fail2ban : Fail2ban est un outil de prévention des intrusions qui peut être utilisé pour surveiller les journaux de connexion et bloquer automatiquement les adresses IP qui génèrent un trafic malveillant ou excessif. Vous pouvez créer des règles personnalisées dans le fichier de configuration de Fail2ban pour surveiller les journaux de connexion et définir des actions à prendre en cas de détection d'activité malveillante. Par exemple, pour bloquer une adresse IP après un certain nombre de tentatives de connexion échouées, vous pouvez ajouter une règle dans le fichier de configuration de Fail2ban. 2. ModSecurity : ModSecurity est un pare-feu d'application web open source qui peut être utilisé pour détecter et bloquer les attaques DDoS au niveau de l'application web en utilisant des règles personnalisées. ModSecurity utilise des règles pour détecter et bloquer les attaques au niveau de l'application web. Vous pouvez personnaliser ces règles en fonction de vos besoins. Par exemple, vous pouvez configurer des règles pour détecter des requêtes HTTP suspectes ou des tentatives d'injection SQL. 3. Snort : Snort est un système de détection d'intrusion (IDS) open source qui peut être configuré pour surveiller le trafic réseau à la recherche de comportements malveillants, y compris les attaques DDoS. Snort est configuré en utilisant des règles définies dans des fichiers de configuration. Vous pouvez créer ou personnaliser des règles pour détecter des signatures d'attaques DDoS spécifiques ou d'autres types de comportements malveillants. 4. Nginx : Bien que Nginx soit principalement un serveur web, il peut également être utilisé pour atténuer les attaques DDoS en limitant le nombre de connexions par adresse IP ou en utilisant des modules de sécurité tels que et pour contrôler le trafic entrant. 5. HAProxy : HAProxy est un équilibreur de charge et un proxy TCP/HTTP qui peut être configuré pour atténuer les attaques DDoS en limitant le nombre de connexions par IP, en utilisant des listes de blocage, et en distribuant la charge sur plusieurs serveurs. Ces serveurs peuvent être configurés pour atténuer les attaques DDoS en limitant le nombre de connexions par adresse IP, en utilisant des listes de blocage, en configurant des seuils de débit, etc. Vous devrez modifier le fichier de configuration de Nginx ou HAProxy pour définir ces paramètres en fonction de vos besoins. 6. iptables : Vous pouvez utiliser les règles iptables sur un serveur Linux pour filtrer et bloquer le trafic indésirable en fonction de certaines conditions, telles que le nombre de connexions par seconde. Vous pouvez utiliser des règles iptables pour filtrer et bloquer le trafic en fonction de divers critères, tels que l'adresse IP source, le port de destination, etc. Par exemple, pour limiter le nombre de connexions par seconde à un port spécifique, vous pouvez ajouter une règle iptables appropriée. Crédit image : *//"},{"uuid":"55f315ca-18f7-4ad3-9e9a-d8b9324a40f8","slug":"installer-les-depots","title":"Installer les dépots Fedora","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-28 20:02:45","created_at":"2023-02-28 20:02:45","updated_at":"2023-02-28 20:02:45","tags":[],"plain":"Comment faire pour installer les dépots Fedora nécessaires aux programmes multimédia non free et autres ? Ce document a été mis à jour à l'occasion de l'installation de Fedora 23 et validé jusqu'en version Fedora 25. RPM Fusion Free et RPM Fusion non Free\nRPM Fusion est LE dépôt indispensable ! RPM Fusion fournit de nombreux logiciels très utiles qui ne peuvent être inclus au sein du Projet Fedora pour une raison ou une autre. Il existe une distinction entre libre (free) et non-libre (nonfree). Il est nécessaire d'installer RPM Fusion Free avant RPM Fusion Non Free. Ce dépôt a le même cycle de vie que la distribution, c'est-à-dire qu'il reste accessible mais inactif pour une version N un mois après la sortie de la version N+2. Il est distinct du Projet Fedora mais respecte les mêmes règles d'empaquetage (hormis les restrictions sur les licences). Ce dépôt est la réunion des dépôt livna, dépôt freshrpms et du dépôt Dribble. RPM Fusion Free\nLa section libre contenant des programmes dont la licence est compatible avec le Projet Fedora mais ayant une partie de code soumise à des brevets logiciels (interdit dans le logiciel libre au États-Unis). RPM Fusion non Free\nLe non-free contient des logiciels propriétaires non packagés par la communauté Fedora. 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