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[{"uuid":"363f55ae-817e-4f7f-ab7f-728b9de22b59","slug":"vbox","title":"Machines Virtuelles : Virtual Box","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-02-28 20:02:47","created_at":"2023-02-28 20:02:47","updated_at":"2023-02-28 20:02:47","tags":[],"plain":"Installer virtual Box\nToutes les commandes ont été effectuées par <u>>> Supprimer les anciennes versions </u> Supprimer les anciennes versions : <u>>> Purger la liste des kernel</u> Liste les kernel installés Si vous le désirez, supprimer les anciens Kernel. <u>>> Installer Virtual Box </u> Installer le dépôt de Virtual Box : <u>>> Configurer</u> Lancement de la configuration du noyau par Virtual Box : ou Résultat : <u>>> Pilotes USB 2.0</u> Récupération des pilotes depuis le site https:www.virtualbox.org/wiki/Downloads Clique sur le lien VirtualBox 5.0.6 Oracle VM VirtualBox Extension Pack Enregistrement du fichier OracleVMVirtualBoxExtensionPack-5.0.6-103037.vbox-extpack dans le dossier download. Ouvrir VitrualBox et accéder au menu Fichier -> Paramètres...\\\\ Dans la nouvelle fenêtre qui s'ouvre, sélectionner l'onget Extension Cliquer sur le bouton Adds new package. \\\\ Une boite à question s'affiche La licence Virtual Box s'affiche, défiler l'ascenceur du contenu de la licence jusqu'en bas afin de pouvoir cliquer sur J'accepte L'extension a été installée avec succès et est disponible dans la liste des extensions installée.\nAugmenter la taille d'un disque VDI avec Virtual Box\nL'objectif est d'augmenter la taille d’un disque dur au format .vdi** pour les machines virtuelles Virtual Box. Cette augmentation de la taille du disque dur nous permettra d’avoir un même système sans perte de données mais avec un espace disque plus grand. <u>>> Création du nouveau disque</u> Il faut créer un nouveau disque qui va avoir la taille que nous voudrons avoir au final sur notre VM. Pour avoir un disque de 20Go par exemple, nous sélectionnons “Contrôleur : SATA” puis nous cliquons sur l’icône avec plusieurs CD et un “+” vert. On sélectionnera ensuite “Créer un nouveau disque”. On crée ensuite notre disque en le nommant et en sélectionnant la taille voulue. A la fin de la création, on voit que notre système possède deux disques. <u>>> Clonage des disques</u> Nous allons maintenant, grâce aux commandes natives à Virtual Box, cloner l’ancien disque vers le nouveau pour que le disque plus grand que nous venons de créer ai le même contenu que l’ancien plus petit. On utilise pour cela la commande “VBoxManage” qui est fournie sur toutes les distributions à l’installation de \"VirtualBox\". Sous Linux, il suffit d’appeler la commande en étant en “root“ : Nous verrons alors une barre de progression apparaître. Une fois la barre achevée, nous pourrons retirer l’ancien disque dur en le sélectionnant dans la configuration de notre machine virtuelle puis en cliquant sur le “–” rouge sur un CD en bas de cadre. On pourra ensuite démarrer notre machine virtuelle et voir que le système est dans le même état que sur l’ancien disque. On pourra alors agrandir la taille de nos partitions avec l’outil natif Windows ou parted (CLI)/ Gparted (Desktop) sous Linux de la Machine Virtuelle."},{"uuid":"169fb80f-2eb7-4e16-b9fb-9dd5beaa5f30","slug":"systeme-de-fichiers-virtuel","title":"Système de fichiers virtuel","category":"Journal geek","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-01-11 17:32:00","created_at":"2023-01-11 17:32:00","updated_at":"2023-01-11 17:32:00","tags":[],"plain":"Un système de fichiers virtuel est un système de fichiers qui n'est pas stocké sur un support de stockage physique (disque dur, clé USB, etc.), mais plutôt dans un fichier ou une zone de mémoire de l'ordinateur. Les systèmes de fichiers virtuels sont utilisés pour créer des partitions virtuelles ou des disques virtuels, qui peuvent être utilisés comme s'ils étaient des disques physiques. Les systèmes de fichiers virtuels sont souvent utilisés pour créer des partitions de swap virtuelles, des partitions de sauvegarde, des partitions de montage temporaires, etc. Ils sont également utilisés pour créer des disques virtuels qui peuvent être utilisés comme support de stockage pour les programmes ou les fichiers qui nécessitent beaucoup d'espace, tels que les jeux ou les applications de montage vidéo. Les systèmes de fichiers virtuels utilisés par les gestionnaires de paquets tels que Snap (utilisé sous Ubuntu) ou Flatpak (utilisé sous Fedora, CentOS, etc.). Ces systèmes de fichiers virtuels permettent d'installer et de gérer des applications de manière sécurisée et indépendante du système d'exploitation, sans avoir à effectuer de modifications sur le système de fichiers principal. Les systèmes de fichiers virtuels présentent plusieurs avantages par rapport aux systèmes de fichiers physiques, tels que la flexibilité et la facilité de gestion. Cependant, ils peuvent également entraîner une baisse de performance de l'ordinateur en raison de l'écriture et de la lecture de données sur un fichier ou une zone de mémoire plutôt que sur un support de stockage physique. En outre, les systèmes de fichiers virtuels ne sont pas adaptés pour stocker un système d'exploitation complet et peuvent causer des problèmes de performance ou de stabilité. Voici un exemple de création d'un fichier virtuel sous Debian: Ouvrez un terminal et utilisez la commande \"sudo\" pour obtenir les privilèges d'administrateur : sudo -i\n \nCréez un fichier de la taille souhaitée pour votre fichier virtuel. Par exemple, pour créer un fichier de 2 Go, utilisez la commande suivante : fallocate -l 2G /mnt/virtualfile Formatez le fichier en utilisant le système de fichiers de votre choix. Par exemple, pour formater le fichier en utilisant le système de fichiers ext4, utilisez la commande suivante : mkfs.ext4 /mnt/virtualfile Montez le fichier virtuel en utilisant la commande \"mount\" : mount /mnt/virtualfile /mnt/virtualdrive\n \nVous pouvez maintenant utiliser le fichier virtuel comme s'il s'agissait d'un disque physique et accéder aux fichiers stockés sur le fichier virtuel via le répertoire \"/mnt/virtualdrive\". Pour démonter le fichier virtuel, utilisez la commande \"umount\" : umount /mnt/virtualdrive Il est important de noter que les fichiers virtuels ne sont pas adaptés pour stocker un système d'exploitation complet et peuvent causer des problèmes de performance ou de stabilité. Ils sont principalement utilisés pour des tâches spécifiques telles que l'extension de la capacité de stockage ou la création de partitions de sauvegarde ou de montage temporaires. Crédit image : Midjourney"},{"uuid":"44b66b04-7b1c-46a3-bbb9-d362692c5b4d","slug":"virt-install","title":"virt-install","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2023-04-01 04:43:34","created_at":"2023-04-01 04:43:34","updated_at":"2023-04-01 04:43:34","tags":[],"plain":"Le programme virt-install est un outil en ligne de commande qui permet de créer et d'installer des machines virtuelles sous Linux en utilisant la technologie de virtualisation KVM (Kernel-based Virtual Machine). Avec virt-install, vous pouvez spécifier les caractéristiques de la machine virtuelle, telles que la quantité de mémoire et d'espace disque, le type de processeur, le réseau et les médias d'installation. Vous pouvez également automatiser le processus d'installation en utilisant des fichiers de configuration ou des scripts. Installer avec Fedora Linux\nPour installer le paquet virt-install sur Fedora, vous pouvez utiliser la commande suivante dans un terminal : sudo dnf install virt-install Cette commande installe le paquet virt-install ainsi que ses dépendances. Si nécessaire, vous pouvez également installer le paquet libvirt pour gérer les machines virtuelles et qemu-kvm pour la virtualisation de niveau machine avec KVM : sudo dnf install libvirt qemu-kvm Pour utiliser la virtualisation de niveau machine avec KVM, votre processeur doit prendre en charge la virtualisation matérielle (VT-x pour les processeurs Intel ou AMD-V pour les processeurs AMD) et vous devez activer la virtualisation dans le BIOS de votre ordinateur. Pour utiliser virt-install, vous devez avoir les permissions d'administrateur sur votre système et avoir installé les paquets libvirt, qemu-kvm, virt-install et les dépendances associées. Exemple d'utilisation\nVoici un exemple de commande pour créer une machine virtuelle avec une image ISO d'installation de Fedora Linux : sudo virt-install --name=ma-machine-virtuelle --ram=2048 --vcpus=2 --disk path=/var/lib/libvirt/images/ma-machine-virtuelle.img,size=20 --os-variant=fedora34 --cdrom=/chemin/vers/l-image-iso/Fedora-Workstation-Live-x8664-34-1.2.iso --network bridge=virbr0 --graphics=vnc Cette commande crée une machine virtuelle appelée ma-machine-virtuelle avec 2 Go de RAM, 2 vCPU, un disque dur virtuel de 20 Go, une image ISO d'installation de Fedora 34 et une carte réseau virtuelle connectée au réseau . La machine virtuelle sera lancée avec une interface graphique pour la configuration de l'installation. Assurez-vous que le bridge réseau virbr0** existe sur votre système avant de créer la machine virtuelle. Voir la commande ."},{"uuid":"4f443bcb-b0d4-47f8-837d-61627e6c94f2","slug":"priorites-et-acces-au-reseau-en-4g-et-5g","title":"Pourquoi le réseau mobile ne s'effondre pas le jour où tout le monde téléphone en même temps","category":"télécom","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"cover.jpg","published":true,"published_at":"2026-01-06 22:21","created_at":"2026-01-06 22:21:04","updated_at":"2026-05-11 23:40:18","tags":[],"plain":"Un attentat, un séisme, un match du Stade de France, une grande panne d'électricité. Dans ces moments-là, des centaines de milliers de gens dégainent leur téléphone au même instant. Le réseau mobile est dimensionné pour un usage moyen, pas pour un pic massif simultané, et il devrait théoriquement s'effondrer. La plupart du temps, il tient. Pas parfaitement, pas pour tout le monde, mais il tient — et surtout, les appels d'urgence continuent de passer. C'est le résultat d'une série de mécanismes empilés depuis les années 1990, que la 4G a affinés et que la 5G a élargis. Cet article les passe en revue, et termine sur une question qu'on me pose souvent : est-ce que mon forfait à 50 € me donne une place prioritaire dans cette file d'attente ?\r\n\r\nTrois questions, pas une\r\n\r\nQuand une cellule commence à chauffer, l'opérateur doit répondre à trois questions distinctes. Qui a le droit de se connecter ? Une fois connecté, qui passe en premier ? Et quels services doivent absolument continuer à fonctionner, quoi qu'il arrive ?\r\n\r\nLa 2G ne savait répondre qu'à la première. Elle filtrait à l'entrée et basta. La 4G a ajouté la deuxième : une fois admis sur le réseau, votre trafic est traité différemment selon son importance. La 5G ajoute la troisième : elle peut créer des réseaux virtuels parallèles dont certains sont réservés à des usages critiques, totalement isolés des autres.\r\n\r\nLe filtrage à l'entrée\r\n\r\nChaque carte SIM porte un numéro de classe d'accès, hérité du GSM, entre 0 et 15. Les classes 0 à 9 couvrent le grand public — autrement dit nous tous. Les classes 11 à 15 sont réservées : services de secours, autorités publiques, personnel opérateur, usages militaires selon les pays.\r\n\r\nQuand une cellule est surchargée, l'eNodeB (la station de base 4G) diffuse une consigne aux téléphones du secteur : « les classes 0 à 9, vous attendez ». C'est l'Access Class Barring. Concrètement, votre téléphone reçoit ce message et bloque lui-même votre tentative d'appel ou de connexion data, sans même envoyer la demande à la station. C'est élégant parce que ça soulage la station avant même qu'elle ne soit sollicitée. Les classes prioritaires, elles, passent sans encombre.\r\n\r\nUne variante plus dure, l'Extended Access Barring, vise les objets connectés et les usages non urgents. Quand une vraie crise se déclare, l'opérateur peut couper les compteurs intelligents, les alarmes domestiques et autres équipements bavards pour préserver la bande passante humaine.\r\n\r\nEn 5G, ce mécanisme a été refondu sous le nom d'UAC — Unified Access Control, introduit dans la Release 15 du 3GPP. UAC unifie dans un seul cadre ce qui était auparavant éparpillé entre ACB, EAB et d'autres dispositifs spécifiques. Il repose sur deux notions complémentaires. Les Access Identities identifient qui vous êtes : utilisateur lambda, abonné à un service prioritaire type MPS ou MCS, personnel d'urgence, agent opérateur. Les Access Categories identifient ce que vous essayez de faire : appel d'urgence, connexion data normale, SMS, mise à jour de localisation. La combinaison des deux détermine si votre demande passe ou pas. La granularité gagnée par rapport à la 4G est réelle : on peut bloquer un type d'action précis pour un type d'utilisateur précis, par exemple « les abonnés grand public ne peuvent plus initier de nouveaux appels data, mais les SMS et les appels voix continuent ».\r\n\r\nLa priorité une fois connecté\r\n\r\nLà où la 4G a vraiment innové, c'est en introduisant le QCI — QoS Class Identifier. Chaque flux de données qui transite sur le réseau se voit attribuer un numéro entre 1 et 9 (avec quelques valeurs supplémentaires pour des cas spéciaux) qui dit à l'infrastructure comment le traiter.\r\nUsage | QCI | Traitement |\r\n---|---|---|\r\nAppel VoLTE (voix sur LTE) | 1 | Latence minimale, débit garanti |\r\nVisioconférence | 2 | Débit garanti |\r\nSignalisation réseau | 5 | Très haute priorité |\r\nStreaming vidéo | 6 ou 8 | Best effort prioritaire |\r\nWeb et internet général | 9 | Best effort standard |\r\n\r\nQuand la cellule est encombrée, le routeur sait quoi sacrifier en premier. YouTube va ralentir, les pages web vont mettre du temps à charger, mais l'appel téléphonique de votre voisin reste audible. C'est un compromis assumé : on dégrade volontairement les usages secondaires pour préserver les usages critiques.\r\n\r\nLa 5G a transposé ce mécanisme sous le nom de 5QI (5G QoS Identifier) avec davantage de niveaux et une meilleure prise en compte des cas que la 4G gérait mal — notamment les services à très basse latence pour les usines connectées ou la voiture autonome. La voix d'urgence garde son sommet, les données critiques industrielles s'intercalent juste après, le streaming et le web restent en bas de la pile.\r\n\r\nL'isolation par tranches : le network slicing\r\n\r\nC'est l'apport majeur de la 5G en matière de gestion de crise. Au lieu de partager une seule infrastructure entre tous les usages, on peut maintenant la découper logiciellement en tranches — des slices — qui se comportent comme autant de réseaux indépendants, alors qu'ils tournent sur les mêmes antennes et les mêmes câbles.\r\n\r\nUn opérateur peut par exemple maintenir une tranche pour le grand public avec ses millions d'abonnés et son trafic massif, une autre pour les services d'urgence dimensionnée pour rester fluide même quand le reste sature, une troisième pour les objets connectés industriels avec des garanties de latence, et une quatrième pour des opérateurs critiques type SNCF, EDF ou hôpitaux. Chaque tranche a ses propres règles d'admission, ses propres priorités, ses propres garanties de performance. Si la tranche grand public est totalement saturée, celle des secours ne le sait même pas.\r\n\r\nCette isolation est ce qui distingue le plus fondamentalement la 5G des générations précédentes. Avant, tout le monde se battait pour les mêmes ressources, avec juste des priorités différentes pour départager. Maintenant, certaines ressources sont retirées du combat dès le départ.\r\n\r\nRécapitulatif\r\nGénération | Ce qui est contrôlé | Comment |\r\n---|---|---|\r\n2G | L'accès au réseau | Classes d'accès 0-15 |\r\n4G | L'accès + la priorité du trafic | ACB / EAB + QCI |\r\n5G | L'accès + la priorité + l'isolation des services | UAC + 5QI + network slicing |\r\n\r\nTous ces mécanismes restent invisibles tant que tout va bien. Vous ne savez pas qu'ils existent. Vous découvrez leur existence le jour où votre voisin n'arrive plus à charger ses mails alors que les pompiers, eux, continuent de communiquer normalement. Ce jour-là, ce n'est pas de la magie. C'est trente ans d'ingénierie radio qui ont anticipé que ça arriverait.\r\n--\r\n\r\nEt mon forfait premium, alors ?\r\n\r\nQuestion logique à ce stade. Si le réseau sait techniquement prioriser certains flux par rapport à d'autres, qu'est-ce qui empêche un opérateur de faire passer ses abonnés à 50 € devant ceux à 10 € quand les antennes saturent ? La réponse honnête commence par un aveu : techniquement, rien. L'outil existe, il s'appelle Quality of Service (QoS), c'est exactement le mécanisme qu'on vient de décrire. Si demain Orange ou SFR voulaient créer une voie rapide pour leurs abonnés haut de gamme, ils auraient les outils dans la boîte. Pourtant, ils ne le font pas. Pour quatre raisons.\r\n\r\nLa loi européenne l'interdit\r\n\r\nLe règlement (UE) 2015/2120, dit « règlement internet ouvert », oblige les opérateurs à traiter tout le trafic de la même façon, sans discrimination liée à l'expéditeur, au destinataire, au contenu ou à l'application. Il a fêté ses dix ans en novembre 2025, et l'ARCEP a profité de l'anniversaire pour rappeler que c'est l'un des piliers du modèle numérique européen. Les sanctions sont sérieuses : jusqu'à 3 % du chiffre d'affaires de l'opérateur fautif. Un opérateur français qui annoncerait demain « avec notre forfait Premium, vous passez devant les autres » se retrouverait devant l'ARCEP dans la semaine.\r\n\r\nLe règlement laisse quelques portes ouvertes pour les services dits « spécialisés » qui ont besoin d'une qualité garantie — téléchirurgie, voiture connectée. Mais ces exceptions sont étroitement encadrées et ne couvrent absolument pas le confort d'un client haut de gamme qui voudrait charger son Instagram plus vite à 19h.\r\n\r\nAux États-Unis, l'histoire est différente. La FCC a tenté de restaurer la neutralité du net en 2024, mais en janvier 2025 la cour d'appel du sixième circuit a invalidé la décision, jugeant que la FCC n'avait pas l'autorité légale pour reclasser le haut débit comme service public. Avec l'arrivée de Brendan Carr à la tête de la FCC, ouvertement opposé à la neutralité du net, il n'y a aujourd'hui plus de règle fédérale outre-Atlantique. Quelques États (Californie, Washington, New York, Oregon) ont leurs propres lois qui maintiennent le principe, mais à l'échelle du pays, les opérateurs américains pourraient légalement faire ce que leurs homologues européens n'ont pas le droit de faire. Pourtant, ils ne le font pas ouvertement non plus, et la raison renvoie aux trois points suivants.\r\n\r\nC'est commercialement intenable\r\n\r\nImagine la publicité : « Forfait Premium à 50 € — passez devant les pauvres pendant les heures de pointe ». Le slogan ne se vend pas. Les directions marketing savent que dire à la moitié de leurs clients qu'ils sont des citoyens de seconde zone du réseau est le plus court chemin vers une crise de réputation. C'est pour ça qu'on vous vend « plus de Go », « 5G ultra rapide », « roaming inclus dans 110 pays » — des promesses qui sonnent positivement sans jamais dire à personne qu'il est désavantagé.\r\n\r\nL'effet boule de neige serait toxique\r\n\r\nImagine que ça se mette quand même en place. Les riches passent devant. Les antennes restent saturées pour les autres, qui se mettent à payer plus pour échapper à la saturation, ce qui sature encore plus les bas forfaits, ce qui pousse encore plus de gens à monter en gamme. Au bout de cinq ans, on a un réseau à deux vitesses où les forfaits modestes deviennent quasi inutilisables aux heures critiques, et où la connexion mobile correcte devient un service de luxe. Ce n'est plus un service de télécommunications, c'est un système de classes.\r\n\r\nC'est exactement ce que la neutralité du net cherche à empêcher. Pas par idéologie, mais parce qu'on a déjà vu où mène ce genre de spirale dans les pays où elle n'est pas protégée. Certains opérateurs proposent par exemple des forfaits où Facebook et WhatsApp sont gratuits mais où le reste est payant, ce qui revient à dire que le bon internet est celui que l'opérateur a choisi pour vous. Ce n'est plus tout à fait le même service.\r\n\r\nÇa ne résoudrait rien\r\n\r\nQuand un réseau sature, ce n'est pas un problème de répartition entre utilisateurs, c'est un problème de capacité totale. Faire passer Pierre avant Paul ne crée pas un seul bit de bande passante supplémentaire. Ça déplace juste le problème de l'un vers l'autre. La vraie solution, quand une cellule sature trop souvent, c'est d'installer plus d'antennes, de densifier le réseau, de basculer sur une fréquence plus performante ou de passer à la génération suivante. C'est cher, c'est long, ça implique des autorisations administratives et des négociations foncières, mais c'est la seule réponse qui tient la route. Prioriser, c'est rapide, mais ça repousse le mur, ça ne le déplace pas.\r\n\r\nC'est comme si on proposait une voie réservée aux Mercedes sur l'A7 un samedi de chassé-croisé. Techniquement, on peut peindre la ligne au sol et installer les panneaux dans la matinée. Mais cette voie ne réduit pas le bouchon, elle le concentre sur les voies restantes ; elle écorne le principe d'égalité d'accès à l'infrastructure publique ; et elle ne change rien au problème de fond, qui est qu'il y a trop de voitures pour la route disponible. La vraie solution reste la même qu'avant : élargir l'autoroute, ou convaincre une partie des gens de prendre le train.\r\n\r\nLe caveat 5G\r\n\r\nUne nuance honnête pour finir. Le network slicing complique le débat juridique. Un opérateur peut créer des tranches de réseau avec des qualités différenciées en toute légalité quand il s'agit d'usages spécialisés — santé, industrie, transports. La question qui agite régulateurs et juristes depuis plusieurs années est de savoir où finit le service spécialisé légitime et où commence le contournement déguisé de la neutralité du net. L'ARCEP a ouvert ce chantier, et c'est probablement là, plus que dans une revanche commerciale brutale sur les forfaits premium, que se jouera la prochaine bataille.\r\n\r\nMais pour répondre simplement à la question : non, votre forfait à 50 € ne vous donne pas la priorité réseau sur celui de votre voisin à 10 €. Il vous donne plus de data, parfois un meilleur débit théorique, des options en plus. Pas une place dans la file."},{"uuid":"d4863d89-42ba-4aa0-86ab-c7777f93101b","slug":"virt-mx-linux","title":"Virtual Machine Manager avec MX Linux","category":"Informatique","author":"cedric@abonnel.fr","cover":"","published":true,"published_at":"2021-01-10 14:25:28","created_at":"2021-01-10 14:25:28","updated_at":"2021-01-10 14:25:28","tags":[],"plain":"Avant d'installer un Manager de machines virtuelles, il est nécessaire qu'un hyperviseur soit installé. Lors de mes tests, je m'appuie sur l'hyperviseur qemu. sudo update & sudo apt install qemu-kvm libvirt-clients libvirt-daemon-system bridge-utils libguestfs-tools genisoimage virtinst libosinfo-bin virt-manager libspice-client-glib-2.0 libspice-client-gtk-3.0\n- Pour gérer la virtualisation sous MX Linux, j'utilise le programme Virtual Machine Manager. Celui-ci s'appuie sur la librairie libvirt. Pour installer virt-manager, il suffit de s'appuyer sur le dépôt officiel et standard :\n sudo apt update & sudo apt install virt-manager\n \nAjouter les droits de l'utilisateur sur l'hyperviseur\n- Avant la création d'une machine virtuelle, je conseille de configurer le stockage des fichiers depuis le menu Édition >> Détail de la connexion >> onglet Stockage. Dans le panneau de gauche se trouve la liste des pools de stockage. A notre niveau, le pool de stockage est représenté par un dossier (dir). Par il défaut, il se trouve à l'emplacement /var/lib/libvirt/images. Chaque pool de stockage représente une liste de volumes : disque dur, disque amovibles... avec des propriétés spécifiques. Un volume est représenté par un fichier sur le machine hôte. Je définis un nouveau pool nommé , pour stocker les volumes de type disque dur destinés aux systèmes d'exploitation, aux différence machines virtuelles. Je définis également un pool , contenant différentes archives ISO. Pour créer une nouvelle machine virtuelle, dans le menu Fichier, sélectionner l'intitulé Nouvelle machine virtuelle"}] |