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# Le CPU 80386 : la révolution 32 bits qui a fait basculer l'informatique personnelle
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# Le CPU 80486 : la quatrième génération qui a vu naître le PC moderne
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## Une naissance attendue
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## Annonce au Comdex de printemps 1989
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Le **17 octobre 1985**, Intel présente officiellement son nouveau microprocesseur : le **80386**, rapidement rebaptisé « **386** » puis « **i386** ». Dans l'univers du PC, l'attente est immense. Le 80286, sorti trois ans plus tôt, équipe désormais des millions de machines, mais ses limites criantes — impossibilité de jongler entre mode réel et mode protégé, multitâche DOS inexistant — frustrent autant les éditeurs de logiciels que les utilisateurs.
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Le **10 avril 1989**, lors du Comdex de printemps à Chicago, Intel dévoile officiellement son nouveau microprocesseur : le **80486**, rapidement rebaptisé « **486** » ou « **i486** ». Les échantillons arrivent au troisième trimestre, et la production en volume démarre fin 1989.
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Bill Gates a publiquement traité le 286 de « brain-dead chip ». Microsoft et IBM se déchirent sur OS/2. Pendant ce temps, les concurrents avancent : le Motorola 68020, vrai 32 bits, équipe déjà les Macintosh II et les stations Unix haut de gamme. Intel doit frapper fort, et vite.
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Le contexte est tendu. Le 386 connaît un succès fulgurant depuis trois ans, mais Intel sait que la pression monte : AMD prépare son Am386 (qui sortira finalement en 1991), Motorola affine son 68040, et les architectures RISC concurrentes (MIPS, SPARC, plus tard PowerPC) commencent à faire trembler le monde du x86 sur les stations de travail. Intel a donc besoin d'un saut technologique majeur, pas d'une simple version améliorée du 386.
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Le projet, lancé en interne dès 1982 sous le nom de code **P3**, mobilise plus d'une centaine d'ingénieurs pendant trois ans. Le « tape-out » (finalisation du design pour la fabrication) est bouclé en juillet 1985, et les premiers échantillons de pré-production sortent en octobre. La production en volume ne démarre véritablement qu'en **juin 1986**.
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Le projet a démarré dès 1985, peu après la sortie du 386, sous l'impulsion de deux ingénieurs qui marqueront durablement Intel : **Pat Gelsinger** (qui deviendra plus tard PDG d'Intel en 2021) et **John Crawford**. Les simulations commencent début 1987, la microarchitecture est finalisée en 1988, et le « tape-out » a lieu le 1ᵉʳ mars 1989. Le premier silicium fonctionnel sort des fonderies trois semaines plus tard, le 20 mars.
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## Une rupture architecturale majeure
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## Le premier x86 à dépasser le million de transistors
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Le 386 n'est pas une simple évolution du 286 : c'est un **vrai processeur 32 bits**, le premier de l'histoire de la famille x86. Tout passe en 32 bits : les registres généraux (EAX, EBX, ECX, EDX…), l'unité arithmétique et logique, le bus de données externe, et surtout le **bus d'adresses qui atteint 32 bits** — permettant d'adresser jusqu'à **4 Go de mémoire physique**. À titre de comparaison, le 286 plafonnait à 16 Mo et le 8086 à 1 Mo. En 1985, où un PC haut de gamme ne disposait que de 640 Ko à 1 Mo de RAM, c'était à peine concevable.
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Sur le papier, le 486 reste un processeur **32 bits compatible IA-32**, comme le 386. Mais sous le capot, c'est une refonte profonde.
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Côté technique :
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Caractéristiques techniques :
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- Environ **275 000 transistors**, soit le double du 286.
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- Gravure initiale en **CHMOS III à 1,5 µm**, plus tard affinée à 1 µm (CHMOS IV).
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- Boîtier **PGA à 132 broches** (le 286 en avait 68).
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- Fréquence de lancement : **16 MHz**, puis 20, 25 et finalement 33 MHz (1989). Intel n'ira jamais plus loin que 33 MHz sur le 386 — un détail qui aura son importance pour la suite.
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- Performances mesurées : **environ 11,4 MIPS à 33 MHz**, soit près de **trois fois plus rapide qu'un IBM PC/AT à base de 286 6 MHz**, et deux fois plus rapide que les 286 les plus rapides de l'époque.
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- **Environ 1,2 million de transistors** — soit plus de quatre fois plus que le 386 et le **premier x86 à franchir le cap symbolique du million**.
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- Gravure initiale en **CHMOS IV à 1 µm**, puis affinée à 0,8 µm.
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- **168 broches** au format PGA pour la version DX.
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- Fréquence de lancement : **25 MHz**, puis 33 MHz, 50 MHz (en 1991, en gravure 800 nm).
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- Performances : **environ 20 MIPS à 25 MHz**, montant à **41 MIPS à 50 MHz** — soit environ deux fois plus rapide qu'un 386 à fréquence égale.
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Mais le vrai bouleversement n'est pas dans la fréquence : il est dans **trois innovations architecturales** qui vont changer l'informatique pour toujours.
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Le saut de performance vient de trois innovations architecturales majeures, qu'il vaut la peine de détailler.
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## Les trois grandes inventions du 386
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## Les trois innovations clés du 486
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### 1. Le mode protégé enfin utilisable
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### 1. Le premier pipeline « serré » du x86
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Le 286 avait introduit le mode protégé, mais avec un défaut rédhibitoire : impossible de revenir en mode réel sans redémarrer le processeur. Le 386 corrige cela définitivement : **on peut basculer librement et rapidement entre les deux modes**. Le système d'exploitation peut enfin jongler entre les deux univers selon les besoins.
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Le 386 effectuait déjà du recouvrement entre les phases d'exécution, mais le 486 introduit un véritable **pipeline à cinq étages strictement synchronisés sur un cycle d'horloge** : récupération (fetch), décodage 1, décodage 2, exécution, écriture (write-back). Pour des séquences d'instructions simples (additions registre à registre, par exemple), le 486 peut **terminer une instruction par cycle d'horloge**. C'est une rupture conceptuelle : pour la première fois, un x86 commence à fonctionner comme les processeurs RISC qui dominent alors le marché des stations de travail.
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### 2. Le mode virtuel 8086 (VM86)
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À titre de comparaison concret : un 486 à 16 MHz tient à peu près le rythme d'un 386 à 33 MHz. Le vieux processeur doit atteindre 50 MHz pour rivaliser avec un 486 à seulement 25 MHz.
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C'est sans doute l'innovation la plus géniale du 386. Ce mode permet au processeur de faire tourner **plusieurs sessions DOS simultanément**, chacune dans sa propre bulle isolée, comme si chaque programme avait son propre 8086 rien que pour lui. Cette fonctionnalité deviendra la base du fameux **« mode 386 enhanced » de Windows 3.0** (1990), qui permettra enfin aux utilisateurs de Windows de faire tourner plusieurs programmes DOS en parallèle dans des fenêtres. C'est précisément ce que Bill Gates voulait depuis le début, et c'est ce qui manquait cruellement au 286.
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### 2. Une mémoire cache intégrée
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### 3. La pagination mémoire (paging)
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Le 486 embarque sur sa propre puce une **mémoire cache de niveau 1 (L1) de 8 Ko** (étendue à 16 Ko sur les modèles tardifs), unifiée pour les instructions et les données, en associativité 4 voies. C'est une nouveauté radicale : avant le 486, les caches étaient des puces SRAM séparées installées sur la carte mère. En les rapprochant du cœur du processeur, Intel élimine un goulot d'étranglement majeur — la lenteur relative de la RAM principale par rapport à la vitesse de calcul du CPU.
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Le 386 introduit également une **unité de pagination matérielle** intégrée. Au lieu de gérer la mémoire uniquement par segments comme le 286, le processeur peut découper la RAM en pages de 4 Ko qu'il manipule indépendamment. C'est la fondation technique qui rend possible la **mémoire virtuelle** — l'idée selon laquelle un programme peut utiliser plus de mémoire que la machine n'en possède réellement, le reste étant stocké sur le disque dur. Sans cette pagination, aucun Unix moderne, aucun Windows NT, aucun Linux n'aurait pu exister sur PC.
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Cette innovation est tellement structurante qu'elle deviendra un standard absolu : **tous les processeurs modernes embarquent désormais plusieurs niveaux de cache directement sur la puce**, héritage direct du 486.
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## Le coup de force de Compaq
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### 3. Un coprocesseur mathématique intégré (FPU)
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L'histoire commerciale du 386 réserve une surprise majeure : **ce n'est pas IBM qui a lancé la première machine équipée du 386**, alors que Big Blue avait été pendant des années l'arbitre incontesté du marché PC.
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C'est l'autre grande première du 486DX : pour la première fois, l'**unité de calcul en virgule flottante** (FPU, équivalent intégré du 80387) est gravée sur la même puce que le CPU. Plus besoin d'acheter un coprocesseur séparé à 200-500 dollars pour faire tourner AutoCAD, Lotus 1-2-3 ou les premiers vrais tableurs scientifiques. Et la FPU intégrée est en plus **nettement plus rapide qu'un 80387 externe**, parce qu'elle communique avec le CPU à la vitesse interne de la puce plutôt qu'à celle du bus mémoire.
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IBM, qui possédait les droits de fabrication du 286, n'était pas pressé d'adopter le 386. La firme craignait qu'un PC trop puissant cannibalise ses gammes professionnelles plus chères (les minis System/36 et System/38). En janvier 1986, un ingénieur de Compaq nommé Hugh Barnes apprend de ses contacts chez Intel qu'IBM traîne des pieds. Le PDG de Compaq, Rod Canion, contacte alors directement Andy Grove, président d'Intel, et propose de prendre le relais.
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## L'affaire du 486SX : la plus belle ruse marketing de l'histoire d'Intel
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Le résultat est le **Compaq Deskpro 386**, lancé en **septembre 1986** au prix de 6 499 $ pour la configuration de base — environ 18 000 $ d'aujourd'hui. Pour la première fois dans l'histoire du PC, **un composant majeur du standard IBM PC est défini par quelqu'un d'autre qu'IBM**. C'est un séisme industriel. IBM ne répondra que sept mois plus tard avec son PS/2 Model 80, mais le mal est fait : Compaq devient le nouveau pilote du marché PC, et la légitimité des « clones » est définitivement établie. Cet épisode marque le début d'une nouvelle ère où le standard PC appartient à l'industrie tout entière, pas à un seul fabricant.
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L'arrivée du 486SX en avril 1991 reste l'un des épisodes les plus savoureux — et les plus polémiques — de l'histoire d'Intel.
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## La famille 386 : DX, SX, SL
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Le contexte : AMD vient de lancer son Am386DX-40, un excellent processeur à 40 MHz qui menace sérieusement les ventes du 486 d'entrée de gamme. Intel doit proposer un 486 « abordable » pour défendre le bas du marché. Sa réponse est le **486SX** : un 486DX… avec le coprocesseur mathématique désactivé.
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Intel décline rapidement le 386 en plusieurs versions pour adresser différents segments de marché :
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Au lancement, ce sont littéralement des puces 486DX dont la FPU a été coupée par fusible, vendues moins cher. Une polémique enfle alors dans les magazines techniques de l'époque (notamment la revue allemande c't) : Intel revendrait-il en SX des puces DX dont la FPU était défaillante à la fabrication ? La réponse, plus prosaïque, viendra plus tard : il s'agissait avant tout d'une **stratégie de segmentation de marché**, calquée sur le couple 386DX/386SX. Plus tard, Intel a effectivement produit un die spécifique pour le 486SX, sans le silicium de la FPU, ce qui le rendait moins cher à fabriquer.
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- **386DX** (1985) — la version complète, 32 bits partout (registres, bus interne, bus de données externe, bus d'adresses), boîtier 132 broches. Pour les stations de travail et les PC haut de gamme.
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- **386SX** (1988) — version économique, **32 bits en interne mais 16 bits sur le bus de données externe et 24 bits sur le bus d'adresses** (limitant la RAM à 16 Mo). L'astuce : le SX peut se monter sur des cartes mères dérivées de celles du 286, ce qui réduit drastiquement le coût total. Pour les PC familiaux et les premiers portables.
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- **386SL** (1990) — version basse consommation pour ordinateurs portables, avec gestion d'énergie avancée.
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Mais le meilleur est à venir : Intel propose un « coprocesseur mathématique » optionnel pour le 486SX, baptisé **487SX**. Le client achète une puce, l'enfiche dans un second socket sur sa carte mère, et croit ajouter une simple FPU à son processeur existant. **Sauf que le 487SX est en réalité… un 486DX complet**, avec une broche supplémentaire. Une fois inséré, il **désactive entièrement le 486SX d'origine** et prend toute la main. Le 486SX d'origine ne sert plus à rien et reste planté sur la carte mère, inerte.
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Cette segmentation DX/SX inaugure une stratégie commerciale qu'Intel reproduira pour toutes les générations suivantes (486DX/SX, Celeron, etc.).
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L'utilisateur a donc payé deux processeurs Intel pour en utiliser un seul. C'est légalement irréprochable, techniquement astucieux, et commercialement génial. Cela a fait grincer beaucoup de dents à l'époque, et beaucoup de constructeurs de cartes mères ont fini par proposer des designs où l'on pouvait simplement enlever le 486SX et le remplacer par un 487SX. Le 487SX, du coup, n'a pas eu beaucoup de succès commercial.
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## La guerre AMD-Intel : un drame en plusieurs actes
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## DX2, DX4 : l'invention du multiplicateur d'horloge
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L'histoire du 386 ne serait pas complète sans son volet judiciaire, qui a façonné durablement le paysage des microprocesseurs.
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L'autre grande contribution architecturale du 486 arrive en **mars 1992** avec le **486DX2**. L'idée est simple mais révolutionnaire : faire tourner le **cœur du processeur à une fréquence multiple de celle du bus externe**.
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AMD avait jusque-là été un « second source » officiel pour les processeurs Intel, sous un accord de cross-licensing signé en 1982. AMD considérait que cet accord couvrait toutes les évolutions futures de la famille x86. Intel, voyant le succès du 386 et ne souhaitant plus partager le gâteau, soutenait au contraire que le contrat ne couvrait que jusqu'au 286.
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Concrètement, un 486DX2 à 66 MHz tourne en interne à 66 MHz, mais communique avec la RAM et les périphériques à seulement 33 MHz. C'est ce qui permet à Intel de continuer à monter en fréquence sans avoir à attendre que toute l'industrie (cartes mères, chipsets, RAM) suive le rythme. Le **486DX2 à 66 MHz** deviendra l'une des configurations les plus emblématiques des années 1992-1994, considérée à l'époque comme **la machine idéale pour les joueurs PC** à la fin de l'ère MS-DOS.
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S'ensuit une **bataille juridique épique qui durera de 1987 à 1995**, faisant plusieurs allers-retours jusqu'à la Cour suprême de Californie. Anecdote savoureuse rapportée par Wikipédia : Intel n'a appris l'existence du futur Am386 que par accident, quand un colis adressé à un certain « Mike Webb » d'AMD a été remis par erreur à un employé d'Intel… portant exactement le même nom et logeant dans le même hôtel à Sunnyvale.
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En 1994, Intel pousse le concept encore plus loin avec le **486DX4** (triple multiplicateur, malgré son nom trompeur), atteignant 75 et 100 MHz. Le principe du multiplicateur d'horloge interne, inventé pour le 486, est aujourd'hui universel : un processeur moderne tourne à 5 GHz en interne mais communique avec la RAM à des fréquences bien moindres.
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AMD finit par gagner et lance son **Am386 en mars 1991**, six ans après l'original Intel. Loin d'être un clone médiocre, l'Am386 est gravé plus finement (0,8 µm contre 1 µm chez Intel), consomme **30 % d'énergie en moins**, et — surtout — atteint **40 MHz** alors qu'Intel avait plafonné à 33 MHz. L'Am386DX-40 va connaître un énorme succès commercial, rivalisant avec les premiers 486SX bas de gamme à un prix bien moindre. À la fin de 1992, AMD a vendu 9,5 millions d'Am386 pour un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars.
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## La famille 486 au complet
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Ce procès aura deux conséquences historiques majeures : **AMD devient un véritable concurrent d'Intel** et non plus un simple second source, et **Intel perd le droit exclusif sur les numéros « 286 », « 386 », « 486 »** (un juge ayant statué que ces nombres ne sont pas trademarkables). C'est exactement pour cela qu'Intel baptisera son processeur suivant **« Pentium »** plutôt que « 586 » : un nom inventé, donc protégeable.
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| Modèle | Année | Fréquence | Bus externe | FPU | Cache L1 |
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| 486DX | 1989 | 25, 33, 50 MHz | = CPU | Oui | 8 Ko |
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| 486SX | 1991 | 16, 20, 25, 33 MHz | = CPU | Non | 8 Ko |
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| 486DX2 | 1992 | 50, 66 MHz | CPU ÷ 2 | Oui | 8 Ko |
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| 486SL | 1992 | 20-33 MHz | = CPU | Oui | 8 Ko |
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| 486DX4 | 1994 | 75, 100 MHz | CPU ÷ 3 | Oui | 16 Ko |
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À côté d'AMD, **Cyrix** se lancera également dans le marché en 1992 avec ses 486SLC/DLC, des processeurs compatibles broche à broche avec le 386 mais offrant les performances d'un 486.
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Intel propose en parallèle toute une gamme de processeurs **OverDrive**, des 486 plus rapides destinés à remplacer un 486 existant sur la même carte mère pour offrir une mise à niveau économique aux utilisateurs.
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## Un héritage logiciel immense
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## AMD, Cyrix, UMC : la guerre des clones reprend de plus belle
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Le 386 n'a pas seulement transformé le matériel : il a déterminé tout l'écosystème logiciel des trois décennies suivantes.
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Le 486 a son lot de concurrents acharnés, dans une période où la guerre juridique entre Intel et AMD bat son plein.
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- **Windows 3.0** (1990) doit son fameux mode « 386 enhanced » à la virtualisation 8086 du processeur. Sans le 386, pas de multitâche DOS sous Windows, pas de boom Windows au début des années 1990.
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- **Windows 95**, en 1995, exige un 386 comme minimum absolu.
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- **OS/2 2.0** (1992) est entièrement réécrit pour exploiter le 32 bits du 386.
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- **Linux** naît directement sur 386 : Linus Torvalds développe son noyau initial sur une machine 386 AT en 1991, et exploite explicitement le mode protégé et la pagination matérielle du processeur. La protection mémoire du 386 est ce qui a rendu possible la construction d'un Unix grand public sans contournements monstrueux.
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- L'architecture **IA-32** définie par le 386 reste, encore aujourd'hui, le socle de tout le logiciel 32 bits x86. Quand un programme moderne tourne en mode 32 bits sur un PC Windows ou Linux, il exécute fondamentalement du code 386 — simplement avec des extensions ajoutées au fil des décennies.
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**Cyrix** dégaine le premier en 1992 avec ses **486SLC et 486DLC**, des puces hybrides : compatibles avec le socket du 386 mais offrant les performances du 486 grâce à un cache intégré. Une excellente option pour mettre à jour un PC 386 sans changer la carte mère. Cyrix sera attaqué en contrefaçon par Intel, mais gagnera son procès en 1994.
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**AMD** sort son **Am486** en avril 1993, après être finalement parvenu à un compromis avec Intel à l'issue de leur procès historique (arbitrage rendu en 1995). L'accord stipule alors une chose cruciale : **le 486 sera le dernier clone direct d'un processeur Intel autorisé à AMD**. Pour la génération suivante, AMD devra développer ses propres microarchitectures — ce qui débouchera sur le K5, le K6, puis l'Athlon, et lancera réellement la guerre concurrentielle moderne.
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L'Am486 d'AMD, là encore, surpasse souvent l'original : il monte jusqu'à 120 MHz quand Intel plafonne à 100 MHz. **AMD lance même en 1995 son Am5x86 à 133 MHz**, un 486 dopé aux stéroïdes que l'entreprise commercialise sous le nom marketing « **Am5x86-P75** » — sous-entendant qu'il offre les performances d'un Pentium à 75 MHz. C'est la première fois qu'AMD utilise un nom de modèle qui ne correspond pas à la fréquence réelle, inaugurant une pratique qui durera des années.
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**Cyrix** réplique avec son **5x86** jusqu'à 120 MHz, et **UMC** (un fabricant taïwanais) tente aussi sa chance, avant d'être balayé par les procès d'Intel.
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## L'écosystème logiciel : l'âge d'or du PC grand public
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Le 486 est le processeur qui fait basculer définitivement l'informatique personnelle dans le grand public. Plusieurs étapes le jalonnent :
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- **Windows 3.1** (1992) tourne idéalement sur un 486, et popularise massivement l'interface graphique chez les particuliers.
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- **MS-DOS gaming** vit son âge d'or sur 486 : *Doom* (1993), *Wolfenstein 3D*, *X-Wing*, *Civilization*, *SimCity 2000*… La configuration mythique « 486 DX2/66 + 8 Mo de RAM + Sound Blaster + carte VESA Local Bus » est restée gravée dans la mémoire d'une génération entière de joueurs.
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- **OS/2 2.x et Warp** (1992-1994) exploitent pleinement le 486 et son multitâche préemptif. C'est sur 486 qu'IBM va tenter sa dernière offensive contre Microsoft sur le terrain des OS grand public.
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- **Windows 95** sortira en 1995 avec un 486DX comme configuration minimale officielle, marquant à la fois la consécration et le début de l'obsolescence du processeur.
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- **Linux** continue son ascension : Linus Torvalds développe massivement sur 486 à partir de 1992-1993, et le noyau Linux supportera officiellement le 486 pendant **plus de trente ans**, jusqu'à son retrait définitif en 2022.
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## La fin d'une ère : l'arrivée du Pentium
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Le règne du 486 se termine officiellement le **22 mars 1993**, quand Intel lance son successeur. Rappelons-le : à la suite du procès AMD, Intel a perdu la possibilité de protéger les numéros « 286 », « 386 » ou « 486 » par un dépôt de marque. Intel choisit donc un nom inventé pour son successeur, plus facilement protégeable : **Pentium** (du grec « pente », cinq — la cinquième génération).
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Mais le 486 ne disparaît pas pour autant. La fabrication grand public se poursuit jusqu'au milieu des années 1990, et **Intel ne cesse définitivement de produire le 486 qu'en septembre 2007** — soit **18 ans après son lancement**. La puce trouve une seconde vie immense dans les systèmes embarqués : automates industriels, équipements aéronautiques, routeurs réseau, caisses enregistreuses. Des millions de 486 continuent ainsi à fonctionner discrètement bien après que le grand public les a oubliés.
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## Place dans la généalogie
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- **Prédécesseur** : Intel **80286** (1982), 16 bits, jusqu'à 16 Mo de mémoire.
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- **Frères** : 386SX (version économique), 386SL (basse consommation).
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- **Successeur** : Intel **80486** (1989), qui intègre pour la première fois un coprocesseur mathématique (FPU) directement dans le processeur, ajoute une mémoire cache de niveau 1 sur la puce, et un pipeline d'exécution amélioré.
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- **Prédécesseur** : Intel **80386** (1985), premier x86 32 bits, jusqu'à 4 Go d'adressage.
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- **Famille** : 486DX, 486SX, 486DX2, 486SL (basse consommation pour portables), 486DX4, et les processeurs OverDrive.
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- **Successeur** : Intel **Pentium** (1993), avec architecture superscalaire (deux pipelines d'exécution en parallèle), bus de données 64 bits externes, et 3,1 millions de transistors.
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- **Concurrents directs** : AMD Am486 et Am5x86, Cyrix Cx486 et 5x86, IBM 486 (sous licence), UMC U5S, et — sur le marché des stations de travail — le Motorola 68040.
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Intel cessera officiellement de produire le 386 le **28 septembre 2007** — soit **22 ans après son lancement**, un record de longévité, dû à sa persistance dans les systèmes embarqués industriels, l'aérospatiale et même certaines sondes spatiales.
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## Conclusion : le processeur qui a démocratisé la puissance
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## Conclusion : le processeur qui a fait basculer une époque
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Le 486 incarne mieux que tout autre processeur le moment où l'informatique personnelle est passée du « jouet d'amateur éclairé » à l'objet de consommation de masse. C'est avec lui que des millions de foyers ont acheté leur premier vrai PC. C'est sur lui que la génération des « gamers DOS » a découvert *Doom* et *Civilization*. C'est lui qui a vu naître Linux. C'est lui qui a fait sauter le verrou symbolique du million de transistors. Et c'est lui qui a inventé deux concepts — le cache intégré et le multiplicateur d'horloge — qu'absolument tous les processeurs modernes utilisent encore en 2026.
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Si le 286 avait posé les premières briques d'une informatique personnelle plus puissante, le 386 a véritablement fait basculer le PC dans la modernité. Sans lui, pas de Windows tel qu'on le connaît, pas de Linux, pas d'AMD comme concurrent crédible, pas de Pentium ni de Ryzen aujourd'hui. La structure architecturale qu'il a fixée en 1985 est si profonde qu'elle gouverne encore, en 2026, des milliards de processeurs.
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Quand un PC démarre aujourd'hui, il commence toujours par exécuter quelques instructions en mode réel 8086… avant de basculer presque immédiatement en mode protégé hérité directement du 386. Un fossile architectural vieux de quarante ans, mais bien vivant.
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Quand on regarde un Intel Core ou un AMD Ryzen aujourd'hui, on voit, jusque dans leur silicium, l'héritage direct d'une puce annoncée un beau jour d'avril 1989 au Comdex de Chicago.
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**Note** : pour cet article j'ai croisé plusieurs sources (Wikipédia, Tom's Hardware, le Computer History Museum, des analyses juridiques d'Harvard) pour fiabiliser les dates, les chiffres et les anecdotes — notamment celle, presque trop belle pour être vraie, des deux Mike Webb à l'hôtel Sunnyvale Hilton, qui est pourtant authentique.
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**Note** : pour cet article j'ai croisé Wikipedia, Tom's Hardware, le Computer History Museum, OS/2 Museum (excellente source pour l'épisode 487SX), et plusieurs analyses techniques d'époque. L'anecdote du 487SX, particulièrement savoureuse, est attestée par plusieurs sources concordantes — c'est bien Intel qui désactivait la FPU sur les premiers 486SX, et c'est bien un 486DX complet qui se cachait derrière le « coprocesseur » 487SX.
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