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[{"uuid":"a15e6bb9-17ed-4c76-81e5-c34ba8f2e8af","slug":"interface-5v-230v-avec-optocoupleur-et-triac","title":"Interface 5V 230V avec optocoupleur et Triac","category":"Électronique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2020-08-06 22:16:58","created_at":"2020-08-06 22:16:58","updated_at":"2020-08-06 22:16:58","tags":[],"plain":"Lorsqu'on veut piloter un circuit en 230 volts, depuis un Arduino où depuis un composant électronique basse tension, on utilise un relais de commande. La partie commande est en 5 volts et la partie commandée se trouve en 230 volts. L'isolante entre les deux parties, c'est le relais. L'inconvénient d'un relais c'est le bruit qu'il fait quand il commute. Ça claque ! Lorsqu'on veut piloter un appareil en 230 volts, dans un environnement où le bruit est à proscrire, par exemple dans une chambre, il faut effectuer un choix technologique plus silencieux. Quelles solutions avons-nous en électronique pour pouvoir piloter du 230 volts. Le pilote, c'est l'Arduino ou un composant électronique à basse tension. La basse tension c'est du 5 volts. Le piloté, c'est un radiateur, une ampoule ou un autre composant à 230 Volts. D'ailleurs, l'appareil piloté s'appelle une charge. La solution serait le triac est un dispositif semi-conducteur avec 3 bornes. Pour faire simple, c'est un composant électronique à trois pattes. Il a 2 anodes et une porte appelée gate en anglais. Rapidement, la gate permet de faire circuler le courant entre les anodes. L'avantage de celui-ci c'est qu'il est compatible avec une tension alternative. Suivant le modèle choisi nous pourrons piloter de 4 à 25 ampères, pour une tension de 600 volts maximale. Ce qui représente une puissance de 5500 W maximale pour 230 V. Toutefois, le Triac ne permet pas d'isoler galvaniquement le 230 volts du 5 volts, car le schéma représente une masse commune. Il faut ajouter un optocoupleur pour isoler le 5 et 230 V. Le courant présenté en entrée de l'optocoupleur et transmis par une LED émettrice au bornier de la sortie. Sur le bornier de sortie est positionné un capteur de lumière qui laissera passer le courant si de la lumière est émise. Entre le bornier d'entrée et le borne de sortie de l'optocoupleur, il n'y a aucune masse commune, aucun conducteur commun. Il y a une isolation dite galvanique. Un triac, un optocoupleur et vogue la galère. Il y aura un bornier pour amener le 230 volts et un autre pour brancher la charge. Il y a également un module de transformation 230 volts alternatif vers 5 volts continu, ceci afin d'alimenter l'Arduino. L'Arduino sera programmé avec un programme spécifique qu'on injectera en USB. Une des sorties pilotera un optocoupleur. Il reste à modéliser un boîtier afin d'intégrer tous ses composants et modules. Et les quelques composants à souder le seront sur une plaque pré-percée. Composants\nVoici une liste de composants nécessaires à la réalisation du circuit, avec un prix indicatif sur les prix. Évidemment cela n'inclus ni le prix de l'étain, ni celui de la plaque pré-percée et ni des fils de jonctions.\nmodule 230 V AC - 5 V DC | 0,66 € | |\n----------------------------------- |\ntriac BTA16-600 | 0,136 €| |\nrésistance 220 ohms | < 0,004 € | |\nfusible 1A | 0,008 € | |\nporte fusible | 0,09 € | |\n1 borniers 2 connecteurs | 0,043 € | |\noptocoupleur MOC3031 | 0,15 € | | Voici quelques informations complémentaires sur certains composants ou modules. Le est un circuit avec transformateur, condensateurs, résistances, diodes et régulateur TL431. Caractéristiques\nTension d'entrée: 85 265 V AC 50/60 Hz ou 100 370 V DC\nTension de sortie: 5 V (+/-0.2 V) DC\nCourant de sortie : 700 mA\nPuissance : 3.5 W (5 V x .7 A)\nTempérature de fonctionnement : 20 ~ 60 degrés"},{"uuid":"7ef154a6-1b06-4b3e-b013-f246c708544a","slug":"une-contre-histoire-de-l-internet","title":"Une contre-histoire de l'Internet","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-03-14 21:30:39","created_at":"2023-03-14 21:30:39","updated_at":"2023-03-14 21:30:39","tags":[],"plain":"Une contre-histoire de l'Internet est un film documentaire français réalisé par Sylvain Bergère et diffusé à la télévision française pour la première fois le 14 mai 2013 sur la chaîne Arte. Ce film propose une analyse critique de l'histoire d'Internet et explore les idéologies, les mouvements et les personnages qui ont façonné l'Internet tel que nous le connaissons aujourd'hui. Le documentaire soutient que l'histoire officielle de l'Internet est souvent biaisée et laisse de côté les contributions importantes de nombreux acteurs qui ont joué un rôle clé dans son développement. Le documentaire explore également les aspects moins connus et parfois controversés de l'histoire de l'Internet, notamment la guerre froide, les mouvements anarchistes, les hackers et les activistes. Ce film examine les différents aspects de l'histoire de l'Internet, notamment l'émergence des réseaux sociaux, la lutte pour la liberté d'expression, la bataille pour le contrôle de l'Internet et l'impact des technologies de surveillance sur la vie privée. Il examine également les enjeux sociaux, politiques et économiques liés à l'utilisation de l'Internet. Dans l'ensemble, \"Une contre-histoire de l'Internet\" propose une perspective alternative sur l'histoire de l'Internet et cherche à susciter une réflexion critique sur son évolution et son utilisation dans le monde moderne.\nBenjamin Bayart (ancien président du FAI associatif French Data Network)\nJérémie Zimmermann (porte-parole de La Quadrature du Net)\nJohn Perry Barlow (cofondateur de l'Electronic Frontier Foundation)\nJulian Assange (rédacteur en chef de Wikileaks)\nLaurent Chemla (entrepreneur français du web)\nRichard Stallman (lanceur du projet GNU et président de la Free Software Foundation)\nEben Moglen (avocat de la Free Software Foundation)\nJeff Jarvis (journaliste et blogueur)\nDominique Cardon (sociologue)\nDavid Dufresne (journaliste et réalisateur de web-documentaires)\nVinton Cerf (« chef évangéliste de l'Internet chez Google et l'un des pères fondateur de l'Internet)\nDaniel Martin (créateur du département informatique de la DST)\nGénéral Jean Guyaux, dit « La Baleine » (ex-conseiller scientifique de la DST)\nJean Guisnel (journaliste français)\nOlivier Laurelli, dit « Bluetouff » (hacker, cofondateur du site web reflets.info4)\nAndy Müller-Maguhn (hacker, Chaos Computer Club de Berlin)\nPhilip Zimmermann (créateur de PGP)\nRafi Haladjian (ancien PDG de FranceNet)\nHervé Bourges (ancien président du CSA)\nValentin Lacambre (créateur du service Minitel « 3615 internet » et d'Altern.org)\nMarie-Françoise Marais (magistrate, présidente de l'HADOPI)\nOlivier Iteanu (avocat spécialiste du droit de l'Internet)\nBruce Schneier (cryptographe, spécialiste de la sécurité informatique)\nRickard Falkvinge (fondateur du Parti Pirate Suédois)\nTimo Toots (et) (artiste Estonien)\nBernard Benhamou (délégué aux usages de l'Internet en France, Ministère de la recherche)\nEmin Milli (en) (blogueur & cyber-dissident, Azerbaïdjan)\nKhadija Ismayilova (journaliste & cyber-dissidente, Azerbaïdjan)\nMarietje Schaake (eurodéputée, Pays-Bas)\nPeter Hustinx (contrôleur européen de la protection des données)\nStephane Urbach (hacktiviste, ex membre du groupe Telecomix, membre du Parti Pirate Allemand)\nMitch Altman (pionnier du mouvement des hackerspaces)"},{"uuid":"7d8fcf3f-b9ef-4bfa-9c3f-5c55c5d63cc9","slug":"fail2ban","title":"Fail2ban contre les attaques brutes-force","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-10 22:48:50","created_at":"2023-02-10 22:48:50","updated_at":"2023-02-10 22:48:50","tags":[],"plain":"Si vous être propriétaire d’un serveur quelconque connecté à Internet, vous n’êtes pas sans savoir qu’il est exposé à de nombreuses attaques. Parmi elles, le brute-force. Cette attaque consiste à trouver votre mot de passe SSH en les essayant tous les uns à la suite des autres ou en utilisant des dictionnaires (ce sont des listes contenant les mots de passe les plus utilisés comme admin, 123456, etc…). Ces attaques sont généralement menées par des robots qui visent des dizaines de serveurs en même temps. Il se connectent sans cesse à votre serveur grâce à votre port SSH et essayent beaucoup de combinaisons de mot de passe jusqu’à trouver le bon (généralement, une tentative est menée toutes les 2 à 3 secondes). Enfin, fois que les pirates ont accès à un serveur, ils peuvent par exemple s’en approprier pour exécuter d’autres attaques brute-force contre d’autres serveurs, ou bien utiliser votre serveur pour spammer des gens (par mail, par exemple). De plus, le responsable, si il y a une plainte car des attaques ont été menées depuis votre serveur, c’est vous (à moins que vous ne démontriez que vous avez vous-même été victime d’attaque et que vous n’avez plus le contrôle sur votre serveur, d’où l’importance de conserver vos logs). Il existe beaucoup de solutions, celle que je vais vous présenter aujourd’hui, c’est Fail2ban (d’autres méthodes seront proposés dans de futurs articles). Fail2ban est un programme qui analyse vos logs système afin de détecter les attaques brute-force et ainsi bloquer l’adresse IP attaquante. Vous pouvez consulter la manuel en anglais Fail2Ban Configuration Installer Fail2ban\nLa commande suivante permet d'installer fail2ban avec les systèmes Debian et dérivées : Configurer fail2ban\nÉditons le fichier Liste des fichiers et dossier de configuration par défaut de fail2ban sous Raspbian 10 : Il y a deux fichiers principaux de configuration pour fail2ban : et . D'autres fichiers complémentaires peuvent être dans et est le fichier de configuration pour le paramétrage du démon fail2ban. Il s'agit des paramètres loglevel, fichier log, port, socket et pid. est le fichier des recettes avec des filtres et des actions. Il permet de définir les règles de bannissements. Les filtres qui spécifient les règles de détections d'échec d'identification sont à ajouter au dossier filter.d Les actions qui définissent les règles de bannissement ou non des adresses IP sont à ajouter au dossier filter.d Il est vivement conseillé d'apporter des modifications de configuration dans des fichiers nommés fail2ban.local et jail.local. Ou ajoutez des fichiers aux dossiers et . L'ordre de chargement des fichiers de configuration est le suivant :\n1. jail.conf\n1. jail.d/.conf (dans l'ordre alphabétique)\n1. jail.local\n1. jail.d/.\n1. local (dans l'ordre alphabétique). Modifications apportées à fail2ban\n sudo nano /etc/fail2ban/jail.local Pour ajouter les options suivantes : \nAvec ignoreip, les IPs qui seront spécifiées sur cette ligne ne seront par bloquées. Je vous conseille de laisser l’adresse actuelle (qui doit être 127.0.0.1/8), d’y ajouter un espace afin de la séparer et d’y mettre votre adresse (ainsi que celles de toutes les personnes qui sont susceptibles d’accéder à votre serveur sans pour autant l’attaquer) bantime est le nombre de secondes qu’une adresse va être bloquée si elle attaque votre serveur. 10 minutes est très peu suffisant, un rapide calcul vous permet d’en être sûr. Admettons que vous êtes attaqué par 20 machines différentes, toutes à 1 mot de passe toutes les 2 secondes. Vous avez donc 10 tentatives par seconde. Si fail2ban bloque au bout de 6 tentatives par IP, 120 mots de passe sont essayés toutes les 10 minutes, soit 16 800 par jour. Donc, 10 minutes ne représentent pas grand chose face au nombre de machines qui vous attaquent. maxretry est le nombre de tentatives auxquelles a le droit un utilisateur avant de se faire bloquer. destemail est l’adresse mail à laquelle seront envoyés les mails de notification (quand une adresse sera bloquée) action permet d'effectuer des actions.\\\\\n permet de bannir et d'envoyer un mail avec le pays ou l’email d’abuse concernant l’IP qui a été bannie.\\\\\n ajoute les lignes de logs ou apparaissent l’IP correspondante Ajouter les règles spécifiques N'oubliez pas de redémarrer le service"},{"uuid":"da406813-bf15-4f4e-a700-2752550224bb","slug":"quand-la-3g-suffisait-et-qu-on-vous-fait-basculer","title":"Quand la 3G suffisait… et qu’on vous fait basculer","category":"télécom","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2025-11-05 08:38:25","created_at":"2025-11-05 08:38:25","updated_at":"2025-11-05 08:38:25","tags":[],"plain":"Une plongée scientifique et technologique dans l’évolution des réseaux mobiles et la stratégie des opérateurs.\r\n--\r\n\r\nIntroduction\r\nEn 2015, votre 3G suffisait pour le télétravail, la visioconférence et le streaming léger. Aujourd’hui, même pour un simple email, certaines zones semblent plus lentes qu’avant.\r\n\r\nL’histoire des télécommunications mobiles est jalonnée de révolutions techniques. Chaque génération de réseau – de la 2G à la 5G – a apporté des débits supérieurs, des latences réduites et de nouveaux usages. Pourtant, derrière la façade technologique, une stratégie commerciale se dessine : la migration forcée des utilisateurs vers les nouvelles générations. Ce dossier examine comment la 3G, la 4G et la 5G se succèdent, comment les opérateurs orchestrent le passage d’une technologie à l’autre, et quels impacts cela a sur l’expérience utilisateur.\r\n--\r\n\r\nLa 3G : une technologie encore performante… bridée par les opérateurs\r\n\r\nDéfinition et usages\r\n\r\nLa 3G (UMTS/HSPA) a marqué un saut qualitatif par rapport à la 2G. Développée à la fin des années 1990 et déployée massivement à partir de 2004, elle permettait :\r\n\r\n des débits théoriques de 384 kbit/s jusqu’à 42 Mbit/s pour les variantes HSPA+ ;\r\n des applications comme le surf web, la messagerie instantanée, les appels VoIP et la visioconférence légère ;\r\n une latence moyenne de 150–200 ms, suffisante pour la plupart des usages bureautiques.\r\n\r\nPour l’utilisateur lambda, la 3G suffisait amplement. Pourtant, à partir de 2016–2017, certains opérateurs ont commencé à réduire volontairement les performances.\r\n\r\nExemple concret : Free Mobile\r\n\r\nFree Mobile, en itinérance sur le réseau Orange, a progressivement bridé les débits 3G :\r\nAnnée | Débit descendant | Débit montant |\r\n----- | ---------------- | ------------- |\r\n2016 | 5 Mbit/s | 0,5–1 Mbit/s |\r\n2017 | 1 Mbit/s | 0,5 Mbit/s |\r\n2019 | 768 kbit/s | 384 kbit/s |\r\n2020 | 384 kbit/s | 384 kbit/s |\r\nSource : 01net – Free Mobile et bridage 3G\r\n\r\nLes utilisateurs constatent alors que leur expérience, auparavant fluide, devient frustrante : ralentissement du web, vidéos qui ne se chargent pas correctement, visioconférences de qualité médiocre.\r\n\r\nPourquoi un bridage ?\r\n\r\nLe bridage de la 3G s’explique par plusieurs facteurs :\r\n\r\n1. Refarming du spectre : libérer les fréquences 900/1800/2100 MHz pour la 4G et la 5G ;\r\n2. Coût d’entretien : maintenir un réseau 3G coûteux pour des utilisateurs minoritaires n’est plus rentable ;\r\n3. Incitation à migrer : les abonnés passent naturellement aux nouvelles technologies pour profiter de meilleurs débits.\r\n\r\nSchéma suggéré : flux de données et coût par bit en 3G vs 4G.\r\n--\r\n\r\nLa 4G : la révolution nécessaire\r\n\r\nDéfinition technique\r\n\r\nLa 4G, ou LTE (Long Term Evolution), est une avancée majeure :\r\n\r\n Débits théoriques : 100 Mbit/s → 1 Gbit/s ;\r\n Latence : 30–50 ms ;\r\n Architecture optimisée : eNodeB remplace le contrôleur RNC de la 3G pour réduire les goulots d’étranglement ;\r\n Utilisations : streaming HD, cloud computing, jeux en ligne, IoT.\r\nLa 4G a donc transformé l’expérience mobile et a rendu certaines limitations 3G plus visibles que jamais.\r\n\r\nStratégies de migration\r\n\r\nLes opérateurs incitent à la migration par :\r\n\r\n le bridage des anciennes générations ;\r\n la publicité sur les débits 4G/5G ;\r\n le lancement de forfaits “4G-only”.\r\nOpérateur | 3G moyen (Mbit/s) | 4G moyen (Mbit/s) |\r\n--------- | ----------------- | ----------------- |\r\nFree | 0,384 | 50–150 |\r\nOrange | 0,5–1 | 60–200 |\r\nSFR | 0,5 | 50–150 |\r\nBouygues | 0,5 | 50–150 |\r\nGraphique suggéré : part des abonnés 4G vs 3G (2015–2025).\r\n--\r\n\r\nLa 5G : promesse et réalité\r\n\r\nLes promesses\r\n\r\n Débits : 100 Mbit/s → 10 Gbit/s selon fréquence et densité d’antennes ;\r\n Latence ultra faible : 1–10 ms ;\r\n Fréquences : 700 MHz → 26 GHz (mmWave) ;\r\n Usages : cloud gaming, véhicules autonomes, IoT à grande échelle.\r\n\r\nL’expérience utilisateur\r\n\r\nMême scénario qu’avec la 3G : certaines zones restent en 4G bridée, incitant les utilisateurs à passer à la 5G. La promesse de la 5G ne se réalise pleinement que dans les zones très denses ou les zones pilotes.\r\n\r\nSchéma suggéré : architecture 4G vs 5G.\r\n--\r\n\r\nConséquences pour l’utilisateur\r\n\r\n Scénarios pratiques : visioconférence, streaming, cloud computing, IoT ;\r\n Expérience variable selon réseau : frustration sur 3G bridée, fluidité sur 4G/5G ;\r\n Témoignages utilisateurs : Reddit, forums français, témoignages directs.\r\n“Dès qu’on tombe en 3G, rien ne charge correctement… le réseau est volontairement dégradé.” – Reddit\r\n--\r\n\r\nSynthèse scientifique\r\nGénération | Débit théorique | Latence | Couverture | Usages possibles | Coût par bit | Bridage existant |\r\n---------- | ---------------------- | ---------- | ---------- | -------------------------------------- | ------------ | ---------------------- |\r\n3G | 384 kbit/s → 42 Mbit/s | 150–200 ms | Très large | Email, surf, visio légère | Élevé | Itinérance bridée Free |\r\n4G | 100 Mbit/s → 1 Gbit/s | 30–50 ms | Large | Streaming HD, jeux, cloud | Moyen | Bridage minoritaire |\r\n5G | 100 Mbit/s → 10 Gbit/s | 1–10 ms | Variable | IoT, cloud gaming, véhicules autonomes | Faible | Pas encore |\r\nLe bridage apparaît comme une stratégie commerciale autant qu’une conséquence technique, visant à préparer l’utilisateur à migrer vers de nouvelles technologies.\r\n--\r\n\r\nPerspectives et conseils\r\n\r\n Vérifier la couverture et la technologie disponible selon votre zone ;\r\n Questionner son opérateur :\r\n\r\n 1. Suis-je sur le réseau propre ou en itinérance ?\r\n 2. Quels sont les débits effectifs en 3G et 4G ?\r\n 3. Quand la 3G sera-t-elle désactivée ?\r\n Anticiper le passage à la 5G pour certains usages exigeants (IoT, cloud gaming, télétravail intensif).\r\nVous pouvez encore profiter de votre 3G… mais à quel prix ?\r\n--\r\n\r\nRéférences principales\r\n\r\n1. 01net – Free Mobile et bridage 3G\r\n2. Univers Freebox – Bridage 3G\r\n3. ARCEP – Gestion spectre et couverture\r\n4. Free Mobile – Fiche information standardisée 2020 (PDF)"},{"uuid":"ddb53aae-7214-4e3c-8af5-e42da60d8429","slug":"kobo-elipsa-2e-le-cahier-a4-numerique-qu-on-attendait-a-quelques-details-pres","title":"Kobo Elipsa 2E : le cahier A4 numérique qu'on attendait, à quelques détails près","category":"loisirs","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2025-11-09 12:07","created_at":"2025-11-09 12:07:00","updated_at":"2026-05-12 01:43:39","tags":[],"plain":"Une liseuse qui n'en est plus tout à fait une\r\n\r\nPendant longtemps, le marché des liseuses s'est tenu à une règle non écrite : une liseuse, c'est petit, c'est noir et blanc, c'est fait pour lire des romans dans le métro. Les tentatives de sortir de ce cadre — Sony DPT-RP1, Onyx Boox, ReMarkable — restaient soit confidentielles, soit positionnées comme des outils de prise de notes pure, sans véritable identité de liseuse. Avec l'Elipsa 2E, Kobo assume frontalement l'hybridation. Ce n'est pas une liseuse à laquelle on a ajouté un stylet ; c'est un objet pensé dès le départ comme un cahier numérique qui sait aussi lire des livres.\r\n\r\nL'engin est imposant. Écran E-Ink Carta 1200 de 10,3 pouces, résolution 1404 × 1872 pour 227 ppi, processeur dual-core 2 GHz et 32 Go de stockage. Côté tarif, TechRadar la situe autour de 399 dollars ou 349 livres, ce qui la place dans une catégorie où on n'achète plus sur un coup de tête : à ce prix, on attend un usage précis, pas un gadget de chevet.\r\n\r\nLe format change tout\r\n\r\nTenir l'Elipsa 2E pour la première fois, c'est comprendre instantanément à qui elle parle. À 10,3 pouces, on est très proche d'une feuille A5, voire d'un cahier d'étudiant — un format qui colle naturellement aux PDF et aux documents grand format. Et c'est là que tout se joue.\r\n\r\nQuiconque a déjà tenté de lire un PDF technique sur une liseuse 6 ou 7 pouces sait à quel point l'exercice est frustrant : on zoome, on déplace, on perd la mise en page, les schémas explosent en morceaux. Avec l'Elipsa 2E, un PDF A4 passe à l'écran à une taille parfaitement lisible, sans gymnastique. Les manuels techniques, les articles scientifiques, les supports de cours, les rapports d'entreprise : tout ce qui était pénible devient confortable. C'est moins spectaculaire que la couleur d'une Libra Colour, mais sur un usage professionnel ou étudiant intensif, le format change littéralement la nature de l'objet.\r\n\r\nLe stylet, atout central — mais imparfait\r\n\r\nLe stylet est inclus dans la boîte. Détail qui n'a l'air de rien mais qui mérite d'être souligné, parce que l'usage prévu est clairement l'annotation directe sur les e-books et la prise de notes manuscrites. Pas de Kobo Stylus 2 à racheter en option, pas de configuration séparée : on déballe, on écrit.\r\n\r\nL'utilisation est exactement ce qu'on en attend. On peut surligner dans n'importe quel ePub, écrire dans la marge, créer des carnets vierges pour des notes manuscrites, dessiner des schémas à main levée. Tout ce qu'on griffonne reste dans le fichier, et — point essentiel — peut être ressorti ensuite. Le système prend en charge ePub, PDF, et accepte sans broncher les fichiers déposés par USB-C, Wi-Fi ou Bluetooth.\r\n\r\nMais il faut être honnête : la sensation d'écriture n'est pas au niveau de ce que proposent les meilleurs concurrents. eWritable est même cinglant, qualifiant l'expérience tactile d'« horrible » et pointant le choix par Kobo du protocole Microsoft Pen Protocol (MPP 2.0) plutôt que la technologie Wacom qui équipe le ReMarkable 2 et reste la référence du secteur. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Que la pointe glisse un peu trop sur le verre, qu'il manque cette résistance subtile qui fait penser au crayon sur papier, et qu'à très haute vitesse d'écriture la latence devient perceptible. Pour quelqu'un qui annote ses lectures, surligne, prend des notes ponctuelles, c'est largement suffisant. Pour quelqu'un qui veut remplacer son carnet Moleskine en cours magistral et écrire trois pages d'affilée à vitesse normale, ce sera frustrant.\r\n\r\nC'est une différence de positionnement, pas un défaut technique grave : l'Elipsa 2E est d'abord une liseuse qui annote, pas un cahier qui sait aussi lire.\r\n\r\nL'export des annotations, ce qui fait vraiment la différence\r\n\r\nC'est probablement le point sur lequel Kobo creuse l'écart avec ses concurrents, et notamment avec le Kindle Scribe. Le manuel officiel explique qu'on peut exporter ses annotations sous forme de fichier .txt et le récupérer sur son ordinateur, mais en réalité l'écosystème va plus loin : les PDF annotés ressortent avec les annotations intégrées à la page, prêts à être imprimés ou partagés.\r\n\r\nCe flux, en apparence banal, change tout pour qui travaille sérieusement avec ses lectures. Un étudiant peut annoter ses cours et imprimer la version surlignée pour les révisions. Un enseignant peut corriger des copies en PDF et renvoyer le fichier annoté à l'élève. Un consultant peut lire un rapport, le commenter en marge, le réintégrer dans sa documentation projet. Aucune annotation perdue, aucune resaisie. Là où Kindle Scribe limite encore largement l'export de ses annotations, Kobo joue le jeu de l'ouverture.\r\n\r\nLe talon d'Achille : l'entrée des fichiers\r\n\r\nC'est ici que l'Elipsa 2E montre ses limites les plus tangibles, et il faut le savoir avant d'acheter. Contrairement à Kindle, il n'existe pas d'adresse e-mail officielle « envoyer à ma liseuse » : il faut transférer les fichiers manuellement, par USB ou via un service tiers comme Dropbox. Pour qui s'envoie régulièrement des articles ou des e-books depuis son ordinateur ou son téléphone, ce manque crée une vraie friction quotidienne.\r\n\r\nLes workarounds existent, à condition d'accepter de mettre un peu les mains dans le moteur. Un projet open source baptisé KoboMail propose un système d'envoi par e-mail pour certaines Kobo, et plus intéressant encore, un daemon Nextcloud-Kobo permet de synchroniser automatiquement un dossier Nextcloud via WebDAV vers la liseuse. C'est ouvert, c'est élégant, ça respecte le principe d'auto-hébergement — mais ce n'est pas du plug and play. Il faut un serveur Nextcloud opérationnel, savoir configurer une connexion WebDAV, et accepter que l'installation se fasse dans le dossier du système Kobo. Bref, c'est superbe pour qui maîtrise déjà son infrastructure ; c'est rédhibitoire pour qui veut juste une solution clé en main.\r\n\r\nSur ce point précis, Kobo et Amazon proposent deux philosophies opposées : le confort immédiat d'un écosystème fermé contre la liberté d'un écosystème ouvert mais exigeant. À vous de voir où vous vous situez.\r\n\r\nPour qui ce produit a-t-il du sens ?\r\n\r\nL'Elipsa 2E est faite pour vous si vous lisez beaucoup de documents grand format — PDF techniques, cours universitaires, rapports professionnels, partitions — et si l'idée d'annoter ces documents fait partie intégrante de votre flux de travail. Elle est faite pour vous si vous voulez un objet unique au lieu de jongler entre une liseuse classique et un cahier papier. Elle est faite pour vous, aussi, si vous avez déjà (ou êtes prêt à monter) un Nextcloud ou un Dropbox pour synchroniser vos fichiers proprement.\r\n\r\nElle ne l'est pas si votre priorité est la prise de notes manuscrite intensive et fluide : sur ce terrain, un ReMarkable 2 ou un Supernote restent supérieurs. Elle ne l'est pas non plus si vous attendez le confort de l'envoi par e-mail à la Kindle, ou si l'idée d'installer un plugin communautaire pour combler un manque officiel vous donne de l'urticaire. Et elle est sans doute disproportionnée si vous lisez essentiellement des romans : à ce moment-là, une Clara BW à 150 € vous donnera plus de plaisir, dans un format de poche.\r\n\r\nMon avis\r\n\r\nL'Elipsa 2E est un produit ambitieux qui réussit l'essentiel et trébuche sur quelques détails finalement révélateurs. L'essentiel, c'est le format, la qualité de l'écran, l'export des annotations, l'ouverture du système et l'autonomie typique d'une liseuse — autant de raisons qui en font la meilleure proposition du marché pour un usage documentaire sérieux à ce niveau de prix.\r\n\r\nLes détails, ce sont le ressenti perfectible du stylet et l'absence d'un système d'entrée des fichiers digne de 2026. Kobo aurait pu intégrer nativement WebDAV — ça lui coûterait à peu près rien — et opter pour une dalle Wacom — ça lui coûterait plus cher mais lui ferait gagner une catégorie entière d'utilisateurs. À la place, on hérite d'un produit excellent à 80 %, et qui demande qu'on accepte ses zones grises sur les 20 % restants.\r\n\r\nPour qui cherche un véritable cahier A4 numérique sans basculer dans une tablette Android Onyx — plus chère, plus complexe, et au confort de lecture moindre — l'Elipsa 2E reste, à mes yeux, le meilleur compromis du moment. Pas le produit parfait. Le meilleur compromis. Ce n'est pas la même chose, et c'est très bien aussi."}] |